America.

BIOGRAPHIE.

 

AMERICA/ Londres (Angleterre)

 

America

 

Actif depuis 1970.

Label:Warner Bros,Capitol,Rhino,American Gramaphone,Oxygen Records,Burgundy.

Genre:folk-rock,soft rock.

Site official:venturahighway.com

 

Un folk-rock luxuriant intemporel.

Plus que jamais en activité au 3ème millénaire, America n'a jamais cessé, depuis ses débuts à la fin des 60's, de remplir les stades et salles de spectacles, d'alimenter les radios en hits.

Resserré autour du duo Gerry Beckley et Dewey Bunnell depuis 1977 et le départ du co-fondateur Dan Peek, America, entre 1971 et 1975, a accumulé les succès : trois albums de platine, trois d'or, 8 titres placés dans le top 40 dont un N°1, A Horse With No Name.

Si ce dernier est resté dans la mémoire collective, comment oublier les I Need You, Tin Man, Lonely People, Ventura Highway, Sandman, Don't Cross The River, You Can Do Magic, Sister Golden Hair ou Muskrat Love, autres fleurons de son mémorable catalogue ?

Connu pour son folk-rock mélodique et luxuriant, pour ses succulentes harmonies vocales, America ne s'est jamais reformé en trio depuis le basculement de Dan Peek dans le rock chrétien en 1977. Beaucoup de fans souhaitaient ardemment l'option de les voir à nouveau réunis un jour et les supputations allaient bon train en ce sens, mais, avec la mort, en juillet 2011, de Dan, toute idée de reformation est définitivement tombée à l'eau. Son ombre plane plus que jamais sur le duo...

America 1De trio (Bunnell,Peek,Beckley) dans les 70's...

America now... à duo aujourd'hui (Bunnell et Beckley).

America dan peekDan Peek, parti en 1977, mort en 2011.

America gerry beckleyGerry Buckley.

America dewey bunnellDewey Bunnell.

America lpPlus d'un million de LP vendus pour débuter.

Né du côté de South Ruislip...

Dewey Bunnell, Gerry Buckley et Dan Peek étaient destinés à se rencontrer. Dans l'Angleterre des 60's, ces trois fils de militaires américains stationnés à la base aérienne ouest-londonienne de South Ruislip sont inscrits dans la même école, la London Central High School de Bushey (Hertfordshire). C'est là qu'ils se rencontrent et se découvrent une passion commune, la musique.

Une première fois, dans les 60's, un quatuor se dessine pour donner vie à cette idée. Bunnell, Buckley et Peek s'adjoignent un camarade de classe comme batteur, Dave Atwood. Autour d'un répertoire emprunté pour l'essentiel à Crosby Stills & Nash, le groupe anime quelques soirées organisées par les enfants de ces soldats américains cantonnés en Angleterre. Il évolue sous divers noms. Le trio se dissout une première fois mais, une fois les diplômes en poche, il se reconstitue pour donner une autre dimension à l'amour de la musique de ses membres, et de celle américaine notamment. D'où l'idée de se nommer America.

Les nouveaux Crosby Stills & Nash.

En attirant l'attention de Warner Bros Records, le trio donne un cadre plus professionnel à son objectif. Il est alors bien loin de se douter de la popularité dont il va jouir dans les 70's, en signant des chansons aux mélodies accrocheuses, aux harmonies vocales calquées sur leur modèle Crosby, Stills & Nash, en développant un folk-rock acoustique lumineux dont les radios vont se gaver. Elles s'en nourrissent encore aujourd'hui.

L'éponyme America entame cette carrière si brillante. Dès décembre 1971, il est publié dans une première version ne retenant pas A Horse With No Name. Celui-ci est envoyé au casse-pipe comme single. Devenu un succès international début 1972, il est réintégré sur une seconde version d'America.

Plus d'un million de ventes pour débuter.

Réédité, l'album éponyme s'installe en tête du Billboard. Il y reste 5 semaines et, outre A Horse With No Name numéro 1 pendant 3 semaines, révèle également I Need You (Top 10) et les excellents Sandman et Three Roses. Résultat : America vend plus d'un million de disques aux States. Il est pire début dans le métier...

Il ne s'écoule pas une année que le trio revient déjà dans les bacs avec Homecoming (novembre 1972/Warner Bros). Si le lot de chansons n'est pas aussi mémorable que celui figurant sur l'album précédent, il n'en reste pas moins d'excellente tenue et matière à prolonger un peu plus la dynamique de succès animant America, à l'image de Ventura Highway (N°8), de Don't Cross The River (N°35) et Only In Your Heart (N°62).

Hat Trick (octobre 1973/Warner Bros) est le troisième pan de la discographie. Plus ambitieux que ses devanciers, Hat trick récompense mal l'ambition développée par ses auteurs ; la subtilité et la chaleur chères à l'album éponyme et à Homecoming font ici quelque peu défaut.

Cela s'en ressent dans la réception mitigée réservée par les fans, et ce, d'autant que la critique ne s'est guère montrée enthousiaste pour le pousser. Si Muskrat Love fait encore 67 dans les hits, il est le seul vrai hit d'une collection qui méritait mieux.

La théorie des H.

Holiday, troisième titre de rang commençant par un H (avant Hearts, Hideaway et Harbor) vient 8 mois après l'échec commercial de Hat Trick. Par ce disque, America remet le nez à la fenêtre. On retrouve les mélodies légères, les magnifiques harmonies vocales et la merveilleuse ambiance folk auxquelles America nous a habitués.

Tin Man (4) et Lonely People (5) dominent un lot brillant dans lequel on accordera un crédit équivalent à Another Try (une des meilleures chansons du groupe), Glad To See You, Old Man Took, In The Country, Baby It’s Up To You, Hollywood, Old Man Took. America signe là un de ses meilleurs LP.

Hearts (mars 1975) reprend une recette qui gagne : le même label (Warner Bros), le même George Martin à la production, des mélodies, des guitares acoustiques et des harmonies vocales telles qu'on les aime. Et derrière, ça continue à cartonner : Sister Golden Hair (N°1), Daisy Jane (N°20), Woman Tonight (N°44). L'album fait 4 au Billboard. Sans commentaires.

3ème du Billboard.

A ce stade de sa carrière, America compile tous ses titres dans une compilation. Inutile de dire que History : Greatest Hits Of America (novembre 1975) renverse la table. Multi-platine, ce best of prend place au troisième rang du Billboard et maintient la tradition du H (History) pour intituler son travail. Pour l'anecdote, rappelons que l'album éponyme initial, seul à échapper à cette règle littérale, a depuis sa réédition été nommé Horse With No Name.

En avril 1976 sort Hideaway. Malgré un top 10 raté de peu (11 au Billboard), l'album, sixième levée du catalogue, on peut encore avoir l'oreille et le cœur pour America, mais force est d'admettre que ce qu'il propose présentement n'a plus la subtilité et la saveur des premiers albums.

Perte de vitesse artistique et commerciale.

En s'éloignant de la voie empruntée à ses débuts, le trio perd de son charme et ne se distingue qu'épisodiquement : les succès Today's The Day et Amber Cascades, Watership Down, Letter, Lovely Night... Les titres accrochent de moins en moins, quelque chose s'annonce et se trame en filigrane de ce décrochage.

Le changement de cap musical et la perte de vitesse commerciale sont-ils la raison poussant Dan Peek à précipiter son départ en mai 1977 ? Lassé par une vie de rock star, il préfère se refaire une santé loin du système, dans la spiritualité et le rock chrétien. Même en restant actif dans la musique, on n'entendra quasiment plus jamais parler de lui jusqu'à sa mort en juillet 2011.

America beckley portrait

« George Martin a été un père pour nous et il nous a beaucoup influencés. Bien avant qu'il ne travaille avec nous. Déjà quand il était derrière les Beatles. Son influence a fait de nous de vrais artistes. Avec lui nous avons réalisé 7 disques consécutifs qui, bien que tous différents, ont constitué le point culminant de la carrière d'America. Son apport et son contact ont été des moments merveilleux. » (Gerry Buckley)

Avant qu'America ne devienne duo, Dan Peek est encore du volume 7, Harbor sorti en février 1977. George Martin aussi, mais tout ce joli monde ne fait plus frémir du même plaisir l'auditoire pour lequel il mouille le maillot.

Harbor, enregistré à Hawaï, fait 21 au Billboard, signe que certains fans s'accrochent encore aux travaux de Beckley, Bunnell et Peek. Le noyau de fidèles se réduit néanmoins comme peau de chagrin. Les chansons qui l'alimentent ont toujours de la qualité, mais touchent moins la corde sensible. Qu'il ne génère aucun hit traduit le ressenti à son endroit. America entre dans une ère beaucoup moins favorable.

En mode duo depuis.

Dan Peek parti, il n'est pas remplacé. C'est seuls que Beckley et Bunnell se présentent désormais face à leur public, histoire de satisfaire au contrat avec Warner Bros. Le live d'octobre 1977 traduit une situation à laquelle il faut désormais s'habituer.

La performance captée en juillet 77 à Los Angeles a un double impact sur le parterre de supporters restant : elle rassure sur la faculté du duo à faire sans Peek, elle comble un vide au catalogue. America a enfin son live (et il est bon).

Si la belle prestation scénique angeline fait oublier Dan Peek et sa 12 cordes, l'album suivant Silent Letter (juin 1979), rappelle l'importance qu'il avait dans le trio. Dans les faits, la sanction est implacable : Silent Letter est loin du top 100 (110) et son plus gros succès, Only Game In Town, fait des scores approchants (107). Tout est dit.

A son meilleur niveau aujourd'hui.

Depuis près de 4 décennies, America continue son petit bonhomme de chemin, enregistrant et se produisant régulièrement aux quatre coins du monde. En 2007, Here And Now revient hanter le Billboard 200 en prenant la 52ème place au bout de la première semaine de sa publication. Cela faisait 30 ans qu'America n'avait pas classé un album si haut. En écoutant cet album, le doute n'est plus permis : America est revenu à son meilleur niveau (RAZOR©).

DISCOGRAPHIE 70'S.

LP Studio 1 - 1971

 

America lp 71

 

AMERICA

AMERICA – 1971  4/5

 

Publié le 29 décembre 1971.

Produit par Ian Samwell,Jeff Dexter.

Durée:46:14.

Label:Warner Bros.

Genre:country rock, folk rock.

 

Une incitation au farniente.

 

Dewey Bunnell, Dan Peek et Gerry Beckley, fils de militaires de l’US Air Force, finissent leurs études en Angleterre puis forment un quatuor (Daze) acoustique axé sur le folk.

Sous la conduite de Jeff Dexter, ils s’engagent avec Warner Bros, optent pour le nom America, qui leur correspond le mieux au regard de la nostalgie qu’ils développent à l’égard de leur mère-patrie, et enregistrent leur premier album éponyme (en écoute intégrale ici), en 1971, au studio londonien de Trident (par Ken Scott).

A l’origine, A Horse With No Name ne figure pas sur cet album. C’est son succès mondial qui fera que le LP soit réédité en 1972, avec ce hit (et deviendra disque de platine). Cette réédition va révéler également un autre titre : I Need You.

Les textes sont accrocheurs avec de belles harmonies vocales, sur un folk-rock agréable, avec une grosse énergie, beaucoup de fraîcheur, de cohésion, de simplicité. Les guitares acoustiques 6 et 12 cordes s’entremêlent judicieusement, sans forcer. L’interaction se fait avec douceur.

Le LP a tous les ingrédients nécessaires pour passer un superbe moment de détente. Il s’écoute tranquillement, en laissant faire les choses. Pas de chichis. On ne se prend pas la tête. Hormis les deux morceaux les plus connus, je vous laisse le plaisir de découvrir cette merveille de trio au travers de Riverside, Three Roses, Sandman (que j’adore personnellement), Donkey Jaw, de Children, Rainy Day ou Pigeon Song.

Etonnant de maturité, ce disque est un très bon travail folk-rock de 3 jeunes insolents qui n’avaient alors pas encore 20 piges ! (RAZOR©).

 

1. Riverside.

2. Sandman.

3. Three Roses.

4. Children.

5. A Horse With No Name.

6. Here.

7. I Need You.

8. Rainy Day.

9. Never Found the Time.

10. Clarice.

11. Donkey Jaw.

12. Pigeon Song.

 

Gerry Beckley:chant,guitares,basse,piano.

Dewey Bunnell:chant,guitares.

Dan Peek :chant,guitares,piano,basse.

Dave Atwood:batterie.

Ray Cooper:percussions.

Kim Haworth:batterie.

David Lindley:guitare électrique.

LP Studio 2 - 1972

 

America homecoming

 

AMERICA

HOMECOMING – 1972  5/5

 

Publié le 15 Novembre 1972.

Produit par America.

Durée:33:06.

Label:Warner Bros.

Genre:folk-rock.

 

L’insouciance d’une jeunesse.

 

Ce deuxième LP d’America est celui confirme tout le bien évoqué à son sujet. Paru en novembre 1972, Homecoming (en écoute intégrale ici) envoie Don’t Cross The River et Ventura Highway dans les charts, l’année suivante.

Folk-rock comme son prédécesseur, il bénéficie toutefois d’une instrumentation supplémentaire (piano, banjo, guitare électrique) et du renfort des expérimentés Gary Mallaber, Hal Blaine et Joe Osborn (percus, batterie et basse).

Chaque membre du trio contribue par trois chansons, la dernière des dix figurant sur l’album étant reprise du répertoire de John Martyn, Head & Heart de 1971.

Homecoming offre de belles ballades folk-rock, avec des guitares électriques discrètes, en fond, des voix de Bunnell et Beckley, décalées et complémentaires, sur des mélodies magnifiques et de très bons arrangements. C’est l’album de la jeunesse, de la fraîcheur, de l’innocence, de l’insouciance de la côte ouest de l’Amérique des années 70. Hippie folk.

Accordez-vous un peu plus d’une demie heure, installez-vous sur la terrasse, au soleil et fermez les yeux. La musique parle d’elle-même. Et dire que ça a plus de quarante ans. Grand album (RAZOR©).

 

1. Ventura Highway.

2. To Each His Own.

3. Don't Cross the River.

4. Moon Song.

5. Only in Your Heart.

6. Till the Sun Comes Up Again.

7. Cornwall Blank.

8. Head & Heart.

9. California Revisited.

10. Saturn Nights.

 

Dan Peek :guitare,piano,chant.

Hal Blaine:percussions,batterie.

Gerry Beckley:basse,guitare,piano,chant sur 6/8.

Dewey Bunnell:guitare,percussions,piano,batterie,chant sur 8.

Gary Mallaber:percussions,batterie sur 6.

Henry Diltz:banjo.

Joe Osborn:basse.

LP Studio 3 - 1973

 

America hat trick

 

AMERICA

HAT TRICK – 1973  3,5/5

 

Publié le 19 octobre 1973.

Produit par Gerry Beckley,Dewey Bunnell,Dan Peek.

Durée:41:39.

Label:Warner Bros.

Genre:folk-rock.

 

Une ambition mal récompensée.

 

Hat trick signifie coup du chapeau. Pour avoir réaliser un troisième album studio consécutif, America, à la manière d’un goleador au foot qui empile trois buts dans un match, réalise donc le coup du chapeau. Celui-ci a atteint la 28 ème place des charts US, générant, au passage un hit mineur, Muskrat Love qui s’est installé en position 67 des singles pour le Billboard.

Sorti en 1973, Hat Trick (en écoute intégrale ici) se veut plus ambitieux que ses prédécesseurs.  Mais à force d’ambition, on se complique parfois l’existence. En effet, le disque n’a pas la subtilité et la chaleur des mélodies folk-rock que les compositions antérieures pouvaient nous proposer. En cela, il déçoit quelque peu.

Il reste cependant un des 5 travaux d’Hercule du groupe, de leur album éponyme à Hearts, autrement dit de la période 1971/1975. C’est à force d’écoutes répétées que j’ai réussi à me familiariser avec Hat Trick, un disque avec lequel j’ai toujours eu plus de mal que ceux auxquels il succède.

Que faut-il en retenir ? Tout d’abord, l’atmosphérique Rainbow Song (avec ce magnifique final au sax de Tom Scott), Molten Love, envoûtant, le fluide Wind Wave, She’s Gonna Let You Down (ballade piano), la belle harmonie sur Willow Tree Lullaby, It’s Life, Hat Trick , proche des 9 minutes. Submarine Ladies et Goodbye, agréable.

Malgré cela, Hat Trick ne fera pas un tabac. Le succès reprendra son cours avec Holiday qui va révéler Tin Man et Lonely People, deux best of du rock. Mais tout ce qui se situe entre 71 et 75, ai-je dit, on prend (RAZOR©).

 

1. Muskrat Love.

2. Wind Wave.

3. She's Gonna Let You Down.

4. Rainbow Song.

5. Submarine Ladies.

6. It's Life.

7. Hat Trick.

8. Molten Love.

9. Green Monkey.

10. Willow Tree Lullaby.

11. Goodbye.

 

Hal Blaine:batterie,percussions sauf 1.

David Dickey:basse.

Henry Diltz:banjo sur 5.

Billy Hinsche:chœurs sur 7.

Bruce Johnston :chœurs sur 7.

Lee Keifer:harmonica sur 5.

Robert Margoliffe:synthétiseur.

Chester McCracken:congas.

Jim Ed Norman:piano sur 3.

Tom Scott:saxophone sur 4.

Joe Walsh:guitare sur 9.

Carl Wilson:choeurs sur 7.

Lorene Yarnell:claquettes sur 7.

LP Studio 4 - 1974

 

America holiday 2

 

AMERICA

HOLIDAY – 1974  4,5/5

 

Publié en juin 1974.

Produit par George Martin.

Durée:33 :21.

Label:Warner bros.

Genre:pop-rock,folk-rock.

 

Une galette au son façon Martin.

 

Hat Trick a été un échec commercial. Arrive Holiday (en écoute intégrale ici), en 1974, quatrième ouvrage du trio folk America. Pour l’occasion George Martin, producteur des Beatles vient mettre son nez dans la cuisine qui se mitonne alors.

Il met la main à la pâte pour nous produire une galette au son superbe, avec des mélodies légères, de magnifiques partitions vocales, dans une belle et harmonieuse atmosphère folk. Nombreux seront ceux qui y croqueront.

Le succès est au rendez-vous (3 ème des charts US), avec les deux perles que sont Tin man et Lonely People, que je ne ferais pas l’affront de présenter.

Outre ces deux titres, Holiday donne l’occasion de découvrir un sublime Another Try (une des meilleures chansons du groupe), Glad To See You, Old Man Took, In The Country qui boucle en beauté Holiday, la ballade acoustique Baby It’s Up To You, Hollywood (et son trafic en filigrane), Old Man Took.

L’écriture de l’album, plus introspectif et différent des deux premiers, tient la route. George Martin apporte une touche instrumentale très marquée (violon, piano, cuivres). Le résultat est probant. Ce merveilleux travail pop s’écoute avec délectation. America signe là un de ses meilleurs LP (RAZOR©).

 

1. Miniature.

2. Tin Man.

3. Another Try.

4. Lonely People.

5. Glad To See You.

6. Mad Dog.

7. Hollywood.

8. Baby It's Up To You.

9. You.

10. Old Man Took.

11. What Does It Matter.

12. In The Country.

 

Gerry Beckley:guitare,chant.

Dewey Bunnell:batterie,guitare,chant.

Willie Leacox:batterie,percussions.

Dan Peek :guitare,chant.    

LP Studio 5 - 1975

 

America hearts

 

AMERICA

HEARTS – 1975  4/5

 

Publié le 19 mars 1975.

Produit par George Martin.

Durée:36:31.

Label:Warner Bros.

Genre:folk-rock,pop-rock.

 

Encore un coup de H.

 

En 1975, George Martin est encore aux manettes pour Hearts (en écoute intégrale ici), encore un album qui commence par H, excepté le premier sans que l’on est la moindre explication, s’il en est une, sur le fait.

Hearts cartonne aux Etats-Unis ; il produit notamment les singles Sister Golden Hair (que j’ai souvent confondu, à cette époque, comme étant un morceau interprété par George Harrison. Comme quoi, on peut se tromper), Daisy Jane et Woman Tonight et qui révèle sur les ondes des titres devenus aussi populaires comme Old Virginia, le superbe acoustique Midnight ou Bell Tree.

Ce cinquième disque d’America est effectivement excellent et si George Martin s’y est collé, c’est qu’il croyait fermement au potentiel de ces jeunes.

La recette qui gagne est toujours la même, on ne change pas une formule qui marche : des mélodies, des harmonies, des guitares sèches. Vous passerez de très agréables moments suspendus au rythme de ce disque que je ne peux que vous inciter à écouter jusqu’à son terme. Même le moins bon reste bon. C’est dire (RAZOR©).

 

1. Daisy Jane.

2. Half a Man.

3. Midnight.

4. Bell Tree.

5. Old Virginia.

6. People in the Valley.

7. Company.

8. Woman Tonight.

9. The Story of a Teenager.

10. Sister Golden Hair.

11. Tomorrow.

12. Seasons.

 

Gerry Beckley:chant,guitares.

Dewey Bunnell:chant,guitare,batterie.

Dan Peek:chant,guitare.

David Dickey:basse.

Willie Leacox:batterie,percussions.

George Martin:piano.

LP Studio 6 - 1976

 

America hideaway

 

AMERICA

HIDEAWAY – 1976  3/5

 

Publié le 9 avril 1976.

Produit par George Martin.

Durée:39:59.

Label:Warner Bros.

Genre:pop-rock.

 

A changement de cap, perte de charme.

 

Succès dès sa sortie, en 1976, Hideaway (en écoute intégrale ici), qui se classe en onzième  position pour le Bilboard, n’a pourtant plus la saveur des albums antérieurs et change trop de direction, pour s’éloigner du charme de leur folk initial.

Le son se fait plus (trop) pop et ça pue la surcharge. C’est trop orchestré et trop diversifié. Il s’englue lentement dans un terrain qui lui convient moins et pour lequel il n’est pas fait.

Hideaway flaire même le déclin, étant moins inspiré. Avec l’album à suivre, Harbor (1977), ce sont les moins bons ouvrages du trio, raison suffisante pour Dan Peek pour lâcher l’affaire dans la foulée et qui ne donnera plus signe de vie.

Ce sixième opus en studio, publié par Warner Bros et produit, encore une fois (de trop), par George Martin (Beatles) se distingue par Today’s The Day et le brillant Amber Cascades qui ont très bien marché.

A un degré moindre, l’album dégage certains autres titres intéressants comme Jet Boy Blue, la ballade Watership Down, Letter ou encore Lovely Night. Des morceaux comme Who Loves You ou She’s Beside You, voyez-vous, sont certes sympas, mais à un moment, ils me gonflent et je décroche.

Sur Hideaway, il n’est que leurs harmonies vocales, toujours aussi lumineuses, qui continuent à me séduire et à me garder à leurs côtés. La magie et la finesse de leur folk-rock ont complètement disparu. C’est comme ça que je les aimais. C’est désormais révolu. Dommage pour l’oreille et le cœur (RAZOR©).

 

1. Lovely Night.

2. Amber Cascades.

3. Don't Let It Get You Down.

4. Can't You See.

5. Watership Down.

6. She's Beside You.

7. Hideaway Part I.

8. She's A Liar.

9. Letter.

10. Today's The Day.

11. Jet Boy Blue.

12. Who Loves You.

13. Hideaway Part II.

 

Gerry Beckley:chant,guitares.

Dewey Bunnell:chant,guitare,batterie.

Dan Peek:chant,guitare.

David Dickey:basse.

Willie Leacox:batterie,percussions.

George Martin:piano.

LP Studio 7 - 1977

 

America harbor

 

AMERICA

HARBOR – 1977  3/5

 

Publié le 15 février 1977.

Produit par George Martin.

Durée:33:20

Label:Warner Bros.

Genre:pop-rock,soft-rock.

 

Le chant du cygne.

 

Après ce septième album du nom de Harbor (en écoute intégrale ici), le trio America va devenir duo, Dan Peek préférant boucler ses valises et aller voir sous d’autres cieux plus spirituels. Devinez qui est à la production ? George Martin, nostalgique des Beatles (et qui fait de ce groupe son terrain pour les remplacer dans l’esprit des gens), dont l’album précédemment produit ne m’a pas fait sauter de joie.

Nous sommes en 1977 et Harbor (classé à un modeste 21ème rang) ne génère aucun succès. Enregistré à Hawaï, dans un studio mobile, il n’a rien révolutionné dans la musique rock, ni apporté aucun galon supplémentaire au répertoire d’America.

Beckley, Peek et Bunnell se sont investi tous les trois dans l’écriture et dans l’interprétation. On est loin des Tin Man, A Horse With No Name ou autres temps forts du groupe.

On peut cependant se satisfaire de certains titres comme God Of The Sun, Don’t cry Baby (une réussite), le rock Hurricane, Monster (que je trouve super), Political Poachers (où l’on retrouve un peu le trio folk), These Brown Eyes, une belle ballade et le plaintif Sarah.

Malgré plusieurs écoutes et au fil du temps, cet album marque un peu le chant du cygne d’America (RAZOR©).

 

1. God of the Sun.

2. Slow Down.

3. Don't Cry Baby.

4. Now She's Gone.

5. Political Poachers.

6. Sarah.

7. Sergeant Darkness.

8. Are You There.

9. These Brown Eyes.

10. Monster.

11. Hurricane.

12. Down to the Water.

 

Gerry Beckley:chant,guitares,basse,piano.

Dewey Bunnell:chant,guitares.

Dan Peek:chant,guitares,piano,basse.

David Dickey:basse.

Willie Leacox:batterie,percussions.

Jim Carlire:saxophone.

Tom Walsh:percussions.

Larry Carlton:sitar.

LP Live 1 - 1977

 

Americalive 77

 

AMERICA

LIVE – 1977  4/5

 

Publié en octobre 1977.

Enregistré au Greek Theater de Los Angeles, le 24 juillet 1977.

Produit par George Martin.

Durée:46:28.

Label:Warner Bros.

Genre:pop-rock.

 

Au casse-pipes !

 

Le trio est devenu duo depuis Harbor et le retrait de Dan Peek. Il ne sera pas remplacé. Beckley et Bunnell se présentent seuls sur la scène du Greek Theater de Los Angeles (juillet 1977), afin d’y interpréter, pour 4 spectacles, l’essentiel de leur répertoire à succès.

Les prises effectuées lors de la dernière soirée donneront le jour à ce live d’America (en écoute intégrale ici) qui sortira à la fin de cette même année 77. C’était dans le contrat avec Warner, il fallait aller au casse-pipes. C’est fait, America a son live.

Les fans sont rassurés sur l’aptitude d’America, nouvelle mouture, à rebondir. Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes. Il est simplement dommage, une fois encore, que George Martin soit intervenu dans la production de cet album qui aurait gagné en simplicité.

Pour l’anecdote, le répertoire en question tourne autour de Tin Man, Muskrat Love, I Need You, Amber Cascades, Ventura Highway et… je vous le donne en mille ? A Horse With No Name. Logique. Ce live est un album performant. Je ne vois donc aucune raison de s’en passer (RAZOR©).

 

1. Tin Man.

2. Muskrat Love.

3. I Need You.

4. Old Man Took.

5. Daisy Jane.

6. Company.

7. Hollywood.

8. Sergeant Darkness.

9. Amber Cascades.

10. To Each His Own.

11. Another Try.

12. Ventura Highway.

13. Sister Golden Hair.

14. A Horse With No Name.

 

Dewey Bunnell,Gerry Beckley:guitares,chant.

Jim Calire:saxophone,claviers.

David Dickey:basse.

Leacox Willie:batterie.

Tom Walsh:percussions.

LP Studio 8 - 1979

 

America silent letter

 

AMERICA

SILENT LETTER – 1979  2,5/5

 

Publié le 15 juin 1979.

Produit par George Martin.

Durée:34:50.

Label:Capitol.

Genre:pop-rock,disco.

 

H comme Hors service.

 

On peut dire ce que l’on veut, mais Dan Peek et sa douze cordes manquent cruellement à ce nouveau LP de 1979. Flagrant. Les ventes sont à la baisse et aucune stratégie ne permet de remonter la pente et de céder à l’optimisme pour la suite de la carrière du désormais duo.

La collaboration avec Warner s’arrête, c’est Capitol qui signe le nouvel America. A nouvelle maison de disques, nouveau plan de bataille pour redorer le blason du groupe.

America explose dans tous les sens et sollicite même des auteurs extérieurs par manque d’inspiration. Ce premier album en duo, Silent Letter (en écoute intégrale ici) de 1979, toujours produit par George Martin, n’apporte donc rien de mieux.

Le duo ne décolle pas, délaisse son soft rock et continue de se noyer. Il garde encore la tête hors de l’eau grâce à quelques bouées de sauvetage comme High In The City, Only Game In Town, All My Life, One Morning et 1960. Et encore !

C’est à partir de cet album qu’America coule et ce n’est pas Alibi qui suit, qui va l’en empêcher (RAZOR©).

 

1. Only Game In Town.

2. All Around.

3. Tall Treasures.

4. 1960.

5. And Forever.

6. Foolin'.

7. All Night.

8. No Fortune.

9. All My Life.

10. One Morning.

11. High In The City.


Greg Adams:cuivres.

Gerry Beckley:guitare,piano,chant.      

Dewey Bunnell:batterie,guitare,chant.  

James Calire:claviers,saxophone.

Emilio Castillo:cuivres.        

David Dickey:basse.

Mic Gillette:cuivres.

Stephen "Doc" Kupka:cuivres.

Willie Leacox:batterie.

Lenny Pickett:cuivres.

Tom Walsh:percussions.

Mike Woods:guitare.

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