Pure Prairie League.

BIOGRAPHIE.

 

PURE PRAIRIE LEAGUE/Waverly (Ohio)

 

Pure prairie league

 

Années actives:1970/1988,1998/2002,2004 à aujourd’hui.

Labels:RCA,Casablanca,Thirty Tigers.

Genre:country-rock,soft rock.

Site officiel:pureprairieleague.com

 

Sur la scène de Cincinatti.

Direction l’Ohio et Columbus pour trouver trace des premières joutes de Pure Prairie League, belle formation de country-rock fondée en 1969 par l’un des plus grands musiciens du genre, le dénommé Craig Fuller qui y cumule les fonctions de chanteur, de compositeur et de guitariste. Egalement dans le coup de cette création d’entreprise qu’il rejoint avant le premier LP, John David Call, un pote de longue date de Waverly et surtout une influence majeure en termes de pedal steel. Ainsi que George Powell, guitariste et chanteur, Jim Lanham, bassiste, Tom McGrail (Billy Hinds est à associer à ce démarrage), batteur rapidement suppléé par Jim Caughlan. Voilà pour le line-up qui, pour ses débuts, laisse une excellente impression sur la scène de Cincinnati où il évolue le plus souvent.

Pure prairie league 1

Pure prairie league now

Un catalogue très inégal.

Cela lui vaut d’être signé par RCA et d’entamer très fort et dès 1972 la discographie qu’on lui associe, un catalogue fort d’une dizaine d’albums très inégaux et valant essentiellement par ses trois premières pièces : l’éponyme Pure Prairie League, Bustin’ Out et Two Line Highway. C’est après qu’il y a de la friture sur la ligne.

Du Luke à toutes les sauces.

La première pièce de la très belle tierce discographique de PPL tisse un premier lien avec l’illustrateur Norman Rockwell, en reproduisant quasiment à l’identique, pour la réalisation de sa pochette, la couverture du Saturday Evening Post du 13.08.1927. Le personnage de Luke, sosie du modèle croqué par Rockwell dans les années 20, un certain James K. Van Brunt, est repris pour illustrer quasiment toute la discographie des 70’s et du début des 80’s. Luke apparaît en médaillon sur les deux derniers LP des 70's. Rockwell, rappelons-le, a préalablement fait une incursion dans le milieu discographique en tirant le portrait de Mike Bloomfield et Al Kooper pour les besoins du Live Adventures de 1969.

PPL, c'est le mercato d'hiver.

Pure Prairie League n’a jamais été vendeur et travailler en pure perte ou pour la gloire uniquement sape le moral des troupes. La formation se délite dès le premier album et perd Caughlan, Lanham et Call, d’où le rappel de Hinds, puis Craig Fuller qui se fait passer pour zinzin pour éviter l’armée. Entre, ça rentre, ça sort. Un vrai moulin à vent. Connor, le Ronson de Bowie, Reilly, Goshorn… c’est le mercato d’hiver.

Viré puis repris.

Fin 1974, début 1975, deux ans et demi après sa sortie sur Bustin’ Out, Amie passe régulièrement sur les ondes et intègre enfin les charts. Préalablement, RCA qui les a virés, les reprend histoire de se rembourser sur la bête.

Cette même année est publié le troisième volet du catalogue, Two Lane Highway avec Goshorn aux manettes et Chet Atkins et Emmylou Harris en guests. Le résultat est très honorable encore une fois.

Pure prairie league reilly

« Pure Prairie League a connu des changements de personnel pendant 43 ans, mais à chaque fois, ça a toujours eu un effet bénéfique et ça nous a permis de nous améliorer. Le groupe a été le tremplin pour beaucoup. Chacun a amené sa part… » (Mike Reilly)

La période de vaches maigres.

Commence alors la période de disette de Pure Prairie League. Entre les insignifiants If The Shoe Fits et Something In The Night (1981) prennent place quatre autres LP de très faible niveau. Seules les pochettes toujours réalisées sous les crayons de Rockwell demeurent dignes d’intérêt. On est alors loin de ce groupe de furieux qui enflammait les planches de Cincinatti.

L’histoire de Pure Prairie League se referme quand le dernier maillon d’origine saute. A charge pour Hinds, Connor et Reilly montés dans le train en marche de refermer la porte derrière eux, d’autant que pour RCA c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Ouste, tout le monde dehors.

Un semblant de vie accompagne l’arrivée de ce qu’il reste de PPL, en 1980, chez Casablanca Records. Quelques singles redonnent de l’espoir de pousser l’aventure un peu plus loin. Something In The Night signera leur fin. Casablanca se casse la gueule. Bref, la totale.

Le coeur de PPL bat encore très fort.

Une énième mouture a repris du service en 1998 autour de Fuller, Reilly et Connor. Elle est toujours debout aujourd’hui et on en dit le plus grand bien. En 2005, Pure Prairie League publie un nouveau disque, All In Good Time dont Craig Fuller signe 10 des 12 titres. Bonne nouvelle : il apporte la preuve que, dans le nouveau millénaire, le cœur de PPL bat encore bien fort. Et devinez qui trône sur la pochette ? Luke bien entendu (RAZOR©).

DISCOGRAPHIE 70'S.

LP Studio 1 - 1972

 

Pure pl lp 1972

 

PURE PRAIRIE LEAGUE

PURE PRAIRIE LEAGUE – 1972  4,5/5

 

Publié en mars 1972.

Produit par Bob Ringe.

Durée:32:52.

Label:RCA Records.

Genre:country-rock.

 

Pas piqué des vers.

 

Les plus anciens, et surtout les amateurs de country-rock, n’auront pas perdu de vue que PPL, alias Pure Prairie League, a tapé fort pour ce premier LP daté de 1972 (en écoute intégrale ici). Mieux, en cette même année, il bisse en proposant un Bustin’ Out de très grande tenue.

Pure Prairie Keague, groupe amerloque de l’Ohio, est réuni dans un premier temps, autour de Craig Fuller (super auteur-compositeur), Tom McGrail, Jim Caughlan, des potes de lycée, complété ensuite par George Ed Powell, Kenny May, David Workman, John Call et encore plus tard, par Jim Lanham.

De la fin des années 60 au début des années 80, Pure Prairie League a publié huit albums studio dont certains ne sont pas piqués des vers, j’entends par là le triptyque de départ, parce qu’après ça se gâte sérieusement … 

Sur ce créneau discographique de grande qualité,la bande à Fuller apporte le démenti qu’ n’y avait pas qu’Eagles pour valoriser la musique du sud et faire briller le country-rock. Ce premier album éponyme retranscrit parfaitement  le climat que tout accro du genre recherche dans cette musique ; il possède tout ce qui fait sa croustillance et que l’on affecte exclusivement aux plus grands. Dans sa phase initiale, Pure Prairie League s’èlève à leur niveau.  

D’où un premier jet très réussi, avec de belles instrumentations, de belles guitares, de belles harmonies, un Craig Fuller inspiré lyriquement. Cet album sent bon les terres arides et désertiques d’où émergent quelques cactus chétifs. Le décor est planté, chaussez vos tiags, revêtez les Stetson, le soleil va taper.

Produit par un certain Robert Alan Ringe, inconnu au bataillon, il met principalement sur le devant de la scène Tears, Take It Before Tou Go, Song Harmony notamment, mais c’est de tout un lot dont on se délecte ici.

L’originalité de cette formation et de sa production discographique réside dans l’illustration très caractéristique de ses pochettes dessinées par Norman Rockwell, artiste américain très populaire dans les années 50/60. (RAZOR©).

 

1. Tears.

2. Take It Before You Go.

3. You're Between Me.

4. Woman.

5. Doc's Tune.

6. Country Song.

7. Harmony Song.

8. It's All on Me.

 

Craig Fuller:lead guitare,chant.

George Powell:guitare,guitare rythmique,chant.

Jim Lanham:basse,choeurs.

John David Call:steel guitare.

Jim Caughlan:batterie.

Hugh McCracken:guitare.

Barbara Merrick,Starr Smith,James Westermyer "Westy":choeurs.

LP Studio 2 - 1972

 

Purepl bustin

 

PURE PRAIRIE LEAGUE

BUSTIN’ OUT – 1972  4,5/5

 

Publié en octobre 1972.

Produit par Bob Ringe,Susan Ruskin,Don Wardell.

Durée:34:36.

Label:RCA

Genre:country-rock.

 

La meilleure publicité pour PPL.

 

Réflexion faite, il n’a pas tort du tout Michael Reilly, bassiste arrivé après la publication de Bustin’ Out (en écoute intégrale ici) et qui allait devenir le bassiste emblématique de PPL, quand il avance dans une récente interview  que Pure Prairie League possédait des harmonies vocales parmi les meilleures du country-rock.

C’est en tout cas ce qu’il ressort de l’album éponyme précédent et de Bustin’ Out, tous deux publiés en 1972, auxquels il n’a pas eu la chance d’appartenir. Entre mars et octobre 1972, il ne fallait pas s’attendre à ce que les LP en question ne soient pas sur la même ligne, quoi que le changement de line-up aurait pu laisser supposer une orientation nouvelle.

Cette doublette discographique a beau être excellente, elle n’en a pas moins fait des mauvais scores dans les bacs. Pour corriger le tir et rééquilibrer les comptes, la critique leur a réservé le meilleur accueil qui puisse être.

Parallèlement, Fuller rencontre des problèmes pour chercher à échapper à ses obligations militaires et amène le groupe à déménager, ce qui n’est pas du goût de tout le monde, et notamment de Caughlan et Lanham. Ils mettent le clignotant et quittent Pure Prairie League à l’amorce du second jet.

Dans le même temps, arrivent Billy Hinds, Michael Connor, et, ô surprise, Mick Ronson, proche de David Bowie. Tout est prêt pour débuter les séances d’enregistrement du deuxième LP, Bustin’ Out (1972).

Craig Fuller, l’objecteur de conscience, et George Powell ne laissent à personne le soin de se coller à l’écriture et Mike Ronson se charge tout spécialement des arrangements. Le coup est payant, l’album est excellent, mais ne récolte les lauriers que plus tard (en 1975), après qu’Amie eut droit à des passages en boucle sur les ondes.

Le contrat est renégocié par MCA et Bustin’ Out, réédité et reboosté, atteint son objectif : être enfin reconnu comme un des très bons albums de country-rock. Ce qu’il est indéniablement.

En focalisant les attentions sur Amie, une référence parmi les chansons du genre, c’est tout le LP qui a pu être revisité et revalorisé. Ainsi on redécouvre ici de la qualité à Angel #9 et Leave My Heart Alone, on attribue à l’album de belles mélodies country-rock, ce qui ne se discute même pas.

Certains osent  la comparaison tantôt avec Poco, tantôt avec Eagles, c’est flatteur mais ça se joue à ce niveau ; d’autres les installent dans un costume qui s’avèrera bien vite trop grand pour eux, mais Pure Prairie League n’a jamais rien revendiqué. Bref, tout et n’importe quoi est dit. Laissons parler et profitons du plaisir que nous procure Bustin’ Out, d’autant que le soufflé va vite retomber.

Les pistes citées préalablement sont très bien ; rajoutons-y Jazzman, Early Morning Riser et Falling In And Out Of Love. Bustin’ Out et son prédécesseur sont la meilleure publicité pour Pure Prairie League. Plus grand chose ne vous retiendra sous le casque dans ce qui va suivre. Autant le savoir et s’y préparer en usant les deux premiers disques jusqu’à la corde (RAZOR©).

 

1. Jazzman.

2. Angel No. 9.

3. Leave My Heart Alone.

4. Early Morning Riser.

5. Falling in and out of Love.

6. Amie.

7. Boulder Skies.

8. Angel.

9. Call Me, Tell Me.

 

Craig Fuller:basse,guitare,guitare électrique,chant.

George Powell:guitare,guitare électrique,chant.

Billy Hinds:batterie.

Dianne Brooks:chant,choeurs.

Steven Edney:choeurs.

Al "Brisco" Clark:steel guitare.

Michael Connor:piano,claviers.

Bob Ringe:percussions,marimba.

James Rolleston:basse.

Mick Ronson:guitare,chant,choeurs.

Michael Connor:piano.

Gary Smith:guitare.

LP Studio 3 - 1974

 

Pure pl two lane

 

PURE PRAIRIE LEAGUE

TWO LANE HIGHWAY – 1975  3,5/5

 

Publié en avril 1975.

Produit par John Boylan.

Durée:32:10.

Label :RCA Records.

Genre :country-rock.

 

Avec ou sans Fuller, ça tient encore la route.

 

Two Lane Highway (en écoute intégrale ici) est l’album de Pure Prairie League qui a rencontré le plus grand succès dans les charts US puisqu’on le retrouve en 24ème position au Billboard. Cette reconnaissance du public n’en fait pas pour autant une réussite artistique. De la trilogie la plus juteuse des gars de l’Ohio, c’est celui pour lequel j’en pince le moins même s’il s’en sort encore bien par rapport à la suite. C’est le son qui me gêne.

Trop lissé, trop calibré pour faire de la FM. La réussite antérieure mais tardive d’Amie, leur hit référence, engendre assurément ce positionnement commercial. Pour moi, il est trop marqué comparé à ce qui précède. Ce qui faisait la force et l’intérêt de Pure Prairie League et qui les assimiler à des Poco n’est pas reproduit ici.   

A ce moment de sa carrière, Pure Prairie League subit la perte de Craig Fuller, son songwriter attitré. C’est son remplaçant, Larry Goshorn, un ancien du Sacred Mushroom qui reprend le flambeau de l’écriture. Il ne vient pas les mains dans les poches et signe cinq originaux sur les onze titres de Two Lane Highway. Laissons-lui le fait qu’il s’en sorte honorablement.

Si le son n’est plus en rapport avec les deux albums précédents, le troisième volet de PPL, pour lequel Chet Atkins, Emmylou Harris, Don Felder et Johnny Gimble ont fait le déplacement, a quand même de quoi faire parler favorablement de lui.

La ballade Runner, Sister’s Keeper, Kansas City Southern (qui ouvre les concerts), le up-tempo Pickin’ To Beat The Devil, la chanson titre Two lane Highway, le funny I’ll Change Your Flat Tire Merle sont autant de bons moments à passer en compagnie d’un groupe qui a la bonne inspiration de ne pas faillir au niveau de ses harmonies vocales, toujours aussi belles et efficaces.

Cette groupe, avec ou sans Fuller, a encore de l’allure. Two Lane Highway est depuis un classique de PPL, signe qu’il plaît ; les chiffres sont plus éloquents que n’importe quel commentaire, y compris le mien. (RAZOR©).

 

1. Two Lane Highway.

2. Kentucky Moonshine.

3. Runner.

4. Memories.

5. Kansas City Southern.

6. Harvest.

7. Sister's Keeper.

8. Just Can't Believe It.

9. Give Us a Rise.

10. I'll Change Your Flat Tire, Merle.

11. Pickin' to Beat the Devil.

 

George Ed Powell:guitare,chant.

Larry Goshorn:guitare,chant.

John David Call:steel guitare,banjo,dobro,chant.

Michael Connor:claviers.

Michael Reilly:basse,chant.

Billy Hinds:batterie.

Chet Atkins:guitare.

Vincent DeRosa:cor français.

Don Felder:mandoline.

Johnny Gimble:violon.

Emmylou Harris:chant.

Steven Edney:chant,congas.

John Rotella:clarinette,claviers.

Sid Sharp:concert master.

LP Studio 4 - 1976

 

Pure pl if the shoe fits

 

PURE PRAIRIE LEAGUE

IF THE SHOE FITS – 1976  2,5/5

 

Publié début 1976.

Produit par John Boylan.

Durée:33:34.

Label:RCA Records.

Genre:country-rock.

 

Crise chez PPL.

 

Je vais certainement me faire tailler par les tifosi de Pure Prairie League pour descendre du train à la station If The Shoe Fits (en écoute intégrale ici), mais bon, j’en prends le risque. Je ne vais pas être langue de bois, d’autres actuellement s’en chargent largement.

On n’accrochera pas de nouveau wagon à la belle discographie que le groupe, alors emmené par Larry Goshorn, s’est constitué jusqu’à cet album qui marque le début de la fin. Le répertoire est pauvre, rien n’accroche et les acteurs ont beau être compétents, ils jouent ce qu’on leur met sous la dent. Et ici, la matière est désespérément absente au point que pour boucler le lot on se permet de reprendre That’ll Be The Day, écrite par Buddy Holly et Jerry Allison.

Cette couverture qui ouvre le N°4 de Pure Prairie League (1976) ne masque pas la pauvreté de ce qui suit. Je n’ai rien contre les reprises, sauf si elles apportent un plus. Ce n’est malheureusement pas le cas de cette interprétation classique et sans surprise. Buddy Holly doit se retourner dans sa tombe…  Je ne vais pas tergiverser et faire de la ligne pour le seul plaisir de noircir du papier et de donner plus de corps à une chronique qui au premier coup d’œil va faire tristounette dans la vitrine. Mais bon, c’est comme ça…

If The Shoe Fits est dans la même lignée que Dance qui arrive. Ou inversement. Pauvre année 1976… et on peut remonter ainsi jusqu’en 1981. Il n’est plus rien qui nous rappelle cette belle gâchette du country-rock. Plus rien du tout, il faut le savoir et éviter de tomber le museau dedans. Si vous êtes venus pour du vrai country-rock de chez papa, allez voir ailleurs (RAZOR©).

 

1. That'll Be the Day.

2. I Can Only Think of You.

3. Sun Shone Lightly.

4. Long Cold Winter.

5. Lucille Crawfield.

6. Gimme Another Chance.

7. Aren't You Mine.

8. You Are So Near to Me.

9. Out in the Street.

10. Goin' Home.

 

John David Call:banjo,dobro,steel guitare.

Michael Connor:claviers.

Larry Goshorn:guitare.

Billy Hinds:batterie.

George Powell:guitare,chant.

Michael Reilly:basse.

LP Studio 5 - 1976

 

Pure pl dance

 

PURE PRAIRIE LEAGUE

DANCE – 1976  2,5/5

 

Publié en juillet 1976.

Produit par Alan V. Abrahams,John Boylan.

Durée:33:08.

Label:RCA Records.

Genre:country-rock.

 

Circulez, y a rien à voir.

 

Circulez, y a rien à voir. Plus rien. Vous avez fait le déplacement pour quedal. Dance (en écoute intégrale ici) n’en a pas plus dans le slibard que le If The Shoe je-ne-sais-plus-quoi qui précède. Shoe…  caillou, hibou, pou, genou, bijou, qu’importe, il ne vole pas plus haut que le quatrième album et les suivants que Pure Prairie League enchaîne jusqu’en 1981, ce qui l’amène à rendre les clés du camion et à aller, un peu plus trop que prévu, à la pêche dans le lac Erie.

Seule la pochette séduit encore. Elle est même un putain de leurre dans la mesure où elle peut laisser supposer un univers de franche récréation, festif et propice à se dégourdir les arpions pour peu que quelques godets de sky ne viennent s’entasser dans le cornet. Ponctué d’une accroche invitant à la danse, quel blaireau pouvait-il ne pas croire que l’endroit est supposé de belles réjouissances ? A moins de suivre les bestiaux depuis que leur beau country-rock originel a commencé à meubler les bacs des disquaires, on a 9 chances sur 10 de tomber dans le panneau.

Personnellement, j’ai zappé ce Dance de PPL (1976) car, en toute honnêteté, il ne me correspond pas, comme ne me correspond plus le Pure Pairrie League de l’après Two Lane Highway. Peu de choses me rattachent  à ce disque dont je ne suis pas un tout un adepte. Rien ne me fait frétiller ici. Pas un de mes orteils n’a daigné réagir aux complaintes du moment avant que n’arrive All The Lonesome Cowboys. Le dernier titre. Trop tard. Pas contre pour les verres de Sky, je ne pouvais pas faire autrement que d’y souscrire, des fois que…

Heureux doivent vraisemblablement être ceux qui lui trouvent un intérêt. J’en suis fort aise pour eux. Sorry, mais à part All The Way, Catfishin, original et amusant, et le morceau final, la seule chose à retenir de cet album, c’est le jeu de pedal steel du sieur John David Call. Ce qui, vous en conviendrez, est très insuffisant pour en faire un disque à avoir dans sa collection. A moins que vous n’ayez du fric à foutre en l’air auquel cas je vous refile mon numéro de compte (RAZOR©).


1. Dance.

2. In the Morning.

3. All the Way.

4. Living Each Day.

5. Fade Away.

6. Tornado Warning.

7. Catfishin'.

8. Help Yourself.

9. San Antonio.

10. All the Lonesome Cowboys.

 

George Ed Powell:guitare,chant.

Larry Goshorn:guitare,chant.

John David Call:steel guitare,banjo,dobro,chant.

Michael Connor:claviers.

Michael Reilly:basse,chant.

Hinds:percussions,batterie.

Andy Stein,Charles Veal:violon.

LP Studio 6 - 1978

 

Pure pl just fly

 

PURE PRAIRIE LEAGUE

JUST FLY – 1978  2/5

 

Publié en mars 1978.

Produit par Alan V. Abrahams.

Durée:34:32.

Label:RCA Records.

Genre:country-rock.

 

Tout fout le camp.

 

Tout fout le camp autour de Pure Prairie League. Déjà que sa discographie part en sucette depuis 1975, voilà que les acteurs clés et qui maintiennent encore le navire à flot se mettent à le quitter. A l’appel de ce sixième LP, Just Fly (en écoute intégrale ici), sorti en mars 1978, Call, le très précieux pedal steel guitariste, celui qui maintient encore le pâle intérêt pour PPL met les voiles quelques temps avant que le groupe ne se retrouve pour Just Fly. C’en est trop.

Même Luke, le fidèle personnage croqué sur les disques de PPL n’est plus l’élément central de la pochette. Il apparaît en médaillon comme pour rappeler qui fut ce brillant groupe de country-rock qui visiblement continuer à couper la branche sur laquelle il est assis et à persister dans un genre où artistiquement parlant, il n’a plus sa place. Enlevez-lui les harmonies vocales dans lesquelles il est toujours expert et vous avez fait le tour du propriétaire.

Ce qui revient à dire que cet album est sur la même ligne que les deux précédents et que le suivant viendra malheureusement compléter. Les Groshorn font désormais la paire, Tim ayant rejoint Larry.

Dance et If The Shoe Fits (1976) sont des grosses désillusions. Jamais deux sans trois : Just Fly ne vole pas plus haut. On oublie. Pauvre Powell qui reste le seul de la formation de départ et qui doit se demander ce qu’il fout dans ce binz (RAZOR©).

 

1. Place in the Middle.

2. Slim Pickin's.

3. Love Will Grow.

4. You Don't Have to Be Alone.

5. Love Is Falling.

6. Just Fly.

7. Lifetime.

8. Working in the Coal Mine.

9. My Young Girl.

10. Bad Dream.

 

Larry Goshorn:guitare,chant.

Tim Goshorn:guitare,chant.

George Powell:guitare,chant.

Michael Reilly:basse,chant.

Michael Connor:claviers.

Billy Hinds:batterie.

LP Studio 7 - 1979

 

Pure pl can tholdback

 

PURE PRAIRIE LEAGUE

CAN’T HOLD BACK – 1979  2/5

 

Publié en juin 1979.

Produit par Howard Albert,Ron Albert.

Durée:38:08.

Label:One Way.

Genre:country-rock.

 

A part Gill, White Line et Misery Train … nada.

 

Can’t Hold Back est l’album par lequel Vince Grant Gill intègre la maison Pure Prairie League. Sorti en 1979, alors que de la mouture initiale constituée dix ans auparavant, il ne reste plus personne, ce disque n’a de PPL que le nom, car pour le reste, il relève de la même insignifiance que le lot qui précède depuis If The Shoe Fits.

Vince Gill prend le relais de Larry Goshorn, parti avec son frangin Tim dans la poche. Gill, countryiste de la nouvelle génération, rejoint le groupe de l’Ohio en qualité de chanteur et de compositeur en chef. Il y signe les trois derniers de Pure Prairie League avant de voler de ses propres ailes.

Son arrivée ne change pas grand-chose au problème. Vince est talentueux mais ne peut masquer à lui seul les carences qui affectent la formation depuis un moment, depuis le départ de Craig Fuller notamment.

Le PPL pop-rock de Gill n’a que peu de communes mesures avec ce qu’on prêtait de croustillant à la mouture d’origine. En magasin, il n’a plus rien qui puisse porter haut et fort les couleurs du sud. Par contre pour les radios, il a le profil du bon client.

Même le dernier membre, Powell, a quitté le bateau… Mais bon, ce qui arrive depuis trois albums à PPL, ça a également touché meilleurs, donc on ne va pas tirer sur l’ambulance. On boucle le chapitre PPL et on se dit que c’était un sacré groupe, il y a 7/8 ans. Leur septième LP ? Deux étoiles pour les seuls White Line et Misery Train. C’est le tarif depuis trois ans (RAZOR©).

 

1. I Can't Hold Back.

2. I Can't Believe.

3. Rude Rude Awakening.

4. White Line.

5. Misery Train.

6. Restless Woman.

7. I'm Goin' Away.

8. Jerene.

9. Livin' It Alone.

10. Fool Fool.

11. Goodbye So Long.

 

Patrick Bolen:guitare acoustique,guitare,chant.

Michael Connor:synthétiseur,claviers.

Vince Gill:guitare acoustique,banjo,dobro,guitare,violon,chant.

Michael Reilly:basse,chant.

Billy Hinds:batterie.

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