Harry Chapin.

BIOGRAPHIE.

 

HARRY CHAPIN/Brooklyn (New York)

 

Chapin harry 2

 

Né Harry Chapin Forster, le 7 décembre 1942 (Brooklyn/U.S.A).

Mort le 16 juillet 1981 à Jericho (New York).

Actif entre 1962 et 1981.

Label:Elektra,Boardwalk,Sequel,Chapin Productions.

Genre:folk,folk-rock.

Site officiel:www.harrychapinmusic.com

 

Mort beaucoup trop tôt.

Un dramatique accident de voiture coûte la vie à Harry Chapin, mémorable chanteur et auteur-compositeur américain. Nous sommes en juillet 1981 et l’artiste new yorkais affiche 38 années au compteur. Sa perte prématurée laisse derrière lui un catalogue que les fans ont toujours à la bonne aujourd’hui et dans lequel les collègues de la profession ont de tout temps pioché, preuve s’il en est, du grand intérêt qui a toujours accompagné son travail.

Fils d’un percussionniste réputé (Jim Chapin), frère de Thomas dit Tom, saxophoniste, et de Steve, le plus jeune de la fratrie, Harry Chapin se concentre réellement sur la musique à partir de 1971, autour d’une formation recrutée par petite annonce dans le Village Voice, un journal gratuit new yorkais, et à laquelle prennent part Big John Wallace, bassiste et chanteur, Tim Scott, violoncelliste et Ron Palmer, guitariste.

Taxi, Cat’s In The Craddle…

Célèbre pour avoir composé et interprété des airs folkoriques comme Taxi, W.O.L.D, Sniper, Flowers Are Red ou Cat’s In The Craddle, Harry Chapin continue encore aujourd’hui à sensibiliser les générations.

Chapin jen

« Les gens se souviennent de Harry pour sa manière de bien faire son travail et pour sa quête permanente de la justice économique.

Le meilleur moyen de l’honorer n’est pas forcément de revenir en arrière, mais plutôt d’aller de l’avant pour préparer un avenir meilleur à nos enfants, comme il le répétait inlassablement. » (Jen Chapin)

L’artiste de Brooklyn affiche une très belle discographie forte de 9 LP entre 1972 et 1981, année de sa disparition, un dixième album posthume s’invitant au catalogue en 1988 (The Last Protest Singer). Sa carrière débute chez Elektra par Heads & Tales (1972) et prend fin par Sequel, sorti en 1981 pour le compte de Boardwalk Records, label qui vient alors d’être fondé par Neil Bogart.

Son héritage pérennisé.

Elektra abrite l’essentiel de son répertoire et recèle les meilleures pièces du parcours discographique de Chapin, notamment Heads & Tales (72), Verities & Balderdash (74), les incontournables, suivis des excellents  Sniper And Other Love Songs (72) et de On The Road To Kingdom Come (76). Le reste est plus discutable et l’engagement politique relaie l’implication artistique, Hardin devenant un militant actif contre la faim dans le monde jusqu’à ce fatidique 16 juillet 1981.

Depuis, Cat’s In The Craddle a fait son entrée dans le classement des chansons du siècle (RIIA/2001) et Chapin a été intronisé au Long Island Music Hall Of Fame (octobre 2006). Juste retour des choses au regard de ce qu’il véhicule toujours auprès des fans. Sa veuve et la descendance assurent aujourd’hui l’héritage qu’il a laissé à la musique américaine et continuent son combat contre la famine sur terre via la fondation qui porte son nom (RAZOR©).

DISCOGRAPHIE 70'S.

LP Studio 1 - 1972

 

Harry chapin heads and tales 1972

 

HARRY CHAPIN

HEADS AND TALES – 1972  5/5

 

Publié le 11 mars 1972.

Produit par Jac Holzman.

Durée:45:39.

Label:Elektra.

Genre:folk,folk-rock.

 

Il avait tout d'un grand.

 

Le 16 juillet 1981, un accident de la route coûte la vie à Harry Chapin, auteur-compositeur-interprète américain officiant dans le folk-rock, qui n’a jamais eu la faveur des presses de l’époque, mais qui, patiemment, a tissé autour de lui un parterre de fans invétérés, toujours fidèles quatre décennies plus tard. Il est fort heureusement  plus avantageusement considéré aujourd’hui.

Les raisons des détournements répétés de la critique à l’encontre de cet humaniste dévoué qui s’est battu corps et âme pour éradiquer la faim dans le monde, résident dans le côté populaire dans lequel il se complaisait alors, dans la propension de ses compositions du moment à focaliser sur lui-même, ses travaux étant alors souvent jugés trop personnels, trop simplistes, trop facilement taillés sur mesure pour lui, et dans une tendance à trop surcharger ses œuvres d’orchestrations un peu abusives parfois. Quand il s’agit de chercher des poux sur la tête, certains sont sans concurrence et leur jugement est souvent impitoyable.

Je m’inscris en faux contre ces accusations un peu légères qui tendent à reléguer cet artiste à un statut de chanteur folk de seconde zone. Pour moi Harry Chapin et l’intégralité de son œuvre, essentiellement biographique, riment avec finesse, réalisme et sensibilité. Ses compositions poignantes mais à tendance moralisatrices n’appartiennent qu’à lui ; elles sont autant de romans profonds dans lesquels il se glisse et qu’il met subtilement en musique. Elles sont sa marque de fabrique.

Son image négative tient surtout au fait qu’il n’était pas une pop star telle que le système les fabriquait alors et sa candeur faisait qu’il croyait en ce qu’il accomplissait. Les détracteurs d’hier sont ses laudateurs d’aujourd’hui.

Heads And Tales (en écoute intégrale ici) de 1972, son premier LP, résume à merveille cette œuvre surprenante, raffinée, changeante, magnifiquement arrangée. Taxi et Dogtown sont les parfaites et mémorables incarnations d’un album top niveau.

Any Old Kind Of Day, Same Sad Singer, Empty s’en approchent de très près. Aujourd’hui, il inspire le respect, la reconnaissance et tout le rock lui rend hommage. Il prend désormais rang parmi les légendes du rock et je ne m’en plains pas, loin s’en faut (RAZOR©).

 

1. Could You Put Your Light on, Please.

2. Greyhound.

3. Everybody's Lonely.

4. Sometime, Somewhere Wife.

5. Empty.

6. Taxi.

7. Any Old Kind of Day.

8. Dogtown.

9. Same Sad Singer.

 

Harry Chapin:guitare,chant.  

Steve Chapin:claviers.

Russ Kunkel:batterie,percussions.

Ronald Palmer:guitare,chant.

Tim Scott:cello.

John Wallace:basse,chant.

LP Studio 4 - 1974

 

Harry chapin verities balderdash

 

HARRY CHAPIN

VERITIES & BALDERDASH – 1974  5/5

 

Publié le 24 août 1974.

Produit par Paul Leka.

Durée:43:49.

Label:Elektra.

Genre:folk,folk-rock.

 

Harry porteur.

 

Difficile de désigner un album plus qu’un autre dans le catalogue des années 70 d’Harry Chapin. Tous ses travaux de l’époque ont un intérêt et surtout de la qualité. La tête de Verities & Balderdash (en écoute intégrale ici) me paraît cependant émerger du rang.

En tous cas, c’est cet album de 1974 qui a fait franchir un cap à cet auteur-compositeur-interprète qui n’a que rarement occupé les gros titres, la faute à un côté un peu trop fleur bleue dans son écriture et une tendance à trop abuser de chansons conçues comme des histoires courtes.

Né au cœur de Greenwich Village, au sein d’une famille d’artistes, ce troubadour des temps modernes new-yorkais, militant humaniste luttant notamment contre la faim dans le monde, est aujourd’hui reconnu comme un des grands artistes folk américain des seventies. On lui doit des titres comme Taxi (1972), sa plus grande signature, comme W.O.L.D ou Cats In The Cradle qui ouvre l’album du jour.

Signé par Elektra, ce boulimique de tournées (une moyenne de 200 concerts par an) publie un quatrième LP très aguichant (c’est son deuxième pour l’année 74 avec Short Stories), devenu, si je ne m’abuse, disque d’or en 74, grâce, en partie, à son titre le plus porteur, le touchant Cats In The Cradle (qui fait 4 dans les charts U.S). Je dis bien en partie car c’est tout un répertoire qu’il convient d’associer à la réussite de Verities & Balderdash, album qui est la véritable marque de fabrique de l’artiste.

I Wanna Learn A Love Song (sur le début de sa relation avec sa future femme Sandy), Shooting Star, She Sings Songs Without Words (dédiée à sa femme), 30.000 Pounds Of Bananas, Vacancy, Half Way To Heaven et What Made America Famous ne doivent pas être occultées par le maillon fort d’ouverture.

Si toutefois on veut pinailler, on peut noter une instrumentation parfois trop présente. Dans ce contexte, la version live de 30.000 Pounds Of Bananas (Greatest Stories Live de 1976) me semble bien meilleure que celle figurant ici. Mais c’est un détail, car pour le reste… (RAZOR©).

 

1. Cat's in the Cradle.

2. I Wanna Learn a Love Song.

3. Shooting Star.

4. 30,000 Pounds of Bananas.

5. She Sings Songs Without Words.

6. What Made America Famous?.

7. Vacancy.

8. Halfway to Heaven.

9. Six String Orchestra.

 

Harry Chapin:guitare,chant.

John Tropea:guitare acoustique,sitar.

Don Payne:basse.

Allan Schwartzberg:batterie.

Don Grolnick:piano,clavecin.

Ron Bacchiocchi:synthétiseur.

George Simms,Frank Simms,Dave Kondziela:choeurs.

Zizi Roberts:voix féminine.

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