John Denver.

BIOGRAPHIE.

 

JOHN DENVER/Roswell (Nouveau-Mexique – USA)

 

John denver intro

 

Né Henry John Deutschendorf le 31 décembre 1943 à Roswell,décédé le 12 octobre 1997 à Monterey (Californie).

Actif entre 1962 et 1997.

Labels:Mercury Records,RCA Records,Windstar, Sony Wonder.

Genre:country,folk,folk-rock,pop,pop-rock.

Site officiel:johndenver.com

 

Une icône du folk.

John Denver avait deux passions dans sa vie : la musique et l'avion. La première l'a starifié, la seconde lui a enlevé la vie.

Sa disparition, en octobre 1997 aux manettes d'un avion expérimental fraîchement acquis que de multiples témoins ont vu plonger dans le Pacifique au large de Monterey, a jeté un froid aux États-Unis où Denver était une icône pour avoir élevé le folk à un très haut niveau.

Sa mort a également choqué la planète toute entière que l'artiste alimentait régulièrement depuis le début des 70's de hits devenus intemporels : Take Me Home Country Roads, Leaving On A Jet Plane, Rocky Mountain High, Sunshine On My Shoulders, Annie's Song, Back Home Again, Sweet Surrender, Thank God I'm A Country Boy, I'm Sorry, Fly Away, Some Days Are Diamonds, Dreamland Express, Calypso...

Ses chansons sentimentales, nostalgiques, simples, aux paroles idylliques quand il rendait hommage à sa région d'adoption, ont installé John Denver parmi les auteurs-compositeurs-interprètes folk les plus respectés.

John denver 1John Denver, icône du folk...

John denver plane...victime de sa passion pour l'avion.

John denver 3Toujours vivant dans le coeur des américains.

John denver okunAvec Milt Okun.

John denver country home singleTake Me Home, Country Roads en 1971.

John denver greatest hits 73Greatest Hits 73,disque de platine.

Toujours vivant dans le cœur des américains.

Doté d'un caractère engageant, généreux, optimiste, John Denver était très apprécié de ses contemporains, au point que son Rock Mountain High est devenu la chanson de l’état du Colorado.

Sa musique était l'une des plus vendues de son époque (33 millions de disques écoulés), aussi il ne surprendra personne que Denver se produisait régulièrement dans des stades bondés et des salles à guichets fermées.

Il utilisait son art et se servait de sa popularité personnelle pour soutenir des causes environnementales (National Space Institute, Cousteau Society, Windstar Foundation) ou humanitaires (Save The Children Foundation, Friends Of The Earth, World Hunger Project).

Signe que l'artiste a marqué son temps et laissé une empreinte indélébile dans le patrimoine culturel américain, le cinéma contemporain (il était également acteur de cinéma et de TV) remet à l'honneur, en 2017 plus particulièrement, les titres de Denver.

Ainsi on peut entendre Take Me Home Country Roads dans Alien : Covenant, Kingsman : Le Cercle d'or et Logan Lucky, ainsi que Annie's Song dans Okja.

En son honneur, une statue (signée Sue DiCicco) a été élevée en 2002 dans le parc de l'amphi de Red Rocks à Denver (Colorado).

Depuis 2014, une étoile sur le Hollywood Walk Of Fame lui est dédiée.

Par ailleurs, chaque année à la date-anniversaire de sa mort, un hommage musical lui est rendu à Aspen où il a vécu.

Si Henry John Deutschendorf Jr. est mort à 53 ans, John Denver, 200 chansons originales dans sa besace et 33 LP et singles certifiés Or, est lui toujours bien vivant dans le cœur de ses nombreux fans folk et country.

La musique pour exister.

Fils et enfant aîné d'un militaire haut gradé de l'US Air Force, Henry John Deutschendorf est né le 31 décembre 1943 au Nouveau-Mexique (Roswell).

Comme le commande la profession du père, la famille Deutschendorf a la bougeotte.

Elle déménage souvent, aussi il est bien difficile aux enfants de se faire des copains, et notamment pour Henry John Jr. qui se réfugie dans la musique pour exister.

Ado, il se voit offrir une guitare par sa grand-mère et, rapidement, apprend à l'apprivoiser. Il en joue plutôt bien, aussi, dès qu'il en a l'opportunité et notamment quand il est à l'université (Texas Tech University de Lübbock) où il poursuit des études d'architecture, il intègre un premier groupe, The Alpine Trio.

Comme il ne va pas au bout de ses études (1963) et préfère faire de la musique son métier, il prend la direction de Los Angeles où il se produit dans des clubs locaux, avant de prendre la direction de New York où la scène folk revival de Greenwich bat son plein (1965).

John denver milt okun 1

« J'ai toujours vu la musique de John comme un ruisseau d'eau pure dans une rivière polluée. Ses paroles imagées, ses mélodies étaient si sincères. Il n'était en rien opportuniste ou cynique et aimait tellement la nature. Il chérissait les montagnes et a été une influence pour nous tous. Il nous a laissé un legs inestimable. » (Milt Okun)

Un artiste très populaire.

Après une audition qui le voit devancer 250 autres candidats, Deutschendorf, devenu Denver en référence à son état préféré, intègre le Mitchell Trio (la deuxième mouture du Chad Mitchell Trio) que son créateur, Chad Mitchell quitte aussitôt (1965).

Denver le supplée et poursuit, jusqu'en 1969, l'aventure à trois sous Denver, Boise & Johnson, auteur d'un single (1968), Take Me To Tomorrow/The '68 Nixon (This Year's Model).

Denver embrasse dès 1969 une carrière solo. Celle-ci prend racine quand il est signé par RCA Victor (1969). Denver réunit, dans une démo, quelques titres qu'il a l'habitude de jouer sur scène. Ceux-ci finissent sur le premier album de l'artiste, Rhymes And Seasons que produit Milt Okun, l'homme qui va stimuler la carrière de Denver après l'avoir précédemment fait de Peter Paul And Mary.

Dans ce répertoire figure Leaving On A Jet Plane (à l'origine, Babe I Hate To Go), dont Peter Paul & Mary enregistrent parallèlement une version qu'ils placent en tête du Billboard 100, le 25 octobre 1969.

La version originale de Denver se classe 2ème au Royaume-Uni (février 70) et N° 1 du Cash Box US en décembre 69. Cette vitrine inattendue fait grimper la cote de popularité de son auteur dans le milieu du disque.

Période dorée.

Déterminé (il prend lui-même en main sa promotion), il enregistre dans la foulée deux autres LP, l'atypique Take Me To Tomorrow (mai 1970/RCA) et Whose Garden Was This (octobre 1970/RCA), un disque de (bonnes) reprises.

Son quatrième opus, Poems Prayers & Promises (avril 1971/RCA), porté par Take Me Home, Country Roads (N° 2 des charts US), est plus commercial. D'obédience country-pop, il est l'une des meilleures œuvres de Denver. L'accueil que lui réserve le public permet à son auteur et interprète de décoller et d'amorcer sa période dorée.

Sixième opus de son catalogue studio, Rocky Mountain High, porté par sa merveilleuse chanson-titre qui démontre l'attachement de Denver à ses montagnes rocheuses, fait suite au moins connu Aerie (novembre 1971 et N° 75 du Billboard 200).

Publié en septembre 1972, Rocky Mountain High marque une progression dans la carrière de Denver, en se classant N° 4 du Billboard 200 (1973). Il faudra désormais s'habituer à le retrouver aux premières loges.

Farewell Andromeda, le N°7, a également bien marché. Sorti en juin 1973, il abrite une tierce de titres que les radios ont généreusement relayés, I'd Rather Be A Cowboy, Please Daddy et la chanson-titre. L'album fait 16 du Billboard.

RCA sent bien que son protégé domine le folk ambiant, aussi, pour capitaliser sur cet élan favorable, il édite un Greatest Hits fin 1973 qui va se hisser au top du Billboard et devenir rapidement disque de platine, ses ventes dépassant la dizaine de millions de pièces.

Six mois plus tard, Denver y va d'un 8ème LP, Back Home Again (juin 1974) dans lequel on retrouve Annie's Song (N°1) et la chanson-titre (N°5). L'artiste, épanoui et mature, est au sommet de son art comme le montre son album suivant, live, An Evening With John Denver (février 75).

Windsong, sorti en septembre 1975, poursuit l'impressionnante emprise de son auteur. I'm Sorry et sa face B, Calypso, en hommage à l'explorateur océanographique français Jacques-Yves Cousteau dont Denver était l'ami, font respectivement 1 et 2 dans les charts à l'automne 75. Pour bien finir l'année, Denver s'offre un magnifique album de Noël, Rocky Mountain Christmas.

L'année 76 n'a pas la même saveur. Spirit (août 1976), onzième levée discographique, déçoit, même si le fan de country (Hitchhiker, Baby You Lool Good To Me Tonight) ou le fan de la première heure trouveront encore matière à se satisfaire (San Antonio Rose, In The Grand Way, Like A Sad Song).

Le cinéma et l'activisme.

A une époque où John Denver commence à stagner, le label RCA, toujours fidèle à son poulain, pallie son passage à vide en publiant une seconde compilation (Greatest Hits 2/mars 77), quatre ans après la première.

I Want To Live (novembre 77), l'éponyme John Denver (janvier 79) ainsi que les albums en public Live In London (1976) et Live At The Sydney Opera House (1978) referment le catalogue de l'artiste pour ce qui concerne les 70's.

Pendant cette décennie, John Denver touche également au cinéma. Il fait ses débuts d'acteur en 1977 dans Oh God ! Par ailleurs, il prend part à certains films pour la télévision, voire anime certaines émissions.

Écolo actif et humanitaire endurci, Denver consacre les 80's et 90's à des combats politiques et utilise la musique (il sort une douzaine de LP dont les six premiers chez RCA) qu'il continue à pratiquer à des fins militantes.

Signe de son engagement total, il va même jusqu'à prendre part à un concert soviétique de soutien aux survivants de Tchernobyl en 1992.

All Aboard ! (août 1997/Sony) est le dernier album studio qu'il réalise de son vivant (le 27ème). Deux mois après sa publication, l'avion de John Denver pique du nez et s'écrase dans l'océan.

Parti trop tôt, celui qui a été intronisé au Colorado Music Hall Of Fame à titre posthume (avril 2011) a laissé à son public un legs inestimable et tellement authentique (RAZOR©2020).

DISCOGRAPHIE 60's/70'S.

LP Studio 10 - 1975

 

John denver rocky mountain christmas 1975

 

JOHN DENVER

ROCKY MOUNTAIN CHRISTMAS – 1975  5/5

 

Publié en octobre 1975.

Produit par Milt Okun.

Durée:30:31.

Label:RCA Records.

Genre:folk,Noël.

 

Puissant.

 

Je n'ai pas une sympathie particulière pour les albums de Noël, pas plus que je n'ai de répulsion pour ce type de disque d'ambiance. C'est un genre à part dans lequel les artistes qui piquent au truc revisitent généralement le catalogue du patrimoine lié à cette fête religieuse. C'est généralement rasoir et on oublie vite leur prestation ponctuelle. Du resucé, comme on dit.

Ces chansons ont souvent accompagné notre vie et, à l'automne de la mienne, j'avoue en être aussi repu qu'au sortir du repas ce même jour. Mais mon Noël 2020 étant tellement particulier pour des raisons personnelles, l'ambiance requise pour célébrer l'événement ne commandait pas des réjouissances aussi animées et ostensibles qu'à l'accoutumée.

Elle incitait plutôt à la pudeur, au respect, au recueillement et aux souvenirs aussi, afin de coller le mieux à ce souhait familial tout en restant dans le cadre de Noël, mon choix s'est porté sur Rocky Mountain Christmas.

Il m'est alors revenu en mémoire, puisque je travaillais sur la chronique de John Denver, ce fabuleux disque de Noël de 1975 que j'avais écouté quelques fois et qui, dans un cadre moins lourd, m'avait déjà littéralement scotché.

Rocky Mountain Christmas a donc accompagné notre réveillon, surtout la fin de soirée quand les soldats sont fatigués et éprouvent le besoin de décompresser un peu. Il m'a valu des éloges de la part du maigre auditoire présent et pour le coup privilégié.

Rarement atmosphère musicale n'a éveillé une telle décharge pilo-érectile chez moi, mais pas que... Le grand frisson... L'interprétation de John Denver est absolument poignante, qui plus est dans le contexte émotionnel du moment.

Les standards de Noël, les chants traditionnels populaires, ainsi que certains de ses titres (Aspenglow, Please Daddy...), repris des albums qui précèdent (Take Me To Tomorrow et Farewell Andromeda) et les chansons écrites spécialement par Denver, Christmas For Cowboys et A Baby Just Like You, sont un ravissement ici.

Dixième LP du regretté folkeux américain, je l'ai repassé en boucle depuis, maintenant que la pression est un peu retombée : l'effet est identique, il suscite toujours la même émotion. C'est fort, très fort. Puissant. Pour résumer, si vous avez le coeur gros, il fait grave chialer (RAZOR©).

 

1. Aspenglow.

2. The Christmas Song (Chesnuts Roasting On An Open Fire).

3. Rudolph The Red-Nosed Reindeer.

4. Silver Bells.

5. Please, Daddy (Don't Get Drunk This Christmas).

6. Christmas For Cowboys.

7. Away In A Manger.

8. What Child Is This.

9. Coventry Carol.

10. Oh Holy Night.

11. Silent Night, Holy Night.

12. A Baby Just Like You.

 

John Denver:chant,guitare.

Dick Kniss:basse.

Lee Holdridge:piano,clavecin,célesta.

Steve Weisberg:guitare.

John Sommers:guitare,mandoline.

Hal Blaine:batterie,percussions.

Herbie Lovelle:batterie.

George Marge:cor anglais sur 4.

Harvey Estrin:flûte sur 4.

Sid Sharp,William Kurash:violon.

Samuel Boghossian:viola.

Jesse Ehrlich:cello.

Pearl Kaufman:piano,clavecin.

Chuck Collazzi:guitare sur 8.

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