Barry White.

BIOGRAPHIE.

 

BARRY WHITE/Los Angeles (Californie – USA)

 

Barrywhite intro

 

Né Barrence Eugene Carter, le 12 septembre 1944 à Galveston (Texas),décédé le 4 juillet 2003 à Los Angeles (Californie).

Actif entre 1963 et 2003.

Labels:20th Century Records,Disc AZ,Philips,A&M Records,Mercury Records.

Genre:R&B,soul,funk,disco.

 

Le maestro de l'amour.

Dire que le King a suscité la vocation à la musique de nombre d'artistes tient du lieu commun. Qu'il ait eu une influence sur Barry White n'est pas plus surprenant, sauf, peut-être, de par les circonstances dans lesquelles s'est fait ce ralliement soudain à Elvis...

Barrence Eugene Carter a 17 ans et, lui et son frère, accumulent les larcins dans leur quartier de South Central (Los Angeles) où il s'affichent avec des gangs de jeunes délinquants peu recommandables et au casier judiciaire noirci comme le bottin.

Les Carter sont craints et respectés, mais surtout coutumiers des visites au poste de police ; leurs mauvaises fréquentations vont un peu plus les précipiter là où ils devaient immanquablement finir : derrière les barreaux.

Quand Barrence se fait pincer pour le vol de 300 pneumatiques chez un concessionnaire Cadillac local, le préjudice est estimé à environ 30.000 dollars et la peine d’emprisonnement qui en découle est à la hauteur du délit commis : 4 mois de taule.

Barrywhite young 1Barrence Eugene Carter alias Barry White...Barrywhite 1...le maestro de l'amour...Barrywhite let the music play single...faiseur de tubes.Barrywhite stone gonStone Gon' (1973), son excellent deuxième LP.Barrywhite staying powerSon 20ème et dernier album (1999).

Plus de 150 millions d'albums vendus.

Dans sa cellule, alors qu'il médite sur ses actes délictueux, la radio diffuse It's Now Or Never, qui amène le colosse texan à s'interroger sur le sens de sa vie.

Dès lors qu'il entend la chanson de Presley, il est touché par les paroles, au point de jurer les grands Dieux que lui et la délinquance, ce sera de la vieille histoire dès l'instant même où il quittera sa geôle. Et il tint promesse.

Il pousse sa décision de s'acheter dorénavant une conduite en se lançant, comme son inspirateur, dans une carrière musicale dont, le moins que l'on puisse dire, est qu'elle fut exceptionnelle.

Fut, car Barry n'est plus depuis le 4 juillet 2003, date à laquelle il décède d'unes suites de graves problèmes rénaux.

Hospitalisé depuis septembre de l'année précédente après l'avoir préalablement été à l'été 1999 pour des problèmes d'insuffisance rénale due à une hypertension chronique, il était mis sous dialyse et dans l'attente d'un donneur pour une transplantation.

Celle-ci n'ayant pu avoir lieu, l'artiste à la voix de baryton-basse s'éteint à 58 ans, laissant derrière lui une œuvre matérialisée par la vente de plus de 100 millions d'albums.

Cette dernière est récompensée par trois Grammy Awards et forte de plusieurs succès mémorables (You're The First, The Last, My Everything, Can't Get Enough Of Your Love, Babe, Never, Never Gonna Give You ou encore Let The Music Play).

Grande figure de la musique noire américaine, Barry White,surnommé le Maestro de l'amour pour son côté séducteur, a dédié 30 années de la nouvelle vie qu'il s'était fixée à la soul et au disco...

De la production au chant.

Venu au monde au Texas (Galveston) mais privé de la présence paternel dès l'âge de 6 mois (abandon de foyer), Barrence est élevé essentiellement par sa mère qui lui enseigne le piano.

Il ne donne pas suite à cet apprentissage, préférant aller faire les 400 coups avec son frère dans les rues mal famées de la banlieue de L.A. Il y récolte le séjour en prison précédemment évoqué corrigé par la prise de conscience née de la révélation qu'a eu sur lui It's Now Or Never.

Son entrée dans le milieu de la musique se fait par l'intégration d'un petit groupe sans importance mais qui, plus que jamais, conforte sa détermination de se ranger définitivement des voitures.

Après avoir initialement vendu des hamburgers, puis des jouets, il rencontre Bob Keene, le boss des labels Del-Fi et Mustang-Bronco, lequel lui apprend à dompter les tables de mixage avant de prendre part, grâce à Gene Page et les Supremes, à ses premières séances d'enregistrement (Forever Came Today).

Il est convaincu que son avenir est là ; c'est donc comme producteur qu'il ouvre sa carrière, même s'il étend ses compétences à la batterie, au travail de studio et à l'écriture.

De Gene West à Barry White.

Barry ne tarde pas à travailler pour son compte puisque, dès 1969, il monte deux sociétés, Sa-Vette Publishing et Sa-Vette Productions et produit aussitôt un trio vocal féminin à fort potentiel, Love Unlimited, dans lequel il rencontre sa future épouse (Glodean James).

Par leur intermédiaire, il entre pour la première fois dans les charts avec Walking In The Rain (N°14).

Cette réussite suscite en lui des envies d'épouser une carrière de chanteur. Il l'amorce timidement sous le pseudo de Gene West avant que l'agent artistique Larry Nunes ne l'incite à aller de l'avant et à ne pas céder au découragement.

La meilleure réponse que Barry oppose à ses doutes se traduit par deux top 10 durant l'année 1973 ; Never Never Gonna Give Ya Up (N°7) et, mieux encore, I'm Gonna Love You Just A Little More Baby qui fait N°3. Entre les deux I've Got So Much To Give se place à une honorable 32ème place.

Une carrière vouée au funk et au disco.

Ce dernier titre nomme le premier album de White, N°1 du Billboard R&B et N°16 du Billboard 200, réalisé chez 20th Century (il auto-produit tous ses albums de la période 73/79 pour cette étiquette), filiale de Century Fox ; il est tiré vers le haut pas les singles précédemment énoncés et donne le ton que va prendre une carrière menée essentiellement dans le funk et le disco.

Stone Gon' (octobre 1973) et Can't Get Enough (août 1974), toujours pour le même label, fait des scores identiques à ses prédécesseurs. Barry est sur une bonne dynamique et continue de placer ses singles au Billboard, Can't Get Enough Of Your Love Babe (N°1) et You're The First The Last My Everything (N°2).

Les charts britanniques s'ouvrent également à l'artiste, ces mêmes titres s'y positionnant respectivement au 8ème et 1er rang. Cerise sur le gâteau, le troisième LP est aussi entré dans les classements des 500 meilleurs disques de tous les temps (Rolling Stone).

Just Another Way To Say I Love You (mars 1975), Let The Music Play (janvier 1976), Is This Whatcha Won't (novembre 1976), Barry White Sings For Someone You Love (août 1977), The Man (septembre 1978) et I Love To Sing The Songs I Sing (avril 1979) maintiennent Barry White sur le devant de la scène disco.

Par ailleurs, il continue de pointer régulièrement dans les charts (Don't Make Me Wait Too Long, I'm Qualified To Satisfy You, It's Ecstasy When You Lay Down Next To Me, Playing Your Game Baby, Oh What A Night For Dancing, Your Sweetness Is My Weakness, Just The Way You Are...).

Barry white ivan devaney portrait

« All Around The World est extrêmement influencée par Barry. Il a été ridiculisé à l'époque du disco, mais il faut vraiment le respecter en tant qu'artiste soul. La version album de son single Let The Music Play a une intro parlée d'une minute et demie environ. Nous avons repris ce principe, plus court, pour rendre hommage au Barry White de cette période. Nous étions nerveux à l'idée de ce qu'il pouvait en dire, mais il a été très gentil. Barry et Lisa se sont très bien entendus pour ce duo. » (Ivan Devaney)

Barry rentre dans le rang...

En 1979, Barry quitte 20th Century pour fonder son propre label, Unlimited Gold. Il y publie son 10ème album studio, The Message Is Love (octobre 1979) qu'il auto-produit une nouvelle fois.

Cette première sortie sur sa propre étiquette ne se traduit pas pour autant par un succès dans les bacs. La presse spécialisée n'est pas plus enthousiaste.

Cet échec commercial et critique donne le ton de la suite de sa carrière. Barry White ne place plus un seul LP dans le top 100 du Billboard durant la décennie qui suit, annonçant un artiste en flagrante perte de vitesse. Il est aussi un homme lourdement affecté par la mort de son frère Darryl (1983).

...avant un retour en grâce dans les 90's.

Il s'éloigne alors du disco pour se rapprocher de la soul et du rap, de la dance music, partage différents projets avec sa femme, Lisa Stanfield, Chaka Kahn, Quincy Jones.

Barry opère un come-back fulgurant en 1994 avec son opus The Icon Is Love pour lequel il obtient deux Grammy Awards (Soul Train Music Award/1995 et meilleur album R&B/soul masculin – 1996) et est nominé dans la catégorie meilleur album R&B.

Staying Power (1999) confirme ce retour réussi avant que ses premiers ennuis de santé ne viennent le priver d'activité. Ce vingtième album studio est aussi son ultime (RAZOR©2022).

MON CHOIX DISCOGRAPHIQUE.

LP Studio 2 - 1973

 

Barrywhite stone gon

 

BARRY WHITE

STONE GON' – 1973  4,5/5

 

Publié en octobre 1973.

Produit par Barry White.

Durée:37:49.

Label:20th Century.

Genre:R&B,soul,disco.

 

Marchepied pour le 7ème ciel.

 

Deuxième pièce de la discographie de Barry White, Stone Gon' développe une telle sensualité qu'il a du, j'en suis persuadé, servir de disque de chevet pour accompagner les ébats amoureux de nombreux couples.

C'est un bel album que cette deuxième levée discographique du catalogue de Barrence.

Sa voix envoûtante et dynamique est une des clés de la réussite de Stone Gon' mais la richesse et la volupté des arrangements (de Barry et Gene Page) sont également un facteur de l'intérêt que les fans portent à ce disque soul-pop de 1973, réalisé pour le compte de 20th Century.

Stone Gon' est dans le moule de tout ce que le maestro de l'amour a produit dans la première moitié des 70's.

Le lot des 5 chansons chatoyantes et suaves ici collectées (on peut même parler de symphonies au regard du raffinement des arrangements) est particulièrement sensible, sensuel, émouvant, séducteur, autant d'arguments qui en font une écoute très agréable et le terrain privilégié pour s'égarer sexuellement.

Si les têtes de pont sont ici les incontournables Honey Please, Can't Ya See et Never, Never Gonna Give Ya Up, You're My Baby, Girl It's True Yes I'll Always Love You ou Hard To Believe That I Found You sont autant de marchepied pour le 7ème ciel (RAZOR©2022).

 

1. Girl It's True, Yes I'll Always Love You

2. Honey Please, Can't Ya See.

3. You're My Baby.

4. Hard To Believe That I Found You

5. Never, Never Gonna Give Ya Up, You're My Baby.

 

Barry White:chant,arrangements.

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