Poco.

BIOGRAPHIE.

 

POCO/Los Angeles (Californie)

 

Poco group

Rusty Young, George Grantham, Timothy b. Schmit, Rich Furay, Jim Messina (Photo Messina).

 

Années actives:1968 à aujourd'hui.

Labels:Epic, ABC, MCA.

Genre:soft rock, folk rock, rock, country rock.

Site:www.poconut.org

 

Pogo, puis Poco.

Poco a été créé sur les cendres de Buffalo Springfield (1968) par les deux rescapés de la cessation d’activités imposée par les retraits de Stephen Stills et Neil Young, autrement dit par Richie Furay (chanteur et guitariste) et Jim messina (chanteur et guitariste). Rusty Young, expert es pedal steel et dobro, George Grantham aux fûts et Randy Maisner à la basse font l’appoint de ce qui répond alors au nom de Pogo, inspiré d’une bande dessinée.

Poco 2

Poco 2013

Quatre mois durant, ce line-up va de répétitions en répétitions. Son intense travail l’amène à débuter au troubadour de Los Angeles puis à figurer à l’affiche du Fillmore West aux côtés du Steve Miller Band et de Sly & The Family Stone.

Le choix du nom de Pogo n’étant pas du tout du goût du dessinateur créateur du personnage, Walt Kelly, le groupe est contraint, pour éviter le procès que ce dernier promet d’intenter, de changer de nom. Pogo devient alors Poco. Que de remue-ménage pour trois fois rien.

Signé par Epic Records.

Par une habile négociation de clauses entre Columbia et Atlantic ayant pour intermédiaire David Geffen, Poco obtient un contrat d’enregistrement auprès d’Epic Records, après que ce dernier ait mis dans la balance les droits de Furay contre ceux de Graham Nash, deux artistes contractuellement liés à leurs éditeurs, Columbia (Clive Davis) et Atlantic (Ahmet Ertegun). Poco publie aussitôt un premier LP, Pickin’ Up The Pieces (1969), album phare du country-rock. 

Il faut croire qu'il ne sort pas assez vite au goût de Randy Meisner qui, en bisbille avec Furay, préfère s’embarquer dans l’aventure Eagles. En 1969, il est remplacé au pied levé par Timothy B. Schmit qui, dix ans plus tard, prendra encore sa suite au sein des Aigles pour The Long Run.

Le départ de Messina.

Poco (1970) et le live Deliverin’ (1971) lui emboitent le pas. En désaccord avec un Furay qui prend de plus en plus de poids dans les décisions techniques et artistiques, Jim Messina précipite alors son départ du groupe et part s’occuper de la production du premier disque du débutant Kenny Loggins. Cette expérience  le mène à Loggins & Messina, duo dans il s’engage pour six LP et deux live.

Furay quitte le groupe à son tour.

Paul Cotton, de l’Illinois Speed Press, choisi par Messina en personne, le relaie et Poco enchaîne par From The Inside (1971), A Good Feelin’ To Know (1972) et Crazy Eyes (1973), c’est au tour de Richie Furay, marri du succès de ses collaborateurs au sein de Buffalo Springfield, envieux de la réussite de Messina et de Meisner, de prendre la poudre d’escampette, déçu et découragé par les perspectives qu’offre Poco et attiré par les sirènes du projet de super groupe imaginé par David Geffen, le Souther Hillman Furay Band avec J.D Souther et Chris Hillman. C’est la fin de ce que l’on appelle l’ère Furay.

Poco rusty young

"La raison pour laquelle le groupe a survécu pendant toutes ces années, c'est que nous avons toujours eu de grands musiciens". (Rusty Young)

Sans aucun de ses membres fondateurs, on ne donne pas cher de la peau du Poco post-Furay ; le line-up restant continue l’entreprise et prend la décision de ne pas pourvoir au remplacement de Furay. C’est donc un quatuor qui se présente à l’appel de Seven (1974), qui paradoxalement est le sixième LP studio du groupe, le septième étant l'excellent Cantamos (1974) qui se fait encore pour le compte d’Epic Records.

Premiers pas pour ABC-Dunhill.

Head Over Heels, sorti en juillet 1975, marque les premiers pas pour ABC-Dunhill. C’est le tandem Rusty Young/Paul Cotton qui mène désormais la barque. Les débuts pour leur nouvelle étiquette sont bons mais pas transcendants. Ils ne génèrent  pas un grand enthousiasme, pas plus que Rose Of Cimarron, le disque qui suit en 1976.

Indian Summer (1977) est plus agréable mais échoue encore et toujours à faire franchir à Poco le palier qui le sépare d’Eagles dans le cœur du public. Cette même année, la valse des départs reprend de plus belle. Cette fois, ce sont Grantham et Schmit qui passent la main. Steve Chapman et Charlie Harrison intègrent alors Poco.

Mieux vaut tard que jamais.

A force d’insister, Poco touche les bénéfices de sa persévérance et de son talent grâce à Legend (1978), qui fera disque d’or aux USA. Enfin ce qu’il reste de Poco, car à la sortie de cet album, publié au retrait de Paul Cotton et Rusty Young partis former une mouture de Poco, le Cotton-Young Band avec Harrison et Chapman (ainsi que Kim Bullard), le label, considérant que le groupe est reformé fait main basse sur ce disque et le sort sous Poco histoire de rentabiliser une dernière fois le nom. Cette fois-ci ça aura été la bonne, Legend est un best-seller. Mieux vaut tard que jamais, mais qui en aura réellement profité ? (RAZOR©)

DISCOGRAPHIE 60'S/70'S.

LP Studio 1 - 1969

 

Poco 1969

 

POCO

PICKIN’ UP THE PIECES – 1969  5/5

 

Publié le 19 mai 1969.

Produit par Jim Messina.

Durée:42:43.

Label:Epic Records.

 

Un baron de la west-coast.

 

Poco (ici au Bataclan pour Pop 2) a été formé en 1968 sur les cendres d’un Buffalo Springfield qu’ont quitté Richie Furay et Jim Messina, guitaristes. Ils recrutent aussitôt Rusty Young, un multi-instrumentiste talentueux expert en steel guitare mais aussi en dobro, banjo, piano, guitare, George Grantham, un batteur qui a précédemment joué sur l’entièreté de l’album éponyme de Neil Young.

Figure également dans ce line-up initial un certain Randy Meisner, bassiste de son état, qui, voyant le projet Pickin’ The Pieces traîner, quitte Poco pour s’en aller voler avec les Eagles. Timothy B. Schmit le remplace alors. Gregg Allman avait été sollicité pour faire partie de cette formation mais ne fut finalement pas retenu.

Ce band, appelé d’abord Pogo et dont le nom dut être changé pour éviter d’avoir à supporter un procès, signe chez Epic Records où il sort un premier album country-rock en 1969. C’est le disque qui nous concerne, le dénommé  Pickin’ Up The Pieces.

Groupe mésestimé, pas toujours considéré à sa juste valeur, Poco aurait mérité d’être placé sous les projecteurs tant il a été un pionnier de la fusion entre la country music et le rock aux States.

Reconnaissable à un son caractéristique, Poco établit un genre musical nouveau, articulé autour de la steel guitare de Rusty Young, des jeux de guitares de Messina et Furay et des harmonies vocales. A ce titre, l’apport de la troisième voix née l’arrivée de Grantham, est déterminante. C’est le fondement de leurs harmonies vocales.

Pickin’ Up The Pieces est un excellent LP. J’en veux pour preuve le titre éponyme, un véritable hymne au country-rock doublé d’un commentaire sur le split du Buffalo. Just In Case It Happens, Yes Indeed révèle cette interaction typique du style Poco, entre le jeu de guitare de Jim Messina et le dobro de Rusty Young. C’était unique à cette époque. Ce morceau est une excellente introduction à la sonorité Poco. Nobody’s Fool va dans le même sens. J’adore cette complainte vocale de Richie Furay et ces harmonies vocales.

Pickin’ Up The Pieces (full LP en écoute ici) contient également un sublime et nostalgique Tomorrow (et toujours ces voix…) et un First Love de derrière les fagots. Calico Lady est stupéfiant, innovant et unique ; idem pour Grand Junction. Autre titre remarquable : Short Changed. Voix douces, une musicalité hors norme, une exploration comme personne de la fusion country-rock… c’est Poco, un groupe très important de la musique américaine de la fin des années 60, début 70. Ecoutez-moi un peu Make Me A Smile… l’amour est déchirant. Putain que c’est beau la musique ! 40 ans après, c’est toujours aussi beau et efficace. C’est plein d’énergie, de joie, varié dans son écriture, bien écrit, original. Excellent ! C’est ça aussi la West Coast  (RAZOR ©).

 

1. Foreword.
2. What a Day.
3. Nobody's Fool.
4. Calico Lady.
5. First Love.
6. Make Me a Smile.
7. Short Changed.
8. Pickin' Up the Pieces.
9. Grand Junction.
10. Oh Yeah.
11. Just in Case It Happens, Yes Indeed.
12. Tomorrow.
13. Consequently, So Long.
14. Do You Feel It Too.

 

Richie Furay:chant,guitare.
Jim Messina:guitare,chant.
Rusty Young:pedal steel,dobro.
George Grantham:batterie.
Timothy B. Schmit:basse,chant.

LP Studio 2 - 1970

 

Poco 1971

 

POCO

POCO – 1970  3,5/5

 

Publié en mai 1970.

Produit par Jim Messina.

Durée:41:00.

Label:Epic Records.

 

Poco sort des clous.

 

Poco a compté parmi les meilleurs groupes de West Coast, autrement dit de la musique californienne des années 60/70 et dont le style et le son étaient assez caractéristiques. Reconnu par ses pairs et par la critique, il a eu du mal à rentabiliser, commercialement parlant, son énorme talent, à avoir du retour comme on dit.

C’est dommage, mais Poco compte malgré tout un panel de fidèles, dont je fais, bien évidemment, partie depuis leur début. Leur fusion country-rock californienne a révélé un excellent premier album: Pickin’ Up The Pieces (1969).

Poco, album éponyme, est leur deuxième et sort en1970. Si ce LP ne donne pas lieu à un ou plusieurs hits et s’il dévie quelque peu de la musique qui les a révélés, il n’en propose pas moins des titres brillants comme Hurry Up de Richie Furay ou Keep On Believin, Anyway Bye Bye,  d’une beauté saisissante, Don’t Let It Pass By et Nobody’s Fool/El Tonto déjà présent sur l’album précédent, mais revu à la hausse dont le jam instrumental culmine à de plus de 18 minutes. You Better Think Twice (Jim Messina) s’est approché très près de la consécration sans jamais atteindre les charts américains. A lui seul, il vaut pourtant une incursion dans cet univers.

Il est vrai que la musique de Poco était alors difficile à situer dans le paysage musical en vogue à ce moment, oscillant entre le trop country pour certains, voire le trop rock pour d’autres. Le son de cet album diffère du précédent et offre plus de variété. Mais Poco s’éloigne de son style incomparable du premier LP et les fans n’y sont pas insensibles.

Ce Poco, c’est du bon mais ça reste dans l’ombre de Pickin’ Up The Pieces. N’en déplaise aux éternels détracteurs… C’est un crime que de passer ce groupe et son travail sous silence, groupe qui perdra, dans le sillage de cet enregistrement Jim Messina, parti sous d’autres cieux : ceux de la production. Poco s’en remettra et plongera le nez dans le guidon pour sortir quelques pièces ma foi fort sympas (RAZOR©).

 

1. Hurry Up.

2. You Better Think Twice.

3. Honky Tonk Downstairs.

4. Keep On Believin'.

5. Anyway Bye Bye.

6. Don't Let It Pass By.

7. Nobody's Fool/El Tonto de Nadie, Regresa.

 

Jim Messina:guitare,chant.

Richie Furay:guitare,chant.

Rusty Young :steel guitare,guitare,chant.

Timothy B. Schmit:basse,chant.

Goerge Grantham:batterie,chant.

Bobby Doyle:piano.

Larry Knechtel:piano.

Milt Holland:percussions.

LP Studio 3 - 1971

 

Pocofromtheinside

 

POCO

FROM THE INSIDE – 1971  3,5/5

 

Publié le 5 septembre 1971.

Produit par Steve Cropper.

Durée:37:49.

Label:Epic Records.

 

Messina passe la main.

 

Poco a fait beaucoup de bons albums dans sa carrière et il m’a toujours été difficile de faire un choix. J’ai toujours eu un faible pour la mouture avec Jim Messina, mais comme ce dernier vient de tourner le dos à Poco, j’étais désappointé à la sortie de From The Inside (1971), troisième album studio, pensant que les choses allaient désormais être différentes sans lui.

Mais ce Jim Messina était et est toujours un grand Monsieur, car il a judicieusement préparé le terrain à son successeur qu’il a d’ailleurs suggéré aux membres restants. Son choix s’est porté sur Paul Cotton qui a cofondé avec Kal David, l’Illimois Speed Express. Et, je dois l’avouer, ce fut une agréable surprise.

Dès le début du LP, le ton est donné avec l’enjoué Hoe Down qui incite à battre des mains avec les acteurs. Poco a encore le feu sacré. Tout son petit monde de fans est rassuré dès lors que, sur Bad Weather, deuxième titre de From The Inside (1972), on peut s’apercevoir que Paul Cotton a supplée sans problème le grand Messina.

What Am I Gonna Do, country révèle que la steel guitare de Rusty Young n’a pas le cafard suite au retrait du boss, qu’elle miaule avec toujours autant de conviction. Il en va ainsi certaines chansons de From The Inside.

Au fil de l’écoute, les mélodies country-rock démontrent encore une belle qualité qualité, même si on a connu Poco plus inspiré, plus cohérent. You Are The One, titre repris lors des apparitions scéniques, est un peu lent à mon goût. Sur le très bon Railroad Days, Cotton rassure définitivement son auditoire.

Richie Furay domine cet album avec les mélodies accrocheuses dont il a le secret, album sur lequel je préfère l’élégant From The Inside de Timothy B. Schmit et Do You Feel It Too. From the Inside termine par Just For Me And You. Au final, hormis quelques petits problèmes de cohésion, il est difficile de en pas en apprécier l’écoute (RAZOR©).

 

1. Hoe Down.

2. Bad Weather.

3. What Am I Gonna Do.

4. You Are The One.

5. Railroad Days.

6. From The Inside.

7. Do You Feel It Too.

8. Ol’ Forgiver.

9. What If I Should Say I Love You.

10. Just For Me And You.

 

Paul Cotton:guitare,chant.

Richie Furay:guitare,chant.

Rusty Young:steel guitare,guitare,chant.

Timothy B. Schmit:basse,chant.

George Grantham:batterie,chant.

LP Studio 4 - 1972

 

Pocogoodfeelin

 

POCO

A GOOD FEELIN’ TO KNOW – 1972  4/5

 

Publié le 23 novembre 1972.

Produit par Jack Richardson,Jim Mason.

Durée:40:42.

Label:Epic Records.

 

Pourquoi Eagles et pas Poco ?

 

Ce quatrième LP studio de Poco, A Good Feelin’ To Know, sort fin 1972. A l’écoute de sa quarantaine de minutes, ce LP country-rock m’amène à m’interroger sur un point : pourquoi Eagles et pas eux ? Pourquoi  Eagles a trusté les lauriers dans un registre musical similaire, alors que Poco n’a jamais touché les dividendes d’un talent au moins égal, si ce n’est supérieur à son alter ego.

C’est à bouffer son stetson, car ça se joue au poil de cul près entre les deux groupes. Poco a toujours flirté avec le succès et la reconnaissance, sans jamais les embrasser, Eagles, avec les mêmes atouts, a connu la gloire. Si quelqu’un peut m’éclairer là-dessus, je suis preneur.

Toujours est-il que ce A Good Feelin’ To Know demeure pour moi un mystère. On leur objecte ici de ne pas en faire assez. Putain, mais qu’est-ce qu’il faut de plus pour convaincre ; je les trouve plutôt bien sur cet album. Je ne vais pas lui filer 5 étoiles, mais il se situe dans une bonne production de Poco.

Hormis un titre piqué au Stephen Stills en mode Buffalo (Go And Say Goodbye), le reste des excellentes compositions résulte d’un engagement collectif des 3/5ème du groupe (Furay, Cotton, Schmit). Il sonne bien à l’image de titres comme Ride The Country (Paul Cotton), I Can See Everything (Timothy B. Schmit), And Settlin Down, Sweet Lovin’, la palme de l’efficacité revenant à A Good Feelin’ To Know de Richie Furay. Tout ça regorge encore de plein de charme. Je vous propose donc de réhabiliter au plus vite cette formation essentielle du rock. Non mais des fois. (RAZOR©).

 

1. And Settlin' Down.

2. Ride The Country.

3. I Can See Everything.

4. Go and Say Goodbye.

5. Keeper Of The Fire.

6. Early Times.

7. A Good Feelin' To Know.

8. Restrain.

9. Sweet Lovin'.

 

Paul Cotton:guitare,chant.

Richie Furay:guitare,chant.

Rusty Young:steel guitare,guitare,chant.

Timothy B. Schmit:basse,chant.

George Grantham:batterie,chant.

Barry Flast:piano.

LP Studio 5 - 1973

 

Pococrazyeyes

 

POCO

CRAZY EYES – 1973  4/5

 

Publié le 15 septembre 1973.

Produit par Jack Richardson.

Durée:37:49.

Label:Epic Records.

 

La der de Furay.

 

Le sixième bébé de la discographie de Poco, Crazy Eyes (1973) commence par un bien beau country de bonne famille. Derrière ce Blue Water bien bâti et le bluegrass Fools Gold qui enchaîne, on retrouve tout le travail d’écriture de Paul Cotton et de Rusty Young.

Cet album donne l’occasion à Richie Furay de participer une dernière fois aux travaux de ce groupe. On le retrouve à la conception de deux titres, le morceau titre Crazy Eyes, qui n’est autre qu’un hommage de plus de 9 minutes rendu à Gram Parsons, référence la plus importante de la country-folk américaine, décédé d’une overdose à la même époque et Let’s Dance Tonight.

Pour le reste, toutes les compositions sont des autres Pocomen, sauf Brass Buttons (Gram Parsons) et le romantique et très beau Magnolia repris de J.J. Cale. Les compositions des Cotton, Young, Schmit et Furay se répartissent entre titres rythmés et ballades.  

Crazy Eyes est un très bon disque de country rock avec en point d’orgue ce fameux Crazy Eyes dont la mélodie est magnifique, avec banjo, cordes, cuivres, et guitares superbement aériennes ainsi qu' harmonies vocales sublimes. Du pur plaisir.

Avec la belle ballade Here We Go Again qui, à elle seule, justifie l’achat de l’album, et Brass Buttons, nous tenons là, trois très grands morceaux du disque, d’une part, mais du rock surtout.

Par ce disque, Poco prouve, encore et toujours, sa capacité à inventer. Le groupe a toutefois du mal à décoller, c’est le moment choisi par un Richie Furay, le chimiste désabusé de Poco et fondateur du groupe, assurément en perte de vitesse sur un plan personnel, pour tourner le dos à cette formation. Timothy B. Schmit l’imitera peu de temps après pour aller voler avec…les Eagles. Y a des destins comme ça… (RAZOR©)   

  

1. Blue Water.

2. Fools Gold.

3. Here We Go Again.

4. Brass Buttons.

5. A Right Along.

6. Crazy Eyes.

7. Magnolia.

8. Let’s Dance Tonight.

 

Paul Cotton:guitare,chant.

Richie Furay:guitare,chant.

Rusty Young:steel guitare,guitares,chant.

Timothy B. Schmit:basse,chant.

George Grantham:batterie,chant.

Chris Hillman:mandoline.

Bob Ezrin,Paul Harris:piano

Bill Graham:violon.

Joe Lala:percussions.

LP Studio 6 - 1974

 

Pocoseven

 

POCO

SEVEN – 1974  3/5

 

Publié le 12 avril 1974.

Produit par Jack Richardson.

Durée:35:45.

Label:Epic Records.

 

Orphelin de Richie.

 

Seven. Comme pour indiquer que c’est le septième album. Original, non ? Album studio N° 6 publié en 1974, Seven est le premier sans Richie Furay, son alchimiste et membre fondateur, qui a quitté le navire pour voguer vers d’autres horizons musicaux.

Paul Cotton, Rusty Young, Timothy B. Schmit et George Grantham composent le Poco de 1974 et de Seven. Avouez qu’un Poco sans Jim Messina et Richie Furay, ça fait drôle et on demande alors à voir. Et on voit rapidement que le LP a du mal à résister à ce départ, même si ce qui fait l’identité de Poco est toujours présent en filigrane mais avec une texture plus légère. Les huit titres varient en termes de qualité. Paul Cotton a repris le flambeau tandis que Jim Messina, parti depuis un moment, retrousse les manches pour la bonne cause en venant apposer sa touche de mandoline.

Son rock Drivin Wheel permet une entame remplie de promesses, mais vite étouffées dans l’œuf, au fil de l’écoute. Un fougueux Rocky Mountain Breakdown, country rock évoquant l’Eagles du début de sa carrière, prend le relais. Timothy B. Schmit montre qu’il s’en sort plutôt pas mal au chant sur Just Call My Name, sa propre composition. Skatin, Angel, Faith In The Families, l’émouvant You’ve Got Your Reasons comptent parmi les bons morceaux de cet album trop inégal, Poco étant incontestablement orphelin de Furay.

Le mérite des membres restants est d’avoir pérennisé l’entreprise Poco et d’avoir maintenu l’affaire dans une qualité constante, une bonne énergie, quand, dans le même temps, tout le monde s’accordait à penser que le groupe allait splitter. Le turn-over ne les a finalement pas trop affectés au fil des années. Mais il en faut plus pour convaincre les fans et les sceptiques. Cantamos arrive, qui va vite rassurer ceux qui pouvaient en douter (RAZOR©).

 

1. Drivin' Wheel.

2. Rocky Mountain Breakdown.

3. Just Call My Name.

4. Skatin'.

5. Faith In The Families.

6. Krikkit's Song (Passing Through).

7. Angel.

8. You've Got Your Reasons.

 

Paul Cotton:guitare,chant.

Rusty Young:steel guitare,guitare,banjo,chant.

Timothy B. Schmit:basse,chant.

George Grantham:batterie,chant.

Jim Messina:mandoline.

Burton Cummings:claviers.

Bobbye Hall:percussions, congas.

Al Garth:violon.

LP Studio 7 - 1974

 

Pococantamos

 

POCO

CANTAMOS - 1974  5/5

 

Publié le 1er novembre 1974.

Produit par Poco.

Durée:36:39.

Label:Epic Records.

 

L'après Furay est digéré.

 

Et de deux ! Deuxième album dans la même année 1974, ce numéro 8 studio de Poco (7 si l’on ne tient compte que des LP studio), fait taire les inquiétudes nées du départ de Richie Furay, et que l’album Seven n’a pas complètement gommé malgré sa qualité.

Rusty Young, le maître es pedal steel guitare profite de cette opportunité pour s’affirmer en tant qu’auteur et compositeur et proposer ses compositions, du travail de la meilleure veine.

L’après Furay est digéré, le scepticisme des fans est jugulé et la formation reprend à son compte la recette gagnante d’un country rock qu’elle a initiée et dont elle a le secret.

Il en résulte des morceaux de grand niveau : Sagesbrush Serenade, Susannah, une ballade acoustique aux délicieuses harmonies vocales, High And Dry, le country folk Western Waterloo, le rock Another Time Around, l’excellent Bitter Blue, One Horse Blue, une pépite signée Cotton, Whatever Happened To Your Smile? magnifiquement interprété par Timothy B. Schmit.

Modèle de country rock et album incontournable de la discographie Poco, Cantamos est très consistant. Il est aussi un merveilleux dosage et mix de country, bluegrass, folk et rock. Il y a de quoi ravir tous les fans de Poco : des harmonies vocales sublimes, des guitares merveilleuses, un Rusty Young qui n’en finit plus de sortir de sa réserve, de l’énergie à revendre, des musiciens hyper doués et très motivés à prouver de quoi ils sont capables.

Cantamos place Poco sur le devant de la scène. Il y avait donc bien une vie après le retrait de Furay. Qui pouvait en douter ? (RAZOR©)

 

1. Sagebrush Serenade.

2. Susannah.

3. High And Dry.

4. Western Waterloo.

5. One Horse Blue.

6. Bitter Blue.

7. Another Time Around.

8. Whatever Happened To Your Smile.

9. All The Ways.

 

Paul Cotton:guitare,chant.

Rusty Young:guitare,steel guitare,slideguitare,dobro,mandoline,chant.

Timothy B. Schmit:basse,chant.

George Grantham:batterie,percussions,chant.

LP Studio 8 - 1975

 

Pocohead over heels

 

POCO

HEAD OVER HEELS – 1975  3/5

 

Publié en juillet 1975.

Produit par Poco et Mark Henry Harman.

Durée:36:26.

Label:ABC Records.

 

Sur ma faim.

 

En 1975, Poco délaisse Epic Records pour ABC Records. Leur premier LP pour cette nouvelle maison de disques s’appelle Head Over Heels. Rusty Young et Paul Cotton sont désormais aux manettes.

Neuvième album studio, celui-ci met en vedette certaines des bonnes pièces de Poco de l’après Furay comme le doux et harmonieux Keep On Tryin de Timothy B. Schmit, la très agréable adaptation de Dallas (écrite à l’origine par Walter Becker et Donald Fagen de Steely Dan, ce dernier apparaissant sur l’album aux synthés), Makin Love, Sittin On A Fence, Lovin’ Arms.

Pour Head Over Hells, on revient aux fondamentaux, aux racines. Le country rock y est toujours de mise, les chansons redeviennent plus courtes, les mélodies se redonnent du brillant. C’est parfois inégal, peut-être est-ce dû à la polyvalence du groupe.

Avec Poco, on a toujours le sentiment qu’il est trop country pour les fans de rock et trop rock pour les adeptes du country. Ce qui fait que, selon son humeur du jour, on est sur la réserve.

Poco reste à un très bon niveau, je ne le discute pas, mais je reste malgré tout, sur ma faim, car rien de pétillant ne se dégage vraiment. En dépit d’écoutes répétées, j’ai toujours du mal avec cet album. Je dirais donc bon, mais sans plus (RAZOR©).

 

1. Keep On Tryin'.

2. Lovin' Arms.

3. Let Me Turn Back To You.

4. Makin' Love.

5. Down In The Quarter.

6. Sittin' On A Fence.

7. Georgia, Bind My Ties.

8. Us.

9. Flying Solo.

10. Dallas.

11. I'll Be Back Again.

 

Paul Cotton:guitare,chant.

Rusty Young:steel guitare,guitare,chant.

Timothy B. Schmit:basse,chant.

George Grantham:batterie,chant.

Donald Fagen:synthétiseur.

Victor Feldman,Steve Forman:percussions.

Al Garth:violon.

Mark Henry Harman:claviers,piano,cello.

Jimmie Haskell:cordes.

Milt Holland:percussions.

Garth Hudson:claviers.

Michael Von Verdick:choeurs.

LP Studio 9 - 1976

 

Pocorose of cimarron

 

POCO

ROSE OF CIMARRON – 1976 3,5/5

 

Publié le 29 mai 1976.

Produit par Poco et Mark Henry Harman.

Durée:35:35.

Label:ABC Records.

 

Une rose sans épines.

 

Après un Head Over Heels qui a obtenu les faveurs du public et de la presse, mais pas forcément les miennes, Poco remet sur le métier l’ouvrage pour la onzième fois (dont deux live), afin de nous concocter un Rose Of Cimarron plutôt meilleur que son devancier. Nous sommes alors en 1976.

Ce disque arpente toujours les chemins du country et du bluegrass, mais d’une manière plus marquée que ce qui a été fait précédemment. Par contre, certains titres de ce LP sont moins puissants, moins hot pour le Pocoïste de la première heure que je suis. La rose en question, si elle pique, elle ne te fera donc pas grand bobo.

Cet album me semble, par contre, idéal pour les nouveaux admirateurs de Poco, pour ceux qui prennent le train en marche et qui n’ont pas encore le regard sur le meilleur de l’œuvre du méconnu Poco. Il contient, pour séduire son public, quelques morceaux de très bonne facture comme Too Many Nights Too Long (Paul Cotton y joue de la guitare espagnole et de la mandoline), Starin’ At The Sky (Al Garth, ex complice de Loggins et Messina, y fait la pige au sax), Rose Of Cimarron (une des meilleures jamais produites par Poco et que Emmylou Harris reprendra par la suite), Stealaway, un country rock typical Poco.

Rusty Young est plus présent. Il apporte quatre titres dont deux que je zappe, Company’s Comin et Slow Poke. Timothy B. Schmit, quant à lui, est en panne d’inspiration et peu prolixe. Il a été plus efficace que son Just like Me. Sans intérêt aussi P.N.S. de Paul Cotton et le Tulsa Turnaround qui ferme l’album.

C’est sur cette impression d’inachevé et de manque d’inspiration que se clôture Rose Of Cimarron. C’est bien dommage que la matière défaille car pour le reste, Poco reste Poco. Avec ses harmonies vocales, sa musicalité, ses arrangements superbes, mais bon … sur ce disque, je n’en ferai pas des tonnes (RAZOR©).

 

1. Rose of Cimarron.

2. Stealaway.

3. Just Like Me.

4. Company’s Comin’.

5. Slow Poke.

6. Too Many Nights Too Long.

7. P.N.S. (When You Come Around).

8. Starin’ At The Sky.

9. All Alone Together.

10. Tulsa Turnaround.

 

Paul Cotton:guitare,chant.

Rusty Young:steel guitarz,guitare,chant.

Timothy B. Schmit:basse,chant.

George Grantham:batterie,chant.

Al Garth:violon,flûte,saxophone,chant. 

Mark Henry Harman:claviers,céleste,cello. 

Milt Holland:percussions,marimba,washboard.

Johnny Logan:banjo.

Paul Weller:guitare,chant.

Tom Sellers:piano

Steve Ferguson:piano.

LP Studio 10 - 1977

 

Pocoindiansummer

 

POCO

INDIAN SUMMER – 1977  3,5/5

 

Publié en mai 1977.

Produit par Poco et Mark Henry Harman.

Durée:37:17.

Label:ABC Records.

 

Poco, une entreprise en fin de cycle.

 

Indian Summer suit, dans la chronologie des albums studio de Poco, le mitigé LP, c’est mon avis, qu’est Rose Of Cimmaron. Il est le douzième du nom, dixième si l’on écarte les deux live. Il est marqué par la présence, pour la dernière fois au sein de la formation, de Cotton et Young, de Timothy B. Schmit et de George Grantham, respectivement bassiste et batteur.

Globalement bon, Indian Summer est un album qui s’écoute agréablement. C’est bien chanté, bien joué avec de bonnes compositions, des mélodies fortes et un line-up de talent, mais ne révolutionne en rien le catalogue Poco, Poco entreprise en fin de cycle, dont je retiens surtout la période Furay, et dans l’après Richie, l’album Cantamos.

Poco m’a fait bander dans sa phase initiale, celle de la création d’entreprise où tout est excitant, nouveau, à développer, à promouvoir. Pour moi, c’était surtout ça, Poco. Poco demeure une belle cavalerie, mais a pris d’autres orientations qui m’ont moins séduites.

En perdant Messina, Poco a perdu gros, mais a continué dans un registre proche, avec un son qui continuait à lui être propre. Rusty Young et Richie Furay ont ensuite tenu la baraque avec talent, au point de masquer cette perte. En lisant entre les lignes, on s’aperçoit que les deux étaient surtout l’arbre qui cachait la forêt. Poco était déjà légèrement en retrait par rapport à ses débuts ; ses premiers LP sont les meilleurs et Pickin’ Up The Pieces séminal.

Depuis que Furay a quitté Poco, c’est une partie supplémentaire de l’âme du groupe, de son histoire qui foutait le camp. Le mérite est grand aux membres restants d’avoir continué à insuffler un style et un esprit fidèle à  l’éthique Poco. Et de faire de la très bonne musique mais rien de vraiment fracassant à l’instar de cet Indian Summer.

Indian Summer est un milieu de gamme de la discographie Poco. Solide, mais pas brillantissime. En tout cas, c’est le chant du cygne de ce line-up fantastique avec les pertes à venir de Schmit et Grantham.

Côté album, l’effort est appréciable, notamment sur les pistes de Schmit (Me And You, Stay, Find Out In Time). Prolifique au sein de Poco, ce dernier sera plus avare en compositions dans Eagles.

Living In The Band, Indian Summer, ainsi que Twenty Years (de Paul Cotton) sont également de qualité. Quant à Rusty Young, d’habitude si présent, il reste confiné à son seul rôle de musicien (RAZOR©).

 

1. Indian Summer.

2. Twenty Years.

3. Me And You.

4. Downfall.

5. Win Or Lose.

6. Living In The Band.

7. Stay (Night Until Noon).

8. Find Out In Time.

9. The Dance:When the Dance Is Over/Go On And Dance/Never Gonna Stop/When The Dance Is Over.

 

Paul Cotton:guitare,chant.

Rusty Young:steel guitare,guitare,chant.

Timothy B. Schmit:basse,chant.

George Grantham:batterie,chant.

Donald Fagen:synthétiseur.

Steve Forman:percussions.

Mark Henry Harman:claviers,céleste,cello.

LP Studio 12 - 1978

 

Pocolegend

 

POCO

LEGEND – 1978  3,5/5

 

Publié en novembre 1978.

Produit par Richard Sandford Orshoff.

Durée:37:54.

Label:ABC Records.

 

Enfin !

 

Poco est un groupe légendaire. Depuis le temps qu’on le pratique, on le sait maintenant. Et c’est justement par ce terme qu’il nomme son 13 ème album studio, Legend (1978), celui qui clôt sa discographie des 70’s. Ce groupe, qui court vainement après la reconnaissance, la popularité et le hit commercial, va voir le chiffre 13 lui porter chance.

En effet, cet album sera le plus grand succès de la discographie de Poco. Il aura fallu quasiment une décennie pour que les ventes suivent vraiment. L’affaire était pourtant mal engagée, dans la mesure où, après le départ plutôt bien digéré de Richie Furay depuis maintenant 4 ans, le Poco restant perd deux autres piliers, Timothy B. Schmit, envolé pour Eagles et George Grantham (présent depuis le départ).

Paul Cotton et Rusty Young s’accordent un peu de répit avec Poco et forment une nouvelle formation, le Cotton-Young Band. C’est sous cette étiquette et sous cette forme de duo que Legend va se préparer. Ayant eu vent du projet, la maison de disques ABC Records a fait l’acquisition de ce dernier pour le faire paraître sous Poco, puisque ce dernier est encore redevable à son éditeur. C’est aussi simple et mercantile que cela.

Le succès ? Le groupe le tient enfin avec Crazy Love (très doux, éthéré) et Heart Of The Night (une pure merveille), respectivement écrites par Young et Cotton, leurs deux plus grands hits à ce jour. Pour que cette réussite soit enfin palpable, Poco a été contraint de s’éloigner des sentiers battus du country-rock et de sonner différemment.

Legend est donc plus soft rock et pop. Dans ce contexte s’invitent des titres agréables comme les belles ballades que sont Spellbound, The Last Goodbye, Love Comes Love Goes et son super solo de sax signé Phil Kenzie, le tropical Barbados, Little Darlin’, plus rock,  Legend.

Bien des travaux antérieurs du groupe lui sont nettement supérieurs, mais pour une fois ça paie. Comme quoi, il n’est pas nécessaire de faire un album démentiel pour faire un tabac. Poco s’est peu être trop longtemps entêté à poursuivre dans la voix du country rock.

Les chansons sont simples, claires. Le registre musical est plus abordable par la masse. Ils ont la reconnaissance après laquelle le groupe court depuis toujours. Et ça cartonne.

Legend est donc plutôt sympathique. Dans le désert musical de cette fin de décennie, on s’en contente bien. Elle n’est pas belle la vie ? Pour l’anecdote, les nouveaux entrants sont Charlie Harrison, bassiste et Steve Chapman, batteur mais c’est trop tard, l’affaire est pliée (RAZOR©).

 

1. Boomerang.

2. Spellbound.

3. Barbados.

4. Little Darlin’.

5. Love Comes Love Goes.

6. Heart Of The Night.

7. Crazy Love.

8. The Last Goodbye.

9. Legend.

 

Paul Cotton:guitare,chant.

Rusty Young:steel guitare,guitare,chant.

Charlie Harrison:basse,chant.

Steve Chapman:batterie.

Michael Boddicker:synthétiseur.

Steve Forman:percussions.

Tom Stephenson:claviers.

Jai Winding:claviers.

Phil Kenzie:saxophone.

DISCOGRAPHIE LIVE

LP Live 1 - 1971

 

Poco deliverin 2

 

POCO

DELIVERIN’ – 1971  5/5

 

Publié le 13 janvier 1971.

Produit par Jim Messina.

Durée:39:38.

Label:Epic Records.

 

Une consécration.

 

Ce troisième LP de Poco est live. Y figurent des enregistrements en public au Music Hall de Boston et au New York Forum. A mon humble avis, ce live de 1971, Deliverin’ (album en écoute intégrale ici) est l’un des meilleurs qu’il m’ait été donné d’entendre dans le genre. Il est un aboutissement et une consécration pour tout le travail de cohésion entrepris par ce line-up dans de longues et nombreuses répétitions. Un très des grands albums du rock, assurément !

Jim Messina, depuis l’album éponyme Poco (leur 2ème, en 1970), se met en retrait avant de quitter la formation. Il fera une dernière apparition avec Poco le 31 octobre 1971 à l’Auditorium Fillmore de San Francisco, Richie Furay lui faisant manifestement trop d’ombre. Il est toutefois présent sur cet album, en tant que musicien et producteur.

Cet album déborde d’énergie avec des titres puissants comme l’acoustique You Better Think Twice de Messina, dont la version live est nettement meilleure que celle figurant sur Poco, comme A Man Like Me, une mélodie que l’on doit à Furay, C’Mon.

A noter le super meddley Hard Luck/Child’s Claim To Fame/Pickin’Up The Pieces et le final magnifique en forme de pot pourri Just In Case It Happens/Yes Indeed/Grand Junction/Consequently So Long.

Les harmonies vocales sont dignes du meilleur Poco. Jim Messina est un des plus grands guitaristes de rock mais aussi l’un des plus méconnus que la musique ait engendré ; Rusty Young n’a pas son pareil à la steel guitare. Rien que pour ces raisons, vous devez craquer pour ce Deliverin’, un monstre de Live (RAZOR©).

 

1. I Guess You Made It.

2. C'mon.

3. Hear That Music.

4. Kind Woman.

5. Medley: Hard Luck/Child's Claim To Fame/Pickin Up The Pieces.

6. You'd Better Think Twice.

7. A Man Like Me.

8. Medley:Just In Case It Happens, Yes Indeed/Grand Junction/Consequently So Long.

 

Jim Messina:guitare,chant.

Richie Furay:guitare,chant.

Rusty Young:steel guitare,guitare,chant.

Timothy B. Schmit:basse,chant.

George Grantham:batterie,chant.

 

LP LIVE - 1976

 

Pocolive76

 

POCO

LIVE – 1976  3,5/5

 

Publié le 3 avril 1976.

Produit par Poco et Mark Henry Harman.

Durée:38:21.

Label Epic Records.

 

Live Epic.

 

Cette publication de mars 1976 est le deuxième LP live de Poco après Deliverin’, sorti en 1971. Il s’appuie sur des enregistrements captés pour Epic Records. Ce sera le dernier album sous contrat avec cette firme de disques. Le groupe appartenait alors à ABC Records. Un sac de nœuds, cette affaire !

Live intègre donc des morceaux sélectionnés de prestations en public à St. Louis, Milwaukee mais des prises datant de 1974 et de 1975 et à l’Université de Yale Chronologiquement il se situe peu après la sortie de Cantamos.

Richie Furay ayant mis les voiles un an auparavant, c’est donc un quatuor composé de Rusty Young, Paul Cotton, Timothy B. Schmit et George Grantham qui assure la teneur scénique de ce live.

D’une excellent qualité sonore, ce disque vaut par certaines pistes comme l’Angel de Paul Cotton, l’intense Ride The Country de Cotton, la ballade country rock Bad Weather de Cotton et le meddley d’ouverture.

Rusty Young, instrumentaliste polyvalent et doué, apporte sa contribution et sa touche incomparable de meilleur pedal steel guitariste du moment  par le titre country rock High And Dry et Schmit avec Restrain. Derrière ses fûts, le père Grantham nous livre quelques prestations vocales inouïes  qui laisse à penser que ce mec aurait dû assurer le chant plus souvent. Dans une formation à cinq, il passait presqu’inaperçu (quoique…). A quatre, on le (re)découvre. Poco était alors en période transitoire. Il s’en sort plutôt bien. Ce live est un très bon moment à passer (RAZOR).

 

1. Medley:Blue Water/Fools Gold/Rocky Mountain Breakdown.

2. Bad Weather.

3. Ride The Country.

4. Angel.

5. High And Dry.

6. Restrain.

7. A Good Feelin' To Know.

 

Paul Cotton:guitare,chant.

Rusty Young:steel guitare,guitare,chant.

Timothy B. Schmit:basse,guitare,chant.

George Grantham:batterie,chant.

Mark Henry Harman:claviers.

 

LP Live de studio - 2010

 

Pocoreissue

 

POCO

LIVE AT COLUMBIA STUDIOS HOLLYWOOD 9-30-71 (2010)

 

Publié en 2010.

Enregistré le 30 septembre 1971.

Produit (réédition) par Joe Reagoso.

Durée:1:00.

Label:Relayer Records.

 

West Coast, quand tu nous tiens.

 

Ce CD sorti en 2010 ne fera pas d’ombre à Deliverin’, la grande référence live de  Poco, mais il ne fera pas de mal non plus à se mettre dans le cornet. En fait, Live At Columbia Studios Hollywood, daté du 30 septembre 1971, tient plus de la réunion de famille que du concert traditionnel.

Comme l’indique son nom, il s’apparente à un show en comité restreint, les studios Columbia, puisque c’est l’environnement de la maison de disques Columbia/Epic qui fait office  de cadre à cette réunion intime captée dans les conditions du direct.

Qu’à cela ne tienne, Poco y assure une prestation de qualité, pour l’occasion, spécialement dédiée à leur label Epic Records. Une centaine de privilégiés, amis, famille, gens de l’entreprise y prend part, histoire de tisser des liens entre tous les familiers du groupe américain, et, pour Poco, de régler les ultimes détails liés aux derniers changements de line-up, ainsi que de préparer les dates importantes qui s’annoncent.

Trois ans après leur naissance, Poco voit Randy Meisner rejoindre Eagles (1969/70) et Jim Messina, après deux albums, passer la main pour s’occuper du jeune Kenny Loggins. Timothy B. Schmit (futur Eagles) et Paul Cotton (Illinois Speed Press) sont désormais dans la maison avec Richie Furay, George Grantham et Rusty Young.

Ils sont les acteurs de ce disque en quatorze actes aux titres piochés dans le catalogue du Buffalo  Springfield comme Hard Luck/Child’s Claim To Fame/Pickin’ Up The Pieces ainsi que dans leurs LP précédents, Pickin’ Up The Pieces (1969), Poco (1970), Delivrin’ (1971)  et From The Inside  sorti début septembre 1971, soit quelques semaines seulement avant cette prestation.

Pendant plus d’une heure, c’est un Poco ardent et détendu, qui nous enchante en jouant une musique excitante et dynamique. C’est l’American West Coast telle que les spécialistes du genre l’aiment. Furay, Schmit, Cotton, Young et Grantham, c’est un line-up de référence de l’ère Poco, celui qui fait suite au départ de Messina .

Comme le niveau est excellent, vous savez ce qu’il vous reste à faire. Moi, c’est déjà fait. Ce country-rock là, je le vénère (RAZOR©).

 

1. I Guess You Made It.

2.  A Man Like Me.

3.  Ol' Forgiver.

4. Hear That Music.

5. Hurry Up.

6. You Are The One.

7. Bad Weather.

8. Medley: Hard Luck/Child's Claim To Fame/Pickin' Up The Pieces.

9. Hoe Down.

10. What A Day.

11. Railroad Days.

12. What If I Should Say I Love You.

13. Just For Me And You.

14. C'mon.

 

Richie Furay:guitare.

Paul Cotton:guitare.

Timothy B. Schmit:basse.

Rusty Young:steel guitare.

George Grantham:batterie.

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