The Stone Poneys.

BIOGRAPHIE.

 

 

THE STONE PONEYS/Los Angeles (Californie – USA)

 

Stone poneys intro

 

Actif entre 1965 et 1968.

Label:Capitol Records.

Genre:folk-rock,country-rock,rock.

 

Juste faire de la bonne musique.

Depuis le début du 3ème millénaire, la discographie de Linda Ronstadt se fait moins prolifique et, dans le même temps, ses apparitions publiques se raréfient à un point tel que son éloignement inquiète de plus en plus ses fans qui la savent, comme elle l'a dénoncé dans sa biographie (Simple Dreams/2010), atteinte de la maladie de Parkinson.

Stone poneys 2Les Stone Poneys... Stone poneys linda ronstadt...de Linda Ronstadt.Stone oneys sceneUne chanteuse très populaire aux States.

Stone poneys 1Un trio majeur sur Los Angeles.

Stone poneys different drum Different Drum, aux portes du top 10.

Le 23 août 2013, alors que son affection s'est aggravée, la native de Tucson (Arizona) révèle officiellement qu'elle est désormais en incapacité de chanter. Après avoir écarté toute possibilité d'un retour sur scène, elle déplore alors, abattue et résignée, être contrainte d'arrêter sa carrière.

Elle ne chante plus que dans sa tête.

Si le choc est rude pour ses admirateurs, Linda, de son côté, traverse une période personnelle compliquée, tant elle a toujours été très attachée à son métier et ne l'est pas moins aujourd'hui.

Elle a donc assisté, à distance, à son intronisation au Rock and Roll Hall Of Fame et au bel hommage donné en son honneur à cette occasion par les Bonnie Raitt, Sheryl Crow, Stevie Nicks, Carrie Underwood, Emmylou Harris et Glenn Frey, ses proches et émules.

Entre 2014 et 2018, pour pallier son impossibilité physique de continuer à faire son métier et combler les attentes de ses supporters, elle jette toute ses forces dans des spectacles plus ciblés, plus ponctuels par lesquels elle tente de garder le contact avec tous ceux qui l'aiment. Mais elle ne chante plus, sauf dans sa tête...

Ses représentations occasionnelles, organisées autour d'un diaporama compilant photos, vidéos et audios de l'artiste, piloté depuis un ordinateur (A Conversation With Linda Ronstadt), sont désormais tout ce que Linda a à offrir.

Un bilan éloquent.

Star internationale, ce qu'elle n'a jamais voulu être, Linda referme donc, à la désolation générale, une carrière débutée au milieu des 60's, forte de plus d'une quarantaine d'albums personnels.

Elle affiche par ailleur 120 collaborations avec ses confrères ; son parcours est auréolé de brassées de Grammy Awards (17), de 19 disques d'or, 14 de platine, 7 multi-platine, couronnée de 6 couvertures du Time.

Ce bilan, complété par 10 singles placés dans le top 10 (You're No Good, When Will I Be Loved, Heat Wave, Blue Bayou, It's So Easy, Ooh Baby Baby, How Do I Make You, Hurt So Bad, Don't Know Much Somewhere Out There), lui a permis de vendre plus de 100 millions de disques et d'être à un moment de sa carrière, l'artiste féminine la mieux payée du rock.

Les Stone Poneys comme marchepied.

Pour celle qui prétendait n'avoir comme seule ambition que de vouloir juste faire de la bonne musique, son parcours, partagé entre le rock et la country-rock pour l'essentiel, le folk-rock, la pop, le punk-rock, la new wave, le music hall, la musique mariachi traditionnelle, celle afro-cubaine et pour enfants, le cajun, le jazz et même l'opéra, est exceptionnel.

Linda est reconnue aujourd'hui comme une des voix les plus populaires de la musique américaine. Le marchepied à ce CV professionnel élogieux s'appelle les Stone Poneys.

C'était le premier groupe majeur de la Princesse de Laurel Canyon et il a conditionné toute la suite...

Au début des années 60, alors que l'ère du folk prend le relais du rock and roll, Linda, son frère Peter et sa sœur aînée Suzi, évoluent au sein d'une formation familiale, The Three Ronstadts qui interprète des classiques de folk, de country et de bluegrass de leur enfance.

Le pif de Bob Kimmel.

Leur chemin croise celui de Bob Kimmel, un musicien local, lequel séduit par la voix de cette jeune fille de 15 ans, propose un rapprochement entre la fratrie et son groupe. Cette fusion aboutit aux New Union Ramblers se produisant dans les clubs et cafés de la région de Tucson.

Kimmel pressent un grand avenir dans la chanson à cette gamine qui a envoyé promener ses études et, quand il déménage à Los Angeles pour donner de l'élan à sa carrière (1963), il convainc la jeune fille de le rejoindre.

Un an plus tard, l'arizonienne s'installe à Laurel Canyon, le quartier hippie incontournable des artistes et traîne-savates de Los Angeles.

Dans cette communauté artistique créative et inspirée, terreau de la scène folk-rock à venir, Linda espère y trouver les moyens de réaliser ce à quoi elle s'est toujours attachée : faire de la musique sa vie et que sa musique soit la meilleure possible.

Une attraction majeure de la région de L.A.

Kimmel et Linda forment alors un trio acoustique avec Kenny Edwards, un guitariste-bassiste angelin (1965). Les Stone Poneys sont nés, qui permettent à Linda de faire ses véritables débuts sur le circuit professionnel. Leur identité est inspirée par la chanson du bluesman du Delta, Charley Patton, The Stone Poney Blues ou Pony Blues.

Stone poneys bobby kimmel

« J'ai dit à Linda que si elle venait à Los Angeles, nous obtiendrons un contrat d'enregistrement. J'ai rencontré ce guitariste nommé Kenny Edwards au Troubadour, le lieu de convergences des musiciens du moment. Il n'était qu'un gamin comme Linda. Il avait probablement son âge - dix-sept ans. J'avais trois ans de plus que Linda, il me semble. Je lui ai assuré qu'avec elle comme chanteuse, nous serions signés, parce qu'à cette époque, beaucoup de jeunes artistes moins talentueux que Linda étaient engagés les yeux fermés. » (Bobby Kimmel)


 

Le trio devient rapidement une attraction majeure de la région de Los Angeles, jouant notamment sur la scène du Troubadour où la jeune fille apparaît au milieu de ses collègues, pieds nus et court vêtue.

Les Stone Poneys pratiquent un folk-rock convaincant qui les amène à ouvrir pour les stars du moment ; ils ne passent pas inaperçus dans le landerneau californien au point de séduire Nik Venet, le producteur folk-rock alors en vogue chez Capitol Records.

Le label les signe pour trois albums. Celui qui ouvre le catalogue, éponyme, est enregistré à la fin de l'année 1966 et sort en janvier de l'année suivante. Il marque les premiers enregistrements officiels de Linda.

Quand sa carrière prendra de l'envergure, le-dit LP sera réédité (mars 1975) et renommé The Stone Poneys Featuring Linda Ronstadt ; la réédition prend place au 172ème rang du Billboard.

Le trio, ici agrémenté d'une section rythmique, s'appuie des chansons signées Kimmel et Edwards et tissées autour d'harmonies à trois voix. Ce format ne permet pas encore à Linda de donner sa pleine mesure.

Par ailleurs, sur ses performances en solo, elle n'affiche pas encore la confiance qu'on lui reconnaîtra plus tard.

Evergreen, un premier véritable tremplin pour Linda.

Pour Evergreen Vol. 2 (juin 1967), l'implication de Linda aux harmonies est considérablement réduite et elle a la primauté de quasiment tous les titres. L'album tourne autour de son indiscutable argument vocal et prend une dimension autrement plus intéressante que son prédécesseur.

Commercialement, Evergreen touche sa cible, porté par l'excellent Different Drum (de Mike Nesmith), une chanson qui échoue aux portes du top 10 du Billboard 100 (N°12).

Signe de l'envergure prise par sa jeune chanteuse, Kimmel et Edwards, contrairement aux deux opus précédents, n'apparaissent pas en couverture du troisième LP (Linda Ronstadt – Stone Poneys And Friends, Vol III/avril 1968) laissant cet honneur à Linda.

La fin d'une histoire, le début d'une légende...

Le torchon brûle entre les deux mâles du groupe réduits, pour le coup, à des rôles de faire-valoir, et le label.

Capitol mise désormais tout sur la chanteuse et fait comprendre à ses deux partenaires que l'avenir se fera sans eux. Appuyé par Nick Venet, l'étiquette est prête à tout sacrifier pour soutenir le potentiel de Linda.

Si Edwards quitte les Stone Poneys pendant les sessions d'enregistrement, Kimmel assure encore la tournée qui s'engage derrière (début 1968), avant de prendre ses distances dans le courant de cette même année.

Linda Ronstadt commence alors une carrière solo qui s'éloigne de la musique folk pour se tourner vers la country et le rock. Avec la réussite que l'on sait (RAZOR©2022).

MON CHOIX DISCOGRAPHIQUE.

LP Studio 2 - 1967

 

Stone poneys evergreen vol 2 1967

 

THE STONE PONEYS

EVERGREEN VOL 2 – 1967  4/5

 

Publié en juin 1967.

Produit par Nick Venet.

Durée:32:51.

Label:Capitol Records.

Genre:folk-rock.

 

Linda...dmirable.

 

5 mois après avoir publié un premier LP éponyme rapidement rentré dans le rang, les Stone Poneys y vont d'un second disque, autrement plus intéressant que son prédécesseur.

Pour l'occasion, c'est la juvénile Linda Ronstadt qui se colle au chant et ça change forcément la donne, bien qu'elle n'en soit encore qu'à ses balbutiements dans la profession.

La jeune fille, fraîchement débarquée à Los Angeles, fait montre d'une forte personnalité ainsi que d'un talent indéniable. Sa prestation contribue à faire de ce lot le véritable centre d'intérêt de la discographie du trio angelin initié par Bobby Kimmel, assisté de Kenny Edwards.

Evergreen Vol 2 est particulièrement bien accueilli par le public et l'interprétation de Different Drum (signé Mike Nesmith des Monkees), placée sous la direction du visionnaire Nick Venet, flirte avec le top 10 du Billboard (N°12).

La qualité de cet album masque les fissures qui lézardent alors le trio. Sur le point de se dissoudre car le label n'a d'yeux que pour sa jeune artiste féminine, ce dernier dépose les armes dans la foulée, Capitol jouant délibérément la carte de Linda Ronstadt dont le potentiel est énorme. Sa performance est une motivation suffisante pour faire sien cet opus remarquable (RAZOR©2022).

 

1. December Dream.

2. Song About The Rain.

3. Autumn Afternoon.

4. I've Got To Know.

5. Evergreen (Part One).

6. Evergreen (Part Two).

7. Different Drum.

8. Driftin.

9. One For One.

10. Back On The Street Again.

11. Toys In Time.

12. New Hard Times.

 

Bobby Kimmel:guitare.

Kenny Edwards:guitare,sitar.

Linda Ronstadt:chant,harmonies vocales.

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