Folk-rock

La trilogie électrique de Dylan décisive dans l'avènement du folk-rock.

 

Bob dylan at newport folk festival 1965

En 1965, Dylan  remet en question le Festival de Newport.

 

Combinaison du folk revival et du rock.

Si le folk-rock est un style qui combine le folk traditionnel et le rock, alors oui, Bob Dylan a été l’élément déclencheur en passant de l’acoustique à l’électrique. En attestent son cinquième album: Bringing It All At Home (1965) et son passage au festival folklorique de Newport la même année, destiné à introduire les artistes folklorique à une audience plus large. Pour le Zim, en 1965, l’avenir est aux instruments électriques. Alors, celui qui était encore le barde pour ne se produire qu’avec sa seule guitare sèche, s’entoure d’un guitariste en la personne de Mike Bloomfield, expérimente de très près l’électronique et donne le jour à un LP hybride, mi-folk acoustique, mi-folk électrifié qui va changer la face de la musique pop pour toujours.

Plus fort que n'importe qui.

Cette orientation musicale a le don d’irriter son auditoire folk qui crie au Judas. L’album est boudé par le public américain, il fait un carton chez les anglais. Dans la foulée de Bringing It All At Home, le LP qui suit, Highway 61 Revisited (1965), va encore plus loin. Il est tout électrique et repose sur du  rock classique, du mordant en plus. Les guitares se font tout à coup plus incisives et l’orgue vient rajouter ses lignes sinueuses. Même les textes de Dylan s’éloignent de son répertoire folk d’hier. Blonde On Blonde (1966) est le troisième volet d’une trilogie électrique qui, en l’espace d’un peu plus d’un an, l’a amené à jouer plus fort que n’importe qui avant et ce constat est renforcé en tournée où les Hawks, son groupe de scène qui deviendra le Band, ne fait rien pour étouffer le feu qui couve sous les braises. Après avoir été le leader de l’émergence folk au début des années 60, Bob Dylan devient la locomotive du rock.

Bob dylan bringing it all back home

Dylan honni.

Paru en mars 1965, l’album par lequel tout est arrivé, Bringing It All At Home, considéré comme le premier témoignage discographique de folk rock, aurait du éveiller les soupçons de ses fans, puisque le 24 juillet 1965, à l’occasion du festival de Newport, Dylan, équipé de sa seule guitare et d’un harmonica, se pointe sur scène avec ses potes du Paul Butterfield Blues Band et Barry Goldberg pour y interpréter certains de ses titres. Le son est inaudible, les sifflets fusent, les critiques pleuvent. Dylan, honni pour avoir remis en question les traditions du festival, n’en a cure. Le folk-rock, s’il n’est pas né là, ça y ressemble bien.

Dans la foulée, les Byrds, Brewer & Shipley, Loggins & Messina...

En tout cas, cet événement constitue une date décisive dans l’évolution d’un genre folk-rock dans lequel se sont engouffrés les Byrds, le Buffalo Springfield, les Turtles, les Mamas & Papas, dans un premier temps, Crosby Stills Nash & Young, Simon & Garfunkel, Brewer & Shipley, Loggins & Messina, et tant d’autres, dans une seconde phase.

Autour de la guitare acoustique.

Autour de la guitare acoustique centrale, le folk-rock installe le plus souvent une formation organisée avec une guitare électrique, une basse et une batterie. Suivant l’orientation artistique, le violon, le banjo, la mandoline, l’harmonica et la steel guitare s’invitent (RAZOR©).


 

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