Cass Elliot.

BIOGRAPHIE.

 

CASS ELLIOT/Baltimore (Maryland/USA)

 

Cass elliot 2

 

Née Ellen Naomi Cohen, le 19 septembre 1941 à Baltimore (Maryland, décédée le 29 juillet 1974 à Londres.

Dit Mama Cass.

Active de 1959 à 1974.

Labels:FM,Dunhill,RCA.

Genre:pop,folk-rock.

Site Internet:casselliot.com

 

Aussi géniale qu'attachante, aussi atypique que vulnérable.

On dit de Mama Cass Elliot qu'elle serait morte étouffée en mangeant un sandwich au jambon, des restes étant retrouvés près du lit de la chambre qu'elle occupait au Mayfair londonien. Cruauté du hasard, quatre ans plus tard, dans la même pièce, Keith Moon, batteur mythique des Who, perd la vie.

La chanteuse des Mamas & Papas, de son vrai nom Ellen Naomi Cohen, s'éteint dans son sommeil le 29 juillet 1974, après une représentation au Palladium, mais la raison invoquée de sa mort tient du délire. Mama Cass connait alors des problèmes d'obésité et l'histoire du casse-croûte n'est pour rien dans son décès par suffocation.

Mama Cass Elliot est tout simplement victime d'un arrêt cardiaque du à une altération du myocarde ; une surcharge pondérale, très vraisemblablement liée à un dérèglement hormonal, en est la cause. Une arthérosclérose est diagnostiquée.

Si l'américaine est connue pour son physique imposant, c'est sa voix surtout qui a retenu l'attention du public, une voix puissante et très caractéristique, à la base même du succès des Mamas & Papas.

Membre charismatique du groupe, aussi génial que drôle et attachante, aussi atypique que vulnérable, celle qui est originaire du Maryland est la chanteuse des tubes internationaux mémorables comme California Dreaming, Monday Monday, Words Of Love et Dream A Little Dream Of Me.

Pour beaucoup d'artistes, dont les Red Hot Chili Peppers, Boy George ou Crosby Stills & Nash qui lui dédient leur Greatest Hits de 2005, elle reste une référence. On abondera volontiers dans ce sens ; c'est cette image que l'on retiendra d'elle et d'un parcours qui, avec ses collègues des Mamas, la propulse au Rock And Roll Hall Of Fame en 1998.

Cass elliot 1Cass Elliot, loin du format des stars.

Cass elliot big 3Des débuts à Greenwich.

Casse elliot the mugwumpsLes Mugwumps avant les Mamas & Papas...

Cass elliot mamas papas...dont elle fut la chanteuse charismatique.

Cass elliot 3Une carrière solo réussie jusqu'à sa mort fin juillet 1974.

Cass elliot deathDepuis, elle repose paisiblement...

Cass elliot tombe...au Mount Sinai Memorial Park Cenetery de L.A.

De l'opéra aux clubs de Greenvich Village.

Née en septembre 1941, Ellen Naomi Cohen est l'aînée des enfants d'un couple de commerçants juifs, Philipp et Bess Cohen, installé à Baltimore, cadre de son enfance. Pour des raisons familiales, la famille Cohen déménage en Virginie, à Alexandria, au sud de Washington.

C'est là qu'elle se prend de passion pour l'opéra. Encouragée par son père, son adoration pour le genre va la marginaliser durant sa période scolaire. Cass, comme on l'appelle alors en référence à l'actrice Peggy Cass, est alors considérée comme une originale et mise à l'écart.

Cette quarantaine ne freine en rien sa dévotion pour la comédie musicale et l'opéra. Durant sa scolarité, elle décroche un premier rôle dans The Boy Friend (de Sandy Wilson) avant, une fois son diplôme en poche (George Washington High School), de prendre la direction de New York où elle joue dans The Music Man, tout en cumulant un emploi de vestiaire au Showplace de la 4Th West Street de Greenwich Village, à quelques encablures du premier appartement new yorkais de Bob Dylan.

La rencontre avec Tim Rose.

Club en pointe de la bohême artistique et musicale du moment, le Showplace permet à Mama Cass, qui rajoutera Elliot à son nom en mémoire à un ami décédé, de faire ses débuts au chant. Certains soirs, elle occupe la scène du club de Manhattan.

Dès 1962, la rencontre, à Georgetown, avec Tim Rose et John Brown lui permet de partager une première expérience de groupe. Evoluant sous la forme d'un trio folk-blues, cette unité prend la route sous l'identité de Triumvirate avant de devenir Big 3 (James Richard Hendricks remplaçant Brown) et de se produire dans les clubs en vogue de Greenwich et, plus particulièrement, au Bitter End, où il décroche un engagement et une tournée avec Bill Crosby.

Sa popularité le dirige vers les plateaux de TV où il prend part à des émissions en vogue comme The Tonight Show Starring Johnny Carson (1962) ou Hootenany et The Danny Kaye Afficher (1963). Deux singles et LP lui sont crédités : The Big 3 (1963) et The Big 3 live, un an plus tard.

Les Mugwumps avant les Mamas.

Mama Cass, à la dissolution du Big 3 (1964), poursuit avec celui qui, entre temps, est devenu son mari (jusqu'en 1969), James Hendricks. Le couple rebondit alors sur les Mugwumps, précurseurs des Mamas & Papas et de Lovin' Spoonful. Rien que ça !

Considérés comme un des premiers groupes de folk-rock du moment, les Mugwumps se constituent, en effet, autour du duo Cass/Hendricks, des canadiens du Hallifax III, Denny Doherty et Zal Yanovsky, et de John Sebastian.

Il ne dure que quelques mois (de juillet à novembre 1964), avant que la connexion de Yanovsky avec John Sebastian ne donne lieu à Lovin' Spoonful et que l'association Cass/Doherty ne devienne le marchepied vers les Mamas. Hendricks, de son côté, préfère déménager sur Los Angeles, où il monte The Lamp Of Childhood.

Les Mugwumps, interprètes d'un folk-rock très sophistiqué et en avance sur leur époque, enregistrent un très bel album en août 1964, publié une fois que les Mamas et le Lovin' Spoonful accèderont à la célébrité. Ils livrent leur dernière prestation en novembre de cette même année, au Peppermint Lounge de New York.

La voix charismatique des Mamas & Papas.

La transition de Cass vers les Mamas & Papas ne se fait pas tout de suite après l'arrêt des Mugwumps. Pendant un temps, elle chante d'abord en solo. C'est Doherty, déjà dans la place, qui la convainc de rejoindre la formation californienne qu'il a fondée avec John et Michelle Phillips des New Journeymen.

Malgré des contraintes liées à son obésité (elle accuse déjà une centaine de kilos) et des doutes sur l'adéquation de sa voix de contralto avec les arrangements de John Phillips (il est le compositeur et arrangeur principal des Mamas), Cass Elliot accepte l'idée de ce quatuor démarré sous The Magic Cyrcle avant d'opter pour les Mamas & Papas à l'approche de leur premier LP, les Mamas étant les femmes et les Papas, les hommes.

Après des répétitions dans les Iles Vierges entre le printemps et l'été 1965, le groupe, dans le collimateur de Lou Adler, propriétaire du label Dunhill Records et producteur célèbre de la place angeline, se voit offrir un contrat par ce dernier.

Ce partenariat donne le jour, fin décembre 1965, à un single au succès international retentissant : California Dreamin' (N°4 aux USA début 1966).

Durant les deux années qui suivent, les Mamas & Papas enchaînent les hits à l'image, en 1966, de Monday Monday (N°1 aux Etats-Unis, N°3 au Royaume-Uni), I Saw Her Again et Words Of Love, tous deux 5 aux States, de Dancing In The Street (75) et Look Through My Window (24). En 1967, Dedicated To The One I Love (N° 2 sur les deux marchés de référence), Creeque Alley (5), My Girl (15), Glad To Be Unhappy (26), Dancing Bear (51) et Twelve Thirty (20) maintiennent les Mamas & Papas en haut de l'affiche. Cass Elliot, maman d'une petite Cassandra au printemps 1967, en devient la figure emblématique.

Cass elliot michelle phillips

« Les gens pensent qu'il y a eu des tensions enre nous. En vérité, je voulais ressemblais à Cass. Elle m'a libérée. Grâce à elle, John a eu moins de contrôle sur moi. Elle m'a énormément appris sur le féminisme et elle m'a toujours soutenue et encouragée bien que j'étais moins bonne chanteuse qu'elle. Cass jurait comme un marin mais chantait comme un ange. » (Michelle Phillips)

Une participation (en demi teinte) au festival de Monterey (juin 67) qu'organise John Phillips ; un titre, San Francisco (Be Sure To Wear Some Flowers In Your Hair), qui, interprété par l'ami Scott MacKenzie, fait tube de l'été 1967 et devient hymne du flower power par excellence ; trois bons albums au compteur, le groupe californien a le vent en poupe.

Le graal de Cass : Dream a Little Dream of Me.

Des tensions le minent pourtant de l'intérieur. Les Mamas & Papas se défont en juillet 1968 après un nouvel album éponyme sur lequel on retrouve trois de leurs grands singles de 1968 : Safe in My Garden (53), For The Love of Ivy (81) et Dream a Little Dream of Me (12 US, 11 UK), standard de la musique américaine dont Cass Elliot livre une version extraordinaire qui se vendra à 7 millions de pièces.

L'exceptionnelle performance vocale de Cass Elliot lui fait prendre conscience qu'elle peut briller hors du contexte des Mamas, avec lesquels les relations sont très tendues. Elle saisit l'opportunité pour se lancer dans une courte mais brillante carrière solo, dès la fin de l'année 1968.

Cass Elliot, l'entremetteuse ayant favorisé le rapprochement entre Graham Nash et Stephen Stills et David Crosby, devient Mama Cass et ouvre aussitôt son compteur LP avec … Dream A Little Dream (1968).

En 1969, elle signe un probant It's Getting Better (30 aux Etats-Unis, 8 en Grande-Bretagne) avant, un an plus tard, de publier Make Your Own Kind Of Music et New World Coming. Ils se placent respectivement aux 36ème et 42ème places du Billboard 100. La même année, Mama Cass apparaît au générique d'un long-métrage (Pufnstuf) basé sur la série TV HR Pufnstuf.

Entre 1969 et 1973, Cass Elliot se retrouve derrière deux émissions télévisées en prime et dote son catalogue discographique de plusieurs pièces remarquables : Bubblegum Lemonade And...something For Mama et Make Your Own Kind Of Music en 1970, Mama's Big Ones (1970), Dave Mason & Cass Elliot (1971), Cass Elliot et The Road Is No Place For A Lady en 1972. Enregistré live, Don't Call Me Mama Anymore referme sa discographie.

Une voix exceptionnelle s'est soudainement tue.

En 1974, la chanteuse signe un engagement de deux semaines au Palladium de Londres. Tout semble se dérouler merveilleusement bien pour elle, sa tournée est une réussite. Elle a droit à une salle pleine à craquer chaque soir, des rappels, des standing ovations, jusqu'à ce fatidique 29 juillet où elle s'éteint durant son sommeil d'une insuffisance cardiaque. Une voix fabuleuse s'est alors tue qui, destinée à l'opéra et au jazz, a finalement réussi à s'imposer dans le folk et le pop-rock (RAZOR©).

DISCOGRAPHIE POSTHUME.

LP Compilation - 2002

 

Cass elliot compil 2002

 

MAMA CASS

DEDICATED TO THE ONE I LOVE – 2002  5/5

 

Compilation publiée en février 2002.

Produit par Lou Adler.

Durée:49:40.

Label:Spectrum.

Genre:pop-rock,folk-rock.

 

Mamagnifique !

 

Née Ellen Naomi Cohen, elle est morte sous Mama Cass Elliot le 29 juillet 1974 (il y a 39 ans jour pour jour), alors qu’elle avait à peine 32 ans et un QI de 165. Ironie du destin, Keith Moon, batteur légendaire des Who, disparaît dans la même chambre de ce sinistre hôtel, quatre ans plus tard.

Chanteuse du mythique Mamas & Papas, cette fille de Baltimore, après avoir fait quelques touches convaincantes comme actrice, en concurrençant notamment Barbra Streisand sur un des rôles qu’elle fut amenée à jouer, adopte d’abord le surnom de Mama Cass en hommage à la comédienne Peggy Cass et y adjoint plus tard, Elliot, en mémoire d’un proche décédé.

C’est pourtant une carrière folk qu’elle épouse en 1963, aidée en cela par son appartenance à la scène de Greenwich Village où elle travaille alors comme vestiaire au Showplace. Elle y fait la connaissance de Tim Rose, auteur-compositeur très mésestimé et de John Brown avec lesquels elle fait un bout de chemin sous l’étendard des Triumvirate ; on les retrouve souvent du côté du Bitter End de la légendaire Bleeker Street new-yorkaise.

Après avoir adhéré aux projets folks du Big Three avec James Hendricks (son futur mari), puis participé à la brève aventure des Mugwumps avec Zal Yanovsky et Denny Doherty, celle qui est à l’initiative de la création du trio Crosby Stills & Nash pour avoir présenté Nash à ses compères, rejoint les Mamas & Papas que le fidèle et protecteur Doherty a préalablement intégrés.

Au milieu de l’année 65, naissait alors une des seules formations américaines qui allait pouvoir tenir tête à la British Invasion du début des 60’s. Associée à l’ère hippie et à la Californie, ce groupe enchaîne les succès : California Dreamin’, Monday Monday, I Saw Ger Again, Words Off Love, Dedicated To The One I Love qui donne son nom à la collection 1968/70 de ce disque de Mama Cass correspondant à la période solo de l’artiste, au cours de laquelle elle produit 6 LP studios.

La carrière en solitaire de Mama Cass, belle-sœur du batteur Russ Kunkel, est moins connue que celle au sein des Mamas, avec lesquels elle a tutoyé les étoiles entre 65 et 68.

Membre charismatique de la bande emmenée par John Phillips, elle n’en a pas moins eu un parcours discographique personnel allant de très honnête à très bon, commencé chez Dunhill Records, ponctué par trois LP (Dream A Little Dream en 1968, Bubblegum, Lemonade And Something For Mama et Make Your Own Kind Of Music en 1969), entrecoupé par un court intermède avec l’ancien Traffic, Dave Mason (1971 et un album intéressant), puis poursuivi auprès de RCA, de 1972 à 73 (Cass Elliot, The Road Is No Place For A Lady et Don’t Call Me Mama Anymore).

C’est cette époque qui alimente la collection anthologique du jour, Dedicated To The One I Love (Spectrum- 2002) et notamment le créneau Dunhill (68/71), où l’on retrouve le plus croustillant de son catalogue, à savoir Dream A Little Dream Of Me de sa période Mamas, It’s Getting Better, Make Your Own Kind Of Music, New World Coming, Move In A Little Closer Baby, California Earthquake, Good Times Are Coming, Lady’s Love, Easy Come Easy Go, Ain’t Nobody Else Like You, Blow Me A Kiss…

Le meilleur est là, porté par ce qui a été un facteur important de sa réussite : une voix d’alto exceptionnelle, puissante, inoubliable, fort justement intronisée au Rock And Roll Hall Of Fame en 98 (RAZOR©).

 

1. Make Your Own Kind Of Music.

2. Dream A Little Dream.

3. It's Getting Better.

4. Blow Me A Kiss.

5. California Earthquake.

6. Move In A Little Closer, Baby.

7. Easy Come, Easy Go.

8. Talkin' To Your Toothbrush.

9. When I Just Wear My Smile.

10. Don't Let The Good Life Pass You By.

11. Lady’s Love.

12. Sour Grapes.

13. I Can Dream, Can't I ?

14. New World Coming.

15. He's A Runner.

16. The Good Times Are Coming.

17. Who's To Blame.

18. Ain't Nobody Else Like You.

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