DR. John.

BIOGRAPHIE.

 

 

DR. JOHN/La Nouvelle-Orléans (Louisiane – USA)

 

Dr john intro

 

Né Malcolm John Rebennack, le 20 novembre 1941 à La Nouvelle-Orléans où il meurt le 6 juin 2019.

Actif entre le milieu des 50's et 2019.

Labels:Atco,Blue Note.

Genre:blues,rock,R&B,funk,soul,boogie-woogie,jazz,swing,zydeco,cajun,swamp rock,New Orleans,piano blues.

Site officiel:nitetripper.com

 

Le Sorcier blanc de La Nouvelle-Orléans.

Pianiste, guitariste, chanteur, songwriter, Malcom John Rebennack, alias Dr.John, natif de La Nouvelle-Orléans, tient son nom de scène d'un praticien vaudou du 19ème siècle débarqué dans la cité louisianaise en provenance d'Haïti.

Dr. John a exprimé son talent dans divers genres musicaux qui l'ont amené à passer allègrement du jazz au blues, du blues à la pop, de la pop au boogie-woogie en passant par le rock 'n' roll, du funk au zydeco et à la musique cajun au swamp rock, en passant par le rock psychédélique.

Véritable messager visionnaire, affublé du surnom de Sorcier Blanc de la Nouvelle-Orléans, il a consacré toute sa carrière à pérenniser et à animer, l'héritage musical de NOLA (NOuvelle-Orléans LouisianA).

Forte personnalité, bête de scène, pittoresque (il était toujours affublé de costumes loufoques de Mardi-Gras, colorés, avec plumes, perles, accessoires et couvre-chefs burlesques), le délirant Rebennack a développé une œuvre personnelle aussi inventive que débridée, authentique et originale, où la théâtralité, l'extravagance et le vaudouisme avaient toute leur place.

Dr john 1Malcolm John Rebennack : un messager visionnaire.

Dr john tenuesDr John : un personnage pittoresque.

Dr john 3Artiste majeur de La Nouvelle-Orléans.

Dr john 4Fidèle jusqu'à sa mort à l'esprit de NOLA.

Dr john the metersThe Meters.

Dr john hall of fameIntronisé au Rock 'n' roll Hall Of Fame.

Dr john gris grisGris-Gris, son chef d'oeuvre (1968).

Dr john ske datSon hommage à Louis Armstrong (2014).

Le monde entier a le blues.

Sa démarche d'une vie lui vaut d'être considéré aujourd'hui comme la mémoire vivante et l'indéfectible icône de la culture de sa ville de cœur, comme l'ambassadeur et l’esprit du populaire quartier de Crescent City, sorte de croissant le long du Mississippi où la vieille ville a logé les premiers français.

Intronisé au Rock And Roll Hall Of Fame en mars 2011, Dr. John a décroché par ailleurs six fois Grammy Awards. Sa discographie ne compte pas moins d'une trentaine d'albums studio et près d'une dizaine de LP en public. On taira par pudeur le nombre de ses collaborations et projets parallèles.

Son expertise de musicien et de chanteur (il chantait en créole aussi) et son statut d'artiste majeur de La Nouvelle-Orléans lui valent de collaborer aux projets des plus prestigieux de ses confrères du milieu comme les Stones, Mike Bloomfield, Van Morrison, B.B. King, Eric Clapton, The Band, Jerry Garcia, Santana, Allman Brothers Band, Johnny Winter, Ringo Starr, Willy DeVille...

Bien que se sachant en mauvaise santé (35 ans d'héroïne), Dr. John n'en réunit pas moins toutes les énergies qu'il a en lui pour signer, avant de partir, un ultime hommage au père-fondateur du jazz néo-orléanais Louis Armstrong, qui a contribué à son initiation musicale, via l'album au nom facétieux, Ske-Dat-De-Dat The Spirit Of Satch (2014). Juste retour des choses. Entre grands de ce monde, c'est comme ça...

Mort en juin 2019, la nouvelle de son décès subit (crise cardiaque) fait l'effet d'une bombe. Un pan entier de la culture de NOLA s'effondre. Sa personnalité, haut en couleurs, ainsi que sa forte influence dépassent alors largement le cadre de la musique. Si La Nouvelle-Orléans pleure son enfant, c'est le monde entier qui a aujourd'hui le blues...

Louis Armstrong, Fats Domino, Little Richard et Professor Longhair...

Enfant de Dorothy Cronin, ancienne mannequin, et de Malcom John Rebennack Sr., commerçant en électroménager, radios, sonos et TV et disquaire occasionnel, Dr. John naît le 20 novembre 1941 (La Nouvelle-Orléans), dans un contexte familial mélomane et un environnement urbain dans lequel la musique a toute son importance.

Malcom Junior grandit au son des disques de blues, de jazz et de country de papa, des Big Bill Broonzy, King Oliver, Louis Armstrong, Hank Williams, de Roy Rogers. Il est élevé au rythme de la musique qui inonde la vie de son quartier de Third Ward, celui-là même que l'ouragan Katrina a momentanément rayé de la carte, le 29 août 2005.

Très jeune, Mac profite des relations paternelles pour fouler les studios d'enregistrement J & M de Cosimo Vincent Matassa, lesquels ont joué un rôle important dans le développement du son R & B, du rock et de la soul des 50's et 60's.

Il y croise la route des Guitar Slim, Little Richard, Fats Domino, des familiers de l'endroit. The Fat Man (1949) et Tutti Frutti (1955) y ont été enregistrés. Le jeune ado assiste aussi à de nombreux concerts locaux.

Sa rencontre, à 14 ans, avec le chanteur et pianiste Professor Longhair, alias le Bach du Rock 'n' Roll, créateur du R & B de la Nouvelle-Orléans qu'il a façonné depuis le milieu des 40's, conforte sa vocation pour la guitare et la musique en général et le persuade de poursuivre plus loin encore, jusqu'à se produire dans les clubs de la région.

Son destin bascule soudainement.

L'enseignement jésuite n'étant pas son truc, il fait vite le choix de son avenir. Il tourne, à 15 ans, le dos à l'école, pour rebondir vers les studios où il est employé comme musicien de sessions et d'accompagnement pour des artistes comme Art Neville, Earl King, Allen Toussaint, James Booker ou Joe Tex.

Cette première vraie épreuve lui permet d'apprendre à produire des morceaux et d'entrer au service d'Ace Records, un an plus tard. Après quelques expériences de groupes à la fin des 50's (Mac Rebennack & The Skyliners, Frankie Ford & The Thunderbirds, Jerry Byrne & The Loafers, avec Charlie Miller...) avec lesquels il sillonne la Louisiane, son destin bascule subitement.

Dans un club de Jackson (Mississippi), alors qu'il est impliqué dans une bagarre, une fusillade le blesse gravement à l'annuaire de la main gauche.

Ce handicap l'oblige à renoncer à la guitare, à se tourner un temps vers la basse avant de s'orienter exclusivement vers le piano, pour lequel il a des dispositions avérées.

Le Professor Longhair va alors s'avérer son meilleur précepteur. Mac devient un excellent pianiste (début des 60's), mais le musicien prometteur se laisse alors déborder par l'homme.

Dérive personnelle.

Les premiers problèmes avec la justice s'installent. A force de rencontrer des musiciens noirs dans les clubs mal famés de Louisiane, il s'acoquine progressivement avec le milieu du crime, de la drogue et du sexe. Il consomme et vend des stupéfiants, devient gérant d'un claque mais, surtout, accro à l'héroïne.

Sa dérive personnelle l'amène à séjourner deux ans au pénitencier de Fort Worth (1965), au motif d'avoir été pris dans un trafic de drogue.

Crescent City et la Louisiane fermant progressivement ses clubs, ses bordels et ses juke-joints, il n'a plus de boulot et décide donc de prendre la route de Los Angeles où il a dans l'idée de s'assagir un peu. Employé comme musicien de studio, Rebennack intègre l'élitiste Wrecking Crew, une écurie informelle de requins de studio (1965).

Puis, il prend part aux albums de Sonny & Cher, des Ronettes, des Righteous Brothers, d'Aretha Franlin, Roberta Flack, Bob Dylan, Doug Sahm, Zappa et les Mothers (Freak Out) ou encore de Canned Heat (Living The Blues et Future Blues).

Quand Rebennack devient Dr. John.

Mac Rebennack a alors un projet en tête, depuis que sa sœur l'a converti aux ouvrages de vaudou haïtien et qu'il s'intéresse aux cérémonies spirituelles néo-orléanaises ainsi qu'à toute la mystérieuse et occulte pharmacopée qui soigne les hommes dans ces contrées.

Il a entendu parler d'un Dr. John (Jean Montanet, un esclave sénégalais réfugié en Louisiane), qui a fait fortune au 19ème siècle, grâce à ses pouvoirs supposés magiques et en vendant sous le manteau potions, tisanes, concoctions et gris-gris, avant d'être mis au cachot pour charlatanisme avec sa collaboratrice, une certaine Pauline Rebennack... prétendue être une parente.

Le chef d’œuvre Gris-Gris.

Cette histoire scelle en lui le projet de prendre à son compte le personnage de Dr John (Ronnie Barron était initialement pressenti pour le devenir) et de tisser, autour d'une musique faite de blues, de jazz, tribale et métissée de folklore créole, de psychédélisme, d'ambiance vaudou et du bayou, de rythmes, de percussions et de guitares, sa propre vision des faits. Dr John, pendant masculin de Marie Laveau, est né, il l'incarnera jusqu'à sa mort.

Dr. John profite de petits créneaux temporels vacants sur les sessions de Sonny & Cher, de la complaisance du duo et de l'appui du producteur néo-orléanais résident à L.A, Harold Battiste, pour donner le jour à ce vieux rêve qu'il nomme Gris-Gris et sous-titré The Night Tripper.

C'est son premier album studio (janvier 68/Atco, filiale d'Atlantic), un canevas poisseux, interlope, suspect, en 7 actes sur lequel il chante pour la première fois, faute d'avoir eu sous la main, à l'époque, son ami d'enfance et compatriote louisianais Ronnie Barron. Un chef d’œuvre surtout. Le sien avant tout et que Rolling Stone recense dans son palmarès des 500 plus grands albums de tous les temps (143).

La période Atco se poursuit dans la même filière, mais Babylon (1969), Remedies (1970) et The Sun, Moon And Herbs (1971), censé être au départ, un triple LP (ce que refuse le label) n'offrent pas le même intérêt que Gris-Gris.

La période est difficile pour l'artiste, perturbé par la guerre du Vietnam, ses ennuis judiciaires et soumis à la pression permanente du label. Les rares pièces à émerger du lot, entre 1969 et 1971, sont Loop Garoo, Mardi Gras Day et, à un degré moindre, The Lonesome Guitar Sttangler et Black John The Conqueror.

Dr john 2

« Chez Atlantic, personne ne savait quoi faire avec Gris-Gris. Quand Ahmet Ertegun, qui attendait plus un disque commercial, m’a fait part de ses doutes sur l'objectif, je lui ai répondu que je me fichais qu’il le sorte ou non. J’avais pris plaisir à le confectionner et ça me suffisait. » (Dr. John)

Dr. John's Gumbo pour repartir du bon pied.

Dr. John's Gumbo, en 1972, redonne des couleurs à sa carrière. Pour ce, Dr. John s'appuie sur la musique de NOLA, sa ville natale, celle avec laquelle il a grandi, en proposant une collection de reprises et de classiques dans la grande tradition du piano R & B de Crescent City et passée préalablement par les plus grandes figures de La Nouvelle-Orléans (James Sugar Boy Crawford, Huey Smith, Earl King, Professor Longhair et le voisin de Jackson Johnny Vincent).

Ce 5ème LP fait entrer pour la première fois Dr. John dans le Billboard (112) tandis que son suivant, In The Right Place (février 1973), culmine au 24ème rang (juin 1973).

Produit par Allen Toussaint, une autre figure de La Nouvelle-Orléans, et soutenu par le groupe local The Meters, ce disque, plus funky et qui grossit un peu plus les rangs des fans de Dr. John, abrite le top 10 Right Place Wrong Time et Such A Night (N°42), l'un des grands classiques de l'artiste.

Après un intermède consacré à Triumvirate (1973/CBS), entre bluesmen blancs (avec Mike Bloomfield et John Paul Hammond), le catalogue de Rebennack s'enrichit d'une 7ème pièce studio.

Quand Dr. John a la bougeotte.

105 au Billboard, Desitively Bonnaroo (avril 1974) persiste dans la voie empruntée par son prédécesseur et clôt le chapitre Atco. Il bénéficie toujours de la contribution de Toussaint et de l'appui instrumental des talentueux Meters.

Si aucun hit n'émerge vraiment du lot, certaines chansons ont de la potentialité, à l'image de Go Tell The People, de Quitters Never Win ou de Let's Make A Better World.

D'Atco, Dr. John prend la direction de United Artists où se fait un live de studio (Cherokee Recording Studios), publié en octobre 1975 dans l'indifférence totale.

Au milieu des 70's, il se rapproche de Jerome Solon Felder, dit Doc Pomus, chanteur de blues de Brooklyn, handicapé de naissance, proche de Mort Schuman et partenaire d'écriture.

Il découle de cette collaboration, partie pour 20 ans, les enregistrements de City Lights (février 1979) et de son suivant, Tango Palace (fin 1979), réalisés pour Horizon, filiale de A&M Records., énième label. Cette bougeotte va devenir une constante pour l'artiste.

Au début des 80's, Dr. John revient à ses racines en signant Dr. John Plays Mac Rebennack (1981), premier des trois volumes, qui aura une suite en 2002 et 2006.

Le Dr. John Day.

La décennie voit le néo-orléanais libérer deux disques majeurs de son catalogue, The Brightest Smile In Town (Clean Cuts/1983) et In a Sentimental Mood (Warner Bros) en 1989, année au cours de laquelle il met un terme à son addiction à l'héroïne, avant de se consacrer un peu plus aux sessions de studio et à la production, actes plus rémunérateurs.

Il s'essaie aussi au cinéma et publie son autobiographie (1994) : Under A Hoodoo Moon (The Life Of The Night Tripper).

Côté musique, jusqu'à sa mort, Dr. John est sollicité pour poser son légendaire jeu de piano sur de nombreux disques de ses confrères, prendre part à certains de leurs concerts.

Il continue dans le même temps à populariser son image auprès du public en amassant les Grammies (il en obtient six), d'une part, en volant au secours, en 2005 (Katrina), de sa ville submergée, grâce à une collecte de fonds née de la vente d'un EP, Sippiana Hericane, d'autre part.

Deux ans avant sa disparition, le Conseil municipal de La Nouvelle-Orléans proclame, en 2017, année de sa dernière apparition sur scène (New Orleans Jazz And Heritage) que le jour de naissance de Malcolm John Rebennack (20 novembre) devienne désormais le Dr. John Day.

Juste retour des choses pour un personnage naturel qui a tiré le meilleur parti de son talent, incarné La Nouvelle-Orléans mais, surtout, procuré du bonheur au plus grand nombre (RAZOR©2020).

DISCOGRAPHIE 60'S.

LP Studio 1 - 1968

 

Dr john gris gris

 

DR. JOHN

GRIS-GRIS – 1968  5/5

 

Publié en janvier 1968.

Produit par Harold Battiste.

Durée:33/12.

Label:Atco.

Genre:blues,rock psychédélique,New Orleans blues.

 

Produit interlope.

 

Gris-Gris est le vieux rêve que Mac Rebennack ressasse dans sa tête depuis des années, depuis que sa sœur lui a retourné le cerveau avec ses ouvrages de vaudou haïtiens, que lui-même a pris part à des cérémonies spirituelles néo-orléanaises et qu'il s'intéresse à la pharmacopée occulte.

En fait, c'est surtout depuis qu'il a entendu parler d'un certain Dr. John (Jean Montanet, un esclave sénégalais réfugié en Louisiane), qui a fait fortune au 19ème siècle, grâce à ses pouvoirs supposés magiques et en vendant sous le manteau potions, tisanes, concoctions et gris-gris, avant d'être mis au cachot pour charlatanisme avec sa collaboratrice, une certaine Pauline Rebennack... prétendue être une parente.

Rebennack, Dr. John... la parenté spirituelle est établie et il n'en faut pas plus pour que Mac fasse le lien entre les deux, reprenne le personnage à son compte (il devait revenir à son ami d'enfance Ronnie Barron qui l'en a été dissuadé) et donne le jour à ce projet, devenu Gris-Gris, son premier LP.

Dr. John va alors tisser son concept autour d'une musique faite de blues, de jazz, de psychédélisme, tribale et métissée de folklore créole, d'ambiance vaudou et du bayou, de rythmes, de percussions et de guitares. Dr John, pendant masculin de Marie Laveau, est né, il l'incarnera jusqu'à sa mort.

Dr. John profite que Sonny & Cher, pour lesquels il travaille alors comme musicien sur les sessions de leur album, accepte de lui laisser le temps de studio non consommé pour que le natif de NOLA travaille à son projet.

Harold Battiste, producteur du duo et compatriote néo-orléanais venu s'installer à Los Angeles quelques années avant, ferme les yeux et, bien au contraire, apporte tout son concours à Dr. John en n'étant pas vraiment regardant sur le crédit des auteurs de I Got You Babe.

Gris-Gris, sous titré The Night Tripper, n'est pas du goût d'Ahmet Ertegun, le boss du label Atlantic, dont Atco est la filiale, celui-ci se montrant réticent à publier un disque qui pue un peu trop le boogaloo et qui, surtout, n'a aucune potentialité commerciale. Qu'importe, Dr. John passe outre toutes ces considérations et mène son projet au bout, sans se soucier des conséquences. Sans regrets et pour son seul plaisir personnel.

Publié en 1968, Gris-Gris n'imprime pas auprès du public. Ni aux States, ni sur le marché britannique. Il faut attendre 2003 et le classement Rolling Stones des 500 meilleurs albums de tous les temps (143), pour que cet opus soit enfin vu comme le chef d’œuvre psychédélique tel qu'il est admis aujourd'hui et que son auteur qualifie modestement de disque de musique traditionnelle vaudou de la Nouvelle-Orléans.

Aussi effrayant et énigmatique aujourd'hui qu'en 68, Gris-Gris dégage une atmosphère si lourde, si épaisse, qu'il semble plus avoir été enregistré dans les cloaques fangeux du Bayou que dans le cadre feutré des studios Gold Star de Los Angeles. Attention âmes sensibles, ce disque en 7 pièces fait peur...(RAZOR©).

 

1. Gris-Gris Gumbo Ya Ya.

2. Danse Kalinka Ba Doom.

3. Mama Roux.

4. Danse Flambeaux.

5. Crocker Courtbouillon.

6. Jum Sturdy.

7. I Walk On Guilded Splinters.

 

Dr. John:chant,claviers,percussion.

Dr. Battiste:basse,clarinette,percussion.

Richard Dr. Ditmus Washington:percussion.

Senator Bob West:basse.

Dr. John Boudreaux:batterie.

Governor Plas Johnson:saxophone.

Dr Lonnie Boulden:flûte.

Dr. Steve Mann:guitare bottleneck,banjo.

Dr. McLean:guitare,mandoline.

Mo Dido Pedido:congas.

Dave Dixon,Jessie Hill,Ronnie Barron:choeurs,percussion.

Joni Jonz,Prince Ella Johnson,Shirley Goodman,Sonny Ray Durden,Tami Lynn:choeurs.

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