Tom Rush.

BIOGRAPHIE.

 

TOM RUSH/Portsmouth (New Hanmpshire)

 

 Tom rush 1970

 Tom Rusk en 1970 (photo Tomrush.com).

 

Né le 8 février 1941 à Portsmouth (New Hampshire).

Auteur-compositeur-interprète,producteur.

Années actives de 1961 à aujourd'hui.

Genre:blues,folk,country.

Labels:Elektra,Prestige,Columbia.

Site officiel:www.tomrush.com

 

Club 47, The Unicorn…

On ne peut pas évoquer Tom Rush sans faire référence au Club 47, niché dans une ruelle proche de l’université de Harvard  à Cambridge. Etudiant, il a fait ses premiers pas sur la scène folk dite de Boston/Cambridge qui fut très populaire entre 1958 et 1968 et qui s’y produisait fréquemment. Le Club 47, c’est chez lui, il en a été un chef de file. On ne compte plus les fois où il y est passé. Idem pour la Licorne (The Unicorn) également à Boston. 

Tom rush

Tom rush 2

Artiste de folk, de blues et occasionnellement de country, Tom Rush a fait siens ces deux fiefs à partir de 1961, son premier LP, Live At The Unicorn (1962) étant d’ailleurs enregistré dans le second nommé.

Plus d’une vingtaine d’albums sont depuis venus grossir les rangs d’une discographie qui a installée Rush parmi les légendes de la musique traditionnelle américaine.

Star du folk revival des 60’s.

Avec sa voix de baryton, son jeu agile en fingerpicking, son écriture touchante, l’enfant du New Hampshire a vite gravi les échelons jusqu’à devenir une star du folk revival des 60’s et à avoir un impact profond sur les générations nées dans son sillage.

S’il a composé très tôt ses propres chansons, Tom Rush a également servi de tremplin à la jeune vague des auteurs-compositeurs folk en reprenant à son compte leurs compositions, manière pour lui de booster le  démarrage dans le métier d’artistes pour lesquels il avait un rôle paternel.

Il en va ainsi pour les James Taylor, les Jackson Browne ou les Joni Mitchell. Son influence sur cette scène a donc été conséquente.

Live At The Unicorn ouvre son catalogue discographique, disais-je. Derrière, deux LP de standards de blues et de folk se font chez Prestige, Got A Mind To Ramble (1963) et Blues, Songs & Ballads (1965).

La phase électrique.

En s’installant à New York, il prend part au développement de la place folk de Greenwich Village. La maison Elektra Records ne reste pas insensible à son talent et l’attire à elle. L’éponyme Tom Rush (1965) ponctue cette collaboration naissante, suivi, un an plus tard de Take A Little Walk With Me (1966), album qui prend le pli de la tendance du moment initiée par Dylan d’électrifier le folk.

The Circle Game, un tournant.

The Circle Game, en 1968, marque un tournant dans la carrière de Rush. C’est par cet excellent  disque qu’il fait la part belle aux enregistrements de chansons des jeunes loups encore inconnus du grand public : Mitchell, Taylor, Browne.

Tom rush taylor

"Tom n'était pas seulement un de mes premiers héros, mais aussi une de mes principales influences." (James Taylor)

Columbia, pause et spectacles.

S’ensuit alors la période Columbia ponctuée par quatre pièces : un éponyme N° 2 moyen (mars 1970), un magnifique Wrong End Of The Rainbow (octobre 1970) et deux jets qui font rentrer dans le rang  l’auteur de No Regrets et de Galveston Flood, Merrimack County (1972) et Ladies Love Outlaws (1974). Il choisit ce moment pour s’octroyer une pause et revenir encore plus fort autour de projets de spectacles réunissant modernes et anciens de la scène folk/blues.

50 ans de carrière.

Par contre côté studio, il faudra attendre 2009 et What I Know pour le voir revenir en studio. Aujourd’hui, celui qui a fêté ses 50 ans de carrière en 2013 chez Appleseed Records (2013), coule des jours heureux dans le Vermont quand il n’est pas sur la route (RAZOR©).

DISCOGRAPHIE 60'S/70'S.

LP Studio 6 - 1968

 

Tom rush the circle game 1968 2

 

TOM RUSH

THE CIRCLE GAME - 1968 5/5

 

Publié en décembre 1968

Produit par Arthur Gorson.

Durée:38:16.

Label:Elektra Records.

 

Le catalyseur de la scène folk.

 

Tom Rush appartient à ce que l’on appelle la vieille garde du folk : celle revival des années 60. Il a donc partagé la gamelle avec les Dylan, Collins, Andersen… Actif depuis plus de 50 ans dans le business de la musique, le chef de file Tom Rush est un peu le grand frère d’une génération qu’il a vu débuter, les Joni Mitchell, Jackson Browne et autres James Taylor, sur lesquels il a eu une indéniable influence et qu’il a soutenu de la meilleure des façons en reprenant à son compte les compositions de ces artistes en herbe pour les promouvoir dans les divers clubs où il se produisait. Quelque part, il a favorisé leur éclosion.

Parallèlement, comme il fait montre de belles dispositions pour le songwriting au point de compter rapidement parmi la crème du genre, il délaisse les reprises, s’éloigne progressivement de ces jeunes auteurs-compositeurs en vogue pour chanter un répertoire écrit par lui-même.

Gratifié d’une belle et apaisante voix de baryton, doté d’un jeu de guitare acoustique agile et d’une écriture portée par l’humour et la gouaille, Tom Rush, partie intégrante de la scène de Cambridge et du séminal Club 47 de Boston avant d’intégrer celle de Greenwich, animé par l’idée que l’art qu’il pratique peut être prétexte à amusement, développe une musique exceptionnelle et à émotion. 

Dans ce registre, il lui faut parvenir au sixième étage de son catalogue pour enfin toucher le graal. De ses jets précédents, il faut surtout retenir l’éponyme de 1965 qui marque les débuts de la belle période pour Elektra ainsi que son suivant,  Take A Little Walk With Me (1966), surprenant disque folk-blues mi-acoustique, mi-électrique.

The Circle Game (en écoute intégrale ici) de 1968, troisième de cette époque, apparaît comme l’un très grands albums de folk/pop-rock existants. Il est le plus connu d’un catalogue jamais placé sous les projecteurs en dépit d’une longue carrière, régulière, conséquente, sans à-coups, d’un parcours de cinq décennies à faire le bien et chichement noté.

Cet album est le symbole même de ce que j’avançais précédemment, à savoir que Tom Rush y reprend certaines des compositions de la classe biberon du moment, Michell, Jackson, Browne, les relisant à sa manière, autrement dit en douceur, et dans un esprit intéressant.

De Mitchell, il s’accapare Tin Angel, Urge For Going et le titre qui donne son nom à l’album, The Circle Game, qui réfère à Sugar Mountain de Neil Young. Pour l’anecdote, Joni Mitchell avait une telle quantité de chansons dans sa besace qu’elle n’a pas jugé bon l’inclure dans son premier LP. James Taylor l’alimente avec Something In The Way She Moves, Sunshine Sunshine et Jackson Browne avec Shadow Dream Song, un des présents temps forts qui semble avoir été écrit par l’ado Browne.

Pour le reste, Billy Hill lui concède sa chanson la plus populaire, The Glory Of Love, que Benny Goodman, Count Basie, Dean Martin ont préalablement popularisée et que Paul McCartney, en 2012, accroche à son répertoire pour les besoins de Kisses On The Bottom (2012). So Long du countryiste Charlie Rich ainsi que deux titres de Tom Rush, Rockport Sunday et notamment l’aigre-doux et résigné No Regrets, sa signature, complètent la tracklist. Ses propres originaux referment l’album, preuve supplémentaire, s’il en est, que Tom Rush ne cherche pas à focaliser sur lui, mais qu’il est un soutien dicret et efficace, sincère et avéré pour la jeunesse folk ambiante.

Rappelons qu’en 1968, date de sortie de The Circle Game, Joni Mitchell et James Taylor sortent seulement leur premier disque, respectivement Song To A Seagull et l’éponyme James Taylor, tandis que Jackson Browne n’a pas encore ouvert son compteur discographique en solo, ce qui se fera en 1972 avec Saturate Before Using. Les interprétations de Tom Rush se placent donc avant que les carrières de ces auteurs-compositeurs de renom n’explosent. Dire qu’il y a grandement contribué est un euphémisme. Voilà pour le contexte.

A l’heure du bilan, cet élégant et formidable legs de Tom Rush, subtilement orchestré par Paul Harris, s’avère être une œuvre maîtresse pour son auteur, mais également un catalyseur pour la scène folk des auteurs-compositeurs-interprètes de l’époque. La prestation est exceptionnelle, alors si on peut faire sien ce grand disque, c’est pas d’refus ma p’tite dame (RAZOR©). 

 

1. Tin Angel.

2. Something in the Way She Moves.

3. Urge for Going.

4. Sunshine, Sunshine.

5. The Glory of Love.

6. Shadow Dream Song.

7. The Circle Game.

8. So Long.

9. Rockport Sunday.

10. No Regrets.

 

Tom Rush:guitare,chant.

Hugh McCracken,Don Thomas:guitare électrique,claviers.

Jonathan Raskin:guitare acoustique,basse.

Bruce Langhorne:guitare acoustique.

Eric Gale:guitare électrique.

Joe Grimm,Joe Mack,Bob Bushnell:basse,saxophone.

Paul Harris:claviers.

Buddy Lucas:saxophone.

Herb Lovelle,Barnard Purdie,Richie Ritz:batterie.

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