Nitty Gritty Dirt Band.

DISCOGRAPHIE 60'S/70'S.

 

NITTY GRITTY DIRT BAND/Long Beach (Californie)

 

Nitty

 

Appelé aussi The Dirt Band (1976).

Années actives:1965/2014.

Genres:folk,country,folk rock,country rock,country pop,bluegrass.

Labels:BGO,Liberty,EMI America,Capitol,United Artists,Warner Bros.,Universal,MCA,CEMA,Javelin,Rising Tide,DreamWorks,Dualtone,Sugarhill

Site officiel:www.nittygritty.com

 

Trésor national U.S.

Parmi les formations qui ont donné au country-rock et à l’Americana ses lettres de noblesse, j’ai grand plaisir à revenir sur le Nitty Gritty Dirt Band dont l’on a tendance à ne plus se souvenir à l’heure de la distribution des prix. Si le Nitty Gritty Dirt Band n’a pas été influent, qui le fut alors ?

Plusieurs fois platine et or, squatteur des charts, mis à l’honneur par tous les organismes qui couvrent le rock, il est une légende américaine qui a autant tiré la bourre aux Byrds sur la scène nationale qu’elle a servi de modèle au mythe Eagles.

Nitty gritty 1

Nitty gritty 2

Créé à Long Beach en Californie, l’histoire du Nitty Gritty Dirt Band d’origine débute au McCabe’s Guitar Shop de Santa Monica, un magasin d’instruments de musique le jour, qui a la particularité, la nuit tombée, de se doubler d’une arrière-salle intime où le gratin de l’endroit et notamment de l’échiquier folk-rock ambiant se retrouve pour des concerts improvisés.

Doucement le matin, pas trop vite le soir...

Jeff Hanna, Jimmie Fadden, Ralph Barr, Les Thompson, Bruce Kunkel et… Jackson Browne en sont alors à s’interroger sur le comment gagner sa vie sans se la fouler. Ils sont des acteurs réguliers et remarqués de l’endroit, les originaux des lieux avec leurs costars rayés façon Borsalino et leur tiags.

Devenu officiellement le Nitty Gritty Dirt Band fin 1965, les jeunes chiots évoluent alors souvent dans un registre jug band des années 20 et 30 et du folk-rock. Il perd rapidement Jackson Browne qui fait la carrière qu’on lui connaît. Le multi instrumentiste John McEuen le remplace au pied levé.

De l'audace, encore de l'audace...

Le frère aîné de John, Bill McEuen, l’homme ayant fait signer Hour Glass, qui deviendra l’Allman Brothers Band, chez Liberty Records, en fait de même avec le Nitty Gritty Dirt Band. Un premier LP éponyme voit le jour en 1967, suivi la même année de Ricochet. L’un comme l’autre ont de l’audace et frappent un grand coup dans une période de grande inspiration vinylique.

Revers de la médaille, la musique pratiquée par les californiens accumule les bides auprès du public. Rare Junk (1968) ne change pas la face des choses. Le Nitty Gritty Dirt Band s’amuse, prend son pied, ne se la joue pas et grossit un panel de supporters trop heureux de tant de fraîcheur et d’originalité. En contrepartie il perd Kunkel que supplée Chris Darrow.

Jeff hanna

"Là où c'est formidable pour nous, c'est que, croyez-le ou pas, nous avons, parmi nos fans, des gens qui nous suivent depuis la période où nous évoluions comme jug band et qui sont encore là aujourd'hui. C'est dingue dans la mesure où nous avons quand même pris un sacré virage depuis la planche à laver et le mirliton." (Jeff Hanna)

Temps mort.

Oui mais voilà, il faut manger et ce n’est pas ce répertoire récréatif qui va nourrir des jeunes fous qui ne se sont, jusqu’ici, jamais trop soucié de leur carrière. Passé à l’électrique sur cet album, le groupe marque ici un premier changement pas plus payant cependant en termes d’espèces sonnantes et trébuchantes. Malgré sa qualité Alive !, disque live publié au printemps 1969 suite à une prestation au Troubadour, s’il confirme que les californiens sont aussi à l’aise sur scène qu’en studio, ne semble pas intéresser grand monde. Un break de six mois s’impose pour faire le point à ce stade de la carrière.

Nitty gritty 3

Nitty gritty 4

Le Nitty Gritty Dirt Band décide alors de se libérer des freins qui ont nui à son évolution, de se réinventer et de dériver vers le country-rock en vogue. Le line-up de la renaissance s’organise autour des anciens (alors âgés de 20 à 24 ans), McEuen, Hanna,  Fadden, Thompson et du nouvel entrant Jim Ibbotson. Motivés comme jamais, la nouvelle mouture est prête à renverser la table et le fait savoir à son éditeur en exigeant plus de contrôle sur son travail en contrepartie de son changement de cap. Bon prince, Liberty accepte et n’aura pas à regretter sa décision.

Uncle Charlie & His Dog Teddy (1970), en effet, est le cadeau tombé du ciel pour l’éditeur. Merveilleux mélange de rock, pop, de country-rock et de bluegrass tissé autour d’interviews du fameux Charlie façon concept-album, il fait plus en un coup que tous les LP du groupe mis bout à bout. En couvrant Mr. Bojangles que Jerry Jeff Walker a signé mais qu’il peine à faire fructifier, le Nitty Gritty Dirt Band fait d’une pierre deux coups. Le single est un carton, l’album une réussite.

Au patrimoine culturel américain pour l'éternité.

Dans l’ombre pour son aspect plus rustique, All The Good Times, sorti début 1972, fait pourtant le lien entre Uncle Charlie et Will The Circle Be Unbroken, les deux grands disques du Nitty de la nouvelle ère. Pour le second nommé, un triple LP s’il vous plaît, on réservera plutôt le terme de chef d’œuvre digne de figurer au patrimoine américain comme trésor culturel national. La bande à Hanna peut se frotter les paluches, ce disque qui a réconcilié le rock avec la country, rompu la glace entre les anciens et les modernes et attiré à lui les jeunes générations, s’écoule à un million de pièces et continue toujours à alimenter les ventes aujourd’hui. Sans compter l’influence qu’il opère encore sur les artistes contemporains…

Thompson reprenant sa liberté, c’est un quatuor qui pointe au rendez-vous du double album hybride Stars & Stripes Forever (1974) qui voit le quatuor récidiver dans le haut niveau. Dans ce contexte huppé, l’excentrique Symphonion Dream (1975) passe pour le parent pauvre tout en demeurant un album de bonne qualité.

Du Nitty au Dirt Band.

Fin 1976, c’est au tour d’Ibbotson de quitter une maison qu’intègre à son tour Bob Carpenter. A l’instar de nombreuses autres unités du moment, le nom est alors raccourci et se mue en Dirt Band quand, dans le même temps, le disque qu’il réalise sous ce nom prend une orientation plus pop-rock soft-rock californienne qui lui va bien mais qui fait s’arracher les cheveux aux purs et durs du Nitty Gritty Dirt Band.

Et l'histoire continue...

An American Dream (1979) termine proprement et en toute coolitude, le travail de la phase 60/70. Au terme des 70’s, le Dirt Band est le premier groupe ricain à fouler le sol soviet. De quoi aborder les 80’s avec optimisme. L’avenir se fait sous l’identité d’origine ; il sera cependant moins rose artistiquement. En 1984, le groupe passe du groupe dans lequel il a effectué la majorité de sa carrière à Warner Bros et continue à bien vendre dans son genre de prédilection. Il complète régulièrement son catalogue discographique en refaisant le coup de Will The Circle Be Unbroken avec un volume 2 en 1989 et un volume 3 en 2002, mais surtout en publiant, en 2009, un magnifique et puissant Speed Of Live, live de studio qui rappelle le Nitty de sa splendeur. Hanna, Fadden, Carpenter et McEuen perpétuent, en 2014, une histoire commencée en 1965 du côté de Santa Monica (RAZOR©).

LP Studio 1 - 1967

 

Nittygrittydirtband

 

NITTY GRITTY DIRT BAND

NITTY GRITTY DIRT BAND – 1967  5/5

 

Publié en mars 1967.

Produit par Dallas Smith.

Durée:26:04.

Label:Liberty.

Genre:country,country rock,folk-rock,bluegrass,jug band.

 

Déjanté, mais j’aime.

 

Toujours actif autour de Jeff Hanna, de Jimmie Fadden et de John McEuen membres fondateurs de la formation californienne, le Nitty Gritty Dirt Band a, malgré de nombreux turn-over, traversé toutes les décennies depuis 1965 sans trop de bobos. Mieux, ce groupe culte américain de country-rock a laissé un héritage discographique mémorable.

Ayant compté en son sein, le jeune Jackson Browne, Nitty Gritty Dirt Band, constitué de Jeff Hanna, Jimmie Faden, Ralph Barr, Les Thompson, Brice Kunkel et John McEuen, signe avec Liberty Records pour lequel ils publient un premier LP éponyme (en écoute intégrale ici), en avril 1967, il est vrai, un peu déjanté.

Si leur tasse de thé n’est pas infusée aux produits euphorisants, ils ne perdent pourtant pas une occasion de s’éclater. C’est même la raison d’être de ces jeunes chiots qui n’ont pas encore établi le moindre plan de carrière, même s’il est clair qu’au regard de leurs talents et de leur audace, le métier de musicien est fait pour eux.

Le succès est certes modeste, les charts s’accomodant mal d’un répertoire aussi récréatif tenant du jug band. Qu’importe, la critique apprécie les belles pièces très roots de cet album rythmé et invitant à taper du pied.

Avec ce disque, NGDB entre dans le métier par la grande porte et va tranquillement s’installer sans faire trop de bruit sur la scène rock californienne, à la table des Dead, Flying Burrito et autres Byrds.

Ce premier album est intéressant par son titre d’entrée (Buy For Me The Rain), un succès modéré, par Dismal Swamp, Holding, une ballade signée Browne, Song To Jutta et Candy Man.

NGDB fut peut-être le seul groupe de country à se faire spontanément une place dans le cœur des rockers. L’affaire à suivre de très près, car derrière ce jet initial se profilent des œuvres cultes dignes de figurer dans le gotha musical de l’Oncle Sam (RAZOR©).

 

1. Buy For Me The Rain.
2. Euphoria.
3. Melissa.
4. You Took The Happiness (Out Of My Head).
5. Hard Hearted Hannah (The Vamp Of Savannah).
6. Holding.
7. Song To Jutta.
8. Candy Man.
9. Dismal Swamp.
10. I Wish I Could Shimmy Like My Sister Kate.
11. Crazy Words, Crazy Tune.
12. You're Gonna Get It In The End.

 

Jeff Hanna:guitare,mandoline,planche à laver,chant

Jimmie Fadden:guitare,harmonica,basse bassine,chant.

Ralph Barr:guitare,clarinette,chant.

Les Thompson:guitare,mandoline ,chant.

Bruce Kunkel:guitare,kazoo,chant.

John McEuen:banjo,guitare,basse,mandoline.

LP Studio 2 - 1967

 

Nitty ricochet

 

NITTY GRITTY DIRT BAND

RICOCHET – 1967  4/5

 

Publié en juin 1967.

Produit par Dallas Smith.

Durée:28:14.

Label:Liberty.

Genre:country,country-rock,folk-rock,bluegrass,jug band.

 

La rigolade s’organise.

 

Il y a du Notorious Byrd dans ce Ricochet (en écoute intégrale ici) de 1967 et que j’aime ça, non de dieu! Cet album sort de l’ordinaire. Comme celui auquel il succède. Il sent déjà la maturité malgré le jeune âge des troupes, suscite le plaisir, attise l’envie de taper du pied et des mains et met bougrement de bonne humeur. C’est une thérapie contre les jours sans.

Pop, rock, folk, country, rien ne lasse, tout passe. A mon sens, c’est un des meilleurs opus du Nitty Gritty Dirt Band. Salué par la critique musicale, il n’est pas meilleur et aussi impitoyable juge, Ricochet n’a pas eu un écho aussi favorable dans les bacs. Normal, le genre n’est pas porteur dans un monde où le rock occupe le terrain.

Pourtant, l’offre est, en tous points, supérieure à l’album éponyme précédent, sortie quelques mois plus tôt. Il y a de l’originalité et de la matière. C’est joué par des virtuoses qui prennent leur pied à faire briller le collectif.

Du Shadow Dream Song de Jackson Browne à Teddy Bear’s Picnic, il propose 12 titres courts et décalés, carrément en marge de la production discographique de cette même année et c’est ce qui fait son charme et sa spécificité. Il fallait oser. J’aime beaucoup cette audace et cette franche rigolade (RAZOR©).

 

1. Shadow Dream Song.
2. Ooh Po Pe Do Girl.
3. Coney Island Washboard.
4. Put A Bar In My Car.
5. It's Raining Here In Long Beach.
6. I'll Search The Sky.
7. Truly Right.
8. Tide Of Love.
9. Happy Fat Annie.
10. I'll Never Forget What's Her Name.
11. Call Again.
12. The Teddy Bear's Picnic.

 

Jeff Hanna:guitare,planche à laver,chant.

Ralph Barr:guitare,clarinette,chant.

Bruce Kunkel:guitare,kazoo,chant.

John McEuen:banjo,guitare,washtub basse,mandoline.

Les Thompson:guitar,mandoline,chant.

Jimmy Fadden:guitare,harmonica,washtub basse,cruche,chant.

LP Studio 3 - 1968

 

Nitty rare junk

 

NITTY GRITTY DIRT BAND

RARE JUNK – 1968  5/5

 

Publié en juin 1968.

Produit par Dallas Smith

Durée:31:26.

Label:Liberty.

Genre:country,country-rock,folk rock,bluegrass.

 

Vaudevillesque.

 

Musicalement, le N° 3 du catalogue fonctionne plutôt bien. Rare Junk (en écoute intégrale ici), sorti chez Liberty Records en 1968, a toutes les caractéristiques de l’album fait pour se faire plaisir. Pour faire plaisir à son public et distraire son auditoire.

La gloire, les médailles, les diplômes, l’argent et tout le tralala qui va avec, semblent être le dernier des soucis du Nitty Gritty Dirt Band, qui, pour l’occurrence, a électrifié son jeu et rajouté une batterie.

Les acteurs, tous excellents musiciens, ne se prennent absolument pas au sérieux et pourtant le spectacle est grandiose. La coolitude ne nuit en aucun cas à la musique pour hétéroclite de Ricochet.

Sélection de bric et de broc, raclage de fonds de tiroirs enregistrés fin 1967, début 1968, ce disque culotté, au côté vaudeville plutôt audacieux dans le contexte du moment, est passé à côté de la notoriété et c’est franchement regrettable.

Rare Junk est un bide commercial avéré, personne n’est sera surpris outre mesure. Il est néanmoins une pièce incomparable et un maillon fort du catalogue.

Willie The Weeper, Collegiana, Reason To Believe, These Days (Jackson Browne), Cornbread And Lasses… je veux, mon n’veu! J’en r’demande même des disques commack ! Génial (RAZOR©).

 

1. Reason To Believe.

2. End Of Your Line.

3. Willie The Weeper.

4. Hesitation Blues (Oh! Baby Must I Hesitate?).

5. Sadie Green (The Vamp From New York).

6. Collegiana.

7. Dr. Heckle And Mr. Jibe.

8. Cornbread And Lasses (Sassafrass Tea).

9. Number And A Name.

10. Mournin’ Blues.

11. These Days.   

Les Thompson:guitare,banjo,mandolin,basse électrique,tambourin.

Chris Darrow:guitare,mandoline,violon,basse électrique.

Jeff Hanna:guitare,harmonica,basse électrique,batterie, washboard,tambourin.

Bernie Leadon:guitare.

Ralph Barr:guitare acoustique,guitare électrique,clarinette.

Rodney Dillard:dobro.

John McEuen:banjo,piano.

Jimmie Faddon,Jimmie Fadden:harmonica,tuba,batterie.

Paul Hornsby:piano.

LP Studio 4 - 1970

 

Nitty uncle

 

NITTY GRITTY DIRT BAND

UNCLE CHARLIE & HIS DOG TEDDY – 1970  5/5

 

Publié en février 1970.

Produit par William McEuen.

Durée:45:16.

Label:Liberty.

Genre:country,country-rock,folk-rock,bluegrass.

 

Place aux choses sérieuses.

 

Finie la rigolade ! Continuer à servir du vaudeville à une clientèle minoritaire ne nourrit pas son homme. Même si l’état d’esprit du moment de ces jeunes et talentueux musiciens n’est pas encore à poser leurs valises et à se ranger, quelques conseillers de l’ombre les poussent à sortir de leur registre récréatif et à aller faire un tour du côté de ce qui marche : le country-rock.

Terminés donc les disques façon Rare Junk, fut-il bon, qui desservent plus qu’ils ne fédèrent ! Basta ! Le Nitty Gritty Dirt Band, dissous temporairement, s’accorde un break de quelques mois et tire un premier bilan. Pas très flatteur sur le plan commercial, le nerf de la guerre. Les californiens voient leur carrière aller droit dans le mur.

Comment imaginer un seul instant que les contrats puissent encore tomber alors que, dans le même temps, les fans se raréfient, ne se reconnaissant pas ou plus en ce groupe. Il faut se réinventer ce que va faire le line-up du renouveau. McEuen, Hanna, Fadden, Thompson et Jim Ibbotson qui intègre le groupe sont conscients de la situation, corrigent le tir, imposent leurs exigences à savoir contrôler l’ensemble des enregistrements, ce à quoi adhère la maison de disques, et lancent sur le marché, en 1970, ce superbe Uncle Charlie & His Dog Teddy (en écoute intégrale ici). Ce disque est celui par lequel ils vont décoller.

Mix judicieux de rock, pop, country-rock et de bluegrass, il montre des acteurs en forme et inspirés. Leur connaissance et leur maîtrise technique de plusieurs instruments (banjo, mandoline, violon, accordéon…) permet un mélange téméraire du rock et de la country music.

Leur virtuosité n’est jamais ni pompeuse, ni soûlante. Disque à posséder impérativement pour ne pas avoir à s’en mordre les doigts un jour, Uncle Charlie est un puits de moments juteux. Le country-rock n’est pas l’apanage d’Eagles, quoi qu’il soit le seul à en avoir réellement profité ; le NGDB l’a porté très haut en le modernisant, en l’enrichissant, en l’américanisant, comme en atteste ce travail.

L’interprétation, pleine de vie, de spontanéité et d’originalité sur ce disque, laisse une trace indélébile dans les esprits. Le résultat est contemporain (pour l’époque) mais conserve sa saveur d’origine, préservant l’authenticité de ses racines.

C’est un des meilleurs disques de country-rock que je connaisse. Nitty Gritty Dirt Band signe ici quelques titres de sa propre main, mais reconsidère également et avec bonheur, les morceaux de Michael Nesmith, Randy Newman, Jerry Jeff Walker, Kenny Loggins, Earl Scruggs, Norman Petty…

Entre les deux, l’album propose quelques intermèdes instrumentaux de la meilleure veine et les fameuses interviews du tonton Charlie et de son clébard. NGDB passe avec bonheur, du country au rock, du rock au blues, du blues au folk.

Qu’il soit acoustique ou électrique, NGDB joue en grande confiance. Uncle Charlie & His Dog Teddy, cohérent en dépit d’un programme  éclectique, s’écoute sans discontinuer, un peu comme un concept-disque. Le plaisir que procure son audition est bien réel. Très accrocheur (RAZOR©).

 

1. Some of Shelly's Blues.

2. Prodigal's Return.

3. Cure.

4. Travelin' Mood.

5. Chicken Reel.

6. Yukon Railroad.

7. Livin' Without You.

8. Clinch Mountain Backstep.

9. Rave On.

10. Billy in the Low Ground.

11. Jesse James.

12. Uncle Charlie Interview.

13. Mr. Bojangles.

14. Opus 36.

15. Santa Rosa.

16. Propinquity.

17. Uncle Charlie.

18. Randy Lynn Rag.

19. House at Pooh Corner.

20. Swanee River.

21. Uncle Charlie Interview #2 / Spanish Fandango.

 

John McEuen:guitare,banjo,mandoline,steel guitare,accordéon,chant.

Jimmie Fadden:guitare,basse,harmonica,batterie,chant.

Jeff Hanna:guitare,batterie,percussions,planche à laver,chant.

Jimmy Ibbotson:guitare,piano,claviers,accordéon,congas,batterie,chant.

Les Thompson:basse,guitare,mandoline,chant.

Jim Gordon:cuivres,claviers.

Chris Darrow:guitare,violon,chant.

Ralph Barr:guitare,chant.

Maurice Manceau:guitare,claviers,chant.

Russ Kunkel:batterie.

John London:basse.

Byron Berline:violon.

LP Studio 5 - 1972

 

Nittyallthegoodtimes

 

NICKY GRITTY DIRT BAND

ALL THE GOOD TIMES – 1972  3/5

 

Publié en janvier 1972.

Produit par William McEuen.

Durée:42:15.

Label United Artists.

Genre:country,country-rock,folk-rock,bluegrass.

 

Dans l’ombre des pieces maîtresses du catalogue.

 

Au début de l’année 1972 sort le cinquième album du Nitty Gritty Dirt Band, le dénommé All The Good Times (en écoute intégrale ici), plus country que son prédécesseur abouti qui a fait plus pour la notoriété et la carrière du groupe que tout ce qui a été fait antérieurement.  

Enregistré en Californie et réalisé dans un style similaire, All The Good Times est un bon disque mais qui a contre lui de prendre position entre les deux monstres sacrés du catalogue que sont Uncle Charlie et Will The Circle Be Unbroken. Le handicap est lourd à supporter et cet opus tend à être écrasé, pris en tenaille par les œuvres majeures du groupe, au point de ne pas ou plus exister aux yeux de ceux qui fouillent le catalogue du Nitty.

All The Good Times propose des classiques comme Diggy Liggy Lo, Civil War Trilogy et Jambalaya (On The Bayou) de Hank Williams et que John Fogerty mettra sur le devant de la scène en 1972 dans son projet solo des Blue Ridge Rangers. Il dévoile aussi des titres extraits du répertoire de Jackson Browne comme Jamaïca, Say You Will, de Richie Furay (Do You Feel It Too), ainsi que 7 titres maison.

All The Good Times n’a pas la prétention d’être le meilleur jet du Nitty, mais il n’a pas à rougir de failles criardes. Trois étoiles + au regard de son manque de surprises et d’originalité me paraissent refléter ce qu’il ressort de son écoute (RAZOR©).

 

1. Sixteen Tracks.

2. Fish Song.

3. Jambalaya (On the Bayou).

4. Down in Texas.

5. Creepin' Round Your Back Door.

6. Daisy.

7. Slim Carter.

8. Hoping to Say.

9. Baltimore.

10. Jamaica Say You Will.

11. Do You Feel It Too.

12. Civil War Trilogy.

13. Diggy Liggy Lo.

 

Jeff Hanna:guitare,chant.

Jimmie Fadden:batterie,guitare,harmonica.

John McEuen:guitare,steel guitare,chant.

Jim Ibbotson:batterie,guitare,claviers,chant.

Les Thompson:basse,guitare,chant.

Randy Scruggs:guitare acoustique.

Norman Blake:dobro.

Ellis Padgett:basse acoustique.

LP Studio 6 - 1972 (3LP)

 

Nitty circleunbroken

 

NITTY GRITTY DIRT BAND

WILL THE CIRCLE BE UNBROKEN – 1972  5/5

 

Publié en 1972.

Produit par William McEuen.

Durée:105:55.

Label:United Artists.

Genre:country,country-rock,Americana.

 

Trésor national américain.

 

Nous y voilà. Depuis le temps que l’on tourne autour du pot, il fallait bien qu’il arrive un jour. Il, c’est le chef d’œuvre que l’on pressentait dans les travaux précédents et que l’on espérait voir tomber au plus vite dans l’escarcelle des talentueux californiens du Nitty Gritty. Sous–jacent  depuis que les californiens ont porté à bras-le-corps leur carrière sur une voie Americana,  Will The Circle Be Unbroken (en écoute intégrale ici), en mode acétate, se décline en 3 volets.

Triple LP (et double CD depuis), s’il vous plaît, ce disque-phare du catalogue sorti en 1972 prend place parmi les plus grands albums du rock et surtout de l’Americana. Ses plus de 2 heures de musique sont nées de l’idée de réunir, autant que faire se peut, le gratin encore opérationnel de la musique country. Il est inscrit au registre de la bande à Jeff Hanna pour prouver à la maison de disques à laquelle il a été promis de rentrer dans le rang, que le Nitty Gritty Dirt Band est désormais à prendre au sérieux. Uncle Charlie & His Dog Teddy est passé par là et a attisé l’ambition du NGDB.

Ce triple est un véritable testament. Il est le trésor national des américains. Et pour cause. Maybelle Carter, alias Mother Maybelle du trio The Carter Family, référence de la musique populaire rurale des années 20 (le précurseur du country), Earl Scruggs, figure emblématique du bluegrass, Arthel Lane « Doc Watson », guitariste et compositeur mythique (bluegrass, folk, country, blues, gospel), Roy Acuff du Tennessee, violoniste, King Of The Country durant 50 ans, Merle Travis, le picking guitariste, Jimmy Martin, la légende du bluegrass, sont réunies sur cet ambitieux projet.

Pour qui touche sa bille en country et dérivés, le casting est séminal et à couper le souffle. Les six légendes vivantes du country traditionnel et du bluegrass, tous dans la fleur de l’âge, conjuguent leurs talents avec les jeunes blancs-becs du NGDB. Souvenons-nous que la plupart des membres du groupe de Long Beach n’ont pas encore 30 balais.

L’affaire se passe dans le studio Woodland de Nashville, bien sûr. Il ne pouvait en être autrement. L’atmosphère est bon enfant, le plaisir de jouer partagé par tous les acteurs. Alors ils jouent, et jouent, et jouent encore, six jours durant, enregistrant la substance conséquente pour alimenter ce triple opus.

Pari réussi, la fusion entre les deux générations permet de dépoussiérer la matière traditionnelle, de lui donner une autre vie, plus moderne, plus fraîche et plus rock. Le Nitty Gritty Dirt Band a réussi là où d’autres se sont cassé les dents. La qualité est constante tout au long de ce disque ; le soufflé ne retombe jamais.

La performance, informelle, effectuée avec une facilité déconcertante et en totale décontraction, avec virtuosité et inspiration, est de premier ordre. Les inconditionnels de bluegrass et de musique populaire traditionnelle sont séduits, les fans de country-rock itou.

Je ne doute pas un seul instant que Will The Circle Be Unbroken, nominé pour les Grammy Awards 73 et dont le concept a été reconduit en 1989 et en 2002 dans des volumes 2 et 3, ait attiré une nouvelle génération de fans vers ce genre musical, tant il est réussi. Trésor national ? Et comment ! Sous tous ses angles (RAZOR©).

 

1. Grand Ole Opry Song avec Jimmy Martin.

2. Keep on the Sunny Side avec Maybelle Carter.

3. Nashville Blues.

4. You Are My Flower.

5. The Precious Jewel avec Roy Acuff.

6. Dark as a Dungeon avec Merle Travis.

7. Tennessee Stud avec Doc Watson.

8. Black Mountain Rag.

9. Wreck on the Highway avec Roy Acuff.

10. The End of the World.

11. I Saw the Light avec Roy Acuff.

12. Sunny Side of the Mountain.

13. Nine Pound Hammer.

14. Losin' You (Might Be the Best Thing Yet) avec Jimmy Martin.

15. Honky Tonkin'.

16. You Don't Know My Mind avec Jimmy Martin.

17. My Walkin' Shoes avec Jimmy Martin.

18. Lonesome Fiddle Blues.

19. Cannonball Rag avec Merle Travis.

20. Avalanche.

21. Flint Hill Special.

22. Togary Mountain.

23. Earl's Breakdown.

24. Orange Blossom Special avec Vassar Clements.

25. Wabash Cannonball.

26. Lost Highway.

27. Doc Watson & Merle Travis First Meeting (Dialogue).

28. Way Downtown avec Doc Watson.

29. Down Yonder avec Doc Watson.

30. Pins and Needles (In My Heart) avec Roy Acuff.

31. Honky Tonk Blues.

32. Sailin' on to Hawaï avec Bashful Brother Oswald.

33. I'm Thinking Tonight of My Blue Eyes.

34. I am a Pilgrim.

35. Wildwood Flower avec Maybelle Carter.

36. Soldier's Joy.

37. Will the Circle Be Unbroken.

38. Both Sides Now avec Randy Scruggs.

 

Les Thompson:mandoline,voix.

Jimmie Fadden:harmonica,chant.

Jim Ibbotson:chant,batterie.

Jeff Hanna:chant,planche à laver.

John McEuen:banjo,mandoline.

Maybelle Carter:voix,guitare,cithare.

Jimmy Martin,Doc Watson,Merle Travis:chant,guitare.

Earl Scruggs:guitare,banjo.

Vassar Clements:guitare,violon.

Randy Scruggs:guitare,cithara.

Pete " Oswald " Kirby,Norman Blake:dobro.

Roy "Junior" Huskey,Ellis Padgett:basse.

LP Studio 7 - 1974

 

Nitty stars and stripes forever

 

NITTY GRITTY DIRT BAND

STARS & STRIPES FOREVER – 1974  4/5

 

Publié en juin 1974.

Produit par William McEuen.

Durée:72:49.

Label:United Artists.

Genre:country-rock,country,bluegrass,folk-rock.

 

Après un triple, un double.

 

Après un mythique triple LP réalisé avec le gratin de la country du moment, le Nitty revient aux affaires courantes en publiant un double. Il redescend dans le même temps de son petit nuage, induit par les louanges dithyrambiques qui ont courues sur leur sixième jet.

La nouvelle popularité dont jouissent les californiens à l’été 1974 n’empêche pas Les Thompson de partir, ce qui fait de la mouture appelée à gérer le septième opus studio, Stars & Stripes Forever (en écoute intégrale ici), un quatuor.

Entre Will The Circle Be Unbroken et ce disque, deux ans se sont écoulés, mis à profit pour peaufiner la nouvelle publication, histoire de bien digérer l’ouragan discographique précédent, de confirmer les éloges circulant à leur endroit et de rester dans le haut du panier du genre.

Pour l’occasion, NGDB nous gratifie d’un album un peu particulier, une sorte de collecte de performances en live (les 13 mars 1972 et 17 et 18 juin 1973)  et d’enregistrements en studio (Studios Woodland à Nashville), articulée autour d’un raffinement de country, de rock et de bluegrass.

Excellent, il est toutefois, et c’est son défaut majeur, hachuré par des dialogues et des monologues, qui à la longue s’avèrent redondants et inopportuns pour les ceusses qui cherchent uniquement à se projeter sur la musique.

L’ancien (des airs traditionnels, des reprises de Hank Williams, de Jimmie Driftwood, Doug Kershaw) y côtoie les nouveautés. Le violoniste country Vassar Clements y apparaît en guest star.

Exaltant et puissant, créatif, le Nitty Gritty Dirt Band  confirme par Stars & Stripes Forever, sa propension à rendre le country accessible au plus hermétique des rockers. Il est l’un des meilleurs travaux du NGDB et s’impose donc en très bonne place dans votre pile de vinyles.

Non loin d’empocher le gros lot, en termes de notation, il souffre de ses  interventions orales et interviews tirant parfois en longueur, même si leur contenu ne manque certainement pas d’intérêt, d’où mon bémol (RAZOR©).


1. Jambalya (On The Bayou).

2. Dirt Band Interview.

3. Cosmic Cowboy (Part 1).

4. Aluminum Record Award.

5. Fish Song.

6. Mr. Bojangles.

7. Vassar Clements Interview.

8. Listen To The Mockingbird.

9. The Sheik Of Araby.

10. Resign Yourself To Me.

11. Dixie Hoedown.

12. Cripple Creek.

13. The Mountain Whippoorwill.

14. Honky Tonkin'.

15. House At Pooh Corner.

16. Buy For Me The Rain.

17. Oh Boy.

18.Teardrops In My Eyes.

19. Glocoat Blues.

20. Stars And Stripes Forever.

21. Battle Of New Orleans.

22. It Came From The 50's (Blast From The Past).

23. My True Story.

24. Diggy Liggy Lo.

 

John McEuen:chant,guitare,steel guitare,banjo,mandoline,violon.

Jeff Hanna:chant,guitare,steel guitare.

Jimmie Fadden:chant,guitare,harmonica,accordéon,batterie.

Jim Ibbotson:chant,accordéon,piano,basse,batterie.

Doug Jernigan:dobro.

Vassar Clements:violon,mandoline.

Les Thompson:basse.

Jerry Mills:mandoline.

Plas Johnson:saxophone.

LP Studio 8 - 1975

 

Nitty symphonion

 

NITTY GRITTY DIRT BAND

SYMPHONION  DREAM – 1975  5/5

 

Publié en septembre 1975.

Produit par William McEuen.

Durée:42:55.

Label :United Artists.

Genre :country-rock,country,bluegrass.

 

A contre-courant.

 

Album country psychédélique… telle est la manière dont on pourrait qualifier Symphonion Dream (en écoute intégrale ici), ce nouvel album très élaboré du NGDB. Country parce que le genre de prédilection du Nitty Gritty Dirt Band est ad vitam eternam dans leurs gènes et qu’il est la base de Symphonion Dream, sorti en 1975. Psychédélique du fait qu’il regorge d’un kaléidoscope d’effets sonores.

A l’heure où la tendance des concurrents country-rockers va vers la simplification du genre, pour mieux en exploiter tous les bénéfices, le Nitty Gritty Dirt Band, lui, se la complique grave, en repoussant encore plus loin les limites d’une country traditionnaliste et de l’expérimentation.

Et le risque est payant. Mélange de musique traditionnelle et de contemporanéité, de titres chantés et d’instrumentaux, multiplicité de styles musicaux (boogie, bluegrass, cajun, country, rock et de classique), l’éclectisme est de mise dans cet album qui bénéficie de la présence remarquée de Linda Ronstadt, Leon Russell (et Gary Busey, acteur, aux fûts).

Caractérisé par une subtile excentricité, une musicalité sobre, doté d’effets sonores bien maîtrisés, porté par une grande technicité instrumentale, Symphonion Dream est estimable pour toutes ces nombreuses raisons.

J’ai été littéralement conquis par l’incroyable audace musicale (l’apport psychédélique) qui qualifie cet enchaînement d’actes aussi disparates les uns des autres. Cette pluralité aurait pu faire imploser le disque, elle se révèle finalement très cohérente. Je m’incline face à cette démonstration de virtuosité, de créativité, de cran. Messieurs du Nitty Gritty Dirt Band, je ne suis pas prêt d’oublier le plaisir que vous m’avez procuré, même en vous positionnant à contre-courant de ce qui se pratique alors. Cela dit,  Symphonion Dream est le dernier de l’ère Ibbotson  (RAZOR©).

 

1. Winter White (Wind Harp).

2. Raleigh-Durham Reel.

3. The Battle of New Orleans.

4. Bayou Jubilee.

5. Sally Was a Goodun.

6. Hey Good Lookin'.

7. Classical Banjo 1/Malaguena/Classical Banjo 2.

8. Daddy Was a Sailor.

9. Sleeping on the Beach.

10. Santa Monica Pier.

11. Ripplin' Waters.

12. All I Have to Do is Dream.

13. Mother of Love.

14. The Moon Just Turned Blue.

15. Got To Travel On.

16. Joshua Come Home.

17. Solstice (Wind Harp).

18. Symphonion Montage.

 

John McEuen:guitare,banjo,violon,mandoline,steel guitare,chant.

Jimmie Fadden:guitare,harmonica,batterie.

Jeff Hanna:guitare,batterie,chant.

Jimmy Ibbotson:guitare,basse,claviers,batterie,chant.

Les Thompson:basse,guitare,chant.

Leon Russell:piano,claviers,synthétiseurs,batterie,chant

Linda Ronstadt:chant.

Gary Busey:batterie,timbales,cloches.

Paul Harris:piano.

Alice McEuen,Kae McEuen,Rae Hanna,Jim Ratts,Mary McCreary,Mary Stevens:choeurs.

LP Studio 9 - 1978

 

Nittygritty dirt band

 

THE DIRT BAND

THE DIRT BAND – 1978  3,5/5

 

Publié en 1978.

Produit par Jeff Hanna.

Durée:35:46.

Label:United Artists.

Genre:country,country-rock,folk-rock,bluegrass.

 

Plus soft-rock.

 

Et un beau jour, la belle galette bien épaisse dans son emballage cartonné qu’était le vinyle, ne s’habille plus que du nom du Dirt Band. Nitty Gritty disparaît comme pour mieux marqué un tournant depuis que Ibbotson a quitté, lui aussi et alors que ça marche pas trop mal pour lui, la maison Nitty Gritty Dirt Band. Il faut donc faire avec cette nouvelle identité à l’amorce de The Dirt Band (en écoute intégrale ici), numéro 9 du catalogue studio, édité en 1978.

Qu’est-ce-qui change dans le même élan ? Un, que réduit à l’état de trio (Hanna, Fadden, McEuen), ce qui va prendre le relais sous Dirt Band, s’étoffe avec John Cable, Jackie Clark et Bob Carpenter. Deux, que les californiens de la réincarnation virent vers un pop-rock, soft-rock. Trois, que la production est assurée en interne, Jeff Hanna prenant la fonction à son compte.

L’excentricité et l’originalité de son country-rock s’efface au profit d’un soft rock plus cool et dans la tendance californienne du moment. Les  anciens l’ont mauvaise tandis que ceux qui prennent le train en marche y trouvent leur compte. Alors selon que l’on soit d’un côté ou de l’autre des supporters, la note diffère. En qualité de fidèle de la première heure de ce  groupe, le présent travail me sensibilise moins, mais le costume qu’il endosse ici lui sied plutôt bien, à l’image de In For The Night, Wild Nights, Whoa Babe, Escaping Reality et You Can’t Stop Loving Me Now. On ne pénalisera donc pas cet album au nom des seuls goûts musicaux (RAZOR©).  

1. In For The Night.

2. Wild Nights.

3. For A Little While.

4. Lights.

5. Escaping Reality.

6. Whoa Babe.

7. White Russia.

8. You Can’t Stop Loving Me Now.

9. On The Loose.

10. Angel.

 

Jeff Hanna:guitares,batterie,planche à laver,percussions,chant.

Jimmie Fadden:batterie,guitare,harmonica,chant.

John McEuen:guitare,violon,mandoline,accordéon.

John Cable:guitare,basse,chant.

Jackie Clark:guitare,basse,chant.

Bob Carpenter:claviers,accordéon,chant.

LP Studio 10 - 1979

 

Nitty dirt band american dream

 

NITTY GRITTY DIRT BAND

AN AMERICAN DREAM – 1979  3/5

 

Publié en 1979.

Produit par Jeff Hanna & Bob Edwards.

Durée:37:32.

Label:United Artists.

Genre:country-rock,country,soft rock,folk-rock,pop-rock,bluegrass.

 

Pour tirer sa flemme.

 

La fin des 70’s marque, et l’on a pu s’en apercevoir lors de l’album précédent de 1978, le dénommé Dirt Band, un virage en direction d’un soft rock plus californien. Si les fervents admirateurs de la période Will The Circle Be Unbroken, Uncle Charlie ou Symphonion Dream trouveront la farce de mauvais goût, j’en appelle de ne pas occulter cette période pour autant.

Oui, c’est moins, voire pas du tout excentrique. Oui, c’est plus conventionnel. Oui, c’est noyé dans la masse des albums de rock californien et ça n’en émarge pas vraiment. Oui, oui, oui, j’adhère à tous ces constats. An American Dream (en écoute intégrale ici), comme son prédécesseur Dirt band, ne bouleverse en rien le milieu du rock. Ok, mais les trucs sympas et séduisants ne manquent pas et ça me plaît bien. C’est le genre de disques que tu poses sur la platine et que tu laisses défiler pour habiller ton espace flemme du moment. Pour siester à l'heure du journal télévisé maintenant qu'on n'a plus Danielle Gilbert pour nous endormir. C’est pop et sans prise de carafon. Y a des fois où ça fait aussi du bien.

A une époque où de nombreux artistes s’interrogent pour fixer leur ligne de conduite professionnelle à suivre, le Dirt Band s’engage dans une voie plus soft, sans retenue, avec détermination, nanti d’une matière qui tient bien la route. Il reste un moyen de gamme, mais certains s’en satisferaient.

Airs pop, incursion jazzy, ballades, la substance est plaisante. In Her Eyes, Take Me Back, Dance The Night Away, What’s On Your Mind et Do You Feel The Way That I Do, sans oublier American Dream, avec Linda Ronstadt… permettent de clore  en beauté les années 70 de ce groupe incontournable surtout pour son country-rock (RAZOR©).


1. American Dream.

2. In Her Eyes.

3. Take Me Back.

4. Jas’Moon.

5. Dance The Night Away.

6. New Orleans.

7. Happy Feet.

8. Do You Feel The Way That I Do.

9. What’s On Your Mind.

10. Wolverton Mountain.

 

Hanna Jeff:guitares,planche à laver,percussions,chant.

Jimmie Fadden:guitare,harmonica,chant.

Bob Carpenter:claviers,accordéon,chant.

John McEuen:guitare,violon,banjo,mandoline.

Al Garth:saxophone,violon,claviers,percussions,chant.

Merel Bregante:batterie,percussions.

Richard Hathaway:basse,chant.

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