Gordon Lightfoot.

BIOGRAPHIE.

 

GORDON LIGHTFOOT/Orillia (Ontario – Canada)

 

 

Gordon lightfoot intro

 

 

Né Gordon Meredith Lightfoot Jr., le 17 novembre 1938 à Orillia (Ontario – Canada).

Actif depuis 1958.

Labels:United Artists,Reprise,Warner Bros,Linus,True North.

Genre:folk,folk-rock,country,pop,pop-rock.

Site officiel:www.lightfoot.ca

 

Un trésor national.

 

C'est bien connu : c'est dans les vieux pots que l'on fait les meilleures soupes... A presque 83 ans et après 6 décennies de musique au compteur, Gordon Lightfoot vient de faire son retour en studio pour donner le jour à son 20ème LP, le premier depuis plus d'une quinzaine d'années (Harmony/2004).

 

Solo, publié en 2020, même s'il ne permet pas de retrouver le chanteur qu'il fut dans les années 60/70, fait la démonstration que ce dernier n'en a pas moins conservé une belle voix, bien que chargée par le vécu et l'avancée dans l'âge.

 

Comme son come-back s'accompagne d'un répertoire nouveau et qu'il s'avère plutôt convaincant, le dicton avancé en introduction colle plus que jamais à la réalité.

Gordon lightfoot 1Gordon Lightfoot : un trésor national.

Gordon lightfoot nowPlus pimpant que jamais à presque 83 ans.

Gordon lightfoot the two tonesThe Two-Tones au début des 60's.

Gordon lightfoot lightfootLightfoot ! en mars 66.

Gordon lightfoot lp plus gros succesSon plus gros succès (N°12).

Gordon lightfoot soloSolo, son dernier LP (2020).

Plus pimpant que jamais.

 

Solo est alimenté par un lot de dix démos folk enregistrées au début du nouveau millénaire (2001/2002), mais égarées et que son auteur a réactualisées pour l'occasion. Du neuf avec de l'ancien en quelque sorte...

 

Mais un assemblage d'une grande qualité dont le rendu n'est pas sans nous rappeler le Lightfoot des débuts, quand il évoluait alors avec sa seule guitare pour l'accompagner.

 

Sa dernière publication focalise à nouveau sur l'artiste et son instrument de prédilection et rappelle, si besoin était, que le canadien a fait partie de la génération dorée des auteurs-compositeurs-interprètes nord-américains ayant germé à Greenwich Village, dans le sillage de Bob Dylan, dans les 60's.

 

Un pedigree qui confine au respect.

 

Plus pimpant que jamais, Gordon Lightfoot est une sommité du folk, du folk-rock et de la country, un acteur très impliqué dans la définition du son folk-pop des 60's/70's.

 

Une grande majorité de ses albums est certifiée or et platine, tandis qu'il compte à son actif 27 nominations au Juno Awards (l'équivalent des Grammy Awards au Canada), dont 12 victoires.

 

Quatre fois chanteur de l'année (de 1971 à 1973, en 1975), chanteur folk de l'année à 5 reprises (en 1970, de 1975 à 1978), l'artiste cumule les honneurs au Canada et suscite les commentaires les plus élogieux partout dans le monde, notamment aux États-Unis.

 

Dylan ne dit-il pas à son endroit que, chaque fois qu'il entend une des chansons de Gordon, il n'a qu'un souhait : qu'elle dure longtemps. Et s'il en est un qui sait de quoi il retourne en termes de songwriting, c'est bien le Zim, non ?

 

Et Robbie Robertson, leader du plus grand groupe canadien de tous les temps (The Band), qui élève Lightfoot au rang de trésor national ? On peut le croire sur parole...

 

Le Dead, Peter Paul & Mary, Eric Clapton, John Mellencamp, Judy Collins, Bob Dylan, Neil Young, le Kingston Trio, Johnny Cash ou le King himself savent, plus que quiconque, tout ce qu'ils doivent au canadien, en puisant, à un moment ou un autre de leur carrière, dans le répertoire de Gordon Lightfoot, resté efficace malgré les années qui défilent... Il est vrai que l'ontarien a placé la barre très haut, dès le début de sa carrière...

 

Un talent précoce.

 

Gordon Meredith Lightfoot Jr. voit le jour à Orillia. Enfant de Gordon Lightfoot Sr. et de Jessie Vick Trill, le jeune Gordon montre très tôt un intérêt pour la musique, aussi a-t il en retour l'appui de ses parents pour l'orienter dans ce sens.

 

Talent précoce, le jeune Gordon chante dans une chorale de l'église d'Orillia ; sa voix de soprano l'amène à apparaître sur les ondes locales et à jouer dans des opérettes et des oratorios.

 

Il est sollicité également pour animer des mariages ou pour concourir lors de festivals régionaux.

 

Après avoir enlevé un concours de chant à l'âge de 12 ans, Gordon apprend le piano et les percussions, avant de donner ses premiers concerts. La guitare vient compléter son bagage instrumental, qu'il apprivoise en autodidacte.

 

Après avoir décroché une bourse à la Faculté de Musique de l'Université de Toronto, il déménage en Californie (1958) où, pendant deux ans, il est éduqué au jazz (Westlake College Of Music d'Hollywood). Il finance cette formation en chantant sur des démos et en composant des jingles publicitaires.

 

Son éloignement du Canada étant trop lourd à supporter, Gordon quitte Los Angeles pour revenir à Toronto (1960) où il occupe d'abord un job de caissier dans une banque, puis de chauffeur-routier.

 

La TV et la radio comme tremplin.

 

Il se produit alors avec les Singin' Swingin' Eight qui, de 1960 à 1962, pointent au générique de la série musicale télévisée canadienne, Country Hoedown (CBC TV).

La télévision lui offre une vitrine idéale pour lancer sa carrière. On le retrouve régulièrement sur des programmes de CBC comme Talent Caravan, Music Hop, Show Of The Week.

 

Parallèlement, il arpente le circuit des clubs folk de Toronto avant de publier, dès 1962, deux premiers singles, (Remember Me) I'm The One/Daisy-Doo et Negotiations/It's Too Late He Wins qui obtiennent un temps d'antenne conséquent sur les ondes des radios de Montréal.

 

Cette même année 62, Lightfoot se rapproche de Terry Whelan pour former the Two-Tones (à l'origine The Two Timers) et enregistrer un LP en public (At The Village Corner).

 

Après avoir passé 1963 en Europe, et plus particulièrement au Royaume-Uni, où il anime une émission sur la BBC (Country And Western Show), il revient au pays et reprend son bâton de pèlerin pour se produire dans l'Ontario, au Québec et dans l'est américain.

Gordon lightfoot portrait

« J'aime être en phase avec mon public. Et le temps à lui consacré est quelque chose que je prends très au sérieux. Même si je n'aime pas travailler trop longtemps, avec mon groupe, nous leur offrons le meilleur de ce que nous pouvons leur offrir. Il nous le rend bien. » (Gordon Lightfoot)

Quatre fois meilleur chanteur dans les 60's.

 

Le couple folk ontarien Ian & Sylvia, implanté à New York, découvre leur compatriote à cette occasion (1964). Le duo apprécie ses chansons et décide de reprendre à leur compte deux titres, For Lovin' Me et Early Morning Rain.

 

Chapeautés par Albert Grossman, manager de Bob Dylan, Ian et Sylvia présentent Gordon à ce dernier. Un partenariat s'ensuit qui se concrétise, en 1966 et 1969, par la réalisation de 5 albums pour United Artists, quatre studio et un live. Cette tranche discographique est incontournable pour toute personne se prétendant comme fan de l'artiste.

 

Lightfoot ! (enregistré en décembre 64 et sorti en mars 66) ouvre le bal. Chacune des chansons de ce premier disque a quelque chose à offrir. Gordon Lightfoot réalise ici un album quasi parfait qui enlève l'adhésion simultanée du public comme de la critique.

 

Bis repetita pour l'opus suivant, The Way I Feel (1967), un des chefs d’œuvre du canadien, qui voit l'artiste passer de l’ambiance guitare acoustique/basse de Lightfoot ! à un groupe plus étouffé.

 

Grammy Award dès le début des seventies.

 

Did She Mention My Name (1968), Back Here On Earth (1968) et le live Sunday Concert (1969) maintiennent Lightfoot sous la lumière des projecteurs. Ils referment en beauté le catalogue des 60's, au cours desquelles l'ontarien enlève quatre titres de meilleur chanteur folk (1965, 1966, 1968 et 1969).

 

En passant chez Reprise, Gordon Lightfoot signe une autre œuvre majeure de sa discographie. Nommé initialement Sit Down Young Stranger (avril 1970), son titre est changé en If You Could Read My Mind, en raison du succès de la chanson du même nom qui fait 5 dans les charts US.

 

Le LP, N°12 au Billboard 200 (albums), est celui de son catalogue qui remporte le plus gros succès. Le titre If You Could Read My Mind (top 1 au Canada), inspiré par son divorce, lui vaut une nomination aux Grammy 1971 et acquiert une certification Or, un an plus tard.

 

Summer Side Of Life (mai 1971) s'inscrit dans les pas de l'album précédent même s'il ne reproduit pas ses scores (N°38). Il concourt cependant à intensifier son écriture et à affiner son style vocal, préparant ainsi la voie à deux autres opus incontournables du catalogue, Don Quixote (février 72) et Old Dan's Records (novembre 1972), par lequel le folk de Lightfoot s'auréole de nouvelles influences country. Le canadien est alors décrété meilleur chanteur de l'année 72.

 

Un break pour raisons de santé.

 

Au printemps 72, lors d'un concert à Massey Hall, il est victime d'une paralysie du nerf facial qui le tient à l'écart quelque temps. Alors qu'Old Dan's Record's, son N°9, fait N° 1 au Canada et 95 aux États-Unis, il s'octroie un break.

 

On le revoit dans les bacs avec Sundown (mars 1974/Reprise). Sa pause lui est profitable puisque l'album s'installe en tête du Billboard et dans les classements canadiens. Ce leadership s'accompagne de la première place de la chanson titre dans le Hot 100.

 

Une onzième levée discographique voit le jour en février 75, Cold On The Shoulder. Moins séduisant, cet opus est vite surclassé par l'excellent Summertime Dream (1976), dernier gros coup commercial de l'artiste et qui referme la période faste de l'artiste pour le label Reprise.

 

Prophète en son pays.

 

Warner Bros prend le relais à l'amorce de la fin des 70's. Endless Wire, sorti en janvier 1978, n'a pas la même résonance que ce qui précède. 8 LP viennent alors compléter le catalogue entre 1980 et aujourd'hui.

 

Bien que son aura demeure encore très forte, Gordon Lightfoot, sur le plan international, n'en perd pas moins de l'intérêt au fil des décennies. Le Canada continue, bon an, mal an, de lui vouer une admiration sans bornes comme en attestent ses dernières apparitions publiques. Il n'est pas meilleur prophète en son pays que lui (RAZOR©2020).

DISCOGRAPHIE SOLO 70'S.

LP Studio 10 - 1974

 

Gordon lightfoot sundown 74 2

 

GORDON LIGHTFOOT

SUNDOWN – 1974  5/5

 

Publié en janvier 1974.

Produit par Lenny Waronker.

Dsurée:36:12.

Label:Reprise.

Genre:folk.

 

L'apogée artistique de Lightfoot.

 

J'aurai pu choisir l'ouvreur du catalogue Lightfoot, sorti en 1966, ou un de ses deux suivants, The Way I Feel (1967) et Did She Mention My Name ? (1968), voire If You Could Read My Mind ou Sit Down Young Stranger, mis sur le marché en 1970.

 

J'aurai pu aussi jeter mon dévolu sur Summertime Dream (1976). Tous sont des grands disques de l'ontarien Gordon Lightfoot et méritent une écoute mais, au final, c'est pour Sundown que j'en pince le plus. Cet album studio de 1974, le dixième de sa discographie, est celui qui me sensibilise le plus.

 

Publié chez Reprise Records, il est, pour, moi le plus abouti de l'artiste. Les chansons, accrocheuses et pour la plupart intimistes, sont excellentes (Sundown, High And Dry, Carefree Highway, The List), certaines étant même d'un niveau supérieur (Seven Island Suite, Too Late For Prayin', Somewhere USA, Circle Of Steel, The Watchman's Gone).

 

La voix est belle et riche, l'ambiance cool et les arrangements subtils. La nature, le social, le sens de l'existence et les propres expériences de l'auteur servent de cadre à une écriture intelligente et texturée.

 

Ce n'est pas un hasard si Sundown décroche le pompon (N°1 au Billboard et au Canada) quand, dans le même temps, la chanson-titre domine les charts de ces pays respectifs. On tient là l'apogée artistique de Lightfoot (RAZOR©).

 

1. Somewhere USA.

2. High And Dry.

3. Seven Island Suite.

4. Circle Of Steel.

5. Is There Anyone Home ?

6. The Watchman's Gone.

7. Sundown.

8. Carefree Highway.

9. The List.

10. Too Late For Prayin'.

 

Gordon Lightfoot:guitare,chant.

Terry Clements:guitare acoustique sur 1/3/10.

John Stockfish:basse sur 2/3/5/7/10.

Nick De Caro:accordéon,cuivres,piano,cordes sur 3/5/6/8/10.

Jim Gordon:batterie sur 1/3/5/9,percussions.

Rick Haynes:basse sur 1/4//8/9.

Milt Holland:percussions,congas sur 1/5/6/9.

Gene Martynec:moog sur 3/5.

Red Shea:dobro,guitares,slide dobro sur 1/5/7/9/10.

Catherine Smith:harmonies vocales sur 2.

Jack Zaza:cor anglais.

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