The Flying Burrito Brothers.

BIOGRAPHIE.

 

THE FLYING BURRITO BROTHERS/Los Angeles (Californie)

 

Flying burrito brothers

 

Années actives:1968/1972,1975/1980,1985/2001,2013 à aujourd’hui.

Moutures:1968/1980 (The Flying Burrito Brothers),1980/1987 (The Burrito Brothers), 2002/2009 (Burrito Deluxe), 2009/2012 (The Burritos).

Genre:country-rock.

Label:A&M,Columbia,Curb.

Site:www.burritobrother.com

 

En quittant, en 1968, les Byrds pour créer les Flying Burrito Brothers, Gram Parsons donne un futur au country-rock. Cette même année, quelques semaines auparavant, Gram Parsons, amateur de musique country, contribue grandement à faire de Sweetheart Of The Rodeo des Byrds, enregistré à Nashville, le point de départ et la norme d’un country-rock alors naissant.

Flying burrito 1

Flying parsons hillman

Flying 2

Au motif de ne pas honorer une tournée sud-africaine des Byrds, Gram Parsons, tout juste enrôlé par la bande à McGuinn suite au départ de David Crosby et de Michael Clarke, laisse tomber le groupe phare américain du moment pour fonder le Flying Burrito Brothers avec Chris Hillman (également Byrds), expert en bluegrass, folk et country et intéressé par le projet de son pote.

L’histoire retiendra ce groupe comme un des plus grands et des plus influents de toute la musique, celui qui a forgé définitivement le lien entre rock et country et qui a inventé le mot country-rock.

En dépit d’une carrière toujours active aujourd’hui, le Flying Burrito Brothers vaut principalement par sa mouture plus ou moins d’origine, celle qui a œuvré de 1968 à 1972, quoi que le départ de son fondateur Gram Parsons en 1970 ait déjà porté un coup fatal à  cette formation séminale de l’Américan West Coast.

A sa suite, Hillman, avec lequel la brouille est de plus en plus marquée, tente un temps de maintenir le navire à flot mais, quand le groupe perd un à un ses meilleurs éléments dont Bernie Leadon qui va crer Eagles, comprend très vite que c’est peine perdue et répond favorablement à l’offre de Stephen Stills de fonder Manassas dans lequel il embarque Al Perkins.

Rick Roberts, le remplaçant de Parsons, assure alors les engagements en cours avant d’aller former Firefall pour lequel il débauche le batteur maison, Michael Clarke, encore un ex-Byrds. C’en est donc terminé des Flying Burrito Brothers première version.

Tous les œufs n’ont pourtant pas été écrasés. La preuve : le bassiste Chris Ethridge et le pedal steel guitariste Sneaky Pete Kleinow, autrement dit la moitié du line-up de la première heure et les acteurs du mythique The Gilded Palace Of Sin (1969) reprennent le flambeau en 1975, le catalogue des californiens étant reboosté par la mort du génial Gram Parsons.

Flying hillman

« Gram, quand nous avons commencé ensemble dans le Flying Burrito Brothers était cohérent, puis nous l’avons perdu. Mais avant cela, nous avons eu cette merveilleuse vision à la base de toutes ces bonnes chansons, voire grandes chansons comme Sin City, un titre que même les Byrds n’ont pas eu.

Beaucoup d’entre elles venaient de la vision de Gram à l’époque. Il était bon à cette période et le premier LP, The Gilded Palace Of Sin, était super. Comme la première année, elle a été grande. Et nous l’avons perdu. Jagger, les Stones, c’est là où nous l’avons perdu. Il avait du talent et beaucoup de charme, Gram.» (Chris Hillman)

A l’origine de la reformation, Chris Ethridge passe la main et le témoin à Skip Battin mais Columbia lâche les Flying Burrito Brothers, faute de réussite commerciale. La formation se délite dans la seconde partie des 70’s. Difficile d’imaginer qu’un groupe à l’avant-garde du country-rock disparaisse alors que le country-rock trouve un regain d’intérêt auprès du public…

John Beland et Gib Guilbeau, au début des années 80, Sneaky Pete Kleinow sous l’identité de Burrito Deluxe avec Garth Hudson (Band) osent certaines réincarnations du Flying Burrito Brothers, mais sans réel succès. Ce groupe, arrêté en 2000 par Beland, appartient à son passé et il est louable que les bonnes volontés actuelles réunies autour de ce nom anthologique continuent à le faire exister.

The Gilded Palace Of Sin est le vrai grand disque des Flying Burrito Brothers. Il marque les débuts de l’exceptionnel American Cosmic Musician qu’est Gram Parsons, entré avec Hillman, parmi les tandems d’écriture les plus influents du rock. On dit aujourd’hui Parsons/Hillman comme dit Jagger/Richards ou Lennon/McCartney (RAZOR©).

DISCOGRAPHIE 60'S/70'S.

LP Studio 1 - 1969

 

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THE FLYING BURRITO BROTHERS

THE GILDED PALACE OF SIN – 1969  5/5

 

Publié en février 1969.

Produit par Henry Lewy,Larry Marks, The Flying Burrito Brothers.

Durée:37:24.

Label:A&M Records.

Genre:country-rock.

 

Une référence country.

 

Gram Parsons et Chris Hillman quittent les Byrds pour former le Flying Burrito Brothers. Parsons prend le chant, les claviers et la guitare. Hillman chante aussi et tient la guitare rythmique et mandoline. Au côté des deux créateurs de cette unité essentielle du rock, Sneaky Pete Kleinow à la pédale steel guitare, Chris Ethridge à la basse électrique et au piano.

L’implication dans cette nouvelle entreprise se fait juste après que les deux ex-Byrds aient contribué à la référence country du groupe alors leader américain, l’énorme Sweetheart Of The Rodeo (1968).

Parsons et Hillman sont des dingues de country moderne et signent ce magnifique album produit par le magicien des pupitres, Henry Lewy : The Gilded Palace Of Sin (en écoute intégrale ici), publié à la sortie de l’hiver 68/69.

Ecrit principalement par les deux compères du Burrito Manor, une maison située dans la vallée de San Fernando, le résultat est merveilleux avec des mélodies surprenantes, accrocheuses, sans contestation aucune, les meilleures du duo Parsons/Hillman.

Parsons, notamment, n’avait pas son pareil pour pondre des gâteries country. Sa carrière individuelle en fourmille. Il nous en fournit l’heureux constat ici avec Hot Burrito 1 et 2, Sin City. Comme tous les très bons groupes de cette époque (et leur grands albums), Flying Burrito Brothers  ne rencontre pas le succès commercial  mérité, à sa sortie. Je dis mérité, parce que pour ce qui est espéré, il n’en était pas question au regard du peu d’adeptes que le country-rock fédère alors dans son élan. L’honneur est sauf depuis, et de nombreux groupes ont puisé leur inspiration dans ce genre.

Le LP suscite malgré tout les vocations : Emmylou Harris, Linda Ronstadt, les Eagles). La profession ne se trompe pas, la critique non plus qui plébiscite cette musique. Le public attendra encore un peu.

Cet album m’a surpris par sa délicatesse, sa douceur, son côté mélodieux. Parsons, au chant, n’a jamais été aussi convaincant, les harmonies vocales jamais été aussi efficaces en soutien et la steel guitare du dénommé Sneaky Pete Kleinow est une pure merveille. Elle est le cordon ombilical entre la country et le rock psychédélique.

Ce disque est leur référence artistique ; des Gilded Palace Of Sin, il n’y en aura plus dans la carrière du groupe, comme vous pouvez les compter sur les doigts d’une seule main dans le catalogue de tout le country-rock réuni. Si je ne l’ai pas écouté mille fois, je ne l’ai pas écouté une fois. Je l’ai toujours aujourd’hui à portée de main, c’est dire. Laissez-vous tenter, le jeu en vaut la chandelle (RAZOR©).

 

1. Christine's Tune.

2. Sin City.

3. Do Right Woman.

4. Dark End Of The Street.

5. My Uncle.

6. Wheels.

7. Juanita.

8. Hot Burrito #1.

9. Hot Burrito #2.

10. Do You Know How It Feels.

11. Hippie Boy.

 

Gram Parsons:chant,guitare rythmique,piano,orgue.

Chris Hillman:chant,harmonies vocales,mandoline,guitare rythmique

"Sneaky" Pete Kleinow:pedal steel guitare.

Chris Ethridge:basse,piano.

Jon Corneal:batterie sur 1/3/4/5/7.

Popeye Phillips:batterie sur 8/9/11.

Eddie Hoh:batterie sur 2/10.

Sam Goldstein:batterie sur 6.

David Crosby:choeurs sur 3.

LP Studio 2 - 1970

 

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THE FLYING BURRITO BROTHERS

BURRITO DELUXE – 1970  4/5

 

Publié en avril 1970.

Produit par Jim Dickson,Henry Lewy.

Durée:33:08.

Label:A&M Records.

Genre:country-rock.

 

Plus rock que country.

 

Frustré par l’insuccès du pourtant génial Gilded Palace Of Sin (1969), Chris Ethridge, bassiste, met les pouces. Il ne faut plus compter sur lui, du moins pour l’instant. A la basse, c’est un autre Chris qui s’y colle : Chris Hillman. Le monsieur a un beau pédigrée (ex-Byrds), aucune inquiétude à avoir. Bernie Leadon arrive en renfort à la guitare. L’homme n’est pas un manchot, il rejoindra les Eagles par la suite.

Les Byrds ayant déjà alimenté le Flying Burrito Brothers (Parsons et Hillman) avec succès, c’est de ce côté que Michael Clarke, nouveau batteur, est recruté. The Gilded Palace Of Sin a consommé quatre batteurs, souvenons-nous. Avoir son batteur maison n’est donc pas un luxe. Sneaky Pete Kleinow (pedal steel guitare), Gram Parsons, jusqu’alors point focal du groupe, complètent le line-up qui attaque l’enregistrement de ce Burrito Deluxe de 1970, leur deuxième LP.

Avec un tel parterre de cadors, la voie est royale pour le Flying Burrito Brothers. Et là, légère déception. Serait-ce le fait de manger des grives, qui fait du mal à avoir à se contenter de merles ? Placé dans la foulée d’un disque extraordinaire, référence absolue de leur discographie, et qui a défini le genre country-rock (The Gilded Palace Of Sin), tout le monde attend beaucoup, trop peut-être, de cet album. Il n’est pas moins bon, il est simplement différent, en ce sens qu’il est plus rock que country. Il s’est souvent fait taillé à tort.

Cet album a son quota de bonnes chansons. Mais Parsons, habituellement sur le devant de la scène, et songwriter en chef, semble se désintéresser de ce Burrito Deluxe, s’en foutre comme de l’an quarante et a la tête ailleurs. Drogue ou projets perso ? Il mettra les voiles, juste après.

Cela se ressent dans une écriture devenue moins séduisante, Parsons étant particulièrement effacé. Toujours est-il que cet album mérite mieux que ce qui a pu en être dit et rien ne justifie pour autant de le dévaloriser à ce point.

En dépit d’être installé dans l’ombre de son illustre aîné, Burrito Deluxe demeure encore très probant, au moins autant, sinon plus que de nombreux albums de country rock que j’ai pu entendre depuis. Mes préférences vont à la reprise de Dylan, If You Gotta Go, Go Now, High Fashion Queen, formidable country rock, le décontracté Farther Along, God’s Own Singer, Lazy Days, le classique Cody Cody, Older Guys, Image Of Me, Man In The Fog et cette merveilleuse reprise des Stones, Wild Horses, un an avant que la bande à Jagger/Richards ne le couche sur Sticky Fingers.

Moralité de l’affaire : si cet album n’est pas la pièce maîtresse de l’œuvre des Flying, il n’en demeure pas moins un très bon album et certainement pas ce qu’ont pu en dire certains détracteurs. Redécouvrez ce qu’était leur sémillant country-rock d’autant que derrière cet album, et là je suis entièrement d’accord avec la majorité des fans, les bons moments sont rares. Du bon temps, il y en a encore à passer ici, même si Burrito Deluxe  sonne plus rock que country (RAZOR©).

 

1. Lazy Days.

2. Image of Me.

3. High Fashion Queen.

4. If You Gotta Go, Go Now.

5. Man in the Fog.

6. Farther Along.

7. Older Guys.

8. Cody, Cody.

9. God's Own Singer.

10. Down in the Churchyard.

11. Wild Horses.

 

Gram Parsons:chant,guitare rythmique,claviers.

Chris Hillman:chant,basse,mandoline.

Sneaky Pete Kleinow:pedal steel guitare.

Bernie Leadon:chant,guitare,dobro.

Michael Clarke:batterie.

LP Studio 3 - 1971

 

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THE FLYING BURRITO BROTHERS

THE FLYING BURRITO BROS – 1971 3,5/5

 

Publié en juin 1971.

Produit par Jim Dickson,Bob Hughes.

Durée:36:15.

Label:A&M Records.

Genre:country-rock.

 

A un Gram près.

 

L’âme des Flying Burrito Brothers, Gram Parsons, s’en va, dans le prolongement d’un Burrito Deluxe laissant le public sur sa faim, ce dernier lui reprochant vraisemblablement le côté trop rock de ce disque après le country-rock de rêve pratiqué sur The Gilded Palace Of Sin. Néanmoins, Burrito Deluxe reste un bon album.

Gram se sépare du groupe qu’il a monté de toutes pièces avec Hillman. Le binôme de Parsons prend de suite conscience de la lourde perte que les Flying restants vont devoir digérer. Un bleu-bite du nom de Rick Roberts, inconnu au bataillon, est sollicité pour reprendre, poste pour poste, le rôle dévolu à Parsons. Gonflée la manœuvre car on ne remplace pas un zigoto de la trempe de Parsons en claquant des doigts. C’est qu’il a du casier, le Gram.

Rick Roberts ne se dégonfle pas, fait valoir des qualités de chanteur soft rock et surtout, de compositeur. C’est qu’il va falloir s’y coller à l’écriture et avoir le même talent que le Gram, ou au moins s’en approcher, sous peine de voir le Flying Burrito Brothers s’enliser et rapidement rejoindre la longue liste des groupes éphémères.

Cet album de 1971 est le juge de paix d’un Roberts motivé que l’on retrouve derrière 7 des 10 titres (dont 4 en co-signature avec Hillman) de The Flying Burrito Bros, troisième LP studio, par ailleurs complété par des reprises de Merle Haggard, de Gene Clark et de Bob Dylan.

Dans cette galère où il ne faut pas se louper, le puceau s’en sort plutôt bien et, s’il n’arrive pas à faire oublier le maître, il livre une copie plus qu’honorable, faisant de cet album faussement éponyme, un travail pas très éloigné, en qualité, du niveau de Burrito Deluxe.

Plus que les mots, l’écoute vous renverra  les bons sentiments que j’ai à son endroit : le plaintif Colorado (qui fait penser à White Shade Of Pale), le Gene Clark de service, Tried So Hard, le co-écrit Roberts/Hillman All Alone, Four Days Of Rain, Hand To Mouth, Why Are You Crying et son banjo délicieux. Roberts en arrive à supplanter Gram Parsons…en personne ?  Pas vraiment impressionné par l’ampleur de la tâche, le petit a montré qu’il avait des burnes et a plutôt bien réussi son examen de passage.

Hélas, ça ne paie toujours pas commercialement et ça sent le roussi pour les Flying Burrito Brothers de cette période de vaches maigres. Bernie Lindon, Sneaky Pete Kleinow, lassés de tant de galères, préfèrent se tourner vers des horizons plus lucratifs. Mais de cela, il en sera question dans le prochain épisode des aventures de Flying Burrito Brothers (RAZOR©).

 

1. White Line Fever.

2. Colorado.

3. Hand to Mouth.

4. Tried So Hard.

5. Just Can't Be.

6. To Ramona.

7. Four Days of Rain.

8. Can't You Hear Me Calling.

9. All Alone.

10. Why Are You Crying.

 

Rick Roberts:chant,guitare rythmique.

Chris Hillman:chant,basse.

Sneaky Pete Kleinow:pedal steel guitare.

Bernie Leadon:chant,guitare,banjo.

Michael Clarke:batterie.

Earl P. Ball:piano.

Bob Gibson,Mike Deasy:guitare.

LP Live 1 - 1972

 

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THE FLYING BURRITO BROTHERS

LAST OF THE RED HOT BURRITOS – 1972 4,5/5

 

Publié en mai 1972.

Produit par Jim Dickson.

Durée:3 :45.

Label:A&M Records.

Genre:country-rock.

 

Comme dit dans le titre: c’est le dernier.

 

Des membres d’origine, seul Chris Hillman est sur ce disque de 1972. Gram Parsons ? Parti après Burrito Deluxe. Sneaky Pete Kleinow ? Parti après l’album éponyme de 1971 pour officier comme musicien de session. Bernie Leadon ? Envolé pour les Eagles.

Entre temps, le groupe a embauché en lieu et place des deux démissionnaires, Al Perkins (pedal steel guitare) et Roger Bush à la basse et ajoute un guitariste en la personne de Kenny Wertz ainsi qu’un violoniste, Byron Berline, habitué à tourner sur tous les projets de ses potes de la west coast.

Avec Hillman, Roberts et Clarke, ils constituent le line-up qui figure sur ce Last Of The Red Hot Burritos de 1972. A peine sorti (ou pas encore achevé), Hillman s’investit aussitôt dans Manassas (avec Perkins), Berline, Bush et Wertz s’en vont aussi. Il appartient au seul Roberts de pérenniser l’affaire Flying Burrito Brothers. Il préfèrera dissoudre le groupe l’année suivante.

A & M, la maison de disques ne lui ayant pas fait confiance pour réaliser un nouvel album studio, c’est ce live qui sortira pour permettre au contrat initial d’être respecté.

Last Of The Red Hot Burritos contient des titres de l’époque Parsons comme Christine’s Tune, My Uncle, Hot Burrito #2, High Fashion Queen, des country basiques, comme Six Days On The Road, Orange Blossom Special, des merveilles comme Ain’t That A Lot Of Love et du bluegrass, style de predilection de Chris Hillman (Dixie Breakdown, Don’t Let Your Deal Go Down).

Musicalement, ce live est très bon. Le line-up est top niveau, jouant remarquablement et avec émotion leur adieu à la scène sous l’étiquette Flying Burrito. Il est un de mes préférés du catalogue (RAZOR©).

 

1. Christine's Tune (A.K.A. Devil in Disguise)

2. Six Days on the Road.

3. My Uncle.

4. Dixie Breakdown.

5. Don't Let Your Deal Go Down.

6. Orange Blossom Special.

7. Ain't That a Lot of Love.

8. High Fashion Queen.

9. Don't Fight It.

10. Hot Burrito #2.

11. Losing Game.

 

Chris Hillman:chant,basse,mandoline.

Rick Roberts:chant,guitare rythmique.

Al Perkins:pedal steel guitarr,lead guitare.

Kenny Wertz:chant,guitare,banjo.

Michael Clarke:batterie.

Byron Berline:violon.

Roger Bush:basse acoustique,guitare acoustique (overdubbed/6).

Earl P. Ball or Spooner Oldham:piano (overdubbed sur 8/11).

LP Studio 4 - 1975

 

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THE FLYING BURRITO BROTHERS

FLYING AGAIN – 1975  3/5

 

Publié en octobre 1975.

Produit par Norbert Putnam,Glen Spreen.

Durée:32:08.

Label:Columbia Records.

Genre:country-rock.

 

Retour moyen.

 

L’auteur-compositeur et fondateur de Flying Burrito Brothers, le génial Gram Parsons, premier musicien à avoir introduit la country traditionnelle dans le rock, n’est plus depuis 1973, mort d’une overdose. C’était écrit. Alors lorsque le Flying Burrito Brothers se reconstitue en 1975, après avoir été dissous par Rick Roberts, deux ans avant, toutes les pensées vont vers lui. Muet depuis sa tournée européenne en 1973, c’est sous le commandement des partenaires de la première heure de Parsons, Chris Ethridge et Sneaky Pete Kleinow, détenteurs  des droits juridiques leur permettant d’exploiter le nom, que ce qu’il reste du groupe américain d’origine, effectue son come-back.

Columbia les signe pour ce qui est un come-back surprenant. De là à être une opération gagnante, c’est une autre histoire. Pour s’atteler à ce qui est le quatrième album studio, Flying Again, publié en fin d’année 1975, l’ex-Canned Heat Joe Scott Hill (basse et chant), Gib Guilbeau (chant et violon) et Gene Parsons (ex-Byrds et batteur et harmoniciste), homonyme du grand Gram mais avec lequel il n’a aucune parenté, rejoignent le groupe.

Flying Again est souvent terne et ennuyeux et les fans qui n’ont pas encore fait le deuil de la perte de leur charismatique leader, s’opposent frontalement à ce disque, trop éloigné de l’ère Parsons. Et quand on est contre, on casse systématiquement, on refuse obstinément de chercher s’il y a matière à quelques réjouissances. Flying Again est ainsi rejeté au motif qu’il ne véhicule plus la pétillante cosmic country de Parsons.

Un moment, ça va. C’est bon. On met le mouchoir sur la perte, on cesse de pleurnicher, de geindre, de comparer et on se recentre sur l’essentiel : la matière, les acteurs, leur jeu et la prod.

Cet album distribue les rôles, partage les fonctions vocales, répartit l’écriture, reprend George Jones et Dan Penn. Il n’est pas génial, je confirme mais il a le mérite d’exister, et ce, même s’il est le moins bon de la discographie des Flying Burrito Brothers avec son suivant qui lui est bien pire encore. Beaucoup d’artistes se seraient contentés de ce moyen de gamme sur lequel je coche les excellents Bon Soir Blues, Building Fires, Why Baby Why et Hot Burrito #3 (RAZOR©).

 

1. Easy to Get On.

2. Wind and Rain.

3. Why Baby Why.

4. Dim Lights, Thick Smoke (And Loud, Loud Music).

5. You Left the Water Running.

6. Building Fires.

7. Sweet Desert Childhood.

8. Bon Soir Blues.

9. River Road.

10. Hot Burrito #3.

 

"Sneaky" Pete Kleinow:pedal steel guitare.

Chris Ethridge:basse.

Joel Scott Hill:chant,guitare.

Gib Guilbeau:chant,violon.

Gene Parsons:chant,batterie,guitare,harmonica.

LP Studio 5 - 1976

 

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THE FLYING BURRITO BROTHERS

AIRBORNE – 1976  2,5/5

 

Publié en juin 1976.

Produit par John Fischbach.

Durée:40:25.

Label:Columbia Records.

Genre:country-rock.

 

Quel intérêt ?

 

La prestation sur Airborne (en écoute intégrale ici), LP de juin 1976 n’est guère plus convaincante que sur son devancier. De moyenne sur Flying Again, la prestation sombre ici dans la médiocrité. L’histoire repasse les plats.

Pour ce cinquième opus studio, Chris Ethridge, à l’origine de la reformation il y a un an, quitte les siens et laisse le strapontin libre à Skip Battin (ex-Byrds, bien entendu !).

Deuxième album estampillé Columbia, il est ponctué par un énième échec commercial, comme beaucoup de travaux du groupe (hormis les deux premiers). Columbia les lâche, suite à Airborne et le Flying Burrito Brothers se liquéfie dans la deuxième partie des années 1970.

Country rock dont on attendait quand même qu’il divertisse un tantinet, au choix de titres pas toujours judicieux, Airborne s’éloigne, fortement et de manière frappante, de l’identité chère du groupe. Quel était le sens de cette reformation ? De ses deux albums de 75 et 76 venant ternir un catalogue qui s’en tirait pas mal jusqu’alors, malgré tout ce qui est venu se mettre en travers de cette formation et de sa carrière ? Difficile à dire. Il est trop tard pour savoir.

Pour l’heure, contentons-nous du She’s A Sailor de Stevie Wonder, de Northbound Bus et de Toe Tappin Lusic (de Guilbeau). Flying Burrito Brothers a vécu. Il est quand même difficile à admettre que cette formation à l’avant-garde du country rock, disparaît au moment où le country-rock trouve un regain d’intérêt auprès du public. Décidément, il n’est pas un train qu’ils aient su ou pu prendre en marche (RAZOR©).

 

1. Out of Control.

2. Waitin' for Love to Begin.

4. Toe Tappin' Music.

5. Quiet Man.

6. Northbound Bus.

7. Big Bayou.

8. Walk on the Water.

9. Linda Lu.

10. Border Town.

11. She's a Sailor.

12. Jesus Broke the Wild Horse.

 

"Sneaky" Pete Kleinow:pedal steel guitare.

Skip Battin:chant,basse.

Joel Scott Hill:chant,guitare.

Gib Guilbeau:chant,violon.

Gene Parsons:chant,batterie,guitare,harmonica.

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