Georgie Fame And The Blue Flames.

BIOGRAPHIE.

 

 

GEORGIE FAME (AND THE BLUE FLAMES)/Londres (UK)

 

Georgie fame and the blue flames 2

 

Né Clive Powell le 26 juin 1943 à Leigh (Lancashire).

Actif depuis 1959.

Labels:Columbia,CBS,Polydor,Pye.

Genre:R&B,jazz,soul,ska,pop.

 

Plus de 60 ans au service du rock.

Georgie Fame, Clive Powell pour l'état civil de Leigh où il est né en juin 1943, est, à ce jour, l'un des plus anciens artistes à encore fouler les scènes en 2020. Âgé de 77 ans, il affiche une carrière qui va au-delà des 6 décennies.

Depuis 1959, son enthousiasme pour le métier ne l'a jamais lâché et, comme il a toujours la pêche, il n'est donc pas disposé à passer la main. Au contraire, depuis qu'il travaille avec ses fils, une motivation supplémentaire l'anime. Sa seule crainte, pour l'avenir, c'est qu'avec l'avancée dans l'âge il ne se souvienne plus des paroles...

Georgie fame 1Georgie Fame.

Georgie fame yeh yehYeh Yeh, N°21 du Billboard 65.

Georgie fame the flamesGeorgie Fame & The Flames.

Georgie fame the ballad of bonnie and clydeLe mémorable Bonnie & Clyde.

Georgie fame alan price chris walter photoAvec Alan Price...

Qu'il dorme toutefois sur ses deux oreilles, les nombreux fans qu'il compte toujours n'ont pas oublié ses succès et sauront, le cas échéant, le ramener sur les bons rails s'il dévie de sa trajectoire ou a un blanc. Et des supporters, il en draine toujours autant, chacune de ses apparitions se déroulant devant un parterre bien nourri.

Que ce soit dans les années 60 durant lesquelles il a été très populaire ou aujourd'hui, avec sa progéniture, Georgie Fame est en perpétuelle recherche d'adrénaline et d'émotion.

Sa bonne santé, son enthousiasme pour la musique et son métier ainsi que la dimension supplémentaire qu'induit le fait de le pratiquer désormais en famille, n'indiquent en rien que sa retraite est imminente.

L'esprit du R&B venu d'Amérique.

Et c'est tout bénéfice pour un public toujours prompt à reprendre avec lui les Yeh Yeh, Get Away ou The Ballad Of Bonnie And Clyde, ses tubes d'hier que l'artiste a portés entre janvier 1965 et janvier 1968 en tête des charts britanniques.

Celui que la presse, en plein Swinging London, surnommait le Prince de Soho, n'a cependant jamais vraiment été reconnu par le milieu du disque.

Gageons que s'il avait été américain, les six décennies qu'affiche sa carrière auraient été autrement considérées et sa contribution à l'industrie musicale grande-bretonne revalorisée à sa juste valeur.

Personnage aimé et respecté de son public de fidèles et de son entourage proche, Fame est un des rares musiciens blancs à avoir saisi et fait sien l'esprit du R & B venu d'Amérique...

Clive Powell est né le 26 juin 1943 dans le Lancashire. Fils d'un danseur amateur, il grandit à Leigh, sa ville natale, au cœur du Grand Manchester, région à la fois agricole (élevage laitier), industrielle (filatures de coton) et minière (charbon).

A une époque où la radio est le biais le plus classique pour capter la musique, Powell est influencé par ce qu'il entend sur les ondes.

Dès sa prime jeunesse, il suit un enseignement approfondi en piano qui va en faire un claviériste (piano et orgue Hammond) de grand talent.

Ses dispositions et sa passion pour l'instrument ainsi que l'avènement du rock and roll lui permettent d'échapper, comme c'est alors la tradition familiale, à un destin tout tracé dans les usines cotonnières.

Des Dominoes à Billy Fury et aux Blue Flames.

Il goûte à cette perspective à l'âge de 15 ans quand, après voir quitté l'école, il travaille brièvement dans une entreprise de tissage. En soirée et sur son temps libre, Clive, influencé par les Little Richard, Jerry Lee Lewis et Fats Domino, rejoint les Dominoes dont il devient le claviériste (1958).

Un an plus tard, en juillet 1959, il participe à un concours de chant dans un camp de vacances du nord du Pays De Galles (Butlins Holiday Camp à Pwllheli) et rafle le premier prix sous les yeux de Rory Blackwell, leader des Blackjacks, premier groupe de rock and roll britannique.

Ce dernier propose à Powell de faire la saison avec eux. Le pianiste accède à cette proposition et quitte son emploi d'ouvrier. Au terme de cette période, de nouvelles opportunités se présentent à lui comme celle de passer une audition pour le fameux impresario Larry Parnes, dont l'écurie réunit le gratin des chanteurs de rock britanniques.

Ron Wycherley, rebaptisé Billy Fury, pour les besoins de sa carrière en fait partie. Parnes offre la possibilité à Powell de devenir pianiste de soutien de son team, à la condition qu'il change également de nom. Clive Powell, à contrecœur, s'exécute. C'est ça ou rien.

Il devient Georgie Fame à 16 ans (1959) et part aussitôt en tournée en Grande-Bretagne où il se retrouve à jouer, notamment, aux côtés des Gene Vincent, Joe Brown, Marty Wilde et Eddie Cochran. Ce dernier va l'initier à la soul de Ray Charles...

Georgie Fame, en 1961, est embauché auprès de Billy Fury et intègre son groupe de soutien, les Blue Flames. Mais ceux-ci sont considérés comme trop jazzy par Parnes, aussi le manager s'en sépare brutalement.

Un des groupes de R & B british les plus influents.

Le groupe conserve son nom et Alan Earl Watson, saxophoniste et chanteur, en prend la direction fin 1961 (jusqu'en mai 1962), avant que Georgie Fame n'en fasse de même au départ de ce dernier. La formation mute alors en Georgie Fame And The Blue Flames. Elle va se positionner comme l'un des groupes de R & B anglais les plus influents des 60's.

En devenant groupe-résident du Flamingo Jazz Club (mars 1962), Georgie Fame et sa troupe commence à se faire un nom dans le milieu. Sa musique fusionne alors de multiples influences. Au jazz et au blues, Fame rajoute le ska, entendu dans les pubs et clubs africains et antillais de Soho et de Ladbroke Grove. Il troque le piano pur l'orgue Hammond.

Georgie fame

« Je me suis toujours considéré comme un musicien de travail. J'ai eu mes succès mais il est vrai que j'ai aussi connu un réel creux pendant des années, notamment les 70's. Jamais, cependant, je n'ai renoncé. J'étais toujours prêt à repartir après chaque contretemps. Il fallait bien manger. » (Georgie Fame)

Rick Gunnell, un des moteurs de la scène musicale londonienne ambiante, patron du Flamingo devenu manager du groupe, exhorte Georgie Fame et ses Flames à ancrer ce R & B au son si caractéristique sur le sol britannique.

En septembre 1963, son night-club sert de cadre à l'enregistrement de Rhythm And Blues At The Flamingo (Janvier 1964/Columbia). Produit par Ian Samwell, l'album comme le single (Do The Dog/Shop Around) qui en est extrait, ne performent pas dans les charts.

Georgie Fame enchaîne les tubes.

Les singles suivants, Do-Re-Mi/Green Onions (avril 64-CBS) et Bend A Little/I'm In Love With You (juillet 1964-CBS), malgré leur qualité, ne font pas beaucoup mieux.

La même année, le label publie deux EP, Rhythm & Blue-Beat (mai 1964) et Rhythm & Blues At The Flamingo (novembre 1964) ainsi que le deuxième LP du catalogue, le premier studio : Fame At Last (octobre 1964) qui se classe au 15ème rang des charts d'albums britanniques.

En son sein, le latino Yeh Yeh s'installe en tête des hits du Royaume-Uni et fait 21 au Billboard (janvier 65). Cette même année 64, Georgie et ses Flammes apparaissent dans 5 épisodes de Ready Steady Go (ITV).

Jusqu'à ce que Fame ne quitte les Blue Fames pour signer un contrat personnel très alléchant avec CBS (1966), le binôme va enchaîner les tubes : In the Meantime/Telegram (97 en mars 1965), Like We Used To Be/It Ain't Right (33 en août 1965), Something/Outrage (23 en novembre 1965), Get Away/El Bandido (N°1 en juin 1966), Sunny/Don't Make Promises (13 en septembre 1966), Sitting In The Park/Many Happy Returns (12 en décembre 1966).

Il signe également 3 albums supplémentaires (Yeh Yeh en 1965, Sweet Things et Get Away en 1966) ainsi que 3 EP (Fame At Last, Fats For Fame et Move It On Over).

Toujours prêt à repartir au combat.

Le plus grand succès de Georgie Fame tombe en 1967. The Ballad Of Bonnie And Clyde (N°1/UK et N°7/USA) se vend à plus d'un million d'exemplaires et fait disque d'or. Ce titre est son dernier gros coup commercial. L'euphorie des 60's est désormais derrière lui.

Ses années 70 sont plus délicates sur le plan musical. Commercialement, le succès n'étant plus au rendez-vous, le musicien compose, pour survivre, des jingles pour les radios et pour la publicité télévisée ainsi que quelques musiques de films.

Musicalement, il noue, un soir de novembre 70, un partenariat avec Alan Price, ancien membre des Animals. Celui-ci débouche sur Rosetta (N°11/1971), puis sur un album d'obédience jazz/R & B, Fame And Price, Price And Fame Together (CBS/1971).

Après avoir reformé les Blue Flames (1974), il continue à faire le job. A la fin des 70's, il se produit régulièrement en Australie avant de rebondir sur la production pour Van Morrison (1989/1997), puis de jouer notamment avec Ben Sidran, Bill Wyman (The Rhythm Kings), Count Basie, Eric Clapton, Muddy Waters, Boz Scaggs ou The Verve. Une trentaine de LP alimentent aujourd'hui sa discographie personnelle (RAZOR©2021).

DISCOGRAPHIE 60'S.

LP Live 1 - 1964

 

Georgie fame rhythm and blues at the flamingo 64

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

GEORGIE FAME AND THE BLUE FLAMES

RHYTHM AND BLUES AT THE FLAMINGO – 1964  4,5/5

 

Publié en janvier 1964.

Produit par Ian Samwell.

Durée:35:06.

Label:CBS.

Genre:R & B,british blues,jazz.

 

Frénétique R & B.

 

Fut un temps, pour acquérir ce disque, c'était la croix et la bannière, le parcours du combattant. Aujourd’hui, ce classique des 60's est désormais plus accessible et c'est une bénédiction que de pouvoir retrouver à son écoute, l’ambiance des soirées passées au Flamingo, en compagnie de Georgie Fame.

Le Flamingo est alors un club londonien (Soho) très en vogue et crucial dans le développement du R & B et du jazz en Grande-Bretagne. Il dispose d'une acoustique amplifiée et de moyens de sonorisation supérieurs qui dote ce disque enregistré en son sein d'une énergie incroyable et d'une atmosphère particulière.

Georgie Fame et ses musiciens, tous de très haut niveau, constituent, eux, le groupe-phare anglais du genre, celui qui, certainement, restitue au plus près l'esprit du R & B venu alors des États-Unis.

Enregistré en septembre 1963 pour une publication au début de l'année 1964, ce disque (CBS) live, produit par Ian Samwell (Cliff Richard, America, The Small Faces, The Grateful Dead, John Mayall, Joni Mitchell, Zappa...), s'appuie notamment sur des reprises de classiques R &B de Smokey Robinson (Shop Around), Mose Allison (Work Song, Parchman Farm), Sonny Boy Williamson (Baby Please Don't Go), Rufus Thomas (Do The Dog).

Dans sa version d'origine, il recense 10 titres. L'extension d'Universal (2016) pointe elle, 3 chansons supplémentaires (11 à 13) extraites du concert au Flamingo, tandis que le reste du lot (14 à 19) sont des enregistrements de la BBC (avec John Baldry) et des prises d'un concert au Blue Moon, jamais publiées à ce jour (20 à 23).

Cette réédition donne une idée plus précise du registre et du talent de Georgie Fame, même si elle sort du cadre originel du Flamingo. Rhythm And Blues At The Flamingo est un excellent instantané de ce R & B alors à son apogée. Indispensable pour tout fan de l'époque (RAZOR©).

 

1. Night Train.

2. Let The Good Times Roll.

3. Do The Dog.

4. Eso Beso.

5. Work Song.

6. Parchman Farm.

7. You Can't Sit Down.

8. Humpty Dumpty.

9. Shop Around.

10. Baby Please Don't Go.

 

Georgie Fame:chant,orgue.

Johnny Marshall:saxophone baryton.

Michael Eve:saxophone ténor.

Big Jim Sullivan:guitare électrique.

Rod Boots Slade:basse.

Red Reece:batterie.

Tommy Thomas:congas.

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