The Settlers.

BIOGRAPHIE.

 

 

THE SETTLERS/ Birmingham (West Midlands – Angleterre)

 

The settlers intro

 

Actif de 1964 à 1981,depuis 2018.

Labels:Pye,Decca,Londres,Island,Columbia.

Genre:folk,pop.

 

Révélé par Follyfoot.

Fut un temps, dans les 60's et 70's, où la télé française s'adressait encore à un public familial. Les feuilletons étaient l'occasion de réunir régulièrement parents et enfants devant le petit écran. Quand le programme était animalier, les mamans avaient l'assurance de figer leur progéniture devant le poste alors monochrome.

The settlers trio Une carrière très honorable.

The settlers follyfoot...révélée par la série Follyfoot...

The settlers th lightning tree...dont les Settlers ont signé le générique.

The settlers 2021 2Un groupe toujours actif aujourd'hui.

Mon Amie Flicka (1960), Poly (1961), Belle Et Sébastien (1965), le Vagabond (1966), Flipper le Dauphin (1966), Skippy le Kangourou (1968), Daktari (1969), Lassie (1972), Fury (1976) ont bercé la jeunesse de la génération des baby boomers.

Apparu pour la première fois dans l'émission pour ados, La Une est à Vous (septembre 1973), Follyfoot entre également dans ce cadre où l'animal (le cheval en l’occurrence) tient la vedette du scenario.

Si la série est moins populaire que celles évoquées par ailleurs, sa chanson-thème est elle, très connue.

Peut-être même plus que la série. Elle n'est pas sans rappeler l'indicatif familier de l'émission de Jacques Chancel, Radioscopie.

Une carrière honorable.

Écrite par le producteur de télévision Francis Essex sous le pseudo de Steven Francis, au motif d'être sous contrat avec la chaîne ATV, et interprété par les Settlers, un groupe à cheval entre folk et pop, The Lightning Tree a atteint la 36ème place des charts britanniques 1971.

Au moment où le titre popularise un peu plus la formation folklorique de Birmingham, celle-ci a déjà déroulé du câble, puisque la chanteuse Cindy Kent, le guitariste Mike Jones, le banjoïste John Fyffe et le bassiste Mansel Davies (remplacé par Geoff Srodzinski en 1965) sont des fidèles des ondes et des plateaux TV depuis près d'une dizaine d'années.

Jusque là, elle peut revendiquer une carrière fort honorable et compte alors à son compteur quelques succès d'estime comme Settle Down (1964) ou Nowhere Man (1965), Early Morning Rain (1966), Blowin' In The Wind (1967) et Mr Tambourine Man (1967), repris respectivement aux Beatles, à Gordon Lightfoot et à Bob Dylan.

The Lightning Tree lui fait certes franchir un nouveau cap mais, un matin de 1973, Cindy Kent balaie tout ce passé d'une main et abandonne ses partenaires pour se projeter subitement vers l'ordination.

Elle sera néanmoins du 50ème anniversaire du groupe en 2013 et garde toujours des contacts avec ses anciens partenaires.

Les Settlers, quant à eux, après un arrêt en 1981, opèrent leur retour dès 2018 pour continuer à écrire leur belle histoire. Un nouvel album (Resettled/2019) s'est depuis invité à leur catalogue, 38 ans plus tard...

Du Birmingham Folk Four aux Settlers.

Durant la première partie des 60's, Birmingham est le terreau d'un échiquier musical fécond. On l'assimile souvent à la scène de Liverpool, même s'il n'est pas aussi populaire que cette dernière.

Il a cependant l'avantage d'être très actif, très dense et surtout particulièrement varié, couvrant un éventail allant du blues au rock and roll, de la soul au psychédélisme, du folk-rock à la folk music.

C'est sur cette place bouillonnante que les Settlers, originaires des West Midlands, se constituent un peu avant le milieu de cette décennie (1963), en évoluant initialement sous forme de trio (Cindy Kent, John Fyffe et Mike Jones) et sous l'identité du Birmingham Folk Four, quand un bassiste vient se greffer au line-up d'origine (Mansel Davies).

Le Birmingham Folk Four mute en The Settlers après leur premier single, Settle Down (1964), réalisé pour le label Decca.

Le succès est modéré mais leurs auteurs se montrent des artistes professionnels, aguerris sur le plan instrumental et novateurs au niveau des harmonies vocales.

Le jackpot pour The Lightning Tree.

Apparus bien avant les monstres sacrés britanniques du genre (Fairport Convention, Pentangle), les Settlers se situent dans une filière folk/pop traditionnelle proche des Seekers australiens et des américains du Kingston Trio. Comme ces derniers, ils sont inspirés alors par les chansons de Dylan, de Joan Baez, Peter Paul & Mary ou les Byrds.

Settle/Sassafras (décembre 64) offre une vitrine nationale au quatuor, aidé en cela par de fréquents passages sur les écrans télévisés anglais, des apparitions sur les ondes, surtout les radios pirates, alors très écoutées et la publication, dans la foulée, d'un EP de 4 titres (The Settlers Sing Maggie May – Decca/décembre 64).

The settlers cindy kent

« Un jour, Francis Essex se retrouve dans le public d'un de nos concerts londoniens. Le spectacle se termine alors sur Rhythm Of Life, un rituel dans nos concerts. Essex rentre chez lui, écrit The Lightning Tree, en s'appuyant sur ce qu'il a préalablement entendu de Rhythm Of Life et nous recontacte pour savoir si ça nous intéresse de l'enregistrer. La suite appartient à l'histoire. » (Cindy Kent)

L'année 1965 voit le groupe publier deux autres 45 tours, When's It Gonna Be My Turn ?/Good News (avril 65/Decca) et Woman Called Freedom/I Know I'm Right (novembre 65), lequel marque les débuts discographiques chez le concurrent Pye Records.

Nowhere Man, associé à Call Again, suit en février 1966. Emprunté à Lennon/McCartney, le titre fait 5 dans un classement annexe (Fab 40 sur Radio London) mais n'a pas d'affichage national.

L'adaptation ardente que font les Settlers de la chanson de Gordon Lightfoot (Early Morning Rain/Pye – mai 1966) n'en a pas davantage. Pas plus que les deux autres singles de l'année 1966, 'Til Winter Follows Spring/Do You Want To Know The Reason (septembre 1966/Pye) et On The Other Side/Can't Stop Following You (novembre 1966/Pye).

Malgré la qualité de ses prestations, les Settlers n'obtiennent aucun véritable succès dans les singles qu'ils produisent jusqu'à la fin des 60's (Always On My Mind/You Can't Win, Major To Minor (1967)/ I Love 'Oo Kazoo, 'Cos 'Oo Love Me ainsi que As Long As There's Love/I Don't Have A Penny To My Name (1968) et Love Is More Than Words/ Keep Movin' On (1969) pour CBS).

A la fin de la décennie, le groupe apparaît derrière la musique de Life With Johnny aux côtés de Cliff Richard dans une série dramatique à caractère religieux diffusée sur ITV et destinée aux jeunes chrétiens de l'époque.

Si la publication de Nessie The Monster/Jesus Met The Woman At The Well (3 juillet 1970/CBS) ne change rien au cours des événements, son suivant The Lightning Tree/Just This Side Of Nowhere (juillet 1971/York) entre enfin dans les charts grands-bretons.

The Lightning Tree vient en soutien de la série évoquée en préambule, mais nomme aussi ce qui est l'album le plus connu des Settlers (1972/York) que Decca publie deux ans plus tard.

C'est le 5ème LP des anglais après Sing Out (Decca/1964), Go With The Overlanders And The Settlers (Pye/1966), The Settlers (Island/1967), Settlers Alive (CBS/1970).

Quand Decca sort sa version en 1974, Cindy Kent n'est plus là. Les Settlers évoluent alors vers un folk plus électrique et plus contemporain. Mike Jones, Andie Sheridan (la suppléante de Cindy Kent), Paul Greedus, Chris Johnstone et George Jeffrey prolongent l'aventure et enregistrent The New Sound Of The Settlers (York/1974).

Ancré dans la mémoire collective.

Après le départ d'Andie Sheridan, remplacée brièvement (9 mois) par Valery Ann Lawrence (1976), le quintet se réorganise en quatuor, Steve Somers-Smith rejoignant Jones, Greedus et Lawrence. Celle-ci fait le choix de rebondir en solo, amenant les membres restants à recruter Patti Vetta.

Les Settlers se séparent en 1981. Dernier membre d'origine à avoir accompagné le groupe du début à la fin, Mike Jones n'est pas du retour récent sur le devant de la scène des Settlers. Le guitariste est décédé d'un cancer en 2008.

Il appartient désormais à Steve Somers-Smith, Patty Vetta, Tony Harris et Dave Smith de redorer le blason d'une formation qui, bien que restée trop trop inactive, est toujours ancrée dans la mémoire collective, grâce à Follyfoot (RAZOR©2021).

DISCOGRAPHIE 60'S/70'S.

LP Studio 5 - 1972

 

The settlers lightning tree 72

 

THE SETTLERS

LIGHTNING TREE – 1972  3,5/5

 

Publié en 1972.

Produit par Tony Couch.

Durée:42:55.

Label:York.

Genre:folk-rock,pop-rock.

 

Du folk-rock léger sympa.

 

La fin des années 60, enchaînée au début des années 70, a été une période musicalement formidable pour tous ceux qui ont eu la chance de la vivre. Variée, inventive, enrichissante, influente...

Les Settlers réfèrent à cette époque dorée et éclectique où les babas cools, les folkeux d'hier, avaient encore leur mot à dire dans un concert rock devenu plus progressif et plus lourd.

Ils ne se sont d'ailleurs pas faits prier pour placer leur Lightning Tree dans les charts UK de l'année 71 (35) et ainsi rivaliser, l'espace de quelques semaines, avec les Doors, Rod Stewart, Slade, Jethro Tull...

The Lightning Tree était, faut-il le rappeler, le générique de la série télévisée familiale Follyfoot et son air populaire est depuis resté ancré dans la mémoire collective de beaucoup des gens de cette génération.

Le morceau en question nomme le LP (face 1 et face 2) des Settlers sorti en 1972 chez York Records, lequel entre les débuts chez Decca et leurs passages chez Pye, Island, CBS et Myrrh doit être leur 5ème ou 6ème studio (le groupe a démarré en 64).

Bon, on ne tombe pas de l'armoire à son écoute, mais il a le mérite de proposer un lot de style pop-rock, folk rock léger récréatif, avec de belles harmonies vocales, au point d'être généralement considéré comme leur meilleur travail (RAZOR©).

 

1 - Streets of London.

2 - Was It Only Yesterday.

3 - The World of Thursday Morning.

4 - Help Me Make It Through the Night.

5 - Santa Margherita.

6 - Just This Side of Nowhere.

7 - Snowbird.

8 - Hear Now.

9 - Speech Extract from "I Have a Dream".

10 - Martin Luther King's Dream.

11 - Do I Still Figure in Your Life.

12 - Pigeons.

13 - Through the Eyes of Love.

14 - Lightning Tree.

 

Cindy Kent:chant,tambourin.

John Fyffe:banjo.

Geoffrey Strodzinski:basse.

Mike Jones:chant,guitare,banjo,violon.

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