Crosby Stills Nash & Young.

BIOGRAPHIE.

CROSBY STILLS NASH AND YOUNG/Los Angeles (Californie -USA)

 

Csny intro

 

Actif de 1968 à 1970,en 1973/1974,de 1976 à 2016.

Labels:Atlantic,Reprise.

Genre:folk-rock,country-rock,soft rock,west coast.

Site officiel:csny.com et crosbystillsnash.com

 

Les Beatles américains.

S'il est un groupe qui aura marqué de son empreinte l'histoire du rock, c'est bien Crosby Stills Nash And Young. Constitué initialement sous forme de trio, (Crosby Stills & Nash), le format du groupe évolue en quatuor quand, après avoir publié, en 1969, l'album éponyme Crosby Stills & Nash, il est décidé de s'adjoindre un musicien supplémentaire (guitariste ou claviériste) afin d'aller défendre ce premier disque sur les routes.

Neil Young, ayant préalablement joué avec Stephen Stills au sein de Buffalo Springfield, est alors pressenti pour être le musicien en question, mais le premier choix du texan était de convaincre Stevie Winwood, son chanteur préféré. Eric Clapton et George Harrison étaient également sur les tablettes de Stills.

Après que le trio électrique ait essuyé le refus de l'ancien leader de Traffic, désabusé par la récente mauvaise expérience sous Blind Faith, Ahmet Ertegun, le patron d'Atlantic Records, oriente le trio vers Neil Young qu'il connaît pour avoir eu le Buffalo sous sa coupe (label Atco).

Le Loner canadien, alors engagé dans une carrière solo démarrée sur les chapeaux de roue, grossit, le 25 juillet 1969 au Fillmore East de New York, les rangs d'une formation qui va devenir le super groupe culte du rock que l'on connaît, et s'installer également comme le porte-parole de la génération Woodstock. Une sorte de Beatles à l'américaine, quoi.

Csny david crosby byrdsDavid Crosby, venu des Byrds...

Csny stills...Stephen Stills de Buffalo Springfield...

Csny hollies tony hicks allan clarke eric haydock 1964...Graham Nash, leader des mancuniens The Hollies...

Csny stills et young...et Neil Young, ex-Buffalo, comme Stephen Stills...

Csny avec greg reeves et dallas taylor...constituent CSN&Y (avec Dallas Taylor et Greg Reeves).

Csny csn 69Le trio fondateur de CSN&Y...

Csny csn intro...réputé pour la pureté de ses harmonies vocales.

Csny woodstock...et passé en quatuor juste avant Woodstock (1969).

Csny 1...à partir duquel il devient star internationale.

Csny crosby stills nash first lpLe premier LP de Crosby Stills & Nash (1969).

Csny deja vuLe sublime Déja Vu masque les problèmes d'ego...

Csny buffalo stephen stills neil young 1...entre Stills et Young...

Csny crosby et nash faches...ou Nash et Crosby, aujourd'hui très fâchés.

Csny 74La tournée 74,dernier vrai tour de CSN&Y.

Csny young after the gold rush 70Quand Young sort son 3ème LP solo...

Csny stephen stills first lpStephen Stills...

Csny crosby if iDavid Crosby et...

Csny nash song for beginners... Graham Nash ouvrent leur compteur solo.

Csny force des harmonies vocales 1Reverra-t-on un jour ce quatuor légendaire ?

Plombés par des egos à la con.

La force de Crosby Stills Nash And Young réside dans la pureté de ses harmonies vocales, dans un engagement répondant aux idéaux de la jeunesse du moment (amour, paix, musique), dans la force et la variété de son écriture heureuse de disposer de quatre songwriters aussi talentueux et inspirés les uns que les autres et au cursus professionnel déjà consacré : Byrds pour Crosby, les Hollies pour l'anglais Nash et Buffalo Springfield pour Stills et Young.

Au regard de leurs réussites respectives et compte tenu des tensions incessantes et des rivalités permanentes sous-jacentes, la faute à des egos surdimensionnés (chacun d'entre eux peut à tout moment éclipser les trois autres), Crosby Stills Nash & Young n'existera vraiment que l'espace de la fin des 60's/début des 70's.

Les fans devront se contenter, après une première séparation en juillet 70, de réunions ponctuelles comme à l'occasion de la lucrative tournée de 1974. Et encore sous conditions.

A quand le calumet de la paix ?

Un coup, c'est Crosby et Nash qui sont prêts à reprendre du service si Young et Stills se montrent moins pénibles dans leur collaboration tandis que, la fois suivante, c'est Neil Young qui se montre disposé à renouer avec le collectif, à la condition que Crosby cesse ses conneries avec la drogue.

Dernier frein en date, Nash et Crosby, jusque là copains comme cochons, se sont récemment brouillés au point d'avoir mis un terme définitif à leur brillant partenariat artistique en duo.

Nash en est même jusqu'à remettre en cause leur amitié pourtant légendaire ; c'est dire si les quatre compères, pourtant assagis, sont loin de fumer le calumet de la paix. Le mal est donc plus profond qu'il n'y paraît et revoir un jour le quatuor réuni sur une scène relève désormais de l'utopie ou de l'absurde...

Du Byrds, du Buffalo et du Hollies.

Au moment de la constitution du trio, David Crosby, Graham Nash et Stephen Stills ont déjà déroulé du câble dans le milieu du rock. Ainsi, l'angelin David (Van Cortland) Crosby, fils d'un directeur de la photographie (Floyd Crosby) a fait ses armes à Greenwich Village, au sein du groupe folk de Les Baxter, The Baxter's Balladeers (1962/63), avant de revenir en Californie où il tourne sur le circuit des clubs de L.A.

Au début de l'année 1964, Croz fonde un trio avec Gene Clark et Jim McGuinn (futur Roger McGuinn), passés par la même filière. Celui-ci, nommé The Jet Set, est la rampe de lancement de ce qui va donner The Byrds, autre groupe culte du rock.

Membre fondateur, arrangeur, compositeur, guitariste et chanteur, David Crosby y reste jusqu'en octobre 1967, alors que Roger McGuinn s'est approprié le groupe et la direction artistique. En conflit avec ce dernier, il est renvoyé moyennant une contrepartie financière qu'il utilise pour s'offrir un voilier.

Intermittent du spectacle, il met à profit son temps libre en sillonnant les Caraïbes à bord du Mayan. Il fait escale uniquement pour aller filer un coup de main à Jackson Browne et à Joni Mitchell, sa petite amie du moment, dont il produit les albums respectifs.

On voit alors de plus en plus l'homme à la crinière de lion, à la moustache gauloise et habillé à la Davy Crockett, dans l'entourage de Jefferson Airplane, auquel il vient de refiler son titre Triad, du Dead et de Stephen Stills, en rupture de Buffalo Springfield (1968), avec lequel il jamme souvent.

L'été de cette même année, Crosby, grâce à Mama Cass, rencontre Graham Nash durant une tournée américaine des Hollies, dont il est membre fondateur et co-compositeur.

Les Hollies, en cette fin de décennie, sont le troisième plus gros vendeur de disques britanniques derrière les Stones et les Beatles. Un gros calibre, donc.

Mais Graham Nash étouffe au sein d'une formation mancunienne qui ne correspond plus à ses desseins artistiques. Il souhaite se libérer de cette étiquette pop lui collant à la peau et traîne des pieds à l'idée d'enregistrer un album de reprises de Dylan. Il quitte les Hollies et traverse l'Atlantique pour rebondir.

Il va alors être confronté à un projet différent et qui n'est pas un groupe à proprement parler, aux États-Unis cette fois. Celui-ci implique David Crosby, Graham Nash et Stephen Stills.

Crosby présente Nash à l'ancien leader de Buffalo Springfield, un super-groupe qui s'ignore (avec Stephen Stills, Neil Young, les futurs Poco, Richie Furay et Jim Messina et les canadiens Dewey Martin et Bruce Palmer) et tout aussi culte que les entités musicales citées précédemment.

Pour faire court, le Buffalo, entre 1966 et 1968, est l'initiateur de tout ce qui va faire la grandeur de la west coast et dont Crosby Stills & Nash est le génial prolongement. Emballé par le projet de son ami Crosby et de l'anglais qui lui a été présenté, Stills adhère à l'entreprise.

De Crosby Stills & Nash à Crosby Stills Nash & Young.

Crosby Stills & Nash est né qui va faire fusionner 3 fortes personnalités, 3 voix magistrales et mélanger avec succès et originalité folk-rock, country-rock et pop anglaise.

Le trio se produit pour la première fois ensemble dans le cadre d'une soirée privée d'été 1968 que certains situent chez Joni Mitchell, d'autres chez Mama Cass. Pour faire simple, disons à Laurel Canyon, d'où a émergé cette musique unique.

Ce soir là, le parterre présent fond sous le charme de la prestation vocale de cette tierce improvisée et se montre unanime pour reconnaître à leurs interprètes un avenir prometteur.

Nash prend alors un vol pour Angleterre afin de régler les derniers détails de sa rupture de contrat avec les Hollies. A son retour, le trio entre en studio pour enregistrer un premier LP, Crosby Stills & Nash, publié en mai 1969 chez Atlantic Records.

Les débuts sont fracassants, le succès immédiat (6ème du Billboard). Le folk-rock ne sera plus jamais le même après ce disque, Crosby Stills et Nash également, qui vont relancer leur carrière et renforcer leur statut de stars planétaires. Wooden Ships, Suite : Judy Blue Eyes, Long Time Gone, Guinnevere, Marrakesh Express, Helplessly Hoping en sont les sublimes joyaux.

Certains des titres de l'album seront défendus à Woodstock (août 1969). Entre temps, Neil Young, deux albums au compteur, fait son apparition juste après la sortie dans les bacs de Crosby Stills & Nash.

Neil Young est l'ancien partenaire de Stephen Stills au sein de Buffalo Springfield. Ils se connaissent bien et, même si leur relation finale dans le Buffle était tendue, l'intégration du canadien ne pose aucun souci. Techniquement et dans l'esprit. Young, pour la première fois, se retrouve à faire le quatrième au Fillmore East, trois semaines avant le festival de Woodstock.

Lorsque le trio entre en scène en plein milieu de la nuit du 17 août, il est mort de trouille. Resté en retrait, Neil Young le rejoint après le 5ème titre, Marrakesh Express, pour un mémorable set acoustique et électrique (16 titres sont joués), qui reste un des moments de grâce du festival.

Une association de personnalités plus qu'un groupe.

Woodstock digéré, Crosby Stills Nash et Young se retrouvent en studio pour un premier LP ensemble. Ils vont y passer du temps. 800 heures, entre octobre et décembre 1969, sont nécessaires pour donner le jour à Déjà Vu (mars 1970). L'ambiance n'est déjà plus à l'euphorie constatée dans les premiers mois du lancement du projet.

Qui plus est, les situations sentimentales des uns et des autres battent de l'aile. Stephen Stills se fait remballer par Judy Collins et repart la queue basse avec son Judy Blue Eyes sous le bras. Graham Nash voit Joni Mitchell, ex-petite amie de Crosby et désormais la sienne, quitter l'anglais. Plus grave, David Crosby a la douleur de perdre sa bien-aimée dans un accident de la route, au volant du van de l'ancien Byrds qui, pour le coup, se sent fautif.

Reste un album, hétéroclite, alimenté par une conjonction de 10 titres brillants et personnels, certes, mais dépourvus de toute démarche collective. Déjà Vu est le reflet d'une association de personnalités, pas le travail d'un groupe. C'était l'idée de départ.

Malgré ce constat, le LP, disque référence du mouvement hippie, se classe au premier rang du Billboard et consacre un peu plus ces quatre phénomènes du rock, compositeurs talentueux et musiciens hors pair. Le quatuor (auquel il faut associer Greg Reeves et Dallas Taylor) signe ici une œuvre unique qu'il ne reproduira plus jamais par la suite.

Carry On et 4+20 (Stills), Teach Your Children et Our House (Nash), Almost Cut My Hair et Déjà Vu (Crosby) et Helpless et Country Girl (Young) comptent aujourd'hui parmi les chansons séminales de cette époque. Cerise sur le gâteau, Joni Mitchell contribue à la réussite du disque en mettant à disposition du quatuor son célèbre Woodstock.

Une tournée américaine de promotion de l'album (22 dates) est engagée derrière (le 12 mai 1970), au terme de laquelle le quatuor, miné par les tensions, se sépare une première fois (Juillet 70).

Une période féconde pour chacun des membres.

Celle-ci alimente le double LP live Four Way Street (avril 1971), compilé avec des enregistrements captés du 2 au 7 juin 70 au Fillmore East (New York), du 26 au 28 juin au Forum de Los Angeles et le 5 juillet 70 à l'Auditorium de Chicago. Inamovible N°1, Four Way Street reste 42 semaines dans les charts.

N'étant pas contractuellement lié, chacun des membres reprend (Young) ou entame alors une carrière solo (Nash, Stills et Crosby). Individuellement, ils vont produire des œuvres qui appartiennent également sont inscrites au fronton du rock.

Young signe un troisième jet personnel avec l'excellent After The Gold Rush (septembre 1970/Reprise), tandis que Stephen Stills ouvre son compteur personnel avec le superbe éponyme Stephen Stills, en hommage à Jimi Hendrix.

Suivent alors If I Could Only Remember My Name (février 71) de Crosby et Songs For Beginners (mai 71) de Nash, incontournables albums, tous très bien classés dans les charts. Puis Stills, avant d'aller fonder son projet Manassas (automne 71), donne une suite à son premier disque avec Stephen Stills 2 (juin 71). Encore un coup gagnant.

Dans le même temps, Nash et Crosby se lancent dans un projet commun : une tournée européenne. Très liés, ils publient leur premier LP en duo, Graham Nash David Crosby (avril 72), deux mois après le mythique Harvest de Neil Young.

Young dépressif suite au décès de Danny Whitten (1972), affecté par le handicap de son fils et affaibli par les prises régulières de coke, traverse alors une phase délicate ponctuée d'albums sombres comme Time Fades Away (1973), On The Beach (1974) et Tonight's The Night (1975).

Nash, quant à lui, outre ses projets avec Crosby, publie Wild Tales, son deuxième 33T (décembre 1973). Stills, dans le même temps, s'éclate avec Manassas. Ça n'échappe pas à la perspicacité de Crosby et de Nash qui, un soir de début octobre 73, rejoignent sur scène leur ancien compagnon de route. Comme ils l'ont préalablement fait pour Neil Young à l'occasion de sa tournée américaine 73. Et si une reformation de CSN & Y était dans l'air ?

Juillet 74 : CSN&Y le retour...40 ans plus tard.

Elle sera effective en juillet 1974, quand Crosby Stills Nash & Young donnent leur assentiment pour entreprendre une des plus grandes tournées rock jamais mises sur pied, à savoir une trentaine de dates dans des stades de grande capacité (60.000 spectateurs) américains, canadiens ainsi qu'un concert à Wembley. Ce sera la seule apparition sur le sol européen.

Le public attend ce tour de réunification depuis la séparation du quatuor. La presse internationale en fait ses choux gras et installe un mythe autour de cet événement parmi les plus importants du rock des 70's, d'autant que beaucoup d'argent de beaucoup de promoteurs a été investi pour l'occasion.

Un million de fans répondent présents. La musique est à la hauteur de la dépense engagée, des moyens mis en œuvre, de l'argent dépensé dans les drogues et les trains de vie des artistes (sauf Young qui voyage à l'écart et qui, tous les soirs, rejoint ses compères sur scène).

Crosby Stills Nash & Young sont les nouveaux dieux de la musique pop. On leur accorde tout, on leur pardonne tout autant. Cette tournée exceptionnelle ne trouvera son prolongement discographique que 40 ans après, dans le magnifique coffret anniversaire CSNY 74 (2014).

La même année, So far (août 74), une compilation, vient compenser l'échec d'un nouvel album studio sur lequel les musiciens travaillaient. Neil Young quitte le studio en pétard, suite à une énième dispute entre Stills et Nash.

C'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase, le canadien jurant les grands dieux qu'on ne l'y prendrait plus. Ce disque scelle la suspension du feuilleton CSN&Y.

Mais entre Stills et Young, c'est « je t'aime, moi non plus ». Une relation digne de Richard Burton et Liz Taylor... Deux ans plus tard, les deux comparses du Buffalo collaborent sur Long May You Run (septembre 76) et sous l'identité The Stills-Young Band.

Tiens, tiens... Et qui vient faire les chœurs ? Nash et Crosby qui, de leur côté, ont repris leur bâton de pèlerin et signent ensemble, Wind On The Water (septembre 75), Whistling Down The Wire (juin 76) et Crosby-Nash Live (novembre 77).

Csny nash portrait 2

« Nous avions constamment des problèmes d’ego. C’est normal, nous sommes des individus avec des opinions très marquées. Chacun d’entre nous pouvait éclipser les trois autres, il fallait donc aussi se montrer fort pour maintenir un équilibre. Mais ces rivalités ont été un formidable carburant pour la créativité. » (Graham Nash)

27 octobre 2013 : dernière apparition publique.

Cette proximité marque le retour du trio initial, Crosby Stills & Nash (CSN/1977, puis Daylight Again/82, projet de Stills et de Nash sur lequel Crosby, miné par la drogue, s'invite) quand, parallèlement, Young continue à enrichir sa discographie : Zuma (75), American Stars 'n' Bars (1977), Comes A Time (78), Rust Never Sleeps et Live Rust (1979).

Pour des faits de drogue, Crosby passe alors par la case prison (1985/86) tandis que Young met sa carrière sur pause pour se consacrer à sa famille. Son emprisonnement ayant fait réfléchir Crosby, celui-ci rameute les troupes et le quatuor se retrouve au complet pour signer American Dream (novembre 1988), leur deuxième album studio en commun seulement.

Les retrouvailles sont toutefois de courte durée puisque Neil Young ne sera pas de Live It Up (1990), ni de After The Storm (1994). Il pointe cependant sur Looking Forward (1999), dernier LP studio du collectif et sur la tournée qui suit (2000).

Tout le monde est présent pour le Freedom Of Speech Tour (2006) destiné à promouvoir Living With War (mai 2006), 27ème LP studio de Neil Young, tournée au cours de laquelle le canadien, Bernard Shakey pour l'occasion, réalise le documentaire Crosby Stills Nash & Young/Déjà Vu (janvier 2008).

La dernière apparition de Crosby Stills Nash & Young est figée au 27 octobre 2013, dans le cadre d'un concert de charité au profit du Bridge School Benefit tandis que le trio fondateur assure une ultime tournée mondiale en 2015.

Au regard des dernières embrouilles entre Nash et Crosby, tout semble indiquer que l'on n'est pas prêt de revoir le quatuor se réunir une dernière fois. L'avancée dans l'âge des acteurs rajoute à cette incertitude, d'autant que chacun d'entre eux commence à flirter avec les 80 ans. Mais sait-on jamais avec ces fortes têtes, ils se sont rabibochés tant de fois et ont encore tellement la pêche (RAZOR©2019).

DISCOGRAPHIE CROSBY STILLS & NASH.

LP CSN Studio 1 - 1969

 

Crosby stills nash lp 69

 

CROSBY, STILLS & NASH

CROSBY, STILLS & NASH – 1969  5/5

 

Publié le 29 mai 1969.

Produit par Bill Halverson,David Crosby,Graham Nash,Stephen Stills.

Durée:40:52.

Label:Atlantic.

Genre:rock,folk rock.

       

Un monument de la west coast.

 

Le mémorable et incontournable Crosby, Stills & Nash est le premier LP du groupe du même nom. Il est publié en 1969 chez Atlantic. Cet album émane d’un trio qui a été l’une des formations de folk-rock les plus phénoménales de tous les temps et les plus influentes sur les jeunes générations dont il collait aux aspirations et aux révoltes du moment.

C’est dans le bungalow de Joni Mitchell, à Laurel Canyon, que David Crosby (viré des Byrds), Stephen Stills (qui a quitté Buffalo Springfield où il se sentait à l’étroit avec Neil Young dans les pattes) et Graham Nash (ex-Hollies) l’immigré anglais, pote des Beatles, mettent en place ce qui va être ce premier jet au titre éponyme.

L’album, que la presse comme le public vont plébisciter, traduit à merveille l’esprit peace and love qui prévaut alors. Caractérisé par des harmonies vocales uniques (on dit d’eux qu’ils sont les Beatles américains), ce disque, qui va demeurer plus de deux ans dans les charts américains, serpente entre ballades romantiques et ambiances latino.

On doit à Stills, l’homme-orchestre, l’essentiel des parties instrumentales, gage du talent et de la virtuosité du bonhomme. L’écriture, quant à elle, est partagée entre Stills qui balance, entre autres, un Judy Blue Eyes de derrière les fagots (ces beaux yeux bleus sont ceux de Judy Collins) et un super 49 Bye-Byes, entre Crosby (Guinnevere, Long Time Gone en réponse à l’assassinat de Kennedy) et Nash (Marrakech Express).

L’album, original, d’une grande pureté, exceptionnellement doux, aux textes pertinents, aux mélodies délicates, aux harmonies vocales pharamineuses, vaut par tous ses titres sans exception et notamment, j’allais l’oublier celui là, le géantissime Wooden Ships, né d’une écriture collective sur le bateau de Crosby (le Mayan) qui en a assuré la musique, Paul Kantner de Jefferson Airplane et Stephen Stills, les paroles.

Par cette collection de chansons exceptionnelles appartenant au patrimoine de la west coast américaine, Crosby, Stills & Nash (avec Dallas Taylor à la batterie) se positionne comme un groupe majeur de la musique rock, en phase avec l’esprit contestataire du moment.

Ce disque, qui rappelons-le est un coup d’essai pour les trois mais qui annonce leur popularité à venir, est un joyau sorti quelques mois avant Woodstock où ils sont apparus en public.  Eh les djeunes, qu’est-ce que vous attendez pour aller l’acheter ?

Pour l’anecdote, sur la pochette, Nash, Stills et Crosby posent sur un canapé devant une cabane en bois. Au moment de la prise de vue, le nom du groupe n’était pas encore arrêté. Lorsque quelques jours plus tard, et alors que leur dévolu s’était jeté sur le nom Crosby, Stills & Nash, ils voulurent refaire la photo dans le bon ordre et au même endroit… La cabane en bois avait été détruite ! Enjoy les amis (RAZOR©).

 

1. Suite: Judy Blue Eyes.

2. Marrakesh Express.

3. Guinnevere.

4. You Don't Have to Cry.

5. Pre-Road Downs.

6. Wooden Ships.

7. Lady of the Island.

8. Helplessly Hoping.

9. Long Time Gone.

10. 49 Bye-Byes.

 

David Crosby:guitares,chant.

Stephen Stills:guitares,basse,orgue,chant.

Graham Nash:chant,guitare acoustique sur 2/7.

Dallas Taylor:batterie,percussions.

Jim Gordon:batterie sur 2.

Cass Elliot:chœurs sur 5.

 

LP CSN Studio 2 - 1977

 

Crosby stills nash csn 77

 

CROSBY STILLS & NASH

CSN – 1977  5/5

 

Publié le 17 juin 1977.

Produit par David crosby,Stephen Stills,Graham Nash,Ron Albert,Howard Albert.

Durée:43:50.

Label:Atlantic.

Genre:rock, folk rock.

 

Chef d’oeuvre number 2.

 

Quel album merveilleux que ce CSN de 1977! Le trio folk-rock, alors séparé, n’avait plus enregistré d’albums ensemble depuis plus de 6 ans. Il se reforme pour l’occasion et pour la première fois, car il y aura, dans la suite de leur carrière en commun, d’autres temps morts et séparations, suivis d’autant de retours.

Stills a alors le mésestimé Manassas qui lui tient à cœur, Crosby et Nash se sont lancé dans des projets personnels avec plus ou moins de succès et font dans le partenariat en attendant. CSN est donc, et seulement, le deuxième LP de cette formation à trois mythique. Mais quel album !

Un petit bijou, n’ayons pas peur des mots. CSN est un concentré  de chansons merveilleuses pour un disque d’une grande qualité musicale. Le mélange acoustique et électrique est savoureux. C’est vraiment une merveille de LP folk-rock dans lequel chacun apporte son écot.

Crosby y va de ses compositions : Shadow Captain (en co-signature avec Craig Doerge), le titre d’entame de l’album, Anything At All et In My Dreams. Stills nous livre ses magnifiques Dark Star, Fair Game, le superbe titre acoustique qu’est See The Changes, Run From tears et le morceau final I Give You Give Blind. Nash n’est pas en reste et apporte une sublime pierre à l’édifice CSN avec Cathedral (un titre que je considère comme un des plus grands jamais entendus), Carried Away, Cold Rain et l’énorme Just A Song Before I Go.

Douceur, calme, harmonies vocales à nulles autres pareilles, ambiance folk feutrée, variété… Sans conteste, ce disque, rehaussé par la présence de musiciens prestigieux  est à ranger parmi les meilleures productions de l’époque. C’est leur dernier chef d’œuvre, il faut le savoir. Dès lors, autant en profiter (RAZOR©).

 

1. Shadow Captain.

2. See the Changes.

3. Carried Away.

4. Fair Game.

5. Anything at All.

6. Cathedral.

7. Dark Star.

8. Just a Song Before I Go.

9. Run from Tears.

10. Cold Rain.

11. In My Dreams.

12. I Give You Give Blind.

 

David Crosby:chant,guitare.

Stephen Stills:chant,guitare,basse,piano,synthétiseur,timbales,slide guitare.

Graham Nash:chant,guitare,harmonica,claviers.

Ray Barretto:percussions,congas.

Mike Finnigan:orgue,claviers.

Joe Vitale:synthétiseur,flûte,percussions,batterie,claviers, vibraphone.

Jimmy Haslip:basse.

Craig Doerge:piano,claviers,piano électrique,chant.

Tim Drummond:basse.

Gerald Johnson:basse.

George Perry:basse.

Russ Kunkel:percussions,congas,batterie.

DISCOGRAPHIE CROSY STILLS NASH & YOUNG.

LP CSN & Y Studio 1 - 1970

 

Crosby stills nash young deja vu 1

 

CROSBY STILLS NASH & YOUNG

DEJA VU – 1970  5/5

 

Publié le 11 mars 1970.

Produit par Crosby,Stills,Nash,Young.

Durée:36:24.

Label:Atlantic.

Genre:rock.

 

Chef d’œuvre.

 

Qui pourrait trouver un seul petit caillou dans la chaussure de Déjà Vu ? Ce LP, par lequel le trio initial Crosby Stills et Nash, bénéficiant du renfort de Neil Young, entre dans le cercle fermé des légendes du rock, est un indéboulonnable monument de la west coast depuis sa sortie au début des années 70.

Une merveille, le disque quasi parfait, dont on aurait aimé, au regard de la qualité qu’il véhicule, qu’il dure beaucoup plus longtemps encore. Le coffre à dithyrambes n’est pas assez grand pour y puiser le qualificatif, que dis-je le superlatif, qui s’attache à son endroit. Déjà Vu est Le Disque ! 

Le contexte, pour bien s’en imprégner. L’équipée sauvage la plus mythique de Los Angeles prend forme autour d’un trio de grand trois frustrés du rock, David Crosby, le brave nounours viré des Byrds alors qu’il en fut un des maillons forts ; Graham Nash, pourvoyeur dominant et compétent, dont le talent de compositeur ne suffit cependant pas aux Hollies pour supplanter les Beatles et qui fait le grand saut pour Laurel Canyon, histoire de s’éloigner de son statut d’artiste pop ; Stephen Stills enfin,  dont l’expérience Buffalo Springfield, précurseur du country-rock, est loin des attentes du milieu, la faute à une tendance un peu trop répétée au nombrilisme, à des accès de colère et des caprices de star.

Tous sont de merveilleux musiciens, voire plus pour Stills qui brille avec un égal talent derrière toutes sortes d’instruments, de grands chanteurs dont les tessitures vocales sont à l’origine des plus belles harmonies que le milieu rock ait jamais entendues, et des songwriters de haut niveau.

De par la réussite collant à son remarquable premier LP éponyme en mai 1969, la triade angeline se voit contrainte, malgré tout, de solidifier sa structure avant de se lancer dans la promo de ce disque. Il découle de cette volonté de durcir le son, la décision d’ouvrir les portes au quatrième larron, Neil Young, un ancien de la maison Buffalo comme Stills, engagé dans une carrière solo depuis 1968.

Déjà Vu est publié quelques mois après que le quatuor soit apparu à Woodstock pour une prestation qui prête encore aujourd’hui à controverse. Construit autour de quatre auteurs, de quatre voix, il fait figure de best of, tant il est alimenté par les immortels classiques de ces  mousquetaires du rock. Déjà Vu installe ce qui va faire le label CSN & Y : les fameuses harmonies vocales. Qui plus est, chaque acteur met au service du collectif un lot de chansons et un style instrumental qui dotent l’album d’un cachet particulier.

Stills, le sanguin, fait dans la fougue, le panache et n’a pas son pareil pour métisser rock, folk et country. Crosby le hippie tire son groupe vers un environnement plus psychédélique et planant tandis que Nash, faux flegmatique british calibre son écriture pop pour le passage radio. Young, avec sa voix haute perchée et ses méchants coups de guitare, fait du Young. L’association de ces quatre leaders aux egos bien dimensionnés qui tapent aussi dans la boite à dope pour panser les plaies de leurs désillusions amoureuses  respectives (Nash, Crosby dont la petite amie se tue sur la route et Stills) donne le jour à un disque hétéroclite qui alterne entre rock et ballades. La sanction ne se fait pas attendre : N°1 du Billboard.

La jeunesse contestataire de l’époque en fait son phare, ce qui ne surprendra personne à l’écoute des paroles de Teach your Children  (Graham Nash) et Our House, Almost Cut My Hair de David Crosby, trop à l’étroit, à mon goût, au milieu de ces fortes têtes pour pouvoir donner libre cours à un talent créatif réel.

L’album recèle également un titre emprunté à Joni Mitchell et rendant hommage à Woodstock, un Everybody I love You fort des envolées de guitare entre Young et Stills, ainsi qu’une pépite du nom de Helpless.

Ecolo, pacifiste, antisocial, CSN & Y était le symbole de la contre-culture mais la paix au sein de la formation n’ayant jamais été le maître-mot pour raisons de drogues, d’égos, de projets personnels et j’en passe, CSN & Y se sépare en 1970, quelques mois seulement après Déjà vu.

Neil Young, n’ayant jamais réellement adhéré aux desseins artistiques de CSN & Y, s’est peu à peu désolidarisé pour se la jouer solo à donf. Grand bien lui a pris. Crosby, Stills and Nash ont continué de leur côté. De temps en temps, au gré des humeurs et des intérêts commerciaux, ils retapent le bœuf ensemble…

Déjà Vu est un chef d’œuvre indémodable qui a suscité et qui suscite encore bien des vocations musicales aujourd’hui. De la race des cadors et infiniment culte (RAZOR©).

 

1. Carry On.

2. Teach Your Children.

3. Almost Cut My Hair.

4. Helpless.

5. Woodstock.

6. Déjà Vu.

7. Our House.

8. 4 + 20.

9. Country Girl/Whiskey Boot Hill/Down, Down, Down/Country Girl (I Think You're Pretty).

10. Everybody I Love You.

 

David Crosby:guitare,chant.

Stephen Stills:guitare,basse,claviers,chant.

Graham Nash:guitare,claviers,chant.

Neil Young:guitare,harmonica,piano,chant.

Jerry Garcia:steel guitare,guitare slide.

Greg Reeves:basse,percussions.

John Sebastian:harmonica.

Dallas Taylor:percussions,batterie.

 

LP Live CSN & Y - 1971

 

Crosby stills nash young 4 way street 1

 

CROSBY STILLS NASH & YOUNG

4 WAY STREET – 1971  5/5

 

Publié le 7 avril 1971.

Produit par Crosby Stills Nash & Young.

Durée:76:00.

Label:Atlantic.

Genre:rock.

 

Individuel et collectif à la fois.

 

Premier album live du quatuor magique, 4 Way Street sort en avril  1971.Passons sur les lauriers qui ont couvert, n’ayons pas peur des mots, cette œuvre d’art.

Il consiste en un double LP enregistré au hasard de concerts à New York, à Chicago et à L.A en 1970. Mi acoustique, mi électrique, 4 Way Street est la troisième fois que Crosby, Stills & Nash collaborent sur un disque (le premier live aussi). Avec Young, c’est la deuxième fois après l’immense Déjà Vu qui précède.

4 Way Street culmine en tête du Bilboard Top Albums et ce, en dépit de tensions internes qui ont accompagnées son enregistrement. Extrêmement bon et varié, 4 Way Street est une vitrine pour les compositions individuelles des quatre membres.

Cet album capte tout ce qui fait la beauté de ce quatuor, leur folk (ou folk rock), leurs textes et leurs incomparables harmonies vocales. Il marque aussi la fin d’une aventure, puisqu’à la sortie de 4 Way Street, Neil Young est déjà parti. Crosby et Nash en font de même pour se lancer dans des projets personnels.

Cet album, qui compte quelques compositions solos de Neil Young, notamment le sublime Ohio, retranscrit bien le mal-être et la rage qui animent la génération de cette époque. Les autres perles, que cet album garde jalousement, sont les longs Southern Man et Carry On, Right Between The Eyes, Triad et The Lee-Shore sur lesquels on peut découvrir le talent de Crosby à l’écriture.

Et puis Find The Coast Of Freedom, Love The One You’re With, Black Queen en offrent encore plus en alimentant un final mémorable. Encore un indispensable qui a été vendu à plus de 4 millions d’exemplaire. Ca signifie quelque chose, non ? (RAZOR©)

 

Disque 1.

 

1. Suite:Judy Blue Eyes.
2. On The Way Home.
3. Teach Your Children.
4. Triad.
5. The Lee Shore.
6. Chicago.
7. Right Between The Eyes.
8. Cowgirl In The Sand.
9. Don't Let It Bring You Down.
10. 49 Bye-Byes / America's Children.
11. Love The One You're With.
12. King Midas In Reverse.
13. Laughing.
14. Black Queen.
15. Medley:The Loner/Cinnamon Girl/Down By The River.

Disque 2.


1. Pre-Road Downs.
2. Long Time Gone.
3. Southern Man.
4. Ohio.
5. Carry On.
6. Find The Cost Of Freedom.

 

Graham Nash:chant,guitare,piano.

David Crosby:chant,guitare.

Stephen Stills:chant,guitare.

Neil Young:chant,guitare.

DISCOGRAPHIE CROSBY/NASH.

LP Studio Crosby & Nash 1 - 1972

 

Graham nash david crosby 1971

 

CROSBY & NASH

GRAHAM NASH DAVID CROSBY – 1972  4,5/5

 

Publié le 5 avril 1972.

Produit par David Crosby,Graham Nash,Bill Halverson.

Durée:35:26.

Label:Atlantic.

Genre:rock,folk rock.

 

Le plus abouti du duo.

 

Premier disque qui réunit les complices Graham Nash et David Crosby, l'album sobrement intitulé Graham Nash/David Crosby fait suite à un split au sein du quatuor CSN & Y, split que les quatre membres mettent à profit en se plongeant dans des projets personnels.

Du côté des deux artistes qui nous intéressent, Crosby sort un magnifique If I Could Only Remember My Name, tandis que Nash donne le jour au non moins magnifique Songs For Beginners, avant que le duo ne s’envole pour l’Europe et une tournée ensemble (1971).

Au sortir de celle-ci, le duo y va d’un LP, le premier de leur longue collaboration en duo. Nous sommes en 1972 et leur partenariat n’est pas prêt de s’achever puisqu’ils sont toujours dans le coup et ensemble aujourd'hui.

Leur investissement sur ce projet à deux aboutit à un album qui alterne d’excellents morceaux apportés par l’un et par l’autre. Graham et David bénéficient de l’apport d’un line-up constitué de musiciens de studio chevronnés comme Craig Doerge (claviers), Danny Kortchmar (guitare), Leland Sklar (basse) et de Russell Kunkel (batterie).

Sur un plan musical, il s’inscrit donc dans la continuité de leurs opus personnels. Les deux artistes sont alors à leur point culminant artistique. Nash contribue en apportant comme dot l’efficace Southbound Train (le duo est accompagné par des membres du Dead), l’agréable Stranger’s Room, Girl To Be On My Mind, le sympathique Frozen Smiles et le single qui a auréolé l’album par sa présence dans les charts (Immigration Man). Le registre est pop et chargé d’émotion.

Crosby, plus introspectif, plus cérébral, fournit 5 des onze titres de ce disque. Parmi ceux-ci, The Wall Song et Page 43, les plus représentatifs, ainsi que l’intriguant Where Will I Be, Whole Cloth et Games.

Par ailleurs, les harmonies vocales qui constituent leur marque de fabrique, atteignent ici des sommets. Chaque piste est forte et contribue à faire de ce premier album la plus accomplie de leurs différentes coopérations. Gros succès commercial, c’est un grand moment de très bonne musique des années 70 (RAZOR©).

 

1. Southbound Train.

2. Whole Cloth.

3. Blacknotes.

4. Stranger's Room.

5. Where Will I Be?

6. Page 43.

7. Frozen Smiles.

8. Games.

9. Girl to Be on My Mind.

10. The Wall Song.

11. Immigration Man.

 

David Crosby:chant,guitare.

Graham Nash:chant,piano,orgue, harmonica.

Jerry Garcia:guitare sur1/10.

Chris Ethridge:basse.

Johnny Barbata:batterie sur 1/11.

Danny Kortchmar:guitare sur 2/4/6/9.

Craig Doerge:piano électrique sur 2,orgue sur 4,piano sur 5/9.

Leland Sklar:basse sur 2/4/9).

Russ Kunkel:batterie sur2/4/6/9.

David Duke,Arthur Maebe,George Price:cor sur 4.

Dana Africa:flûte sur 5.

Phil Lesh:basse sur 10.

Bill Kreutzmann:batterie sur 10.

Dave Mason:guitare sur 11.

Greg Reeves:basse sur 11.

 

LP  Studio Crosby & Nash 2 - 1975

 

Crosby nash wind on the water

 

CROSBY & NASH

WIND ON THE WATER – 1975  4/5

 

Publié le 15 septembre 1975.

Produit par David Crosby,Graham Nash,Stephen Barncard.

Durée:40:57.

Label:ABC.

Genre:rock,folk-rock.

 

Plus on est de fous…

 

Enregistré aux studios Rudy Records à San Francisco, le deuxième album du tandem Crosby/Nash est publié par ABC Records en septembre 1975. Disque de la maturité et des expériences vécues, Wind On The Water est habillé de mélancolie.

Empreint également de colère et de fatalisme, il expose, tantôt avec une grande froideur, tantôt avec beaucoup d’émotion, des scènes de leurs vies respectives. La mère de Crosby venant de décéder, c’est la mémoire de cette mère qui apparaît en filigrane du titre d’ouverture Carry Me, signé du moustachu bourru.

La mort et l’avancée dans l’âge (à cette époque on disait la vieillesse) alimentent le lyrisme de certains titres. La douceur du premier album laisse place à une ambiance moins soft, leur rock s’alourdit. Cela ne va évidemment pas sans influer sur le ton de Wind On The Water.

Outre le chaud morceau d’ouverture, Homeward Through The Haze, Low Down Payment sont autant de pures petites merveilles sorties du chef  embrumé de Crosby. Celui à propos duquel il est souvent reproché d’errer sans âme dans sa production discographique, frappe là un grand coup. Avec Nash, il cosigne Mama Lion et Naked In The Rain, tout aussi beau (en ce qui concerne le second surtout).

Crosby comme Nash sont à la hauteur du grand talent qu’on leur prête dans Wind On The Water, celui confirmé par le LP précédent. Le cynique et énergique Take The Money And Run en atteste. Surtout, faites une halte sur To The Last Whale, un titre bâti en deux parties et que je considère comme un monument de la création artistique de Crosby et Nash. L’expertise et la maturité ne sont pas les seuls arguments de cet album.

La contribution de musiciens triés sur le volet, comme Danny Kortchmar et David Lindley aux guitares, de Russ Kunkel aux fûts et de Craig Doerge aux claviers, des habitués de l’environnement CSN et de chœurs huppés comme Carole King (je vous conseille son album Tapestry), James Taylor et Jackson Browne, apporte une force et une plus-value incroyables au rock suave déployé sur cette galette.

Wind On The Water est donc un superbe passage obligé. Je n’ose même pas imaginer ce que ce dernier aurait donné avec Stephen Stills et Neil Young… Mieux vaut ne pas y penser, nous serions tous inconsolables ! (RAZOR©) 

 

1. Carry Me.

2. Mama Lion.

3. Bittersweet.

4. Take the Money and Run.

5. Naked in the Rain.

6. Love Work Out.

7. Low Down Payment.

8. Cowboy of Dreams.

9. Homeward Through the Haze.

10. Fieldworker.

11. To the Last Whale... (A. Critical Mass/B. Wind on the Water).

 

David Crosby:chant,guitare.

Graham Nash:chant,guitare,claviers.

Danny Kortchmar:guitare,basse.

Craig Doerge:claviers.

Russ Kunkel:batterie.

David Lindley:violon,guitare.

Joel Bernstein:guitare.

Ben Keith:guitare.

Stan Szeleste:claviers.

Levon Helm:batterie.

James Taylor:chœurs.

Carole King:chœurs.

Jackson Browne:chœurs.

 

LP Studio C&N 3 - 1976

 

Crosby nash whistling down

 

CROSBY & NASH

WHISTLING DOWN THE WIRE – 1976 3/5

 

Publié le 25 juin 1976.

Produit par David Crosby,Graham Nash,Stephen Barncard.

Durée:36:36.

Label:ABC.

Genre:rock,folk-rock.

 

Manque d’originalité.

 

Dans le domaine artistique, les temps sont durs pour le duo et ce troisième album, avec lequel je n’ai jamais été vraiment en phase, en est la représentation.

J’ai eu ce disque en 1976, étant un inconditionnel de tout ce qui gravitait alors autour du quatuor CSNY. Jamais, il ne m’a vraiment ému. Autant les deux premiers travaux du duo avaient de quoi m’enthousiasmer, autant celui-ci m’a souvent laissé indifférent. Accordons-nous à reconnaître qu’il est quand même le moins bon de la discographie du tandem américano-britannique.

Il a gagné en estime avec le temps, mais ne dégage pas suffisamment de matériel convaincant pour appeler aujourd’hui à une quelconque revalorisation. Il est agréable, j’en conviens, mais aucune chanson de Crosby ou de Nash de cet album ne reste ancré dans les mémoires. Ce qui n’empêche pas de passer un bon moment, au regard surtout des délicieuses fresques vocales que le duo dessine avec toujours autant de raffinement. Il faut le lui laisser.

Doté d’une ambiance autre que celles qui ont marquées les disques 1 et 2, ce Whistling Down The Wire révèle un Nash plus sombre dans son écriture. Il n’est qu’à écouter le dylanesque Marguerita ou Broken Bird (écrit avec Crosby).

Le disque se démarque surtout par Taken At All, Time After Time et Out Of The Darkness, voire Foolish Man. On ne peut pas reprocher quoi que ce soit à la qualité de l’interprétation. Le seul défaut de ce numéro 3 du tandem Nash/Crosby se situe au niveau du manque d’inspiration notoire qui affecte l’écriture laissant derrière lui un goût amer et qui ne contribue pas à faire de cet opus une acquisition indispensable.

On lui préfèrera sans hésiter les épisodes précédents. Il se situe donc dans une moyenne honorable, avec, toutefois, au risque de me répéter, un atout qu’on ne pourra jamais lui discuter : les harmonies vocales merveilleuses de ce duo. Et ça, ils savaient faire les bougres ! (RAZOR©)

 

1. Spotlight.

2. Broken Bird.

3. Time After Time.

4. Dancer.

5. Mutiny.

6. J.B.'s Blues.

7. Marguerita.

8. Taken at All.

9. Foolish Man.

10. Out of the Darkness.

 

David Crosby:chant,guitare acoustique.

Graham Nash:chant,guitare acoustique,guitare électrique,harmonica.

David Lindley:guitare électrique,slide guitare,violon,pedal slide.

Danny Kortchmar:guitare électrique,dobro.

Russell Kunkel:batterie,percussions.

Craig Doerge:piano acoustique,piano électrique,orgue,harmonica.

Tim Drummond:basse.

 

LP Live Crosby Nash With Neil Young (Bootleg) - 1972

 

Crosby nash young live at winterland 1

 

DAVID CROSBY & GRAHAM NASH With NEIL YOUNG

WINTERLAND 1972 – 1972  4/5

 

Pour tout CSN&Y addict.

 

26 Mars 1972 au Winterland Ballroom de San Francisco (en écoute intégrale ici), dans le cadre des retransmissions de KSAN, la radio FM de l’Area Bay, est organisé le Sheriff Hongisto Prisoner’s Benefit, un concert (Jail House Rock) destiné à lever des fonds pour moderniser les prisons et à permettre l’accès à une meilleure éducation pour les prisonniers. Au programme du jour, David Crosby et Graham Nash et leur invité-surprise Neil Young.

Cette même année, le moustachu et l’anglais publient leur premier LP en duo : Crosby & Nash. Dans le même temps, le canadien y va de son universel Harvest. Stills, le dernier maillon du quatuor mythique, est affairé avec Manassas, une de ses meilleures affaires.

L’un comme l’autre sont alors au faîte de leur popularité. David Crosby reste sur l’excellent If I Could Only Remember My Name, sorti un an auparavant, Graham Nash sur le non moins phénoménal Song For Beginners (1971).

Cela fait un an qu’on ne les a pas vus ensemble. Depuis leur tournée commune en Europe (71) où le duo casse la baraque. Pensez bien que le Winterland est une opportunité que le public américain ne manque pas pour tout l’or du monde. Crosby, Nash et Young sont les superstars du moment.

Dans une ambiance plutôt cool, entièrement acoustique, le duo revisite quelques belles pages du trio Crosby Stills & Nash (Wooden Ships, The Lee Shore), du quatuor de l’album Déjà Vu (Teach Your Children, Almost Cut My Hair), du premier album du prolifique Nash (le personnel I Used To Be A King et les politisés Military Madness et Chicago), reprennent quelques titres de Crosby & Nash, leur dernier LP en date :Southbound Train, Page 43, And So It Goes et Immigration Man qui résume bien l’atmosphère du printemps 72. Enfin, puisqu’il participe à la fête, Neil Young, en deux fois, monte sur scène pour interprêter Only Love Can Break Your Heart, Harvest, Heart Of Gold, The Needle And The Damage Done.

Cette prestation est très plaisante, permet d’entendre des versions acoustiques rarement entendues et de la meilleure trempe comme Wooden Ships ou Almost Cut My Hair. Les acteurs se font plaisir et le partagent avec un parterre complètement acquis à leur cause. Tout CSN &Y addict doit être de la partie. Je ne peux pas concevoir les choses autrement (RAZOR©).

 

1. Wooden Ships.

2. I Used To Be A King.

3. Lee Shore.

4. Harvest.

5. Only Love Can Break Your Heart.

6. Southbound Train.

7. Almost Cut My Hair.

8. Page 43.

9. And So It Goes.

10. Immigration Man.

11. Heart of Gold.

12. The Needle and The Damage Done.

13. Teach Your Children.

14. Military Madness.

15. Chicago.

 

David Crosby:guitare,chant.
Graham Nash:guitare,piano,chant.
Neil Young:guitare,piano,chant.

DISCOGRAPHIE STILLS - YOUNG BAND.

LP Studio Stills/Young Band - 1976

 

Stills young band long may you run

 

THE STILLS/YOUNG BAND

LONG MAY YOU RUN – 1976  3,5/5

 

Publié le 20 septembre 1976.

Produit par Tom Dowd,DonGehman,Stephen Stills,Neil Young.

Durée:39:10.

Label:Reprise.

Genre:rock.

 

Le tout à l’égo.

 

Pris individuellement, rien à redire. De Crosby à Young, en passant par Nash et Stills, tous ont réussi une brillante carrière. En quatuor, en trio ou en duo, les différentes permutations ou combinaisons incestueuses au sein de cette communauté d’artistes ont donné lieu à des petits combos notoires : Crosby Stills Nash & Young, Crosby Stills & Nash, Crosby & Nash, Stills & Young.

Dans la première moitié de l’année 1976, c’est à Stephen Stills et Neil Young de se prêter à une association : le Stills-Young Band. Si Crosby et Nash sont en mesure de le faire, pourquoi pas eux, les deux anciens piliers du Buffalo Springfield et certainement les plus populaires de ces mousquetaires du rock?

Il est vrai que l’idée de réunir les maillons forts du Buf’ a de quoi séduire. Les deux compères sont excités à l’idée de pouvoir retrouver l’interaction qui fut la leur entre 66 et 68, de reprendre le Buffalo là où ils l’avaient laissé dix ans auparavant… Ils sont supposés être sur la même longueur d’ondes.

A ce stade de sa carrière, entre Zuma (1975) et American Stars ‘n’ Bars (1977), Neil Young prévoit, comme c’était annoncé à la presse, de publier Chrome Dreams avec le Crazy Horse que Percival a engagé dans une tournée (Europe et Japon). Le projet discographique tombe à l’eau, ne sortira jamais, les titres pressentis étant progressivement inclus sur des LP ultérieurs. Il s’offre donc le luxe d’un intermède vynilique avec son ami Stills, Long May You Run, avant de faire un extra avec le Band (The Last Waltz) pour son concert d’adieu au Bill Graham’s Winterland Ballroom, le jour de Thanksgiving 1976.

Stephen Stills, après la mémorable expérience Manassas, sort un troisième LP solo. Bide. Il n’est pas dans la meilleure phase de sa carrière. Dans le même temps, il s’attelle à réactiver Crosby Stills Nash & Young et à repartir en tournée avec de nouveaux morceaux. Un album est entrevu (Human Highway), jamais achevé, la faute aux relations pourries qui plombent le groupe.

Crosby et Nash prennent le parti du duo. C’est l’option retenue également par Stills et Young. Des divergences quant au backing band retenu pour les accompagner sur la route minent cette entreprise qui va vite s’avérer furtive. Stills fait le choix de musiciens de sessions tandis que le Loner veut imposer son Crazy Horse pour des raisons contractuelles. Stills aura le dessus.

Mais l’histoire de cet album ne s’arrête pas là ; elle va même plus loin dans la mesure où Crosby et Nash, alors accaparés par la réalisation de leur (mauvais) album Whistling Down The Wire auquel ils accordent la primeur, sont invités par Young à faire les harmonies  sur quelques titres de Long May You Run. Tout s’apparente alors à ce que le quatuor ne se reforme et que le projet du duo Stills/Young ne vire finalement à un disque CSN & Y. Crosby et Nash ont la tête ailleurs. Cela n’est pas du goût de tout le monde (suivez mon regard…), aussi les voix de Nash et Crosby sont retirées. Un clash naît entre les membres qui se prolonge jusqu’à la reformation de l’équipe mythique en 1988.

Avant que l’album ne sorte en septembre 1976, le duo entame une  tournée de promotion (Clarkstown/Michigan, le 23 juin 76). A sa publication, il en est déjà terminé de cette association, Young ayant quitté la tournée en plein milieu (à Columbia/Caroline du Sud, le 20 juillet 76). Voilà pour les anecdotes. Comme on peut en juger, cet album véhicule, quant à sa préparation, son contexte et ses acteurs, une belle batterie de casseroles. On peut même dire que l’affaire était très mal engagée.

Pour ce qui est du line-up du Stills-Young Band opérant sur Long May You Run, c’est tranché. Stills et Young pourvoient le projet en guitare, piano et chant, tandis que  Joe Vitale (Amboy Dukes, Barnstorm et fidèle de CS&N) se charge de la batterie, Joe Lala et Jerry Aiello, tous deux des ex-Manassas, prennent respectivement les percussions et les claviers, tandis que George Chocolate Perry, de l’entourage de Stills, tient la basse. On comprend mieux que la décision de Stills de faire appel à des musiciens ayant figuré sur certains de ses travaux passés, ait pu déclencher les réactions épidermiques du canadien.

En une quarantaine de minutes, les choses reprennent plus ou moins leur place ; on croit  les rancœurs ravalées, la hache de guerre  enterrée et on a droit à effort globalement acceptable, produit par Tom Dowd et Don Gehman, mais sur lequel le duo conserve un droit de regard très fort. Les studios californiens de Criteria servent de cadre à ces enregistrements concentrés entre février et juin 76. L’Allman Brothers (Eat A Peach) et Derek & The Dominos (Layla) ont déjà fait appel à cet endroit de Miami connu également sous le nom d’Atlantic South Studios.

Long May You Run ne révolutionne pas le genre folk/rock ; il fait toutefois de  belles étincelles, par intermittence seulement. Malgré le fait d’avoir culminé au rang 26 du Billboard 200 et d’avoir été certifié or, ce disque est un peu terne. Encore heureux que le LP de leurs confrères Crosby et Nash s’avère leur plus faible, sans quoi…

Unique travail que Young et Stills aient fait ensemble (on exclura le Buffalo et le quatuor) et première fois qu’ils se retrouvent tous deux  à nouveau sur un disque depuis 1970, Long May You Run ne restera pas dans leurs annales, même si tout n’est pas à écarter ici.

Neil Young met dans la corbeille une dot de 5 morceaux. Stills en assure 4. Young fait du Young, Stills du Stills et il ressort de l’écoute la sensation très marquée de deux mini-LP dans le LP. Il se ressent précisément comme un manque d’implication de l’un sur le lot de l’autre et lycée de Versailles, comme dirait Alexandre-Benoît Bérurier. Cette collaboration de circonstance, plus que véritable groupe, pénalise beaucoup le projet. A cette époque, le blondinet poudré et le canadien ont trois couilles. Six à eux deux… ceci explique cela.

La chanson-titre, Midnight On The Bay, Guardian Angel, Ocean Girl, Fontainebleau et Black Coral échappent aux jugements plutôt sévères qu’on  lui porte. De là à pavoiser, faut pas déconner quand même.

L’ensemble est terne, convenons-en,  mais la matière dite convaincante suffisamment en nombre pour le placer à un niveau honorable (3,5/5). Les fans de ces deux immenses stars s’y retrouveront malgré tout, mais qu’ils sachent que cette expérience n’est restée qu’au stade de bonne idée. Il manque beaucoup trop de cette magie qu’ils distillaient généreusement sous Buffalo pour que Long May You Run accède à un niveau supérieur. Mais bon, c’était pour eux l’époque du tout à l’ego, pitoyable période dont l’un comme l’autre aime le moins parler (RAZOR©).

 

1. Long May You Run.

2. Make Love to You.

3. Midnight on the Bay.

4. Black Coral.

5. Ocean Girl.

6. Let It Shine.

7. 12/8 Blues (All the Same).

8. Fontainebleau.

9. Guardian Angel.

 

Neil Young:guitare,piano,harmonica,synthétiseur,chant.

Stephen Stills:guitare,piano,chant.

Joe Lala:percussions,chant.

Jerry Aiello:orgue,piano.

George "Chocolate" Perry:basse,chant.

Joe Vitale:batterie,flûte,chant.

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