Fairport Convention.

BIOGRAPHIE;

 

FAIRPORT CONVENTION/Angleterre

 

Fairport convention 2

 

Actif entre 1967 et 1979,depuis 1985.

Labels:Island,Vertigo,Woodworm,Matty Grooves.

Genre:folk,folk électrique,folk-rock.

Site officiel:fairportconvention.com

 

Un bastion du folk britannique.

Fairport Convention, fondé en 1967, est toujours dans le coup en 2017 et cela, on le doit à ceux qui en sont aujourd'hui les gardiens du temple, Simon Nicol et Dave Pegg, respectivement membre fondateur et musicien de la première heure du groupe (fin 1969/1979). Le Fairport, comme on dit, aurait pu ne plus être, après ses trois brillants premiers LP.

Le 11 mai 1969, en effet, alors que le second nommé n'a pas encore intégré la formation, le van du Fairport Convention, conduit par le manager de l'époque, Harvey Bramham, est victime d'une violente sortie de route au retour d'un concert donné à Birmingham.

Le bilan est lourd puisque l'accident fait deux morts, Jeannie Franklyn, la petite amie du guitariste Richard Thompson, et Martin Lamble, le jeune batteur de 19 ans du groupe. Les autres occupants sont tous grièvement blessés et psychologiquement traumatisés.

Alors en pleine tournée, Fairport Convention vient juste de boucler Unhalbricking et sent qu'il tient là son meilleur travail. Malgré la popularité dont ils jouissent au Royaume-Uni, les musiciens survivants se posent la question de continuer ou pas. Décision est prise de poursuivre. Derrière sort le séminal Liege & Lief, plus grand succès critique et commercial du groupe.

Le folk-rock britannique point dans l'élan de cette période tragique. Fairport Convention, dont le nom est hérité de la maison communautaire de Muswell Hill dans laquelle vivait le line-up fondateur, en devient le symbole. Groupe très influent et historiquement important pour le genre, il va permettre à de nombreux musiciens l'ayant intégré au fil du temps, de compter parmi les meilleurs et les plus connus du Royaume-Uni.

Une première mouture dès fin mai 1967.

La formation londonienne trouve sa source dans la rencontre, en 1966, entre Ashley Hutchings, bassiste, et Simon Nicol, guitariste. Tous deux sont membres de l'Ethnic Shuffle Orchestra et répètent dans la propriété de Fortis Green, au-dessus du cabinet médical du Doctor Nicol. Ce dernier étant décédé en 1964, la famille loue les niveaux supérieurs dont profite, jusqu'en juillet 1966, le duo de jug-band qu'ils ont fondé, le Dr K's Blues Band.

En faisant la connaissance du guitariste Richard Thompson, le tandem Hutchings/Nicol tourne le dos à DR K's Blues Band et privilégie l'option folk-rock, d'autant que Thompson a déjà une belle réputation de bon technicien de la guitare. Le batteur Shaun Frater fait le quatrième. C'est le cas de le dire car il est à ce jour le musicien ayant eu le mandat le plus court dans le groupe. N'empêche, il laisse son nom à la première mouture de Fairport Convention, celle qui, fin mai 1967, assure le premier concert à Golders Green dans le cadre de l'Eglise St Michael.

Le british Jefferson Airplane.

Alors qu'il se produit dans le Londres underground, le quatuor croise la route du batteur Martin Lamble et de deux vocalistes, Judy Dyble et Ian MacDonald, connu plus tard sous le nom de Ian (ou Iain) Matthews (Matthew Southern Comfort et Plainsong).

Le line-up subit alors son premier changement : Lamble supplée Frater et Judy Dyble est retenue, sa voix dotant le groupe d'un son distinctif. Ian Mac Donald entre quelques semaines plus tard, après que Joe Boyd, manager, ait décroché un contrat avec Polydor Records. Celui-ci insiste pour qu'une voix masculine supplémentaire vienne se greffer sur ce line-up.

Tous, mais plus particulièrement Hutchings et MacDonald, sont attirés par la west coast psychédélique et le folk-rock made in USA, portés sur les fonts baptismaux par les Byrds, Lovin Spoonful, Richard et Mimi Farina, Joni Mitchell, Jefferson Airplane, Flying Burrito Brothers.

C'est ce qu'il ressort du premier LP éponyme enregistré à la fin 1967 et publié en juin 1968. Bien installé dans la filière américaine du moment, Fairport Convention hérite du surnom de British Jefferson Airplane, Airplane qu'il côtoie au festival de Wight la même année.

Fairport convention 3Fairport Convention en 1967.

Fairport ashley hutchings 1Ashley Hutchings.

Fairport richard thompson 1Richard Thompson.

Fairport sandy denny 1Sandy Denny.

Fairport 2017Fairport Convention aujourd'hui.

Fairport crash carUn groupe très marqué par la mort de Lamble.

Fairport martin lambleMartin Lamble.

Fairport nicol peggNicol et Pegg, dépositaires du Fairport en 2017.

Fairport le graalLiege & Lief, le graal.

Le Fairport culte.

Le partenariat avec Polydor n'étant pas reconduit en raison de la faiblesse des ventes du premier LP, le groupe se retrouve chez Island et perd Judy Dyble, remplacée par Sandy Denny, venue des Strawbs. Son arrivée va alors coïncider avec la meilleure période des londoniens.

Sa voix éthérée obsédante auréole aussitôt What We Did On Our Holidays (janvier 1969), album qui, pour une première fois, s'inscrit dans ce pourquoi Fairport Convention est culte : un répertoire équilibré entre des chansons de folk traditionnel revisitées avec imagination et des originaux folk-rock de qualité dans lesquels tout le collectif est impliqué. En prime, le second album propose deux belles reprises du catalogue folk-rock américain (Bob Dylan et Joni Mitchell).

Album de transition sorti à l'été 1969, Unhalbricking est censé prendre une orientation folk traditionnel plus marquée et s'éloigner des influences américaines chères à Ian MacDonald-Matthews, réduit à la portion congrue ici. Le changement est plutôt réussi, mais il demeure encore quelques résidus puisés outre-Atlantique.

De changements, il en est question à l'amorce du prochain LP, Liege & Lief (décembre 1969). Suite à la tragédie évoquée ci-dessus, Dave Mattacks vient relayer le regretté Lamble tandis que le violoniste Dave Swarbrick, invité sur Unhalbricking, rejoint l'effectif à temps plein. MacDonald-Matthews, de son côté, en désaccord avec les choix artistiques, préfère s'aller s'encanailler dans la country-rock (Matthews Southern Comfort).

La norme folk british Liege & Lief.

Intégralement alimentée de traditions et de sonorités anglaises, la musique de Liege & Lief pioche plus que jamais (5 pistes sur 8) dans le patrimoine folklorique britannique ; elle est exposée ici dans de créatives versions électriques, faisant du 4ème volet du catalogue de Fairport Convention, un des disques majeurs du folk-rock de l'Old Albion. Les auditeurs de la BBC 2 en font alors le disque le plus important du folk tout court, toutes époques confondues.

Dans ce contexte, Sandy Denny tient un rôle déterminant. Celle dont Nicol dit qu'elle ressemblait à un verre propre au milieu d'une vaisselle sale livre ici une performance vocale de haute volée. Si l'écriture de Thompson et le jeu fluide émanant de sa guitare, la combinaison surprenante entre le violon de Swarbrick et la batterie de Mattacks sont autant d'atouts contribuant à doter le disque du statut de culte, la voix éthérée, cristalline, puissante, obsédante de Sandy, capable de tout gérer, est l'élément essentiel. Jamais la musique traditionnelle anglaise n'a été explorée aussi brillamment.

Un seul être vous manque...

Hélas, après cet opus (1969), apogée du groupe (17 dans les charts UK), elle quitte Fairport Convention, lequel perd gros : une voix exceptionnelle et un excellent songwriter. Elle veut désormais écrire ses propres chansons quand ses partenaires n'ont en tête que de pousser plus loin le folk-rock. Sans Denny, qui rebondit avec son propre groupe Fotheringay, plus rien ne sera jamais pareil.

Ces désaccords artistiques amènent Ashley Hutchings à aller voir ailleurs et donner naissance à Steeleye Span, un autre bastion du folk revival anglais. A vrai dire, en filigrane de ces bouleversements au niveau du line-up, il faut voir les séquelles psychologiques nées de l'accident quelque 7 mois plus tôt.

Hutchings parti, Dave Pegg prend la basse. Il ne la quittera plus. Sandy Denny n'est, quant à elle, pas remplacée. Un train pouvant en cacher un autre, il reste au Fairport l'arme Thompson dont on a pu, jusque là, juger de la qualité des compositions.

Avec des voix dorénavant exclusivement masculines, un lot de chansons folkloriques traditionnelles et de titres signés Thompson (et Swarbrick), Full House (juillet 1970), 5ème LP, se montre aussi excitant que son prédécesseur. Il le prouve dans les chiffres puisqu'il fait mieux que Liege & Lief en prenant une honorable 13 ème place dans les charts. Full House est le dernier bon disque du Fairport reversé alors sur le marché américain.

Le Fairport limite la casse.

Hélas, trois fois hélas, après Full House, Richard Thompson quitte à son tour ses partenaires laissant à Swarbrick le rôle de songwriter qui lui était dévolu. Nicol devient du coup le seul rescapé de la mouture d'origine.

Nicol, Swarbrick, Pegg et Mattacks sont d'Angel Delight (juin 1971) qui, bien que moins bon mais limitant pour autant la casse, réussit l'exploit de se positionner au 8ème rang des classements britanniques et de figurer pour la première fois au Billboard américain (200). Jamais album du Fairport n'a réussi telle performance.

Album-concept, Babbacombe Lee (novembre 1971) a du Jethro Tull sous le capot. Ambitieux, le projet mené par Swarbrick et relayé par une implication collégiale est inspiré et accrocheur ; il a l'adhésion de la critique, moins celle du public.

Mais avec le Fairport, il est écrit que la vérité du jour n'est pas celle du lendemain. Chamboulé de tout temps par les mouvements de personnel, le groupe n'échappe pas à cette règle à l'amorce de Rosie (1973), 8ème opus studio.

Place au Fairport Confusion.

Cette fois-ci, c'est, fin 1971, au tour de Simon Nicol d'avoir des envies d'autre chose. En l'occurence, il répond favorablement aux sollicitations d'Ashley Hutchings et de son groupe, The Albion Band. 4 ans après, il n'y a plus de membre d'origine au sein du Fairport. Dave Mattacks l'imite début 1972 mais reprend cependant sa place pour terminer les sessions du médiocre Rosie (4 titres), partagées avec Gerry Conway et Tim Donald.

La formation échoit à Swarbrick et Pegg tandis que Trevor Lucas, chanteur et guitariste australien et l'américain Jerry Denahue prennent le relais. Débute alors ce que l'on appelle la « Fairport Confusion », période la moins réjouissante du groupe. Décimée à l'écriture, Nine (octobre 1973) n'offre plus le même intérêt pour le Fairport malgré les efforts de Lucas (le mari de Sandy Denny) qui reprend le poste (5 des 8 titres). Très inégal, il ne vaut que par quelques rares titres assez bons, contrebalancés par un lot de chansons aussi ennuyeuses qu'un jour sans pain. 

Sauver le soldat Fairport.

A ce stade de sa carrière, il faut sauver le soldat Fairport qui part à vau-l'eau. Est-ce la raison poussant Sandy Denny à réintégrer le groupe qu'elle a contribué à élever au rang de légende ? La chanteuse charismatique de l'époque Liege & Lief se joint au groupe lors de la tournée 74 et prend part à l'enregistrement de Rising For The Moon (1975). Les attentes sont grandes de retrouver le groupe à un excellent niveau.

Si elle sauve l'album de la médiocrité, elle ne permet pas pour autant à Fairport Convention de redorer son blason. Elle est ici l'arbre qui cache la forêt. Rising For The Moon, fait sans grand enthousiasme, marque sa dernière apparition au sein de la formation. Elle décèdera accidentellement (chute dans les escaliers) en 1978. Sandy Denny avait 31 ans.

Fairport rick sanders

« C'est le public qui fait la longévité de Fairport Convention. Le nôtre est incroyable et j'en suis fier. Comme je suis fier de toute la musique que le groupe a développée. Nous sommes un groupe populaire et cette popularité ne lui a jamais nui. Nous ne sommes pas des stars ; un concert du Fairport, c'est comme une réunion d'amis. Il n'y a pas de mur de sécurité autour de nous. C'est, à mon avis, la manière dont la musique devrait être. » (Ric Sanders)

A l'appel de Gottle O'Geer (mai 1976), 11ème LP, le groupe est décimé. Plus de Sandy Denny, Dave Mattacks qui s'est pris le chou avec le producteur Glyn Johns pendant les sessions de Rising For The Moon n'est plus là, remplacé par Bruce Rowland. Lucas et Donahue s'en vont aussi.

Le trio Swarbrick, Pegg et Rowland, aidé par des musiciens de session, ne parvient pas à sauver ce qui, au départ est un projet personnel de Swarbrick mais que le label affecte à Fairport Convention pour des raisons contractuelles. D'ailleurs le disque paraît sous Fairport, point barre. Le partenariat entre Island Records et le groupe a du plomb dans l'aile. Simon Nicol y fait une pige à la guitare et au mixage ; elle annonce son retour après 5 ans d'absence.

Quand le folk ne fait plus recette.

Vertigo succède à Island. Ce déménagement débouche sur une première collaboration discographique, la douzième pour ce qui concerne l'ensemble du catalogue : The Bonny Bunch Of Roses (juillet 1977). Le retour aux manettes de Nicol et aux chansons traditionnelles ne sauvent pas l'album de l'ennui pour autant. Fairport Convention ne mobilise plus son public, la faute surtout à une matière tristounette et à un folk qui ne fait plus recette.

Tipplers Tales (1978), tissé autour du thème de l'alcool, ne fait pas exception à la fin de décennie difficile rencontrée par le groupe. Il s'en sort avec les honneurs grâce à quelques chants encore nourris par le répertoire folk traditionnel british mais ça ne paie plus et ça ne branche que la petite poignée de fans endurcis que le groupe compte encore.

Ultime jet de la décennie, Tipplers Tales implique Swarbrick, Nicol, Pegg et Rowland, dernier line-up de la période 60/70 d'un Fairport Convention qui se dissout l'année suivante.

Nicol et Pegg, dépositaires du nom aujourd'hui.

Réuni ponctuellement lors de concerts exceptionnels dans les 80's, présent dans les festivals les plus populaires en Europe comme celui de Cropredy (Oxfordshire) qu'il organise régulièrement depuis 1976, le groupe continue à enregistrer et à tourner.

Dave Pegg (basse) et Simon Nicol (guitares), mais aussi Ric Sanders (violon), Chris Leslie (chant, violon, mandoline, harmonica) et le batteur-percussionniste Gerry Conway (auteur de quelques piges sur Rosie en 73) sont aujourd'hui les dépositaires d'un catalogue solidement ancré dans le patrimoine anglais (RAZOR©).

 

DISCOGRAPHIE 60'S.

LP Studio 1 - 1968

 

Fairport convention lp 68

 

FAIRPORT CONVENTION

FAIRPORT CONVENTION – 1968  4/5

 

Publié en juin 1968 (1970 aux USA).

Produit par Joe Boyd.

Durée:37:46.

Label:Polydor,Cotillion.

Genre:folk-rock,folk.

 

Fenêtre ouverte sur la west coast.

 

Ce groupe anglais, formé en 1967, devait avoir des gènes californiens, tant musicalement il colle à la west coast, dans ce premier album éponyme (en écoute intégrale ici) en tout cas. Il sonne si californien, qu’à la sortie du premier disque du groupe, Fairport Convention s’est vu affublé du surnom de « Jefferson Airplane anglais ». Vous pouvez en juger au travers de cet album éponyme de juin 1968 qui chemine dans des notes psychédéliques et fleuries à la Byrds.

Fairport Convention, constitué d’un poste chant bicéphale avec Judy Dyble et Ian Matthews (alias Ian MacDonald), de deux guitaristes, Richard Thompson et Simon Nicol, du batteur et percussionniste Martin Lamble et du bassiste Ashley Hutchings, n’est pas à proprement parler connu pour ce type de répertoire, la formation anglaise ayant surtout assis sa réputation dans le folk british, registre d’expression des Pentangle ou autres Steeleye Span.

Ses plus belles pages ont été écrites après cet album, non dépourvu d’intérêt, et à propos duquel on sait peu de choses. Raison de plus pour le le passer en revue dans cette chronique.

La première chose que j’ai à en dire, c’est qu’il est très bon dans son mélange folk/rock inspiré par les Dylan, Byrds ou Joni Mitchell. Produit par Joe Boyd dans l’œil duquel ils ont tapé, paru sur le label Polydor, ce disque s’appuie sur des solides emprunts à Bob Dylan et Joni Mitchell notamment et des compositions originales intéressantes, quoi que moins solides cependant. L’album est également très éclectique.

Par ailleurs, l’écoute permet de révéler une Judy Dyble dotée d’une voix magnifique (ce sera son seul fait d’armes pour le Fairport, elle partira après cet album pour embrasser une carrière solo) et des musiciens très talentueux à l’image du guitariste Richard Thompson qui, alors âgé de 19 ans, maîtrisait son McGuinn sur le bout des ongles, du bassiste Hutchings et de leur solide batteur.

Les cartes maîtresses de cet album éponyme de folk rock (que l’on assimilera au rock californien) atypique (eu égard au british folk qui les a révélés) sont The Lobster, Decameron, It’s Alright Ma, It’s Only Witchcraft ainsi que Jack O’ Diamonds et Chelsea Morning, respectivement piqués à Dylan et Mitchell. Je ne connaissais pas bien ce disque et je vous assure que ça m’a bien plu. Pourquoi pas vous ? (RAZOR©)

 

1. Time Will Show the Wiser.

2. I Don't Know Where I Stand.

3. If (Stomp).

4. Decameron.

5. Jack O'Diamonds.

6. Porfolio.

7. Chelsea Morning.

8. Sun Shade.

9. The Lobster.

10. It's Alright Ma, It's Only Witchcraft.

11. One Sure Thing.

12. M1 Breakdown.

 

Judy Dyble:chant,cithare,recorder,piano.

Ian McDonald:chant.

Richard Thompson:chant,guitare acoustique et électrique,mandoline.

Simon Nicol:chant,guitares 6 et 12 cordes,guitare acoustique.

Ashley Hutchings:basse,double basse,cruche.

Martin Lamble:percussions,violon.

Claire Lowther:cello.

 

LP Studio 2 - 1969

 

Fairport convention what we did on our holiday

 

FAIRPORT CONVENTION

WHAT WE DID ON OUR HOLIDAY – 1969  4/5

 

Publié en janvier 1969.

Produit par Joe Boyd.

Durée:38:07.

Label:Island (UK),A & M (USA).

Genre:folk-rock,folk.

 

Bien, mais le meilleur est à venir.

 

Au line-up précédent, vient s’ajouter, sur ce deuxième album et au chant, Sandy Denny, celle qui sera la « voix légendaire » de Fairport Convention, et qui va faire franchir un cap déterminant au groupe, sa devancière Judy Dyble étant partie pour explorer une carrière solo.

Même si Judie Dyble avait de sérieux atouts vocaux à faire valoir, comme il a été possible d’en juger dans l’album éponyme initial, Sandy Denny, marque son territoire, dès ce What We Did On Our Holiday (en écoute intégrale ici) paru en janvier 1969.

Orienté folk-rock, ce disque collecte certains grands moments du groupe : le célèbre et sublimissime Fotheringay, Meet On The Ledge, Eastern Rain (reprise de Joni Mitchell), She Moves Through The Fair et la version de Dylan I’ll Keep It With Mine.

Par contre, il a certaines faiblesses. Mr Lacey n’est pas indispensable dans ce contexte, tandis qu’un titre comme Book Song me semble un peu ennuyeux. The Lord In This Place est, quant à lui, plutôt bizarre et on se demande bien sa vocation sur ce disque. Passons sur No Man’s Land, avant que I’ll Keep It With Mine (Dylan) ne redonne un regain d’intérêt à l’album. La voix fluide, montante et énergique de Sandy Denny sort le LP d’une léthargie dans laquelle il végéte depuis trois, voire quatre titres. La performance vocale est majestueuse, la mélodie très jolie.

Eastern Rain, qui lui emboîte le pas, appartient au répertoire de Joni Mitchell, folkeuse du haut du panier. Fairport Convention en fait une très bonne interprétation. La ballade traditionnelle Nottamun Town (arrangée par le groupe dans son entièreté) est agréable avec son utilisation de la guitare acoustique. Tale In Hard Time ne me fera pas me relever la nuit. Ce qui n’est pas le cas du traditionnel She Moves In The Fair, porté par la voix exceptionnellement éthérée de Denny, et surtout de Meet On The Ledge, autre temps fort de What We Did On Our Holiday, au refrain accrocheur, qui en fait l’hymne de Fairport Convention. End Of A Holiday, instrumental acoustique, termine les vacances en douceur.

Comme vous pouvez le constater, cet album a du déchet. En dépit de cela, il vaut son pesant d’or car les titres porteurs sont vraiment des joyaux (et les parties moins bonnes restent quand même très honnêtes) qu’il faut avoir écoutés une fois dans sa vie.

Ce jour est venu, d’autant plus que l’album ne s’en trouve pas pour autant déséquilibré. Qui plus est, pour la voix obsessionnelle et envoûtante de Sandy Denny, il faut se lancer. Vous allez alors mettre le doigt dans un engrenage magique (RAZOR©).

 

1. Fotheringay.

2. Mr Lacey.

3. Book Song.

4. The Lord Is in this Place...How Dreadful Is this Place.

5. No Man's Land

6. I'll Keep It With Mine.

7. Eastern Rain.

8. Nottanum Town.

9. Tale in Hard Time.

10. She Moves Through The Fair.

11. Meet On The Ledge.

12. End of a Holiday.

 

Sandy Denny:chant,guitares acoustiques ,orgue,piano,clavecin.

Ian Matthews (McDonald):chant,congas.

Richard Thompson:guitare électrique et acoustique,piano,accordéon,chant.

Ashley Hutchings:basse,choeurs.

Simon Nicol:guitare électrique et acoustique,cithare électrique,dulcimer,choeurs.

Martin Lamble:percussions,batterie,violon,tabla,bruits de pas.

Bruce Lacey & His Robots sur 2.

Claire Lowther:cello sur 3.

Kingsley Abbott:bruit de pièces de monnaie sur 4,choeurs sur 11.

Paul Ghosh,Andrew Horvitch,Marc Ellington:choeurs sur 11.

 

LP Studio 3 - 1969

 

Fairport unhalfbricking

 

FAIRPORT CONVENTION

UNHALFBRICKING – 1969  5/5

 

Publié en juillet 1969.

Produit par Joe Boyd,Simon Nicol,Fairport Convention.

Durée:39:24.

Label:Island Records.

Genre:folk,folk électrique,folk-rock.

 

Quel panard !

 

Illustrée par la photo des parents de Sandy Denny, la pochette de Unhalfbricking (en écoute intégrale ici), 3ème volet du catalogue de Faiport Convention a quelque chose de touchant dans la mesure où cette demeure devant laquelle ils posent sera celle où Sandy Denny, la chanteuse charismatique du groupe, perdra la vie lors d’une chute dans les escaliers en 1978.

Par ce disque, on entre dans la période dorée du Fairport. Sorti en juillet 1969, il se démarque des travaux antérieurs, plus influencés par la musique américaine du moment, pour s’installer, comme cela était perceptible sur le What We Did On Our Holidays précédent, dans le folk traditionnel british où il va désormais briller.

Avec le disque qui lui fera suite Liege And Lief, il constitue le nec plus ultra de la carrière du Fairport. Ces deux merveilles ont été produites en une année (1969), c’est dire leur fertilité.

Porté à bout de bras par Sandy Denny et son incomparable maîtrise vocale, ainsi que par le talentueux guitariste Richard Thompson (certainement le meilleur de son époque au Royaume-Uni et dans son registre), Unhalbricking brille sans attendre avec un Genesis Hall (chanté par Denny et Thompson) qui installe l’ambiance.

Le plaisir se flaire aussitôt. On sait que l’on va passer un excellent moment. Si Tu Dois Partir, repris à Dylan (If You Gotta Go, Go Now dans sa version originelle) est une excellente et fraîche interprétation en français, s’il vous plaît ! Ce titre, qui a été un single (21 dans les charts U.K.) confirme l’excellente impression de départ : on va prendre son pied.

Le convaincant Autopsy révèle les talents de compositeur de Sandy Denny. Les 11 minutes et « des » du tragique conte marin A Sailor’s Life, chant traditionnel, fixent les bases de ce que sera le futur artistique du groupe, ici amorcé, et définitivement inscrit dans Liege And Lief.

Sandy Denny est poignante et dramatiquement émotionnelle dans sa partie vocale. A noter sur ce titre, les touches subtiles du violon de Dave Swarbrick qui virevoltent autour de la guitare inspirée de Thompson. C’est fort et très émouvant.

Cajun Woman est intéressant, mais pas à mon goût. Puis nous voilà à ce titre que je trouve d’une beauté inouïe : Who Knows Where The Time Goes. Ce classique du Fairport, on le doit à Sandy Denny qui, non contente de nous dévoiler ses aptitudes à l’écriture, nous en fout plein la gueule cette fois-ci. Pur et terriblement mature, il a fait le bonheur de moult chanteurs et notamment de Judy Collins.

Deux autres reprises de Bob Dylan referment le chapitre de cet intemporel Unhalfbricking : l’excellent Percy’s Song et Million Dollar Bash, un peu moins efficace que l’original.

Album indispensable parmi les indispensables, Unhalbricking fut le dernier du batteur Martin Lamble, tué sur la route deux mois, avant sa sortie. Très affecté, le Fairport saura faire l’union sacrée pour publier l’autre joyau de sa période dorée : Liege And Lief.

Terriblement affecté par ce drame, le Fairportl fut à deux doigts de tout plaquer, ce qui, au regard de ce disque et de son suivant, aurait été très dommageable pour le folk british (RAZOR©).

 

1. Genesis Hall.

2. Si Tu Dois Partir.

3. Autopsy.

4. A Sailor's Life.

5. Cajun Woman.

6. Who Knows Where The Time Goes ?

7. Percy's Song.

8. Million Dollar Bash.

 

Sandy Denny:chant,clavecin.

Richard Thompson:guitare acoustique,dulcimer,piano,accordéon,orgue,choeurs.

Ashley Hutchings:basse,choeurs.

Simon Nicol:guitare électrique,guitare acoustique,dulcimer,choeurs.

Martin Lamble:batteur.

Ian Matthews:choeurs sur 7.

Dave Swarbrick:violon sur 2/4/5,mandoline sur 8.

Trevor Lucas:triangle sur 2.

Marc Ellington:choeurs sur 8.

 

LP Studio 4 - 1969

 

Fairport le graal

 

FAIRPORT CONVENTION

LIEGE AND LIEFE – 1969  5/5

 

Publié en décembre 1969.

Produit par Joe Boyd,Simon Nicol,Fairport Convention.

Durée:40:33

Label:Island Records,A & M.

Genre:folk,folk électrique,folk-rock.

 

Impressionnant.

 

Unhalbricking et Liege And Lief (en écoute intégrale ici) sont les pièces maîtresses du catalogue du Fairport Convention. Le second nommé, quatrième levée discographique, se fait dans la foulée de la mort accidentelle de son batteur Lamble et dans la douleur occasionnée tout naturellement par cette perte. Le Fairport, très traumatisé par ce drame, a failli tout laisser tomber ; paradoxalement 1969 est, artistiquement parlant, son année.

Puisant avec parcimonie et avec bonheur, mais puisant quand même, dans le répertoire de Dylan et de Joni Mitchell pour alimenter le répertoire de ces ouvrages précédents, le Fairport, pour le projet Liege And Lief renonce à cette idée et privilégie, comme il en avait dessiné les contours dans le morceau A Sailor’s Life sur Unhalbricking, le patrimoine traditionnel auprès duquel la scène folk British va avidement se sustenter.

Le choix est payant et Liege And Lief, impressionnant album folk british, est un véritable trésor musical national. Le Fairport réussit la prouesse de moderniser des chants traditionnels extirpés, par Ashley Hutchings, des entrailles médiévales.

Liege And Lief a révolutionné le genre. Intemporel, il est devenu depuis l’étalon en terme de folk/rock britannique. Malheureusement, ce line-up talentueux et anthologique splitte après ce chef d’œuvre. Sandy Denny vogue vers une formation montée par ses soins : Fotheringay (tiens, tiens…). Ashley Hutchings rejoint un autre groupe tout aussi intéressant, Steeleye Span. Pendant ce temps là, le Fairport perd gros. Très gros. Plus rien ne sera vraiment pareil alors. (RAZOR©).

 

1. Come All Ye.

2. Reynardine.

3. Matty Groves.

4. Farewell,Farewell.

5. The Deserter.

5. Meddley.

7. Tam Lin.

8. Crazy Man Michael.

 

Sandy Denny:chant.
Dave Swarbrick:fiddle,alto.
Richard Thompson:guitares,choeurs.
Simon Nicol:guitares,choeurs.
Ashley Hutchings:basse,choeurs.
Dave Mattacks:batterie,percussions.

DISCOGRAPHIE 70'S.

LP Studio 5 - 1970

 

Fairport full house

 

FAIRPORT CONVENTION

FULL HOUSE – 1970  4/5


 

Publié en juillet 1970.

Produit par Joe Boyd.

Durée:35:08.

Label:Island Records,A & M.

Genre:folk-rock,folk,folk électrique.

 

Plutôt réussi.

 

Full House (en écoute intégrale ici) est ancré 11 semaines dans les classements d'albums l'année de sa publication, en 1970. Cette performance laisse à penser que, malgré les départs de Sandy Denny et d'Ashley Hutchings, le public accorde encore de la crédibilité à Fairport Convention, d'autant que le groupe reste sur les deux grands LP de son histoire, Unhalbricking et Liege & Lief.

Cinquième opus du catalogue, il est le premier sans chanteuse, puisque depuis l'éponyme Fairport Convention de 1968, Judy Dyble puis Sandy Denny ont occupé le poste. Dave Pegg entre et se retrouve à tenir la basse pour cet album qui renoue encore une fois avec le répertoire folk traditionnel.

Quand on a mangé des grives, difficile de se contenter de merles... Les grives, ce sont les deux sublimes albums précèdant directement ce Full House, le merle en question…

Fairport Convention sans Sandy Denny, sa chanteuse emblématique, ça sonne bizarre. Il faut se faire à cette réalité et aborder le disque de ce nouveau line-up (Richard Thompson, Simon Nicol, Dave Swarbrick, Dave Mattacks rejoints par le bassiste Dave Pegg) sous d’autres angles, de manière différente, pour tenter d’en saisir les atouts.

Car il n'en manque pas, qui permettent à ce line-up d'espérer en un avenir favorable. Ce qui, compte tenu du drame de 1969 (perte de Lamble) et des récentes défections, n'est déjà pas si mal. Certains ne s'en seraient pas relevé.

Nous sommes ici toujours dans un répertoire pour folkeux. Avec les techniques modernes, les instruments électriques se révèlent complètement. Ils sortent de l’anonymat pour enfin s’exprimer.

La guitare de Thompson (pour la dernière fois) se muscle et prend encore plus de volume (Sloth, Doctor Of Physick), la basse, pasé entre les pognes de Pegg ne subit plus ; elle se montre. A la hauteur. Le violon de Swarbrick n’a jamais gémi de la sorte.

Le quatuor restant s’en sort fort honorablement au chant. Il n’est qu’à écouter les harmonies vocales sur Flowers Of The Forest et Sir Patrick Spens.

Cet album n’est pas Liege And Lief et n’a pas cette prétention, mais les remixages et rééditions l’ont bonifié à un point tel que cet opus est passé de bof à waouh.

Faites l’effort de vous accrocher dans la foulée du folk trépidant Walk Awhile et de Dirty Linen, vous serez alors surpris de constater que vous êtes allés au bout sans déplaisir.

Au passage, vous en pincerez bien pour le progressif obsédant Sloth et ses plus de 9 minutes que je trouve époustouflant et admettrez, à l’écoute de Sir Patrick Spens (chant traditionnel électrifié) que le groupe, abstraction faite de la perte de sa voix féminine, n’a pas beaucoup dévié de sa trajectoire.

Par bribes, patiemment, répétitivement, vous vous construirez une opinion très élogieuse de ce disque et le ferez vôtre. Pour moi, c’est un des meilleurs Fairport. (RAZOR©).


1. Walk Awhile

2. Doctor of Physick.

3. Dirty Linen.

4. Sloth.

5. Sir Patrick Spens.

6. Flatback Caper.

7. Poor Will And The Jolly Hangman.

8. Flower Of The Forest.


Dave Swarbrick:chant,violon,alto,mandoline.

Richard Thompson:chant,guitare électrique.

Dave Pegg:chant,basse,mandoline.

Dave Mattacks:batterie,percussion,harmonium.

Simon Nicol:chant,guitare électrique,guitare acoustique,basse,tympanon.

LP Studio 6 - 1971

 

Faiirport angel delight 71

 

FAIRPORT CONVENTION

ANGEL DELIGHT – 1971  3/5

 

Publié en juin 1971.

Produit par John Wood,Fairport Convention.

Durée:36:46.

Label:Island Records.

Genre:folk-rock.

 

Premier vrai couac.

 

Il a beau être l'album du catalogue de Fairport Convention ayant le plus marché au Royaume-Uni, étant un N°8 en puissance de l'année 1971, Angel Delight ne casse vraiment pas trois pattes à un canard.

En vérité, les folkeux anglais continuent à surfer sur l'excellente tenue de leurs albums précédents, les légendaires Unhalbricking et Liege & Lief (1969) et, plus surprenant, Full House (1970), belle surprise réalisée par un line-up alors décimé.

Angel Delight apparaît au sixième rang de la discographie à un moment où le Fairport cherche de l'oxygène après la desaffection de ses membres influents (Hutchings, Denny). Dernier en date : Richard Thompson se retire après Full House ; il n'est donc pas d'Angel Delight et ça fait beaucoup pour pouvoir prétendre assurer le même niveau artistique.

Le line-up est, de ce fait, chamboulé, passant en quatuor. Simon Nicol, seul membre du line-up originel, repart au charbon avec Dave Pegg et les deux Dave, Mattacks et Swarbrick.

Si le départ de sa chanteuse mythique n’a pas mis le groupe à la rue (le Full House, sans elle, est une vraie et excellente surprise), celui de son guitariste emblématique s'avère très préjudiciable.

Réduit à quatre membres, le Fairport publie, en 1971, deux LP : cet Angel Delight, en juin et un opéra folk (Babbacomb Lee), en septembre. Inspiré par le lieu où ils vivent en communauté (The Angel, un ancien pub du Hertfordshire), Angel Delight est loin d’être ce que Fairport, orphelin de Thompson, a fait de mieux.

La créativité chère à Thompson et Denny fait défaut ici, la matière laisse donc à désirer. Les idées manquent. Pour sauver les meubles, la bande à Swarbrick et Nicol, heureusement encore très enthousiaste et techniquement irréprochable, remet au goût du jour des classiques du folk british en les électrisant.

L’écoute de l’accrocheur Lord Marlborough augure de belles choses mais l'ensemble se fane rapidement. On s'aperçoit sans tarder que les mélodies font défaut, les harmonies vocales manquent, Thompson manque…

Cet album est le premier couac du catalogue du Fairport, groupe mythique du folk britannique s'il en est. Difficile de les en blâmer pour autant. Ici démarre ce que l'on qualifie de Fairport Confusion (RAZOR©).

 

1. Lord Malborough.

2. Sir William Gower.

3. Bridge over the River Ash.

4. Wizard of the Worldly Game.

5. The Journeyman's Grace.

6. Angel Delight.

7. Banks of the Sweet Primroses.

8. Instrumental Medley:The Cuckoo's Nest/Hardiman the Fiddler/Papa Stoor.

9. The Bonny Black Hare.

10. Sickness and Diseases.

11. The Journeyman's Grace.

 

Dave Swarbrick:chant,violon,viola,mandoline.

Dave Pegg:chanr,basse,guitare électrique,violon.

Dave Mattacks:batterie,percussions,harmonium,tambourin,basse.

Simon Nicol:chant,guitare acoustique,guitare électrique,dulcimer.

LP Studio 7 - 1971

 

Fairport babbacombelee

 

FAIRPORT CONVENTION

BABBACOMBE LEE – 1971  3,5/5

 

Publié en novembre 1971.

Produit par John Wood,Simon Nicol.

Durée:41:20.

Label:Island Records.

Genre:folk-rock.

 

Il faut sauver Babbacombe Lee.

 

Ne clouons pas au pilori une seconde fois Babbacombe Lee (en écoute intégrale ici). Si la légende retient que le John Babbacombe Lee dont il est ici question a été injustement condamné à mort pour assassinat présumé, l'histoire musicale n'a aucune raison de suivre un verdict identique à propos du septième pli discographique de Fairport Convention.

Et pourtant, c'est bien ce qui est arrivé à ce disque, dézingué hâtivement. Il y a du Tull en ce travail (Dave Pegg et Dave Mattacks en feront partie fin 80) et c’est très agréable, bien que parfois trop ambitieux.

Mais cet opéra folk-rock, pas piqué des vers, a de la gueule et je suis le premier à applaudir des deux mains Babbacombe Lee (1971), après le décevant Angel Delight précédent.

Babbacombe Lee est la preuve que Fairport Convention se reconstruit, se réinvente après les pertes humaines l'ayant affecté. Cet album-concept ambitieux est un projet parti d’une idée de Swarbrick, relayée par un investissement de tous dans les compositions (sauf Sailor’s Alphabet).

Fairport Convention en finit avec les envolées dans les légendes médiévales. Le Fairport joue désormais la carte de l’histoire vraie. Celle d’un homme soupçonné d’avoir tué sa maîtresse, jugé, condamné à mort par pendaison, pendu trois fois et échappant autant de fois au verdict de la Grande Faucheuse, ce qui lui valut d’être relaxé.

La critique a adhéré, et pour cause, à cette réalisation pleine d’audace. La radio aussi, qui lui a permis, par des passages réguliers, à entrer dans les charts. Le public, moins.

Il est vrai que cette musique a un sens et de l’originalité. Plus inspiré qu’il ne l’était sur Angel Light, le contenu, ici convaincant de Babbacombe Lee navigue entre folk-rock, pop-rock, ballades celtiques entrecoupées de gigues endiablées, d’instrumentaux ou de poèmes illustrés et s’éloigne de la sempiternelle palette des chants traditionnels, à laquelle le groupe nous avait, jusqu’alors, habitués.

Sous-estimé, cet énergique septième LP capte par des mélodies accrocheuses, des harmonies plus travaillées, des paroles qui tiennent la route.

Plus progressif, il sillonne d’abord la vie de John Lee, sa jeunesse, son temps effectué dans la Marine avant d’être réformé pour pneumonie, puis nous plonge, dans un second temps, dans son supposé crime et son procès. Entre les deux, un narrateur plante le décor.

En dépit de sa structure, il capte l’attention du début à son terme, même dans ses pièces les plus étirées. La guitare de Nichol fait oublier Richard Thompson, créant une ambiance particulière à elle seule. Le son est délicieusement caverneux et contribue à son étrangeté.

Babbacombe Lee distille une ambiance qui se fait changeante au fil de son écoute. L’effet est excellent et l’album constitue, à mes yeux en tout cas, une énorme surprise.

John Lee, Wake Up John, Dream Song, IWas Sixteen/John My Son, The Time Is Near, Breakfast In Mayfair alternent l’optimisme et le lugubre. Messieurs les jurés, réhabilitons ce Babbacombe Lee-là. Je m'en fais l'avocat (RAZOR©).

 

1. The Verdict.
2. Little Did I Think.
3. I Was Sixteen/ John My Son.
4. Instrumental.
5. Sailor’s Alphabet.
6. John Lee.
7. Newspaper Reading.
8. Breakfast In Myfair.
9. Trial Song.
10. Cell Song.
11. The Time Is Near.
12. Dream Song.
13. Wake Up John.

 

Simon Nicol:guitare,dulcimer.

Dave Mattacks:batterie,piano.

Dave Swarbrick:violon,mandoline.

Dave Pegg:basse,mandoline.

LP Studio 8 - 1973

 

Fairport rosie

 

FAIRPORT CONVENTION

ROSIE – 1973  2,5/5

 

Publié en février 1973.

Produit par Trevor Lucas.

Durée:36:41.

Label:Island Records.

Genre:folk-rock.

 

Rosie sans Nicol.

 

Ce huitième album du Fairport fait suite au très bon Babbacombe Lee de 1971. Alors que tout incite à l’optimisme, la formation prend un coup de massue derrière la tête avec le départ de Simon Nicol (dans la maison duquel tout a démarré), le dernier bastion du Fairport Convention originel, parti rejoindre Ashley Hutchings et l’Albion Band.

Une page se tourne définitivement avant d’aborder l’enregistrement de Rosie (1973). Trevor Lucas, ex mari de Sandy Denny, ex membre de Fotheringay, auteur-compositeur et guitariste, Jerry Donahue également guitariste, mais américain, se joignent aux « Dave », Swarbrick, Pegg et Mattacks (qui, lui, revient, pour quelques titres, après avoir tâté de l’Albion Band, mais seulement du bout des doigts). Les batteurs Tim Donald et Gerry Conway interviennent, par ailleurs, sur six des dix titres.

Le nouveau line-up s’investit dans l’écriture de nouvelles compositions avec plus ou moins de bonheur. Exceptions faites de la ballade Rosie, grande chanson de Dave Swarbrick (sur laquelle on retrouve Richard Thompson à la guitare électrique et à la 12 cordes, ainsi que la voix fantastique de Sandy Denny dans les chœurs), et du titre qui enchaîne, Matthew, Mark, Luke And John, les chansons varient beaucoup dans la qualité.

Knights Of The Road de Lucas n’est pas désagréable et l’instrumental The Hen’s March Through The Midden est plutôt sympathique. Peggy’s Pub est un clin d’œil au Fairport de la première génération. A part ça, une fois les deux meilleurs titres passés, c’est un peu tristounet (RAZOR©).

 

1. Rosie.

2. Matthew, Mark, Luke & John.

3. Knights Of The Road.

4. Peggy's Pub.

5. The Plainsman.

6. Hungarian Rhapsody.

7. My Girl.

8. Me With You.

9. The Hen's March Through The Midden.

10. Furs and Feathers.

 

Dave Swarbrick:chant,violon,mandoline,guitare acoustique.

Trevor Lucas:chant,guitare acoustique.

Jerry Donahue:guitares,choeurs.

Dave Pegg:chant,basse,mandoline.

Dave Mattacks:batterie,percussion,piano.

Richard Thompson:guitare électrique,guitare 12 cordes sur 1.

Sandy Denny,Linda Peters:choeurs sur 1.

Gerry Conway:batterie sur 1/3/5.

Tim Donald:batterie sur 2/6/7.

Ralph McTell:guitare acoustique sur 8.

LP Studio 9 - 1973

 

Fairport nine 73

 

FAIRPORT CONVENTION

NINE – 1974  2,5/5

 

Publié en octobre 1973.

Produit par Trevor Lucas,John Wood,Fairport Convention.

Durée:38:34.

Label:A & M Records.

Genre:folk-rock.

 

Ennuyeux.

 

L’ambiance de Nine est très spécifique, c’est le moins que l’on puisse dire de ce neuvième album du Fairport Convention. Sorti en 1974, cet album est décevant et au regard de son inégalité, ne s’apprécie que par infimes touches. La qualité de sa matière n'étant pas son argument premier, rares sont les occasions de s'y enthousiasmer.

La matière, dont l'inconstance est le fil conducteur, est essentiellement alimentée par le dernier arrivé, Lucas, lequel se taille la part majeure de l’écriture (5 titres). Le reste est brodé autour d'un répertoire traditionnel : du déjà vu. Aucune surprise sur le canevas donc.

Sur un plan technique, le line-up tient toujours la route: tour à tour, le violon de Swarbrick, la guitare de Donahue, le jeu de basse de Pegg, le toucher du batteur Dave Mattacks, le chant de Lucas situent le niveau de compétence indiscutable de ces musiciens.

Rien ne titille vraiment la curiosité ici. Tout juste restera-t-on sur sa faim après l'écoute du lugubre Polly On The Shore ; on frissonnera peut-être sur le chant d’Althea From Prison, on s’arrêtera volontiers sur Bring ‘Em Down ; on relèvera encore la bonne entrée en matière constituée par The Hexamshire Lass, un instrumental sympathique The Brilliancy Medley & Cherokee Shuffle et puis plus rien. Nada, oualou. Rien qui ne retienne mon intérêt en tout cas.

Nine manque de brillance, d’originalité, d’inspiration et de surprise, jusque dans une pochette bâclée et n’incitant pas à l’achat (et dans un titre pour lequel ils ne se sont pas foulés !). De beaucoup trop de choses, en fait, pour susciter un quelconque intérêt. Il y a des moments où il faut appeler un chat, un chat (RAZOR©).

 

1. The Hexhamshire Lass.

2. Polly on the Shore.

3. The Brilliancy Medley/Cherokee Shuffle.

4. To Althea From Prison.

5. Tokyo.

6. Bring 'Em Down.

7. Big William.

8. Pleasure and Pain.

9. Possibly Parsons Green.

 

Dave Swarbrick:chant,violon,mandoline.

Trevor Lucas:chant,guitare acoustique.

Jerry Donahue:guitare.

Dave Pegg:basse,mandoline,choeurs.

Dave Mattacks:batterie,percussions,claviers,basse.

LP Studio 10 - 1975

 

Fairport rising for the moon 75

 

FAIRPORT CONVENTION

RISING FOR THE MOON – 1975  2,5/5

 

Publié en juin 1975.

Produit par Glyn Johns.

Durée:42:07.

Label:Island.

Genre:folk-rock.

 

L’arbre qui cache la forêt.
 

Soyons justes. Sandy Denny, dont c’est le retour au sein du Fairport sur Rising For The Moon, dixième du catalogue, est l’arbre qui cache la forêt et celle qui sauve l’album d’une plus grande médiocrité. Et encore ! Car son chant, à mon humble avis, n’a plus la brillance qu’on lui connaissait.

Sa voix ne suscite plus autant d’émotion mais elle a toujours plus d'atouts que celle de Lucas, son ex. Partant de ce constat qui n’engage que moi, il ne faut pas s’attendre à retrouver le Fairport de la période dorée. Ce Fairport là, c'est de l'histoire ancienne, on met le mouchoir dessus. L'époque est plutôt au Fairport Confusion, réalité plus proche du niveau dans lequel évolue le groupe depuis 2, voire 3 LP.

Par contre, ce qui est intéressant dans le retour de Sandy Denny, c’est qu'il s'accompagne d'une implication à l’écriture, à défaut de doter le disque d'une plus-value. On la retrouve avec plus ou moins de bonheur cependant, dans sept titres, seule ou en coécriture.

La dame a, en ce domaine, des arguments autrement plus convaincants que les compositions mièvres entendues sur les Nine ou Rosie. Mais si vous n'avez plus la petite étincelle pour l'interpréter, vous pouvez vous assoir sur la qualité de la chanson. C'est le cas ici. La magie ne prend plus, faute à cette flamme et à cet enthousiasme qui l'animaient hier encore quand le Fairport était le Fairport légendaire et que l'on ne retrouve jamais. Ou rarement.

Album sans titre (et c’est une première) emprunté au chant traditionnel british, Rising For The Moon, sous la houlette de Glyn Johns, devient plus pop, même s’il demeure toujours fidèle au folk-rock. Malgré ses casseroles, il se classe en 52ème rang des charts UK. Ce sera la dernière fois des 70's, signe que la machine est sérieusement grippée.

White Dress, Dawn, What Is True, Iron Lion, One More Chance et Stranger To Himself sortent la tête de l’eau, mais dans ce lot, ce sont près de la moitié des chansons qui sont insipides. C’est insuffisant pour en faire une acquisition, mais, la présence pour la dernière fois de Sandy Denny (elle mourra 3 ans plus tard), personnage mythique de Fairport Convention, fait que l’on peut réviser ses plans de départ. Exceptionnellement (RAZOR©).

 

1. Rising for the Moon.

2. Restless.

3. White Dress.

4. Let It Go.

5. Stranger To Himself.

6. What Is True.

7. Iron Lion.

8. Dawn.

9. After Halloween.

10. Night-Time Girl.

11. One More Chance.

 

Sandy Denny:chant,piano.

Trevor Lucas:chant,guitare rythmique.

Dave Swarbrick:chant,violon,mandoline,dulcimer.

Jerry Donahue:guitare.

Dave Pegg:basse,mandoline,choeurs.

Dave Mattacks:batterie sur 1/2/3/6/11.

Bruce Rowland:batterie sur 4/5/6/7/8/9/10.

LP Studio 11 - 1976

 

Fairport gootle o geer 76

 

FAIRPORT CONVENTION

GOTTLE O’ GEER – 1976  2/5

 

Publié en mai 1976.

Produit par Bruce Rowland.

Durée:30:35.

Label:Island Records.

Genre:folk-rock.

 

Plus ça va, pire c'est.

 

Numéro 11, Gottle O 'Geer sort en mai 1976. Le Fairport Convention, déjà mal en point artistiquement à ce stade de sa carrière, voit son effectif subir un énième changement. Venue faire une pige sur Rising For The Moon, sans que son implication ne change d'ailleurs quoi que ce soit à la donne, Sandy Denny repart aussi vite qu'elle est arrivée. Sur son porte-bagages, celui qui partage sa vie, Trevor Lucas, et le guitariste Jerry Donahue.

Swarbrick, Pegg et Rowland, successeur aux fûts de Dave Mattacks, également parti pour des raisons conflictuelles avec Glyn Johns, s'affairent à maintenir le groupe en vie, groupe qui doit encore un album à Island Records.

Le trio va solder le contrat avec le label de Blackwell en proposant Gootle O 'Geer, destiné initialement à alimenter la discographie personnelle de son violoniste, Dave Swarbrick. La démarche n'étant pas la même entre un disque solo et un disque collectif, le résultat ne pouvait pas donner entière satisfaction. Blackwell passe outre ces considérations. Ce qui compte pour lui, c'est le solde de tout compte aussi Rising For The Moon s'inscrit comme le onzième volet du catalogue.

Enregistré avec des musiciens de sessions, produit par l’ancien membre Simon Nicol, chargé de redonner du sens au projet, Gottle O’ Geer doit son nom à l’impossibilité pour le ventriloque de prononcer Bottle Of Beer.

Voilà ce que l’on peut dire de cet album pop et pas vraiment folk, parce que pour le reste, il se terre depuis 41 longues années dans un profond anonymat duquel personne ne songe un instant à le sortir. Et pour cause, tant il engendre la somnolence dès les premières notes.

Par contre, la liste des invités présents sur « ce truc soporifique » (dont Rober Palmer) est conséquente. Islands Records n’a pas dû être très regardant sur la dépense. Totalement infructueux (RAZOR©).

 

1. When First Into This Country.

2. Our Band.

3. Lay Me Down Easy.

4. Cropredy Capers.

5. The Frog Up the Pump.

6. Don't Be Late.

7. Sandy's Song.

8. Friendship Song.

9. Limey's Lament.

 

Dave Swarbrick:chant,violon,mandoline,cithare,dulcimer.

Dave Pegg:basse,mandoline,choeurs.

Bruce Rowland:batterie,percussions,piano,orgue,choeurs.

Eric Johns:guitare électrique.

Nick Judd:piano.

Ian Wilson:guitare électrique.

Jimmy Jewel:saxophone.

Henry Lowther:trompette,cor.

Martin Carthy:guitare acoustique.

Robert Palmer:harmonica,choeurs.

Bob Brady,Robert Burridge:choeurs.

Benny Gallagher:accordéon,choeurs.

Graham Lyle:dobro,choeurs.

Simon Nicol:guitare électrique.

LP Studio 12 - 1977

 

Fairport the bonny brunch of roses

 

FAIRPORT CONVENTION

THE BONNY BUNCH OF ROSES – 1977  2,5/5

 

Publié en juillet 1977.

Produit par Fairport Convention.

Durée:39:41.

Label:Vertigo.

Genre:folk-rock.

 

A peine mieux.

 

The Bonny Bunch Of Roses (en écoute intégrale ici) appartient à ce type d’albums qui m’ennuie profondément. S’il est un peu moins soporifique que Gottle O’ Geer (ce n’est pas un exploit, tant celui-ci est apathique et sans intérêt), il n’engendre pas pour autant en moi un enthousiasme débordant.

Le niveau est encore faible et ce n’est pas le retour de Simon Nicol, ni le fait d’être passé chez Vertigo qui contribuent à bonifier la deuxième partie des 70's du Fairport.

Ce groupe appartient désormais au passé, il survit dans un contexte où le public n’est plus demandeur. Gottle, The Bonny et Tales Tippers sont les boulets d'un catalogue qui, au fur et à mesure que la fin de la décennie se rapproche, se détériore à vitesse grand V. Pour un groupe qui a dominé le folk british, ça fait tâche.

Le groupe ne sait plus trop à quel saint se vouer pour retrouver des couleurs. Pour le coup, il refait la part belle aux chansons traditionnelles, mais à un moment, ça devient rabat-joie et soûlant.

The Last Waltz et The Poor Ditching Song font figure d'exception dans un lot indigent qui ne casse pas trois pattes à un canard, malgré le retour aux affaires de Nicol. Partant de là, sa longueur (près de 40 minutes) devient un handicap (RAZOR©).

 

1. James O'Donnells Jig.

2. The Eynsham Poacher.

3. Adieu Adieu.

4. The Bonny Bunch Of Roses.

5. The Poor Ditching Boy.

6. General Taylor.

7. Run Johnny Run.

8. The Last Waltz.

9. Royal Seleccion No 13 (Haste To The Wedding/Morpeth Rant/Toytown March/Dashing White Sargeant).

 

Dave Swarbrick:violon,mandoline,mandocello,chant.

Simon Nicol:guitare électrique et acoustique,chant,dulcimer,piano.

Dave Pegg:basse,guitare,mandoline,chant.

Bruce Rowland:batterie,percussions,piano électrique.

LP Studio 13 - 1978

 

Fairport tippler s tales 78

 

FAIRPORT CONVENTION

TIPPLERS TALES – 1978  3/5

 

Publié en mai 1978.

Produit par Fairport Convention.

Durée:36:26.

Label:Vertigo.

Genre:folk-rock.

 

Pour faire ripaille.

 

En cette fin de décennie, il y a belle lurette que le folk ne fait plus recette ! Les chansons traditionnelles adaptées par Fairport Convention ont de moins en moins d’adeptes. Seuls quelques fans en pincent encore pour Tipplers Tales, dont l’enregistrement a nécessité seulement 10 jours.

Il n’est pas pour autant bâclé et son line-up a toujours la virtuosité qu’on lui connaît. Mais voilà, le contexte ne se prête plus à ce registre folk rock traditionnel.

L’album est imbibé d’alcool… enfin, je veux dire par là que c’est le thème de la vie autour de l’alcool avec ses plaisirs et ses débordements qui sert de trame à ce Tipplers Tales de 1978.

Il est servi ici dans des bons vieux chants ayant masséré dans le folklores traditionnel britannique. Ainsi on trouve quelques motifs pour mettre le feu à la taverne (Bottom Of The Bunch Bowl/East Nuke Of Fyfe/Ye Mariners), quelques chansons à boire comme Three Drunken Maidens, quelques moments épiques (les 11 minutes de Jack O’ Rion), quelques passages impertinents comme The Widow Of Westmoreland’s Daughter/Random Gig, ainsi qu’une version de John Barleycorn… et puis tout d'un coup, ça s’essouffle, ça manque d’idées (il n’y avait plus de vrai auteur-compositeur dans ce line-up).

Les pièces éviquées s’écoutent avec plaisir. Les acteurs, cool Raoul, ont du bien s’amuser à faire ce dernier album, fait dans une atmosphère détendue, propice aux réjouissances et à s’encanailler. Il faudra attendre sept ans pour les voir tenter un come-back. Moi je n’y étais plus. Quoi qu’il en soit, j’ai passé quelques minutes très agréables sur Tipplers Tales, d’où mon indulgence : 3 (RAZOR©).

 

1. Bottom Of The Bunch Bowl/East Nuke Of Fyfe/Ye Mariners All.
2. Three Drunken Maidens.
3. Jack O' Rion.
4. Reynard The Fox.
5. Lady Of Pleasure.
6. Bank Ruptured.
7. The Widow Of Westmoreland's Daughter/Random Jig.
8. The Hair Of The Dogma.
9. As Bitme.
10. John Barleycorn.

 

Dave Swarbrick:chant,violon,mandoline,mandocello.

Dave Pegg:basse,chant,mandoline,guitare électrique.

Bruce Rowland:batterie,percussions,piano électrique.

Simon Nico:chant,guitare électrique,guitare acoustique,dulcimer,piano.

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