Earth Wind And Fire.

BIOGRAPHIE.

 

 

EARTH WIND AND FIRE/Chicago (Illinois – USA)

 

Ewf 2

 

Actif entre 1969 et 1984,depuis 1987.

Label:Warner Bros,Columbia,Sanctuary.

Genre:R&B,funk,soul,jazz,disco,pop.

Site officiel:earthwindandfire.com

 

L'âge d'or de la soul et du disco.

Mighty Mighty, Getaway, Shining Star, Fantasy, Boogie Wonderland, Let's Groove, Saturday Nite, September... les titres mythiques d'Earth Wind And Fire ont noirci les dance-floors du milieu des 70's au début des 80's.

Aux premières notes de ces mémorables succès, des palanquées de night-clubers prenaient d'assaut la piste pour se déhancher au rythme et au son de la funk progressive endiablée et contagieusement dansante des chicagoans.

Ligne de basse ronflante, percussions à foison, guitares funky, art des harmonies vocales, des cuivres clinquants et précis... on doit à Maurice White cette fusion aboutie de la pop, du funk, de la soul et du disco.

On lui est redevable également du nom d'Earth Wind & Fire, inspiré par son signe astral, le Sagittaire, dont les éléments, dans l'astrologie égyptienne (il s'intéressait à l'histoire et à la spiritualité de cette culture), sont la Terre (Earth), l'Air et le Feu (Fire).

Comme, sur le plan de la prononciation, Earth Air And Fire sonnait mal, Air a été remplacé par Wind (vent), d'où Earth Wind & Fire, plus fluide.

Ewf maurice whiteLe visionnaire Maurice White.

Ewf 1L'âge d'or de la soul et du disco.

Ewf sceneUne funk endiablée et contagieuse.

Ewf maurice whitede lintronisation dearth wind fire rock roll hall fame 6 2000 0Intronisé au Rock & Roll Hall Of Fame.

Ewf first lp 71Le premier LP d'EWF.

Ewf white parkinsonMaurice White, mort en février 2016.

Maurice White, cheville ouvrière et âme d'EWF.

Maurice White nous a, hélas, quittés dans la matinée du 4 février 2016, mais le souvenir de celui qui fut, tant la cheville ouvrière du groupe que son âme, reste très vivace.

Grand musicien et leader charismatique, son rôle artistique au sein d'Earth Wind & Fire, son implication sans retenue dans les 21 albums inscrits au catalogue, auront permis au collectif EWF de réunir publics blanc et noir, de vendre une centaine de millions de disques, de truster grammy awards (7 sur 21 nominations) et autres récompenses, ainsi que de se forger une popularité hors norme, que peu de groupes peuvent revendiquer.

Si la télévision et le cinéma, via la série américaine Mentalist ou le film français Intouchables qui voit Omar Sy s'éclater sur Boogie Wonderland (September y apparaît aussi), ont généreusement bénéficié de l'effet Earth Wind & Fire, cette notoriété trouve toutefois son aboutissement en 2009 quand, dans le cadre des festivités visant à célébrer l'accession à la Présidence des États-Unis de Barak Obama, l'artiste et la troupe qu'il a fondée, se produisent à la Maison Blanche.

Ce jour-là, le batteur, chanteur, compositeur, arrangeur et producteur peut, malgré la maladie de Parkinson qui l'habite, esquisser un (énième) sourire de satisfaction et apprécier à sa juste valeur tout le chemin parcouru depuis Chicago et 1969...

Une vision au-delà de la musique.

C'est, en effet, sur les rives du lac Michigan que la saga EWF prend racine. Le tennesséen de Memphis, féru de percussions et de batterie, y mène alors des études au Chicago Conservatory Of Music.

A 21 ans (il est né le 19 décembre 1941), sa formation musicale le conduit à trouver un premier emploi de batteur de sessions pour le label local Chess Records.

Ce job lui permet, au milieu de la décennie, de travailler avec des artistes comme Etta James, Muddy Waters, The Impressions, The Dells, Betty Everett, Buddy Guy, mais surtout de rencontrer Ramsey Lewis, pianiste par lequel il intègre son trio au départ de Red Holt (1966).

White y reste jusqu'en 1969, prend part aux albums du Ramsey Lewis Trio de cette période, couronnée notamment grâce au morceau Hold It Right There, d'un Grammy Award au titre de la meilleure performance vocale ou instrumentale d'un groupe R&B. Première récompense, elle en appelle d'autres...

De Chicago à L.A.

De son expérience auprès de Ramsey Lewis, il garde la manière d'appréhender la performance et la mise en scène et d'orienter sa vision musicale au-delà de la seule musique. Ces enseignements lui seront d'une précieuse utilité dans le regard qu'il portera sur Earth Wind & Fire.

En 1969, Maurice White monte une unité avec le bassiste et claviériste Don Whitehead et le chanteur Wade Flemons, dont les premiers travaux consistent à composer des jingles publicitaires.

Nommée les Salty Peppers, elle connaît un succès régional avec La La Time (1969). Publié sur Hummit Records, propriété de White, le titre est cédé à Capitol qui, séduit, signe le trio (1969).

La collaboration est de courte durée et Maurice White juge alors opportun de migrer, avec son groupe, vers la Californie et Los Angeles où le rejoint son jeune frère Verdine.

Ce dernier intègre les Salty Peppers comme bassiste (1970) qui évoluent aussitôt en Earth Wind & Fire. Maurice et Verdine White, Wade Flemons et Don Whitehead en forment la première incarnation.

Des débuts ambitieux...

Cette mouture, enrichie d'autres musiciens, va alors impulser, pour la génération du moment, une nouvelle forme de musique pop (funk, soul, gospel, jazz, blues, rock et dance), infusée aux styles africains et afro-américains, destinée à un large public et qui puisse transmettre des messages d'amour et d'harmonie.

Dans ce contexte, Maurice White recrute Michael Beal (guitariste), Sherry Scott (chant), Leslie Drayton, Chester Washington et Alex Thomas (cuivres), Doug Carr (orgue) ainsi que le percussionniste Phillard Williams. Earth Wind & Fire consiste alors en un groupe d'une dizaine d'unités.

Celui-ci sort, dès février 1971, un premier album pour le label Warner Bros. Éponyme, il traduit des débuts en fanfare pour la bande à Maurice. Même si EWF ne fait encore qu'installer son style ici, la critique apprécie déjà ce travail sobre et concis (28 minutes), mais peu payant commercialement.

Son suivant The Need Of Love (novembre 1971) fonctionne également très bien et conforte les plans ambitieux de son initiateur, d'autant que la presse spécialisée appuie sa démarche audacieuse. Pas encore le public.

Ewf verdine white

« Nous avions un leader fort. Nous admirions vraiment Maurice. Nous avions 21 ans lorsque nous avons commencé avec Earth Wind & Fire, Maurice en avait 31 ans… Maurice cherchait à imposer une moralité différente quant aux musiciens et leurs modes de vie. Il a établi de manger sainement, de méditer, prendre des vitamines, lire des livres philosophiques, d'être attentifs aux choses de la vie. » (Vedrine White)

...une discographie brillante.

Par contre, Maurice White sent que, malgré les retours élogieux, sa formation est encore loin de l'objectif qu'il s'est assigné ; il fait le ménage autour de lui et de son frère, réoriente son idée de départ de laquelle, comme en atteste son faible impact commercial, il s'éloigne alors.

A l'appel du troisième LP, Last Days And Time (octobre 1972), une nouvelle équipe est constituée autour de Maurice et de son frère ; dans le même temps, EWF tourne le dos à Warner et se retrouve chez Columbia.

Philip Bailey au chant et aux percus, Jessica Cleaves (chant), Roland Bautista (guitares), Larry Dunn (claviers),Ronnie Laws (Flûte,saxophones) et Ralph Johnson (batterie) sont les nouveaux entrants pointant sur Last Days And Time.

Le réaménagement opéré se traduit aussitôt dans les charts : 15ème du Billboard Top Soul Albums et 9ème du Top Albums Blues & Soul britannique. Le single Mom, quant à lui, prend le 39ème rang du Cashbox R&B.

Head To The Sky (mai 1973/Columbia) consolide sa décision d'avoir opéré un redéploiement artistique après les deux premiers LP.

Evil (N°19 du Billboard Adult Contemporary Songs et N°25 du Billboard Hot Soul Songs) et Keep Your Head To The Sky (N°23 du Billboard Hot Soul Songs) tirent vers le haut un album qui se classe 2ème du Top Soul Albums (Billboard) et est certifié platine aux États-Unis.

Derrière, Open Your Eyes (mars 1974/Columbia) marque encore une progression.

Un couronnement pour Maurice White.

Platine, le disque se hisse en tête du Billboard Top Soul Albums, en 15ème position du Top Pop Albums et libère des singles qui feront date dans l'histoire du groupe, à l'instar de Migty Mighty et de Devotion respectivement 29 et 23 du Billboard Hot 100 ou de Kalimba Story (N°6 Top Soul Songs).

Le public devenant de plus en plus réceptif, Earth Wind & Fire, qui perd alors sa voix féminine (Jessica Cleaves), commence à décoller dans les bacs.

That's The Way Of The World (mars 1975), B.O du film du même nom, fait encore mieux en passant trois semaines au sommet du Billboard 200, porté par les tubes que sont la chanson-titre (N°12 du Hot 100) et, surtout, par Shining Star (N°1 du Billboard 100).

Triple platine, il fait de leurs auteurs le premier groupe noir à dominer simultanément le Billboard au titre de l'album et du single. En cela, c'est une véritable révolution (disco) et un couronnement pour Maurice White.

Le double hybride (live et studio) Gratitude (novembre 1975) maintient le groupe à un haut niveau et continue à séduire les frappés de funk.

État de grâce.

Nommé Spirit en référence à Charles Stepney, coproducteur depuis Open Your Eyes (1974) mort durant les sessions d'enregistrement de l'album, le 7ème volume studio paraît fin septembre 1976 (Columbia).

Platine (double même) comme ses prédécesseurs, le LP se hisse à la 2ème place du Billboard 200 et du Top Soul Albums (Billboard) et donne le jour à quelques singles comme Getaway (N°12), Saturday Nite (21).

Toujours aussi exceptionnel mais plus spirituel pour le coup, Earth Wind & Fire, plutôt jazz-rock ici, reste fidèle à sa réputation de faiseurs de hits. Les discothèques s'enflamment au rythme d'un groupe en état de grâce.

Earth Wind & Fire est alors à son apogée et All 'n All (novembre 1977/Columbia) montre une nouvelle fois tout le génie et l'esprit de Maurice White, récompensé comme il se doit (N°3 du Billboard 200 et N°1 du Billboard R&B Albums).

Serpentine Fire et Fantasy investissent les charts US en se positionnant respectivement aux 13ème et 14ème places, Fantasy grattant au passage une nomination aux Grammys dans la catégorie de la meilleure chanson R&B.

L'album remporte la même récompense au titre de la meilleure performance vocale R&B d'un groupe.

Earth Wind & Fire est bien l'un des acteurs les plus populaires et les plus influents du moment, ce que confirme l'album qui referme les 70's, I Am (juin 1979), encore très bon, très commercial (Boogie Wonderland, After The Love Has Gone, In The Stone, Star et Can't Let Go) et reconnu (triple platine, N°3 au Billboard).

Plus de 90 millions de disques vendus.

Les années 80, après Faces (1980), Raise! (1981) et Powerlight (1983), voient le groupe de Maurice White rentrer progressivement dans le rang, ses LP baissant en qualité et les tubes se faisant moins marquants.

Par contre, en tournée, EWF a toujours la même popularité. Malgré celle-ci, la formation s'accorde une pause pour recharger les accus et, pour Maurice White, mettre à profit d'autres projets personnels.

Malgré des retrouvailles satisfaisantes en 1987, Maurice White, pour des raisons de santé (maladie de Parkinson) se met en marge du groupe pour ce qui concerne les tournées, reste producteur, actif dans la chanson et continue à conseiller et à suivre une troupe (1996) qui aura quand même vendu plus de 90 millions de disques.

Malgré quelques albums supplémentaires venus alimenter le catalogue depuis le retrait de son âme et leader, Earth Wind & Fire vit aujourd'hui sur ses acquis, loin de l'âge d'or qu'il a connu et de la grandeur qui fut la sienne (RAZOR©2022).

MON CHOIX DISCOGRAPHIQUE.

LP Studio 8 - 1977

 

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EARTH WIND & FIRE

ALL 'N ALL – 1977  4,5/5

 

Publié en novembre 1977.

Produit par Maurice White.

Durée:39:02.

Label:Columbia.

Genre:funk,soul,jazz-funk,disco.

 

Que du bonheur !

 

8ème LP d'Earth Fire & Fire (novembre 1977), All 'n All est considéré comme leur disque le plus populaire, celui qui situe la bande à Maurice White au sommet de son art.

Le plus connu, au regard des succès qui y figurent comme Serpentine Fire, 13ème du Billboard et N°1 dans la catégorie Hot Soul Songs de cet organisme et Fantasy, respectivement 14 et 13 des mêmes classements américains mais nommé aux Grammy Awards pour la meilleure chanson R&B.

Le plus connu aussi dans la mesure où All 'n All a culminé à la première place du Billboard R&B et au 3ème rang des charts d'albums US (Billboard 200).

Ce disque prend place dans l'espace temporel le plus glorieux d'Earth Wind & Fire et constitue, avec le live Gratitude (1975), That's the Way of the World (1975), Spirit (1976) et I Am (1979) la quinte discographique incontournable du groupe.

Cette période est considérée par la majorité des fans comme l'âge d'or d'Earth Wind & Fire. Elle correspond au point culminant du succès du groupe. Avant et après ce créneau 75/79 prolifique et créatif, la discographie offre moins d'intérêt.

All 'N All dévoile un opus disco-funky énergique, mélodiquement riche, varié dans les styles et les rythmes (funk, ballades, instrumentaux), festif dans son début et qui n'est pas loin d'approcher le sommet sonore après lequel Maurice White court depuis le début de son projet. Que du bonheur ! (RAZOR©2022).

 

1. Serpentine Fire.

2. Fantasy.

3. In The Marketplace (Interlude)/Jupiter.

4. Love's Holiday/Brazilian Rhyme (Beijo).

5. I'll Write A Song For You.

6. Magic Mind.

7. Runnin'/Brazilian Rhyme (Ponta de Areja).

8. Be Ever Wonderful.

 

Meyer Rubin,Susan Ranney:basse acoustique.

Daniel W. Smith,Jan Kelly,Ronald Cooper:cello.

Fred White,Ralph Johnson:batterie.

Abe Most,Fred Jackson Jr,Philips Ayling,Terry Harrington:flûte.

Alan Robinson,David Duke,Gale Robinson,James McGee,Marilyn Robinson,Richard Gus Klein:cor français.

Al Mc Kay,Johnny Graham:guitare.

Dorothy Ashby:harmonica.

Donald Myrick:saxophone alto et bariton.

Louis Satterfield:trombone.

Michael Harris:trompette.

Paulinho Da Costa:percussion.

Eddie Del Barrio,Skip Scarborough:piano.

Larry Dunn:piano,synthétiseurs.

Maurice White:chant,percussion,kalimba.

Geri White,Julius West,Leonard Smith,Monte White:kalimba.

Saxophone tenor:Andrew Woolfolk.

Gamett Brown,George Bohannon:trombone.

Chuck Findley,Oscar Brashear,Steve Madaio:trompette.

Roger Bobo:tuba.

Barbara Thomason,Linda Lipsett,Norman Forrest,Renita Koven:viola.

Brry Socher,Betty La Magna,Blanche Belnick,Carl La Magna,David Stockhammer,Haim Shtrum,Harris Goldman,Jack Gootkin,Lia Stern,Marcia Van Dyke, Mary D. Lindquist,Ronald Clark, Ruth Henry,Sheldon Sanov:violon.

Basse,chant:Verdine White.

Philip Bailey:chant,percussion,congas.

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