Janis Ian.

BIOGRAPHIE.

 

JANIS IAN/New York (New York-USA)

 

Janis ian 77

 

Née Janis Eddy Fink, le 7 avril 1951 à New York.

Active depuis 1965.

Labels:Columbia,Verve, Windham Hill Records.

Genre:folk.

Ste officiel:janisian.com

 

Star avant l'heure.

Society's Child a fait de Janis Ian une star avant l'heure. Elle a, en effet, 16 ans quand, en 1967, elle attire l'attention du grand public en interprétant ce titre qu'elle a écrit elle-même quelques années plus tôt.

Si la chanson lui vaut une nomination aux Grammies, elle fait naître, dans le même temps, une polémique au motif d'évoquer une romance entre elle et son petit copain noir. A l'époque, c'est tabou. Dans cette amérique d'alors, déchirée par le racisme et la discrimination ethnique, la jeune fille est menacée de mort et interdite de radio.

Si Society's Child n'est pas la voie la plus facile pour démarrer une carrière, le titre est retenu pour illustrer, en 2008, une autobiographie dont chaque chapitre est nommé d'après une de ses chansons.

La nouvelle Odetta ?

Elle est le reflet d'une belle carrière de femme, de chanteuse et de songwriter, couronnée en 1975 par un premier Grammy (meilleure performance pop vocale) pour At Seventeen (N°1 en septembre 75 et resté 5 mois dans les meillleures ventes), sa chanson la plus connue dont Claude François fit l'adaptation française : 17 ans.

Janis enlève alors la récompense au nez et à la barbe de Linda Ronstadt et d'Olivia Newton-John. Rien que ça. Janis s'est soudainement prise à rêver d'être une Joan Baez, une Odetta...

Janis ian 1Janis Ian, star avant l'heure.

Janis ian debutPassée par Greenwich Village.

Janis ian shadow mortonDécouverte par Shadow Morton...

Janis ian leonard bernstein...et soutenue par Leonard Bernstein.

Janis ian at seventeenAuteur de At Seventeen...

Janis ian claude francois 17 ans...repris par Claude François (17 ans).

Janis ian between the linesUne très belle discographie...

Janis ian now...que Janis alimente toujours aujourd'hui.

Le moins que l'on puisse dire, c'est que la gamine est précocement douée. Depuis sa tendre enfance passée essentiellement dans le New jersey où ses parents dirigent un centre de vacances, Janis Eddy Fink, fille d'un professeur de musique, pratique plusieurs instruments : les claviers (piano, orgue, clavecin), la guitare, la flûte et même le cor français. Pour certains d'entre eux, elle les maîtrise au passage à l'adolescence.

Star précoce mais controversée.

Cerise sur le gâteau, la jeune fille aime écrire, apprend à construire une chanson et chante aussi. Sa première chanson, elle a 12 ans quand elle la compose : touchante, Hair Of Spun Gold (1963) est déjà portée par une voix étonnante pour une fille aussi jeune.

La chanson vaut à son auteur d'être publiée dans le magazine underground Broadside, à côté des Pete Seeger et Bob Dylan et de faire ses premiers pas à Greenwich Village, au Gaslight notamment. Parallèlement, ces dispositions pour la musique et le chant lui permettent d'intégrer la New York City High School of Music & Art où elle suit une formation.

Après avoir adopté, en 1964, le nom de Janis Ian, en référence au prénom de son frère, elle se lance dans le métier. Découverte par le producteur Shadow Morton (The Shangri-Las, Vanilla Fudge et Iron Butterfly), elle décroche un contrat pour Verve/Folkways (filiale de MGM) après avoir démarché plus d'une vingtaine de maisons de disques, puis signe, à 13/14 ans, le controversé Society's Child évoqué précédemment.

Leonard Bernstein au soutien.

Le label aime cette chanson et n'hésite pas à la pousser d'autant que les critiques suivent aussi et que les radios sont prêtes à lui donner sa chance. Leonard Bernstein défend contre vents et marées cette chanson qu'il a entendue au Gaslight. Mieux, il invite Janis Ian à venir la chanter dans son émission de TV sur CBS News (Inside Pop : The Rock revolution).

Même si elle n'a jamais été N°1, celle-ci bénéficie d'une couverture médiatique énorme entre 1965 et 1967 (TV, magazines et quelques radios). Grâce à une 14ème place au Billboard, 600 000 exemplaires de Society's Child sont écoulés. C'est un hit national. En foulant la scène du Newport Folk Festival le 16 juillet 1967, Janis Ian confirme sa popularité et entre dans la profession par la grande porte.

Un petit prodige.

Elle a 15 ans quand elle écrit et enregistre la matière alimentant son premier LP. L'éponyme Janis Ian, essentiellement pop/folk acoustique avec quelques influences psychédéliques, sort chez Verve/Forecast en janvier 1967.

L'artiste parvient à le placer au 29ème rang du Billboard et à en vendre 350.000 pièces.

La jeune américaine déroule un lot de chansons aux paroles intelligentes, interprétées de manière déjà très professionnelle.

La galerie de portraits qu'elle propose est bluffante de maturité : Society's Child, New Christ Cadillac Hero, Love Me Kindly, Janey's Blues, Hair Of Spun Gold, The Tangles Of My Mind, Pro-Girl, Younger Generation Blues... les sujets sont bien maîtrisés au regard de l'âge qu'elle affiche alors.

Tout aussi magnifique, For All The Seasons Of Your Mind (décembre 1967/Verve), toujours produit par Shadow Morton, bénéficie du soutien de musiciens de studio (Vincent Bell, George Devens, Bobby Gregg, Joe Mack) placés sous la direction de l'organiste Artie Butler, l'un des meilleurs arrangeurs du milieu et qui, pour le coup, supervise les opérations.

Ce choix constitue une plus-value indéniable pour la musique de Janis Ian, désormais stigmatisée comme un petit prodige, et un témoignage fort de la confiance placée en elle.

Usée avant l'heure.

Mais elle est avant tout, dans ce monde de requins, un produit marketing avant l'heure, ce dont elle se lasse, car la jeune ado est très consciente de son statut.

Est-ce pour rappeler qui elle est et d'où elle vient qu'elle publie son troisième LP sous le titre de The Secret Life Of J. Eddy Fink (juillet 1968/Verve), son nom de jeune fille ?

Toujours ancrée dans le folk, le folk-rock, sa musique reflète l'état d'esprit désabusé qui l'anime alors. En quelques années, usée, Janis a pris un sacré coup de vieux. Son troisième album n'est plus celui d'une jeune fille ; il est celui d'une femme désormais.

En dépit du fait d'être un excellent album, The Secret Life Of J. Eddy Fink ne se vend pas, faute de titre réellement porteur. Il en va de même pour celui qui suit, Who Really Cares (septembre 1969/Verve), aussi sombre et déprimant que son devancier et traduction de son trouble du moment.

Le partenariat avec Verve se rompt, tandis que Janis Ian annonce son retrait de l'industrie musicale. Elle a 20 ans.

Renaissance chez Capitol.

Sa déception digérée, elle revient aussi vite qu'elle s'est retirée. Elle signe un 4ème opus, Present Company (1971), pour Capitol Records.

Par ce disque, mélange de folk, de blues et de jazz, on observe un renouveau musical et le moral retrouvé d'une artiste posée et pertinente : témoins ces titres optimistes et positifs que sont He's A Rainbow, Here In Spain, Present Company bercés par une voix douce et profonde et pleine d'émotion.

Plus aventureux et parfois inégal, Present Company ne dépare pas dans son catalogue. Si sa prise de risques séduit les fans de la première heure et la critique, le grand public la boude encore et l'album ne marche pas vraiment, malgré une entrée dans le Billboard (223ème rang).

1975, l'année Janis Ian.

Elle met à profit cette infortune en déménageant sur Los Angeles et il faut attendre 1974 pour qu'elle sorte un nouveau disque : Stars (CBS), sans la moindre fausse note, prépare à ce qui suit, Between The Lines.

L'album est très puissant, avec des temps forts comme la chanson-titre de 7 minutes, Page Nine et surtout le poignant Jesse (écrit alors qu'elle a 14 ans), que Roberta Flack porte au 30ème rang du Billboard l'année précédente, et que Joan Baez et Shirley Bassey, entre autres, s'approprieront dans le mouvement.

1975 est l'année Janis Ian. Elle y publie un septième album mâture et puissant par lequel elle confirme qu'elle est devenue un des très grands songwriters du moment. Depuis 10 ans qu'elle écrit et compose, son œuvre, si elle est reconnue de qualité, n'a jamais été couronnée dans les bacs.

Janis ian portrait

« Nous les artistes, sommes les derniers alchimistes. Nous prenons vos rêves, vos espoirs et vos désirs les plus profonds et les transformons en quelque chose que vous pouvez entendre, jouer et chanter. Ma première nommination aux Grammies est venue lorsque j'avais 15 ans. Pour le meilleur et pour le pire, j'ai vu mon entreprise devenir une industrie. Mais une chose ne changera jamais : nous ne vendons pas de la musique, nous vendons des rêves. » (Janis Ian)

Enorme !

Avec Between The Lines (CBS/mars 1975), elle décroche le gros lot : N°1 au Billboard en septembre, près de deux millions d'exemplaires vendus et disque de platine.

Tout y est : paroles intimes, chaudes, touchantes, d’une belle maturité, musique folk/pop simple, mélodies abondantes, voix pleine de confiance et détendue, sensibilité à fleur de peau, grande sobriété, arrangements délicats...

L’américaine réfléchit et se confesse sur les maux de l’adolescence, la solitude, l’insécurité, le désir, la réconciliation… le ton est grave, mélancolique et sombre, et ça donne les joyaux suivants : Come On, In The Winter, At Seventeen, Between The Lines, Water Colors, When The Party’s Over, From Me To You, Tea & Sympathy, At Seventeen…

Le titre-phare du LP, At Seventeen, fait N°3 aux USA et son interprète est récompensée du Grammy Award de la meilleure performance vocale féminine pour la catégorie Pop Songs 1975. Enorme ! 

Une belle discographie 70's...

Difficile pour Aftertones (CBS/1976) et Miracle Row (CBS/janvier 1977) de faire mieux. Sous la pression de la maison de disques, Janis Ian sort, avec le premier nommé, un disque dans la précipitation. Visiblement, son auteur n'est pas vraiment calée au niveau de l'écriture ; il en résulte un disque aux arrangements discutables, sans véritable intensité, ni force, rempli à la hâte, voire bâclé, pour respecter la date de sortie initialement fixée. Au final, il s'avère bien en dessous de celui, prestigieux, auquel il succède, bien que figurant en 12ème place du Billboard.

Plus soigné, Miracle Row peut être considéré comme un des disques les plus intéressants de Janis Ian. Son écriture touche toujours même si elle tend ici à complexifier les choses. Dans les chiffres, le disque fait moins bien qu'Aftertones (45ème), malgré sa supériorité à tous les niveaux.

Un deuxième album éponyme (Janis Ian II), en 1978, et Night Rains, un an plus tard, toujours chez Columbia, complètent la discographie 70's de l'artiste. Janis Ian, nouvellement mariée (avec le réalisateur portugais Tino Sargo) s'y montre moins convaincante et commercialement parlant, les albums sont des échecs.

...puis un break à 30 ans.

Elle redore quelque peu son blason auprès des fans en enregistrant Restless Eyes (1981), un mélange de pop, de rock et de folk et d'influences country qui, s'il a encore du corps, s'avère un peu simpliste. S'entourer de musiciens renommés tels que Lee Sklar, Byron Berline, Dean Parks, Buzzy Feiten, Lenny Castro, Bill Payne ou Jeff Porcaro se suffit pas. Consciente de cette réalité, Janis Ian s'offre un deuxième break avec la musique à 30 ans.

Dès le début des 80's, c'est le cinéma qui occupe alors son temps, ou plutôt les chansons pour BO de films, ainsi que la télévision (les Simpsons notamment) ; elle poursuit également une carrière d'actrice et prend des cours de théâtre. Une tournée européenne ponctue son retrait du milieu de l'industrie musicale, en 1983. La même année, elle rompt avec son mari.

Depuis la fin des 80's, Janis Ian est installée à Nashville où elle tente de renaître de ses cendres. Malade, très endettée, désabusée, elle amorce une relation amoureuse avec une dénommée Patricia Snyder (qu'elle épousera en 2003 à Toronto), avant de réapparaître sur la scène musicale sous son nouveau label Rude Girl Records (janvier 1992).

Vendre du rêve...

Elle signe, en 1993, l'excellent Breaking Silence (Morgan Creek/Columbia), nommé aux Grammies (pour la 7ème fois), dont la chanson-titre traite de l'inceste. Janis ne tait plus publiquement son homosexualité. Deux autres chansons prêtant à polémique figurent également sur Breaking Silence : His Hands (abus conjugal) et Tattoo (sur l'holocauste).

En 25 ans et pour bien marquer son indépendance aux labels majeurs qui l'ont exploitée, Revenge (mai 1995), Hunger (1997), God & The FBI (2000), Lost Cuts (2001), Billie's Bones (2004), Folk Is The New Black (2006) et Strickly Solo (2014) ainsi qu'un lot de compilations et de DVD sont venus se greffer au catalogue de l'étiquette indépendante Rude Girl.

En plus d'écrire des chansons et de faire des spectacles depuis plus de 50 ans, Janis Ian, en hommage à sa mère Pearl Fink, fonde aussi la Pearl Foundation, destinée à financer la formation continue pour des profils n'ayant jamais été scolarisés. Elle est par ailleurs l'auteur d'ouvrages de science-fiction.

Toujours humble et prompte à venir en aide aux autres malgré les hauts et les bas qu'elle a subis, la petite fille prodige, aujourd'hui respectable grand-mère, n'a jamais dévié de sa ligne de conduite, depuis qu'à 17 ans elle a appris la vérité sur la vie : vendre non pas de la musique, mais du rêve (RAZOR©).

DISCOGRAPHIE 70'S.

LP Studio 7 - 1975

 

Janis ian between the lines

 

JANIS IAN

BETWEEN THE LINES – 1975  5/5

 

Publié en mars 1975.

Produit par Arthur Brooks.

Durée:43:21.

Label:CBS Records.

Genre:folk.

 

Le sacre du vilain petit canard.

 

Enfant, elle apprend très tôt le piano ; à 10 ans, elle joue de la guitare, à 12, Janis Ian écrit ses propres textes et suscite très tôt la polémique via son controversé Society’s Child, première chanson qu’elle ait jamais écrite.

Ce titre, en effet, traite d’une relation entre un ado blanche avec un jeune black à un moment où (soi-disant) souffle un grand esprit de liberté. Loin de s’imaginer de la portée d’un lyrisme perçu comme incendiaire sur un fait tabou et de comprendre le pourquoi d’un tel déferlement de critiques à son endroit, elle se voit interdire le passage sur certaines antennes radiophoniques.

Tout ce qui gravite alors de près ou de loin avec le racisme est sujet à haut risque dans la société conservatrice de l’époque (68), même quand il s’agit d’amourettes interraciales entre djeunes. Trois ans plus tard, la new-yorkaise enregistre son premier LP, l’éponyme Janis Ian, sur lequel figure Society’s Child. On a connu pire démarrage dans une carrière.

Puis elle enchaîne les LP à un rythme régulier mais sans accéder toutefois au succès, jusqu’à ce que Between The Lines ne tombe dans les bacs en février 1975. Jusque là, il lui faut se défaire d’une image tenace lui collant inlassablement à la peau, celle de vilain petit canard, et qui lui vaut plus de manifestations hostiles que de réactions amicales.

Between The Lines (N°1 au Billboard 200), couvert de multiples récompenses, couronne la carrière de Janis. Le populaire At Seventeen (repris par notre CloClo national sous le titre 17 ans), qui domine l’album, est élu chanson de l’année ; elle-même est reconnue meilleure voix féminine pop 75 et tout le tralala …

Cette reconnaissance est donc un juste retour des choses pour cette artiste précoce taclée un peu hâtivement. Dans la foulée, elle adhère aussitôt au statut d’icône, comme quoi…

Introspectif, cet album, son septième, elle ne le doit qu’à elle. Paroles intimes, chaudes, touchantes d’une belle maturité, musique folk/pop simple, mélodies abondantes, voix pleine de confiance et détendue, sensibilité à fleur de peau, grande sobriété, arrangements délicats, tout y est présent pour atteindre l’âme d’un public qui tourne, comme de coutume, sa Jacquette et lui lâche, une fois pour toutes, les baskets avec Society’s Child. Janis se met dans la poche plus d’un million de fans et entreprend une percée considérable, avec ce disque extraordinaire, je m’empresse de vous le dire.

La maturité et la force de son écriture lui font rejoindre le cercle fermé des grands auteurs-compositeurs. Tour à tour, dans le cadre de Between The Lines, l’américaine réfléchit et se confesse sur les maux de l’adolescence, la solitude, l’insécurité, le désir, la réconciliation… le ton est grave, mélancolique et sombre.

Come On, In The Winter, At Seventeen, Between The Lines, Water Colors, When The Party’s Over, From Me To You, Watercolors, Tea & Sympathy… posez-vous cinq minutes et écoutez ces petites merveilles. Si ça, ce n’est pas du songwriting lumineux, inspiré, raffiné et émouvant, je bouffe mon chapeau. Between The Lines lance définitivement une carrière pourtant admirablement commencée en 67. La connerie humaine n’a malheureusement pas permis à l’artiste d’éclore avant (RAZOR©).

 

Face 1.

1. When The Party's Over.

2. At Seventeen.

3. From Me To You.

4. Bright Lights And Promises.

5. In The Winter.

6. Watercolors.

 

Face 2.

1. Between The Lines.

2. The Come On.

3. Light A Light.

4. Tea & Sympathy.

5. Lover's Lullaby.

 

Al Gorgoni:lead guitare,guitare acoustique.

Janis Ian:guitare acoustique,guitare rythmique,piano.

Dickie Frank:guitare rythmique,guitare acoustique.

Richard Davis,Don Payne:basse.

Barry Lazarowitz:batterie,percussions.

Larry Alexander:percussions.

Dennis Pereca,Claire Bay:choeurs.

David Snider:guitare acoustique.

Sal DeTroia:guitare nylon.

Alan Ralph:trombone.

Burt Collins:cor.

Russell George,Ken Kosak:violon.

Artie Kaplan:saxophone alto.

Joe Grimm,Seldon Powell:saxophone ténor.

Phil Bodner:clarinette,flute,piccolo.

Ray Cisara,Joe Shepley:trompette.

George Ricci:cello.

Manny Vardi:viola.

Romeo Penque:saxophone alto,flute.

George DuVivier:basse acoustique.

George Devens:vibraphone.

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