Joan Baez.

BIOGRAPHIE.

 

 

JOAN BAEZ/New York (USA)

 

Joan baez intro

 

Née Joan Chandos Baez, le 9 janvier 1941 à Staten Island (New York).

Active depuis 1958.

Labels:Vanguard,A&M,Portrait,CBS,Gold Castle,Virgin,Guardian,Koch.

Genre:folk,gospel,pop,country.

Site officiel:joanbaez.com

 

D'artiste de rue à star internationale.

La carrière de Joan Baez prend racine alors qu'elle est encore adolescente à la fin des années 50. Elle a 13/14 ans quand, après avoir assisté à un concert de Pete Seeger, elle voue une passion sans bornes à la musique folk.

Comme d'autres jeunes interprètes du moment, l'inexpérimentée mais déjà très motivée jeune fille, étudiante à l'Université de Boston, se produit initialement comme artiste de rue avant de, surmontant son trac, faire le circuit des cafés de Boston et de Cambridge, alors centre de la scène émergente folk du moment.

Son premier répertoire s'appuie sur les standards de la country d'Hank Williams et sur les airs folkloriques du patrimoine américain initiés par la Carter Family, ainsi que sur les chansons de ses collègues folkeux de l'échiquier de Boston.

Progressivement, elle passe d'une attention locale à une aura nationale puis internationale quand elle devient, avec Bob Dylan, leader de la place folk revival de Greenwich. Celle qui fait la couverture du Time à 21 ans symbolise depuis tout ce vivier d'artistes formant le cénacle folk des 60's. C'était hier et il y a plus de 60 ans...

Joan baez dylanJoan Baez et Bob Dylan.

Joan baez mimi farinaAvec sa soeur Mimi (épouse Farina).

Joan baez first lpUn magnifique premier LP (1960).

Joan baez here s to youHere's To You en 1969. 

Joan baez farewell angelina incontournableFarewell, Angelina, incontournable LP de 65.

Joan baez last lpSon dernier album sorti en 2018.

Aujourd'hui, Joan Baez, une des rares femmes à avoir été invitée à Woodstock, n'est pas loin de penser sérieusement à la retraite. Celle qui s'est produite pour la première fois sur le sol français en 1964 a donné son ultime concert en France à Perpignan, fin juillet 2019. Pour elle, les tournées loin de chez elle, c'est fini.

A 79 ans, même si sa voix unique et reconnaissable spontanément n'a rien perdu de sa brillance, la chanteuse américaine est consciente qu'il est grand temps pour elle de quitter les planches.

Sur tous les fronts,pour toutes les causes.

Auteur de sublimes et intelligentes chansons, la native de Staten Island laissera le souvenir d'une immense artiste et incontournable interprète (It's All Over Now Baby Blue, Farewell Angelina, The Night They Drove Old Dixie Down, Here's To You, Let It Be, Will The Circle Be Unbroken, Guantanamera...), mais également celui d'une femme humainement remarquable.

Sa vie durant, Joan Baez s'est, en permanence, battue sur tous les fronts, pour toutes les causes et aux quatre points de la planète (pour la non-violence, les droits civiques, les droits de l'homme, l'environnement, contre l'injustice, l'intolérance, la pauvreté, la misère sociale, le racisme, l'homophobie, la peine de mort, la guerre). Et ce, sans jamais renier ses convictions et ses engagements.

Avec une carrière si longue, si bien remplie et menée de la sorte, la fervente chanteuse-ensorceleuse aux yeux noirs et au cœur tendre peut légitimement, à l'aube de ses 80 ans, tirer sa révérence et emmener avec elle la Madonne des 60's, la militante très active et la poétesse. Toutes l'ont tant mérité...

Plus que le classique, le folk.

Née d'un père mexicain et d'une mère écossaise d'origine irlandaise, le 9 janvier 1941 à Staten Island (New York), Joan Chandoz est la sœur cadette de la fratrie Baez, composée de l’aînée Pauline Thalia (décédée en 2016) et Margarita Mimi (décédée en 2001), épouse de Richard Farina, chanteur folk et figure de la contre-culture américaine du milieu des 60's.

Enfant d'un physicien de renom, Albert Vinicio Baez, dont la profession et l'engagement auprès de l'UNESCO ont occasionné à la famille de nombreux déménagements aux quatre coins du globe, Joan vit principalement en Californie mais a aussi, pour ces raisons, beaucoup voyagé, tant aux États-Unis qu'à l'étranger où la famille a également posé ses valises (France, Suisse, Italie, Moyen-Orient, Irak...).

Typée (elle a la peau basanée), la jeune Joan souffre dans son enfance des préjugés raciaux. 

Ce qui influera vraisemblablement sur son implication ultérieure dans la lutte pour l'égalité des droits des races, quelles qu'elles soient.

Par ailleurs, le séjour de la famille à Bagdad alors qu'elle a dix ans, la confronte aux problèmes de misère du peuple irakien et de violence induits par les attentats à la bombe, et aura sans doute une incidence sur son militantisme.

Issue d'un milieu intellectuellement supérieur, la jeune fille baigne dans un environnement où la musique classique tient toute sa place. Aux leçons de piano, elle préfère toutefois la guitare. Au classique, le rock, puis le folk.

Newport, Dylan, Vanguard...

En Californie, Joan suit des études à Palo Alto avant que sa famille ne soit, une nouvelle fois, contrainte de déménager sur Boston (1958). Universitaire et plus que jamais éprise de musique, elle se fond dans le lot des chanteurs folk dilettantes de la place dont l'atmosphère gauchiste et pacifiste la séduit.

Dotée d'une superbe voix, elle est encouragée à aller plus loin et passe professionnelle. Boston devient un tremplin pour la carrière qu'elle a décidée d'entreprendre ; dès 1959, sur l'invitation de Bob Gibson, une des figures du renouveau de la folk music aux States, elle se produit sur la scène du Newport Folk Festival (Rhode Island).

Sa prestation confirme toutes les promesses entrevues, lui ouvre les portes des studios et l'installe comme tête d'affiche de l'édition 1960 de Newport.

A cette époque, elle est déjà une star dont Bob Dylan, fraîchement débarqué à New York, tombe raide dingue.

Elle devient sa compagne, en 1962, le prend sous sa coup, persuadée de son immense talent, et l'impose un peu arbitrairement au public. Joan noue avec le Zim une relation étrange, partagée entre un amour qui n'est peut-être pas encore cicatrisé aujourd'hui, un partenariat artistique profond et un activisme acharné.

Une discographie 60's brillante.

Un premier LP, éponyme, est réalisé pour Vanguard Records (novembre 1960). D'emblée, il marque les esprits de la critique et de l'auditoire. Composé d'airs folkloriques anciens, il est vu depuis comme un disque séminal de la musique américaine.

Plus d'une vingtaine d'albums viennent enrichir son catalogue durant les années 60 et 70. Dans ce lot, jusqu'à Diamonds & Rust (1975), rares sont les LP à écarter.

Joan baez portraitPhoto Abaca.

« Les 60's, auxquelles mon nom est souvent associé, ont été une période extraordinaire certes, mais pas forcément la meilleure, car la reconnaissance comportait aussi son lot de désagréments, liés, par exemple, au trac et à diverses névroses phobiques, comme l’angoisse de vomir, qui refrénaient le plaisir. Heureusement, une longue thérapie m’a permis de m’en sortir. Notez au passage qu’il y a dix ans, je n’osais pas encore prononcer ce mot en France, de crainte d’être jugée un peu dingue. » (Joan Baez)

Ce dernier, ainsi que les deux premiers albums (Joan Baez/1960 et Joan Baez Volume 2/1961), Farewell Angelina (1965) et Any Day Now – Songs Of Bob Dylan (1968) sont cependant les incontournables de sa discographie, le reste restant de grande qualité.

Joan Baez, au milieu des 70's, voit son audience décroître aussi fort que la qualité de ses disques et son image de star s'effacer au profit de celle d'une has-been.

En dépit d'un changement de label, les années 80 ne sont pas plus prolifiques. L'artiste, toujours politisée, ne passionne plus que ses fans de la première heure et un cercle de convertis.

Adieux annoncés.

5 LP viennent compléter son catalogue depuis 1992 et la sortie, 17 ans après Diamonds & Rust, de Play Me Backwards. Whistle Down The Wind, 25ème album studio, est son dernier opus, publié en 2018. La tournée de promo qui s'engage derrière est annoncée comme celle de ses adieux à la scène.

Pour l'heure, cette figure internationale du folk et de la contestation continue à prodiguer ses messages de paix à travers le monde. Sa parole porte toujours, sa voix aussi, même si elle ne monte plus dans les aigus comme avant. Personne ne s'en plaindra (RAZOR©2021).

DISCOGRAPHIE 60'S.

LP Studio 4 - 1965

 

Joan baez farewell angelina incontournable

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JOAN BAEZ

FAREWELL, ANGELINA – 1965  5/5

 

Publié en novembre 1965.

Produit par Maynard Solomon.

Durée:43:18.

Label:Vanguard Records.

Genre:folk.

 

Incontournable.

 

Farewell, Angelina (novembre 1965) est le quatrième volet de la discographie de Joan Baez. Ce nouveau jet marque une différence avec ce qui précède et qui est, jusque là, profondément ancré dans ce que l'on appelle la folk traditionnelle.

Nommé d'après une chanson de Bob Dylan, ce volume 4 explore les terres de Woody Guthrie (Ranger's Command) et de Pete Seeger (Sagt Mir Wo Die Blumen Sind) ou de Donovan (Colours) mais c'est le répertoire du Zim qui est présentement privilégié avec quatre morceaux : la chanson-titre, Daddy You Been On My Mind, It's All Over Now Baby Blue et A Hard Rain's A-Gonna Fall.

Le folk traditionnel est réduit ici à la portion congrue (The Wild Mountain Thyme et The River In The Pines), mais, pour la première fois, la guitare électrique (Bruce Langhorne) est présente (à dose homéopathique cependant pour ne pas brusquer les folkeux) sur un album de Joan Baez.

Faut-il y voir l'influence de Dylan, son protégé, qui la même année 65, fait un ramdam du diable en passant à l'électricité à l'occasion du festival de Newport ?

En 43 minutes, Joan Baez délivre un disque folk solide, teinté de légères et subtiles notes country. Ses couvertures de Dylan sont bien assurées tandis que sa voix est tout simplement touchante...Un incontournable du catalogue de la star du folk (RAZOR©).

 

1. Farewell, Angelina.

2. Daddy You Been On My Mind.

3. It's All Over Now Baby Blue.

4. The Wild Mountain Thyme.

5. Ranger's Command.

6. Colours.

7. A Satisfied Mind.

8. The River In The Pines.

9. Pauvre Ruteboeuf.

10. Sagt Mir Wo Die Blumen Sind.

11. A Hard Rain's A-Gonna Fall.

 

Joan Baez:chant,guitare.

Bruce Langhorne:guitare électrique.

Ralph Rinzler:mandoline.

Richard Romoff,Russ Savakus:basse.

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