Mary Hopkin.

BIOGRAPHIE.

 

MARY HOPKIN/Pontardawe (Pays de Galles – UK)

 

Mary hopkin intro

 

Née le 3 mai 1950 à Pontardawe (Pays de Galles).

Active depuis 1968.

Labels:Apple Records,Liberty Records,Numero Uno,Reprise Records,Trax Records,Clan Celentano.

Genre:folk,pop,pop-rock.

Site officiel:www.maryhopkin.com

 

Première artiste Apple, hors Beatles.

Son premier single, Those Were The Days, sorti fin août 1968, est devenu, en un temps-record, un accrocheur N° 1 dans quasiment une vingtaine de pays sur la planète, dont le Royaume-Uni et la France. Aux États-Unis, le titre, produit par Paul McCartney, rate la première marche du Billboard d'un pouce, empêché par… Hey Jude des Beatles.

Repris d'une chanson ancienne du folklore tzigane russe dont la chanteuse géorgienne Tamara Tsereteli et Alexander Vertinbsky ont signé la version d'origine en 1925 et pour laquelle Gene Raskin est crédité pour avoir réécrit les paroles, Those Were The Days connaît une première réussite entre les mains du trio américain The Limeliters (1962).

Mary hopkin 1Première artiste Apple en dehors des Beatles.

Mary hopkin mccartneyChapeautée par Paul McCartney.

Mary hopkin those wereThose Were The Days, fin 1968.

Mary hopkin eurovision 70L'Eurovision de la Chanson 70.

Mary hopkin tony viscontiAvec Tony Visconti, son premier mari.

Mary hopkin earth songsEarth Song, Ocean Song en 1971.

Mais le succès n'est rien comparé à l'adaptation qu'en fait la galloise de 17 ans que le label Apple des Beatles va prendre sous son aile. Repérée par le mannequin anglais en vogue à l'époque, Twiggy, qui assiste à sa victoire dans un concours télévisé de talents (Opportunity Knocks sur ITV), cette dernière la recommande à McCartney qui, alors que les Fab Four reviennent d'Inde, s'empresse de la faire signer. Mary Hopkin devient par la même occasion la première artiste externe à enregistrer pour Apple.

Le succès et le retrait.

Those Were The Days porte le N° 2 du catalogue, le premier étant le titre qui lui a barré la route de la consécration suprême aux States, Hey Jude.

Le single de Mary Hopkin s'écoule alors à 8 millions d'exemplaires dans le monde, mettant sous l'éteignoir les versions de Sandy Shaw, d'Ivan Rebroff ou de Dalida (Le Temps Des Fleurs), publiées au même moment .

Après avoir représenté l'Angleterre au Concours Eurovision de la Chanson 70 et ainsi, connu des débuts excitants dans la musique, celle qui deviendra l'épouse de Tony Visconti en 1971 (elle divorce en 81), s'accorde une première pause alors qu'elle est au sommet de sa popularité, persuadée que sa vie prend un pli qu'elle n'approuve pas.

Pas vraiment taillée pour ce milieu impitoyable, elle se contente dès lors d'assurer les engagements pris, avant de se retirer, visiblement pour se préserver, ainsi que ses proches.

Chanteuse emblématique au Pays de Galles malgré un très long silence discographique étalé sur 3 décennies, Mary est depuis revenue sur le devant de la scène, mais c'est désormais elle qui a le contrôle sur son travail et surtout sur sa vie...

Le folk, sa passion.

Mary Hopkin voit le jour le 3 mai 1950 dans le sud du Pays de Galles (Pontardawe). Très jeune, elle s'éprend de la musique, au point que ses parents lui offrent des cours de chant.

A l'adolescence, comme le folk est devenu sa passion première et Joan Baez l'idole qu'elle prend pour modèle pour son jeu de guitare et sa manière de chanter, elle intègre, en dehors de son temps d'école, une formation locale dont elle est la seule voix féminine, The Selby Set And Mary (1968).

Au bout de six mois, toujours la même année 68, le quatuor n'étant plus, Mary continue malgré tout à chanter, mais seule.

Elle enregistre, dans sa langue maternelle, quelques titres pour un petit label local, Cambrian, à savoir Cymraeg, Tami, version du hit de Debbie Reynolds, Tammy, et Tro Tro Tro, une adaptation du Turn Turn Turn de Pete Seeger, popularisé par les Byrds. Elle publie également un EP, toujours chez Cambrian, réalisé en duo avec son compatriote folkeux Edward Morris Jones.

Parallèlement, elle se produit sur le circuit régional des salles et pubs avant d'être inscrite un peu contre son gré, par son agent, à un concours de jeunes talents sur ITV, Opportunity Knocks. Elle y interprète Turn Turn Turn (en anglais) ; sa prestation enlève haut la main les suffrages des téléspectateurs. Mary écrase le concours.

Une star internationale.

Sa performance, comme dit précédemment, lui ouvre, à contrecœur (c'est sa mère qui la pousse à accepter), les portes d'Apple pour lequel elle signe son premier single (Those Were The Days/Turn Turn Turn), lequel est également compilé dans un coffret collectif, Our First Four, avec Hey Jude/Revolution des Beatles, Sour Milk Sea/The Eagle Laughs At You de Jackie Lomax (Apple N°3) et Thingumybob/Yellow Submarine de l'orchestre The Black Dyke Mills Band (Apple N°4).

Entre sa prestation triomphante dans Opportunity Knocks, la réussite de Those Were The Days 5 semaines seulement après sa publication (en septembre 68, elle est N°1), son statut d'artiste Apple et la couverture de Life, Mary Hopkin devient une star en Europe comme dans le monde entier. A 18 ans.

Si McCartney, trop affairé avec les Fab Four, ne se montre pas un soutien très appuyé pour sa protégée (il travaille sur l'album blanc), il n'en reste pas moins le contributeur principal au deuxième titre de l'artiste et y joue de la basse. Il refile Goodbye, crédité à Lennon/McCartney) à Mary, le produit également.

Baez, Donovan, Martin, Most...

La chanson paraît en mars 1969, couplée avec Sparrow, et se classe en deuxième place des charts UK début avril, barrée par... Get Back des Beatles. Chez l'Oncle Sam, elle fait 13. Mary Hopkin forge son propre style, s'éloignant de plus en plus de Joan Baez, à laquelle elle est alors souvent comparée.

La dynamique étant favorable à la galloise, son premier album, Postcard, produit par McCartney et publié chez Apple le 21 février 69 (le 3 mars aux USA), se vend bien malgré quelques titres qui, visiblement, ne sont pas adaptés au style vocal de Mary.

Les chansons de Donovan (Lord Of The Reedy River, Happiness Runs et Voyage Of The Moon), la contribution de George Martin (The Game) et le titre en gallois Y Blodyn Gwyn constituent les temps forts de Postcard, lequel fait 3 au Royaume-Uni et 28 chez l'Oncle Sam.

Le troisième single, publié le 16 janvier 1970, fait top 10 (UK) et top 40 aux USA. Temma Harbour, qui réfère à une baie de Tasmanie, est une jolie petite chanson tropicale qui combine les rythmes africains et la musique européenne. Mickie Most en est le producteur et arrangeur.

Mary hopkin portrait

« J'aurais été beaucoup plus heureuse de trouver ma propre voie, mais tout a été si rapide. J'ai toutefois senti que, personnellement, je n'allais pas dans la bonne direction. Je n'en veux à personne, j'en assume la responsabilité mais, j'étais très jeune à l'époque. Quand j'ai décidé de mettre un terme à tout ça, je me suis fait violence et j'ai réorganisé ma vie. » (Mary Hopkin)

Quand Mary ne joue plus le jeu.

Suit Knock Knock Who's There ?, par lequel elle représente, contrainte par ses agents, la Grande-Bretagne à l'Eurovision 70. Elle subit des pressions pour faire ce que le label réclame ; de folk, sa véritable passion, il n'en est plus question, aussi la galloise, malgré une deuxième place au concours, se contente, la mort dans l'âme, d'assurer ses engagements.

Quand Mary Hopkin se voit imposer Que Sera Sera en guise de 5ème single, elle sent bien que ses managers et le label n'ont que faire que ses envies. Apple met alors sur le marché un titre qui aurait dû sortir juste après Goodbye, quand McCartney, plutôt favorable à la sortie de ce disque enregistré en août 69, se souciait encore un peu de Mary. Si Paul et Ringo jouent sur ce morceau, sa sortie n'enchante guère son interprète.

En octobre 1970 sort le dernier grand succès de l'artiste, Think About Your Children (produit par Most), lequel se classe au 19ème rang des charts britanniques.

Let My Name Be Sorrow entre encore dans ces mêmes classements en juillet 1971 (Apple/N°46), mais c'est la dernière fois pour le label cher aux Beatles qui, alors qu'il commence à décliner, passe entre les mains d'Allen Klein.

Enfin libre !

La chanson est produite par Tony Visconti, avec lequel la galloise a pris l'habitude de travailler. Tout comme son second LP, Earth Song, Ocean Song (octobre 71/Apple), son disque le plus intéressant alimenté, pour l'essentiel, par des reprises de Cat Stevens, Ralph McTell, Harvey Andrews ou encore de l'écrivain américain Liz Thorsen.

Mary fait désormais ce qu'elle veut. Pour elle, c'est l'aboutissement qu'elle espérait depuis longtemps sur le plan artistique. Dans un domaine plus personnel, c'est une femme épanouie qui prend pour époux son pygmalion dès l'année suivante.

L'abum Earth Song, Ocean Song marque la fin de son partenariat avec Apple (1972) et le retrait temporaire de la scène de Mary Hopkin. Elle quitte le milieu de l'industrie du disque pour se consacrer à sa famille (2 enfants). Elle en revient de manière fracassante en accédant au top 40 avec If You Love Me (reprise à Edith Piaf en 1976), sortie sur le label Good Earth créé par son mari.

Bien qu'impliquée dans des projets plus sporadiques et ponctuels, son retour n'est pas franchement acté. Trop échaudée par le monde de la musique, elle se montre à nouveau, mais sans jamais s'investir sérieusement. Ce qu'elle entreprend désormais, elle le fait à son rythme, comme elle le souhaite, et sans pression. Et ça fonctionne (RAZOR©2020).

DISCOGRAPHIE 60'S/70'S.

LP Studio 2 - 1971

 

Mary hopkin earth song ocean song 1971

 

MARY HOPKIN

EARTH SONG, OCEAN SONG – 1971  4/5

 

Publié en octobre 1971.

Produit par Tony Visconti.

Durée:48:16.

Label:Apple.

Genre:folk.

 

Le disque dont rêvait Mary.

 

Pour mieux comprendre Earth Song Ocean Song, deuxième album de Mary Hopkin, il faut remettre les choses dans le contexte du moment : le début des 70's.

Pour la galloise, tout a été trop vite jusque là et surtout, elle a de plus en plus le désagréable sentiment de n'être qu'un objet que le show biz manipule à son gré.

Deuxième artiste Apple (première hors Beatles), elle est devenue, grâce à Those Were The Days, une star internationale en deux temps, trois mouvements. Or, ce n'est pas du tout ce genre de rêves qu'elle avait en tête au moment de se lancer dans la carrière de chanteuse.

Malgré le succès de son LP précédent Postcard, pour lequel s'est beaucoup impliqué Paul McCartney, Mary n'est pas satisfaite de son sort, s'interroge sur le sens de ce qu'elle fait et traîne même des pieds...

Folkeuse dans l'âme, elle veut prouver qu'elle n'est pas la potiche d'Apple à qui on veut faire chanter n'importe quoi, pourvu que ce soit pop et susceptible de faire un hit, comme c'est le cas de Que Sera Sera, pas la meilleure idée qu'ait eue Paulo.

Son deuxième album, musicalement plus proche de ce qu'elle désire réaliser, tombe à pic. Les Beatles, c'est fini et Apple, qui bat de l'aile, à d'autres chats à fouetter.

Qui plus est, celui qui est devenu son mari cette même année 1971, est aux affaires auprès d'elle. Le producteur américain Tony Visconti, c'est, rappelons-le, Marc Bolan, T.Rex, David Bowie, les Sparks et les Stranglers notamment.

Earth Song, Ocean Song (novembre 1971) est l'endroit où l'artiste revient à ses racines et par lequel elle va pouvoir enfin faire ce qu'elle veut. Dans le choix de la matière consignée pour l'album et dans la sélection des musiciens.

Ralph McTell, Dave Cousins (The Strawbs) et Danny Thompson (Pentangle), figures notoires du folk et du folk-rock, y contribuent notamment et ça apporte d'emblée une plus-value au travail effectué. Mary réalise enfin un disque folk à sa mesure et avec les coudées franches.

Et c'est une belle surprise. La production est bien léchée, les chansons sont de grande qualité et magnifiquement interprétées.

Pas sûr qu'Apple ait vraiment apprécié, compte tenu qu'il n'entre pas dans la stratégie commerciale recherchée par le label.... Toujours est-il, qu'avec cet album, Mary Hopkin prend enfin le contrôle de son travail, se libérant d'un poids qu'elle commençait à traîner comme un boulet. Partant de là, elle va devenir plus sélective...jusqu'à mettre sa carrière en stand-by au début des 80'S (RAZOR©).

 

1. International.

2. There's Got To Be More.

3. Silver Birch And Weeping Willow.

4. How Come The Sun.

5. Earth Song.

6. Martha.

7. Streets Of London.

8. The Wind.

9. Water, Paper & Clay.

10. Ocean Song.

 

Mary Hopkin:chant,guitare,choeurs.

Dave Cousins:banjo,guitare.

Danny Thompson:basse.

Clive Antree,Terry Weil:cello.

Ralph McTell:guitare 12 cordes,guitare.

Pop Arts String Quartet:cordes.

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