New Riders Of The Purple Sage

BIOGRAPHIE.

 

NEW RIDERS OF THE PURPLE SAGE/ San Francisco (Californie)

 

New riders

Photo site New Riders.

 

Années actives:1969-1997 et 2005 à aujourd’hui.

Genre:country-rock,bluegrass.

Labels:Columbia,MCA,A&M,Relix.

Site officiel:thenewriders.com

 

Une ramification du Dead.

Le New Riders Of The Purple Sage est une annexe de Grateful Dead. Autrement dit un groupe maison pour les Deadheads. C’est donc, à l’été 1969, en Californie et à San Francisco notamment, qu’il plante ses premières banderilles musicales. John Dawson en est alors à chercher une structure à même de pouvoir valoriser son écriture, tandis que Jerry Garcia, leader du Dead, est en quête d’une unité récréative qui le fasse s’évader d’un Grateful Dead devenu une grosse et pesante cavalerie. Dans le même temps, le leader du Dead veut se servir de cette expérience pour s’adonner à la pratique de la pedal steel guitare, instrument avec lequel il s’offre quelques piges sur Teach Your Children (Déjà Vu/Crosby Stills Nash & Young/1970) et sur Tarkio de Brewer & Shipley.

New riders 3

New riders 2

Ce détournement s’opère dans la foulée d’un fantastique premier LP éponyme (1971). A la pedal steel s’entend, car Jerry Garcia est encore du second album, l’excellent Powerglide (1972). Il y officie au banjo, à la guitare et au piano sur trois morceaux.

L’arrivée de David Nelson, de Mickey Hart et de Phil Lesh, deux membres du Dead, scelle les débuts du New Riders Of The Purple Sage que rejoint Phil Lesh. Ce groupe va s’illustrer principalement sur la scène country rock psychédélique locale. A cette même période, Grateful Dead marque, dans ses deux albums de 1970, Workingman’s Dead et American Beauty, un penchant pour la country.

Les Deadheads pour clients.

La musique du New Riders Of The Purple Sage va alors se recentrer autour de ce genre et fidéliser principalement les supporters du Dead. NPRS se fait rapidement un nom, affiche sa propre identité, entretenue  par les titres bien marqués de Dawson. Ce qui lui vaut de taper dans l’œil de Columbia qui le signe en 1971. Dave Torbert et Spencer Dryden (Jefferson Airplane) intègrent cette formation.

De parallèle et de formation ludique pour Garcia, le New Riders Of The Purple Sage devient alors une vraie entité musicale. 

NRPS marque son indépendance.

La pedal steel guitare est reprise par Buddy Cage, qui déménage de Toronto pour rejoindre NRPS. Son apport renforce l’indépendance du groupe vis-à-vis du Dead pour lequel il ouvre souvent. Le groupe s’exporte même vers l’Europe et se libère de son étreinte californienne pour sillonner les States où il est très demandé.

New riders david nelson

"Pendant 13 ans, j'ai fait partie du groupe.J'ai vu tout le monde le quitter jusqu'à sa reformation.

Pendant un moment, ça a été un trio, puis ça entrait et ça sortait. Ici un bassiste, là un batteur. Au fil du temps, tout a changé." (David Nelson)

Gypsy Cowboy (1972), The Adventures Of Panama Red (1973), considéré comme leur meilleur LP (ce que je conteste fortement), le live produit par Garcia, Home Home On The Road (1974), Brujo (1974), Oh What A Mighty Time (1975) concrétisent la suite du partenariat avec Columbia. Cette collection n’est pas la plus mémorable des californiens.

De nouveau sur la route.

MCA (1976) prend le relais alors que le rock est déjà passé à autre chose. New Riders (1976), Who Are Those Guys (1977) et Marin Countty Line (1977) achèvent de décrédibiliser un groupe  qui se dissout en 1982, quand David Nelson le quitte à son tour.

Si John Dawson, Dave Torbert et Spencer Dryden ont disparu, le groupe est reformé depuis sous les New Riders et s’active autour de David Nelson et de Buddy Cage et avec Michael Falzarano, Ronnie Penque et Johnny Markowski. Et ça marche toujours du tonnerre (RAZOR ©).

DISCOGRAPHIE 60'S/70'S.

LP Studio 1 - 1971

 

Newriders1971

 

NEW RIDERS OF THE PURPLE SAGE

NEW RIDERS OF THE PURPLE SAGE – 1971  5/5

 

Publié en août 1971.

Produit par New Riders Of The Purple Sage.

Durée:40:15.

Label:Columbia Records.

 

A faire pleurer un Deadhead.

 

Si, au début des années 70, vous avez été du Grateful Dead, vous tâtiez forcément du New Riders, son cousin. Les New Riders Of The Purple Sage, au nom inspiré d’un ouvrage de Zane Grey, auteur d’aventures sur l’ouest américain, sont une excellente promotion du country-rock à une époque où la West Coast peine à retrouver ses esprits après la vague psychédélique, et où la country music renaît de ses cendres.

Sous l’impulsion de John Dawson, dit Marmaduke, auteur-compositeur en mal de reconnaissance et du guitariste Jerry Garcia (Grateful Dead), désireux de s’échapper du Dead et de s’essayer à la pedal steel guitar, juste pour voir, avec le renfort de David Nelson (guitare) et Dave Torbert (batterie), naît ce qui allait devenir une incontestable référence du genre.

Les bars et les clubs permettent à NRPS de structurer sa musique et de tenter de convaincre les irréductibles Deadheads, les fans du Dead. Deux ans plus tard, en 1971, le projet NRPS aboutit à un premier album éponyme (écouter en intégrale ici) pour Columbia Records. Pour cet opus enregistré à Frisco (Wally Heider recordings), Commander Cody (claviers), Spencer Dryden, batteur de la maison voisine, l’Airplane et Mickey Hart, pour deux titres (Grateful Dead et également batteur) prêtent leur concours aux potes.

Les débuts sont réussis (39 au Billboard) et ce LP, superbement interprété, lève le voile sur les aptitudes de Garcia à son nouveau poste, de John Dawson au chant et surtout à l’écriture (il se tape les dix pistes), de David Nelson, absolument pas gêné aux entournures pour mettre guitare et mandoline en valeur.

Cette première sortie s’organise autour d’un country-rock d’un niveau équivalent à ce que les Dead (Workingman’s Dead/American Beauty en 1970) ou les Byrds (Sweetheart Rodeo en 1968) proposaient un peu plus tôt. Vous voyez le niveau ? Avec les techniques de remasterisation, il gagne en netteté et sonne comme jamais.

Alternant pop (I Don’t Know You, Portland Woman, Last Lonely Eagle, All I Ever Wanted), country et bluegrass (Watcha Gonna Do, Louisiana Lady, Henry), repiquant à l’occasion au truc psyché (Garden Of Eden et l’acid country Dirty Business de plus de 8 minutes), cet éponyme est un pur régal pour l’oreille avec ses sublimes compositions, ses merveilleuses harmonies vocales, grâce à l’apport puissant et torride de Garcia dans son nouveau registre, à son merveilleux toucher au banjo (Glendale Train) et du fait de son interaction convaincante avec Nelson.

Aussi indispensable pour les initiés au country rock de la première heure, que pour les néophytes en la matière, cet album compte parmi ce que le rock a engendré de plus mémorable. Vous savez ce qu’il reste à faire, dans ce cas… (RAZOR©)

 

1. I Don't Know You.

2. Whatcha Gonna Do.

3. Portland Woman.

4. Henry.

5. Dirty Business.

6. Glendale Train.

7. Garden of Eden.

8. All I Ever Wanted.

9. Last Lonely Eagle.

10. Louisiana Lady.

 

John Dawson (Marmaduke):guitare acoustique,chant.

David Nelson:chant,guitare électrique et acoustique,mandoline.

Dave Torbert:basse,guitare acoustique,chant.

Jerry Garcia:pedal steel Guitare,banjo.

Spencer Dryden:batterie,percussions.

Mickey Hart:batterie,percussions.

Commander Cody:piano.

LP Studio 2 - 1972

 

Nrps powerglide

 

NEW RIDERS OF THE PURPLE SAGE

POWERGLIDE - 1972  4,5/5

 

Publié en mars 1972.

Produit par Stephen Barncard.

Durée:43:05.

Label:Columbia Records.

 

La tête haute.

 

Avec un exceptionnel premier album dans la musette, inutile de préciser que NRPS, entendez par là New Riders Of The Purple Sage, est attendu au coin du bois. Logique, vu le pédigrée des oiseaux et plus particulièrement de Jerry Garcia, même si pour lui cette expérience parallèle est purement récréative.

Le public en redemande et quand il en redemande, il ne se contente pas de succédané. Garcia, lui, met les pouces, tiraillé entre son engagement la fleur au fusil dans NRPS et ses responsabilités plus accaparantes au sein du Dead, d’autant plus que le succès précédent donne des ambitions aux autres membres qui, eux, veulent en découdre d’une manière plus marquée. Garcia ne peut les satisfaire, se désolidarise officiellement de cette formation et se contentera d’une double pige banjo/piano sur le deuxième LP, Powerglide (en écoute intégrale ici), histoire de ne pas laisser tomber les cops. Embêtant.

La pedal steel guitare échoit au nouveau-venu Buddy Cage, lequel peut faire valoir des heures de vol quant à la pratique de cet instrument. Le line-up  repose par ailleurs sur John Dawson (guitare rythmique et chant), Dave Torbert (basse et chant), David Nelson (guitare et chant) et Spencer Dryden (batterie). C’est mal parti pour le second disque, pense-t-on alors. D’autant plus que ce qui faisait la force de l’album éponyme, à savoir l’écriture de Dawson, alors impliqué jusqu’au cou, est réduite de moitié et moins pétillante (Rainbow, Sweet Lovin One, Lochinvar, Runnin’ Back To You).

Torbert signe deux contributions majeures du LP (California Day et Contract), tandis que le reliquat est puisé dans le répertoire d’autrui (Dim Lights, Thick Smoke, I Don’t Need No Doctor, Hello Marylou, Duncan And Brady, Willie And The Hand Jive). La sensation initiale est en fait avérée : Powerglide n’a pas la classe, et surtout la cohérence, de son devancier, en dépit d’une qualité qu’on ne peut pas ne pas lui reconnaître.

Budy Cage, c’est mieux que Garcia à la pédal steel guitare. L’artiste a un registre plus étoffé et fait montre de plus de créativité que le barbu des Dead. David Nelson et son jeu en picking, c’est propre. Torbert, Dawson au chant, tiennent la route. La seule défaillance de ce disque réside essentiellement dans une matière moins alléchante, mais ces nouveaux Riders peuvent marcher la tête haute dans les rues de Frisco. Nicky Hopkins, Jerry Garcia, Bill Kreutzmann (Grateful Dead) figurent parmi les invités de luxe d’un très bon album, malgré tout (RAZOR©).

 

1. Dim Lights, Thick Smoke (And Loud, Loud Music).

2. Rainbow.

3. California Day.

4. Sweet Lovin' One.

5. Lochinvar.

6. I Don't Need No Doctor.

7. Contract.

8. Runnin' Back to You.

9. Hello Mary Lou.

10. Duncan and Brady.

11. Willie and the Hand Jive.

 

John Dawson:guitare acoustique et électrique,guitare rythmique,chant.

David Nelson:lead guitare,chant.

Dave Torbert:basse,chant,guitare électrique,guitare acoustique.

Buddy Cage:pedal steel guitare,dobro. on

Spencer Dryden:batterie,percussions.

Nicky Hopkins:piano.

Jerry Garcia:banjo,piano.

Billy Kreutzmann:percussions.

Nelson,McDuke,Buddy,Judy,Steve:choeurs.

LP Studio 3 - 1972

 

Nrps gypsy cowboy

 

NEW RIDERS OF THE PURPLE SAGE

GYPSY COWBOY – 1972  3,5/5

 

Publié en décembre 1972.

Produit par Stephen Barncard.

Durée:41:32.

Label:Columbia Records.

 

Pas aussi dégueu qu’on le prétend.

 

Une écriture en deçà sur Powerglide a mis New Riders Of The Purple Sage sur le reculoir. Malgré cela, les californiens restent toutefois un excellent exemple de ce que le country-rock de haut niveau peut être.

Les rôles semblent cependant redistribués puisque Dawson, plutôt discret à l’écriture sur l’album précédent, enclenche le turbo et y va de six originaux pour alimenter le troisième LP de 1972, Gypsy Cowboy (en écoute intégrale ici), finalement pas si dégueu que certains veulent bien le laisser entendre.

Dave Torbert continue à assurer sa part du boulot avec une triple contribution. Des excellentes versions revisitées de She’s No Angel et Long Black Veil parachèvent un répertoire décrié à tort.

Beau mélange de country-rock et d’effluves psychédéliques, il met en évidence de grandes chansons (Whiskey, Sutter’s Mill, Gypsy Cowboy, Linda) et un exceptionnel  (je dis bien exceptionnel)  et apocalyptique Death And Destruction qui revisite les trips sous acids.

Donna Jean Godchaux (Grateful Dead), Mark Naftalin (Paul Butterfield Blues Band) et Richard Greene sont les invités de luxe d’un album qui mérite une deuxième chance. Pour moi, compte tenu du plaisir passé à le réécouter pour les besoins de cette chronique, il vaut ses 3 sardines et demies (RAZOR©).

 

1. Gypsy Cowboy.

2. Whiskey.

3. Groupie.

4. Sutter's Mill.

5. Death And Destruction.

6. Linda.

7. On My Way Back Home.

8. Superman.

9. She's No Angel.

10. Long Black Veil.

11. Sailin'.

 

John Dawson:guitare rythmique,chant.

David Nelson:lead guitare,dobro,mandoline,chant.

Dave Torbert:basse,guitare acoustique,chant.

Buddy Cage:pedal steel guitare.

Spencer Dryden:batterie.

Darlene DiDomenico:chant sur 2/7/8.

Donna Jean Godchaux:chant sur 9/10.

Richard Greene:violon.

Mark Naftalin:piano.

Jack Schroer:saxophone.

LP Studio 4 - 1973

 

New riders panama red

 

NEW RIDERS OF THE PURPLE SAGE

THE ADVENTURES OF PANAMA RED – 1973  3/5

 

Publié en octobre 1973.

Produit par Norbert Putnam.

Durée:29:51.

Label:Columbia Records.

 

Médiocre.

 

Après deux magnifiques albums et un troisième que je trouve plutôt bon, Gypsy Cowboy, New Riders of The Purple Sage s’est constitué un panel de fans fidèles. Sa popularité va crescendo à l’heure de publier un quatrième LP, The Adventures Of Panama Red (en écoute intégrale ici) de 1973.

La réussite continue à les accompagner puisque celui-ci sera couvert d’or, denrée rare dans leur discographie, en dépit d’une carrière bien menée dans l’ombre du grand frère Grateful Dead. C’est peut-être paradoxal au moment où il publie son plus grand fait d’armes, mais je ne suis pas client de ce disque d’un groupe qui, à mon sens, commence à décliner.

Le dernier album nous avait laissé avec Dawson et Tobert qui se partageant  l’écriture. Ceux-ci, s’ils continuent à s’investir (avec parcimonie), voient des contributeurs externes, Peter Rowan et Robert Hunter (encore un Deadman), alimenter également  l’album. Leur apport est conséquent (quatre titres). Serait-ce un aveu d’impuissance ?

Car le matériel laisse franchement sur sa faim. Exceptés Panama Red, Lonesome L.A. Cowboy, Kick In The Head et It’s Allright With Me, tout est dit. Vraiment passable. Et passable, c’est tout juste la moyenne comme disait ma prof’ de maths en rendant les copies (RAZOR©).

 

1. Panama Red.

2. It's Alright With Me.

3. Lonesome L.A. Cowboy.

4. Important Exportin Man.

5. One Too Many Stories.

6. Kick in the Head.

7. You Should Have Seen Me Runnin.

8. Teardrops in My Eyes.

9. L.A. Lady.

10. Thank the Day.

11. Cement, Clay and Glass.

 

John Dawson:guitare,chant.

David Nelson:guitare,chant.

Dave Torbert:basse,guitare,chant.

Buddy Cage:pedal steel guitare.

Spencer Dryden:batterie,percussions.

Donna Jean Godchaux:chant sur 4/9.

Buffy Sainte-Marie:chant sur 7/11.

Norbert Putnam:basse sur 10.

LP Live 1 - 1974

 

New riders home home

 

NEW RIDERS OF THE PURPLE SAGE

HOME, HOME ON THE ROAD – 1974  3/5

 

Publié en avril 1974.

Produit par Jerry Garcia.

Durée:34:31.

Label:Columbia Records.

Genre:country-rock.

 

Je m'attendais à mieux.

 

Entre nous, je n’irai pas dépenser un kopek pour ce passable disque live de 1974. Pour un premier live, je m’attendais à mieux de la part d’un groupe pour lequel la scène n’a pas de secrets. Les planches de San Francisco ont été le théâtre de tant de folles soirées qu’il y a pléthore de galettes qui restituent New Riders Of The Purple Sage beaucoup mieux que ce qu’ils proposent sur Home, Home On The Road. Jerry Garcia, producteur de ce disque, aurait pu vous tuyauter là-dessus…

Je n’adhère pas à ce produit Columbia réunissant onze titres répartis entre originaux et reprises, titres figurant pour six d’entre eux sur les albums studio précédents  et n’étant pas les meilleurs, à mon avis. Le choix du répertoire ne m’appartient pas, mais il est discutable et faible.

Que voulez-vous, il fallait bien répondre aux impératifs d’un marché qui, pour qu’un groupe soit reconnu comme tel dans les années 70, imposaient la réalisation d’un album live et d’un double LP. C’est comme ça que l’on entrait dans la cour des grands.

Avec le recul, je me dis que c’est aussi bien que Sony (2004) ait combiné ce live avec son pendant de médiocrité, Brujo. Il y a mieux à faire que de se disperser dans ce répertoire déficitaire du catalogue du NRPS. Les deux, voire trois premiers travaux par exemple (RAZOR©).

 

1. Hi, Hello, How Are You.

2. She's No Angel.

3. Groupie.

4. Sunday Susie.

5. Kick in the Head.

6. Truck Drivin' Man.

7. Hello Mary Lou.

8. Sutter's Mill.

9. Dead Flowers.

10. Henry.

11. School Days.

 

John Dawson:guitare,chant.

David Nelson:guitare,chant.

Dave Torbert:basse,chant.

Buddy Cage:pedal steel guitare.

Spencer Dryden:batterie.

Andy Stein:saxophone sur 11.

LP Studio 5 - 1974

 

New riders rps brujo 1

 

NEW RIDERS OF THE PURPLE SAGE

BRUJO – 1974  3/5

 

Publié en novembre 1974.

Produit par Ed Freeman.

Durée:34:17.

Label:Columbia Records.

Genre:country-rock.

 

A court d’arguments.

 

John Dawson, David Nelson, Spencer Dryden et Buddy Cage répondent à l’appel de ce mois de novembre 1974, mois de sortie de Brujo, cinquième opus studio des New Riders Of The Purple Sage.

Dave Torbert a mis le clignotant vers Kingfish, mais le New Riders Of The Purple Sage bénéficie, en contrepartie, de l’arrivée, à la basse, du vétéran  Skip Battin ancien Byrds et futur Flying Burrito Brothers dès 1976 (Airborne) qui va doter  la musique d’un accent très différent et pas forcément à son avantage.

Globalement, le travail ici effectué se situe à peine au-dessus de la moyenne, mais rien de réellement impressionnant ne se dégage. Seuls quelques bons titres comme On The Amazon, Parson Brown, Big Wheels, Crooked Judge, Neon Rose méritent une citation. Ma préférence va à la reprise de You Angel You de Bob Dylan. C’est peu pour mériter mieux. A court d’idées, Brujo annonce l’amorce de la fin d’une belle époque (RAZOR©).

 

1. Old Man Noll.

2. Ashes of Love.

3. You Angel You.

4. Instant Armadillo Blues.

5. Workingman's Woman.

6. On the Amazon.

7. Big Wheels.

8. Singing Cowboy.

9. Crooked Judge.

10. Parson Brown.

11. Neon Rose.

 

John Dawson:guitare,chant.

David Nelson:guitare,mandoline,chant.

Spencer Dryden:batterie,chant.

Skip Battin:basse,chant.

Buddy Cage:steel guitare.

Neil Larson,Mark Naftalin:claviers.

Ed Freeman:mellotron.

Dan Patiris:cor anglais.

Armando Peraza:bongos.

LP Studio 6 - 1975

 

New riders sohwhatamightytime

 

NEW RIDERS OF THE PURPLE SAGE

OH WHAT A MIGHTY TIME – 1975  2,5/5

 

Publié en 1975.

Produit par Bob Johnston.

Durée:38:18.

Label:Columbia Records.

Genre:country-rock.

 

K.O en 11 reprises.

 

Oh, What A Mighty Time réalisé chez Columbia en 1975 est le sixième LP des New Riders. Il ne fait que confirmer la désagréable sensation entrevue sur Brujo et que, pas même le live qui précède, n’arrive à corriger : NRPS galère, rame, stagne ; il est proche de basculer sur la pente descendante pour ce qui me concerne et je mets surtout l’accent sur le manque d’inspiration qui l’affecte plus que la qualité de son jeu. Les acteurs ne sont pas devenus des peintres du jour au lendemain.

Leur talent individuel ou leur bloc collectif ne sont en aucun cas incriminés dans ce constat de surplace, la matière oui. Elle n'a jamais été aussi fadasse. NRPS se noie dans des reprises obsolètes, on cherche désespérément des originaux de qualité. Et quand on fait un LP de couvertures, c’est souvent qu’il faille sortir quelque chose à tout prix pour des raisons contractuelles avec son éditeur et que l’on n’a pas en magasin de quoi alimenter un nouveau répertoire.

Jerry Garcia, de retour pour une pige, est loin d’être la panacée qui puisse tirer de la mièvrerie cet album. Sa présence tient du leurre pour sauver la face d’un disque que l’on sait plombé avant qu’il ne sorte.

Faute de munitions, la formation du moment s'apparente plus à un groupe de tavernes qu'à un baron du country-rock. Personnellement, j'ai du mal à me projeter sur le choix et leur interprétation de la Bamba, ayant trop en tête la sémillante formation qui jouait à merveille Glendale Train il y a peu. Pour moi, ça fait désordre.

On accordera un satisfecit tempéré pour Take A Letter, Maria et Strangers On A Train, puis on ira sagement se coucher, non sans avoir préalablement pris ses gouttes. C'est préférable (RAZOR©).

 

1. Mighty Time.

2. I Heard You Been Layin'.

3. Strangers on a Train.

4. Up Against the Wall, Redneck.

5. Take a Letter, Maria.

6. Little Old Lady.

7. On Top of Old Smoky.

8. Over and Over.

9. La Bamba.

10. Going Round the Horn.

11. Farewell, Angelina.

 

John Dawson:guitare,chant,harmonica,percussions.

David Nelson:guitares,chant,percussions.

Buddy Cage:pedal steel,chant.

Skip Battin:basse,chant,percussions.

Spencer Dryden:batterie,percussions,chant.

Sly Stone:chant,orgue,piano sur 1.

Jerry Garcia:guitare sur 1/2/5/6.

Jeff Narell:tambour acier sur 8.

Pepper Watkins,Bootche Anderson,Marilyn Scott:choeurs.

Ray Park:violon sur 10.

St. Beulah's Church Choir:choeurs sur 1.

Portion of Glide Memorial Church Choir:choeurs sur 1.

Patty Santos Cockrell,Peña Blanca,Lucha Cardenas:choeurs sur 9

The Senator:choeurs sur 8.

Andrea Ahlgren:choeurs sur 8.

LP Studio 7 - 1976

 

Newriders 2

 

NEWS RIDERS OF THE PURPLE SAGE

NEW RIDERS – 1976  3/5

 

Publié en 1976.

Produit par Bob Johnston.

Durée:31:15.

Label:MCA Records.

Genre:country-rock.

 

Le minimum syndical.

 

Quand vous avez un LP réduit à ce que l’on appelle le minimum syndical, donc proche d’une limite encore décente pour ne pas risquer de se mettre irrémédiablement à dos le cercle de plus en plus restreint des derniers fidèles de NRPS, il ne faut pas en espérer monts et merveilles. Et New Riders de 1976 répond un triste constat devenu récurrent depuis quelques albums.

Même son titre ne plaide pas en sa faveur. Comme s’il fallait ne pas faire offense au grandiose New Riders Of The Purple Sage du début des 70’s, le choix s’est porté sur New Riders. A moins qu’il ne faille lire derrière cette identité, l’idée d’un renouveau, d’un second souffle… J’ai beau chercher, je ne vois pas.

A moins que…si, si, c’est bien ça. New Riders est édité rapidos pour des raisons commerciales et contractuelles. Le septième LP studio de NRPS n’a pour seule vocation que celle d’alimenter les bacs pour honorer au plus vite le partenariat avec le label MCA. Alors, sous la contrainte de la maison de disques, dix titres sont vite envoyés au casse-pipe. Mieux, 9 reprises et un original signé Dawson (I Can’t Get Over You). Le minimum syndical, je vous dis.

Cet album ne passe pas encore sous la ligne de flottaison grâce à des acteurs qui permettent d’éviter la noyade par leur jeu. Mais ça ne peut plus durer bien longtemps ce cirque. On n’attrape pas les mouches avec du vinaigre, même si Buddy Cage tente bien de sauver la face… Hélas, en vain (RAZOR©).

 

1. Fifteen Days under the Hood.

2. Annie May.

3. You Never Can Tell.

4. Hard to Handle.

5. Dead Flowers.

6. Don't Put Her Down.

7. Honky Tonkin' (I Guess I Done Me Some).

8. She's Looking Better Every Beer.

9. Can't Get Over You.

10. The Swimming Song.

 

John Dawson:guitare rythmique,chant.

David Nelson:lead guitare,chant.

Buddy Cage:pedal steel guitare.

Spencer Dryden:batterie.

Skip Battin:basse,chant.

LP Studio 8 - 1977

 

New riders whoarethoseguys

 

NEW RIDERS OF THE PURPLE SAGE

WHO ARE THOSE GUYS ? – 1977  2,5/5

 

Publié en 1977.

Produit par Bob Johnston.

Durée:29:28.

Label:MCA Records.

Genre:country-rock.

 

Et vous, vous êtes qui ?

 

Qui sont ces mecs ? On peut légitimement renvoyer la question à la formation qui vaque aux obligations discographiques du moment et des New Riders Of The Purple Sage. Et vous, les gars, qui êtes-vous ? On ne peut pas prolonger à ce point la plaisanterie ou la supercherie en continuant à faire les beaux sous un nom qui, il y a de cela quelques années, représentait quand même l’élite du country-rock.

Au regard du énième disque de rang en mode reprises, y a-t-il encore dans la crémerie un gazier qui sache encore écrire ? Parce que côté Dawson, compositeur de la dernière heure, il n’arrive plus mettre une main devant l’autre le bougre ! C’est quand même l’artiste derrière les meilleurs disques de NRPS, faut pas déconner !

De temps en temps, il arrivait encore à lever un petit titre sympa histoire de faire croire que l’inspiration n’était qu’en berne, mais pas définitivement envolée.

Le fait que l’on pratique la reprise et qu’on laisse le soin au remplaçant de Skip Battin, Stephen Love, de prendre l’écriture à son compte (3 chansons), ça sent pas bon tout ça. Les faits confirment en tous cas que les californiens de la présente mouture seront les fossoyeurs du groupe. A l’allure où ça décline, les portes de la ligue 2 s’entrouvrent, si ce n’est pas déjà le cas depuis un moment. Ca pue la relégation à plein nez.

Comme dit dans les chroniques précédentes, le mal se situe uniquement au niveau de la matière. C’est le syndrome de la page blanche par excellence.

Qui n’avance pas, recule. Le New Riders Of The Purple Sage recule grave et commence à ennuyer sérieusement. Il est à faire bayer aux corneilles. Un verre de mauvais rosé derrière les feuilles et tu piques rapidement du nez. Et ça, tu vois, ça, c’est un signe comme quoi il y a un vrai blème parce que moi et le rosé, on est pote depuis le berceau  (RAZOR©).

 

1. I Can Heal You.

2. High Rollers.

3. Peggy Sue.

4. (Just) Another Night in Reno.

5. It Never Hurts to Be Nice to Somebody.

6. Love Has Strange Ways.

7. Hold On It's Coming.

8. By and By when I Need You.

9. Home Grown.

10. Red Hot Women and Ice Cold Beer.

 

John Dawson:guitare rythmique,chant.

David Nelson:lead guitare,chant.

Buddy Cage:pedal steel guitare.

Stephen Love:basse,chant.

Spencer Dryden:batterie.

John Hug:guitare.

Bill Stewart:batterie.

LP Studio 9 - 1977

 

New riders of the purple sage marin county line

 

NEW RIDERS OF THE PURPLE SAGE

MARIN COUNTY LINE – 1977  3/5

 

Publié en 1977.

Produit par Jim Ed Norman.

Durée:35:18.

Label:MCA Records.

Genre:country-rock.

 

Dernier râle.

 

Marin County, comté du nord de l’Area Bay de Frisco, a été le cadre des pages les plus mémorables de la période hippie une décennie plus tôt, une scène musicale sur laquelle New Riders Of The Purple Sage a brillé de son temps. La région en question prête son nom au neuvième album studio des californiens : Marin County Line, sorti en 1977.

NRPS est alors aspiré vers le bas. Dernier départ en date : Skip Battin a rejoint les Flyin’ Burrito. Dawson, Nelson, Cage, Love et Patrick Shanadan, les derniers entrants, constituent le line-up attaché à ce disque dont on peut dire qu’il s’écoute.

Le compositeur en chef de la grande période, John Dawson resurgit du néant pour signer deux titres seul, et un avec Nelson, la part du lion de l’écriture revenant à Stephen Love, ex Stone Canyon Band et collaborateur de Roger McGuinn & Band avec 5 nouvelles compositions. Ce dernier avait fait l’appoint sur l’album précédent, histoire de sortir quelque chose.

L’effort est là, les reprises non. C’est déjà un bon point. Les acteurs n’ont rien perdu de leur talent, c’en est un deuxième. Quelques titres agréables à écouter en prime comme Jasper, A Good Woman Likes To Drink With The Boys, Oh What A Night, Llewellyn, Green Eyes A Flashing, il n’en faut pas plus pour redonner quelques raisons d’espérer aux fans, si tant est qu’il y en est encore, et faire remonter la note de leur travail du moment.

Feelin’ All Right (1981) achèvera toutefois de les convaincre qu’une page de l’histoire NRPS est tournée depuis belle lurette. En 1982, le groupe rend l’âme définitivement. Marin County Line est un de ses derniers râles. Quant à être au chevet de l’agonisant, c’est à vous de voir (RAZOR©).

 

1. Till I Met You.

2. Llewellyn.

3. Knights and Queens.

4. Green Eyes a Flashing.

5. Oh, What a Night.

6. A Good Woman Likes to Drink with the Boys.

7. Jasper.

8. Echoes.

9. Twenty Good Men.

10. Little Miss Bad.

11. Take a Red.

 

John Dawson:guitare,harmonica,chant.

David Nelson:guitare,chant.

Buddy Cage:pedal steel guitare.

Stephen Love:basse,guitare,chant.

Patrick Shanahan:batterie,effets,percussions,chant.

Spencer Dryden:percussions.

John Hug:guitare.

Tom Stern:banjo.

Ray Park:violon.

Tower of Power horn section:cuivres sur 11.

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