James Taylor.

BIOGRAPHIE.

 

JAMES TAYLOR/Boston (Massachussetts)

 

James taylor

 

Né James Vernon Taylor, dit James Taylor.

Né le 12 mars 1948 (Boston/Massachussetts).

Années actives:1966 à aujourd’hui.

Label:Apple,Capitol,EMI,Warner Bros,Columbia,SME,Hear Music.

Genre:folk-rock,rock,pop,soft rock,blues,country.

Site officiel:www.jamestaylor

 

Plus de 100 millions d’albums vendus.

Il est né James Vernon Taylor le 12 mars 1948 à Boston, mais c’est sous le nom de scène de James Taylor qu’il mène sa brillante carrière d’auteur-compositeur- interprète, carrière essentiellement consacrée au folk-rock et qui lui vaut aujourd’hui de compter parmi les artistes les plus aimés et les plus respectés de la musique populaire.

James taylor 1

James taylor 2

Et ce ne sont pas ses plus de 100 millions de LP écoulés, sa discographie largement couverte d’or et de platine ainsi que sa poignée de Grammy Awards qui démentiront ce constat.

Cerise sur le gâteau, son entrée, en 2000, au célèbre Rock And Roll Hall Of Fame, puis au Songwriter’s Hall Of Fame, ainsi que la remise, en 2011 par Barack Obama, de la plus haute distinction honorifique américaine dans le domaine de la culture et par le gouvernement français de son pendant hexagonal en 2012 (Chevalier des Arts et Lettres), renforcent davantage le statut de très grand songwriter et compositeur qui colle au nom de James Taylor et assoie, de façon plus marquée, un parcours artistique de près de 5 décennies.

Ce bilan a valeur d’exemple dans ce milieu souvent discutable pour son niveau, aujourd’hui.

Before This World en 2015.

Malgré un palmarès élogieux, James Taylor a toujours soif de surprendre, aussi vient-il en 2015 de sortir un énième album avec du nouveau matériel, pour, comme il le dit, rompre l’ennui qui l’anime quand il n’écrit pas. Mais faites donc mon cher, faites. Vos inconditionnels n’attendaient que cela depuis 12 ans et October Road (2002). Les best of, live, disques de reprises et de Noël, c’est bien pour meubler, mais ça ne nourrit pas son fan, James.

James Taylor est un enfant de Boston, mais il grandit en Caroline du Nord. Influencé par la musique de Woody Guthrie, à 16 ans, Taylor mène tant bien que mal des études entamées à la Milton Academy (Massachussetts), avant de monter un groupe The Corsayers, avec son frère Alex (auteur de deux très bons LP et mort le jour des 46 ans de James), puis les Flying Machine avec  Danny Kortchmar et Joel O’Brien notamment, dont on découvrira plus particulièrement l’existence quand la carrière de Taylor commence à décoller avec Sweet Baby James.

Les années sombres.

Commence alors la période sombre du songwriter en devenir. La phase new yorkaise du Night Owl Café de Greenwich où, sur des problèmes dépressifs récurrents ayant préalablement fait l’objet de soins à l’hôpital psychiatrique de Belmont (1965), viennent se greffer des faits de toxicomanie entretenus par une faune peu recommandable qu’il fréquente alors. Grâce à Taylor père, il sort de ce piège et, une fois plus ou moins rétabli, propose une maquette au label  Apple Records qui, séduit, le signe en 1968.

Peter Asher, le Peter de Peter & Gordon et beau-frère du McCartney de l’époque devient son manager et le producteur de son premier jet, l’éponyme James Taylor, pas une grosse réussite en termes de ventes. De quoi le fragiliser et le ramener à la case toxico mais en désintox pour l’occasion.

James taylor portrait

« Mon public est multi-générationnel. Il paie beaucoup d’argent pour entendre Fire And Rain, encore et encore. S’il est ému par ma musique, je le suis d’autant en retour pour la réponse qu’il lui prête et me témoigne. C’est ce qui me motive à ce stade de ma carrière et au regard de mes 18 albums réalisés. Un public qui chante tout le long d’un de vos anciens morceaux ou qui réserve un accueil chaleureux à un nouveau titre, c’est plutôt réconfortant et motivant. » (James Taylor)

Sweet Baby James, élément déclencheur.

Ragaillardi, James Taylor refait surface du côté de Los Angeles et du Troubadour et apparaît à Newport pour le festival 69. Un accident de moto vient, pendant quelques mois, perturber sa renaissance. Dans le giron de Warner Bros, son nouveau label, il revient alors en studio fin 1969 pour se consacrer à son deuxième opus solo, Sweet Baby James (février 1970) qui le propulse parmi les plus grands songwriters de la nouvelle génération.

Sa musique révèle un artiste passé expert pour mettre à jour ses situations personnelles, ses joies et ses douleurs, qui sont en quelque sorte le reflet de ce que son public vit et ressent au quotidien.

James taylor mud slim

Et un, et deux, et trois bravos !

Mud Slide Slim And The Blue Horizon (1971), vendu à plus de deux millions d’exemplaires, confirme que Taylor est bien l’ambassadeur des jeunes auteurs-compositeurs. Sa voix de baryton et son jeu de guitare unique, en font le musicien folk-rock américain en vogue, un modèle pour ses pairs de la profession. California In My Mind, Fire And Rain, et sur Mud Slide Slim, You’ve Got A Friend (de Carole King) popularisent enfin l’artiste.

On tient avec ces trois premiers opus et J.T. de 1976 le haut du panier de sa discographie. Tout le reliquat de cette décennie, de One Man Dog (1972) à Flag (1979), est bon mais la tierce de départ dispose de ce petit supplément d’âme que les autres n’ont pas.

Signe de 70’s réussies, James Taylor explose littéralement les compteurs avec sa compilation sortie en 1973, Greatest Hits, qui s’écoule à plus de 11 million de pièces écoulées.

Joni et Carly, ses chéries.

Sur un plan personnel, James Taylor et Joni Mitchell ont été de passionnés amants. Cette proximité sentimentale leur vaut de figurer aux chœurs sur Mud Slide Slim pour l’une, et à la guitare sur Blue, pour l’autre. Dans cette génération de belles femmes écrivant et interprétant leurs propres chansons, Carly Simon a, plus tard, pris la place auprès de l’auteur de Sweet Baby James, devenant son épouse jusqu’en 1983 après dix ans de vie commune et lui donnant deux beaux enfants. Cette dernière contribue également au chant sur les albums de Taylor entre 1972 et 1979. James lui renvoie l’ascenseur en prenant part à hui de ses disques entre 1972 et 1981, dont le grandiose  No Secrets porteur du mythique You’re So Vain.

C’était écrit.

Dans les années 80 et 90, James Taylor reconduit sa dynamique du succès. Il continue à enchaîner les triomphes artistiques et commerciaux, faisant de lui un des plus gros vendeurs de disques américain. C’était écrit. En 1971, le Time qui lui consacre alors sa couverture, avait prédit le phénomène Taylor. Le magazine a fait tout juste. Chapeau ! (RAZOR©)

DISCOGRAPHIE 60'S/70'S.

LP Studio 1 - 1968

 

James taylor 1968

 

JAMES TAYLOR

JAMES TAYLOR – 1968  4,5/5

 

Publié le 6 décembre 1968.

Produit par Peter Asher.

Durée:38:30.

Label:Apple.

Genre:folk-rock,rock,folk.

 

Des débuts réussis.

 

James Vernon Taylor publie son premier LP, l’éponyme James Taylor, en 1968, soit environ un an après les enregistrements réalisés pour le compte du James Taylor & The Original Flying Machine, groupe qui précède ses débuts dans une carrière en solitaire..

Héroïnomane, cet artiste doit à Apple Records, le label des Beatles, d’avoir cru en lui et à son père de ne l’avoir jamais laissé tomber dans sa période de dépendance aux drogues dures.

Ce premier album personnel est produit par Peter Asher, ex-Peter And Gordon et contient des classiques comme Something’s Wrong, Carolina In My Mind pour lequel McCartney tient la basse et George Harrison officie aux chœurs, Rainy Day Man ou encore Something In The Way She Moves.

Les séances d’enregistrement se déroulent alors dans les studios Trident, quand les Beatles ne les utilisent pas pour leur White Album.

Frais, personnel, d’une beauté malheureusement pas toujours justement perçue, l’album étant un peu noyé dans la multitude des grands disques que Taylor a pu sortir, cet opus n’a pas fait de gros scores du fait du manque de promotion pour raisons de santé de son auteur. Cela l’a sérieusement handicapé. James Taylor est le premier fleuron indiscutable de l’américain. Impossible d’y échapper, les débuts de Taylor, c’est quelque chose (RAZOR ©).

 

1. Don't Talk Now.

2. Something's Wrong.

3. Knocking 'Round the Zoo.

4. Sunshine Sunshine.

5. Taking It In.

6. Something in the Way She Moves.

7. Carolina in My Mind.

8. Brighten Your Night With My Day.

9. Night Owl.

10. Rainy Day Man.

11. Circle Around the Sun.

12. Blues Is Just a Bad Dream.

 

James Taylor:guitare,chant.

Peter Asher:percussions,chant.

Louis Cennamo:basse.

George Harrison:chant sur 7.

Richard Hewson:cordes,basson,oboe.

Skaila Kanga:harpe.

Paul McCartney:Fender Jazz basse,guitare,chant sur 7.

Bishop O'Brien:batterie,percussions.

Freddie Redd:claviers.

Don Schinn:claviers.

Mick Wayne:guitare.

LP Studio 2 - 1970

 

James taylor sweet baby

 

JAMES TAYLOR

SWEET BABY JAMES – 1970  5/5

 

Publié en février 1970.

Produit par Peter Asher.

Durée:31:51.

Label:Warner Bros.

Genre:rock,folk,country,folk-rock.

 

Taylor se pose en symbole.

 

Après avoir réglé ses problèmes d’addiction à l’héro qui lui ont fait connaître un enfer personnel, James Taylor sort, en 1970, Sweet Baby James (en écoute intégrale), son deuxième album personnel.

Tout débute vraiment avec ce disque, même s’il ne s’agit pas de remettre en question l’opus éponyme précédent qui culmine, rappelons-le, à un 4,5/5, donc pas loin de décrocher le pompon.

Le jackpot, pour Taylor, c’est ici. Sweet Baby James est un cran au-dessus encore. Ses mélodies sont si délicates qu’il va servir de modèle à d’autres auteurs-compositeurs-interprètes de cette époque.

Guitare acoustique, textes intimistes, mélodies dépouillées, voix chaude et profonde, sereine, chant apaisant, ambiances folk, rock, soul, pop, jazz, blues, gospel… Il en résulte un Sweet Baby James qui connaîtra un grand succès avec un Fire And Rain demeurant son morceau emblématique et qui relate l’expérience personnelle d’un internement en psychiatrie et du suicide d’un patient.

James Taylor, qui, à cette époque, parut en couverture du Time suite à Sweet Baby James, devient  le symbole d’une nouvelle génération de songwriters. Et ce n’est que justice. A partir de là, dire que cet album est un incontournable des discothèques est d’une banalité… (RAZOR©)

 

1. Sweet Baby James.

2. Lo and Behold.

3. Sunny Skies.

4. Steamroller.

5. Country Road.

6. Oh, Susanna.

7. Fire and Rain.

8. Blossom.

9. Anywhere Like Heaven.

10. Oh Baby, Don't You Loose Your Lip on Me.

11. Suite for 20 G.

 

James Taylor:guitare,chant.

Jack Bielan:cuivres.

Chris Darrow:violon.

Carole King:piano,chant.

Danny Kortchmar:guitare.

Russ Kunkel:batterie.

John London:basse.

Randy Meisner:basse.

Red Rhodes:steel guitare.

Bobby West:double basse.

LP Studio 3 - 1971

 

James taylor mud slide slim

 

JAMES TAYLOR

MUD SLIDE SLIM AND THE BLUE HORIZON – 1971  5/5

 

Publié le 16 mars 1971.

Produit par Peter Asher.

Durée:37:07.

Label:Warner Bros.

Genre:folk-rock.

 

Du pur bonheur pour l’oreille.

 

Dans la continuité de l’abouti et historique Sweet Baby James paraît, en 1971, Mud Slide Slim And The Blue Horizon (en écoute intégrale ici), album produit par Peter Asher. Ce troisième jet personnel de James Taylor et deuxième pour le compte de l’éditeur Warner Bros, marque sa progression de l’artiste et installe le californien d’adoption dans les charts.  

Ce LP contient les grands titres de Taylor comme You’ve Got A Friend (N°1 des Charts), que l’on doit à la délicieuse Carole King, présente sur l’album au piano et au niveau des chœurs avec Joni Mitchell, comme Long Ago And Far Away, Hey Mister That’s Me Up On The Jukebox ou You Can Close Your Eyes, Love Has Brought Me Around.

James Taylor reste ici très proche de ce qui avait fonctionné sur Sweet Baby James, son folk-rock sonne juste, ses ballades sont toujours aussi agréables, mais cette fois-ci la démarche artistique s’accompagne d’une réussite commerciale. Le cru est excellent et cette double bienveillance, d’ordinaire contradictoire, de la critique et du public à l’égard de ce disque, lui va finalement bien.

Outre Carole King, Joni Mitchell, le merveilleux duo de choristes (Gail Haness, Kate Taylor, la sœur de James) et la section cuivres du Memphis Horns, la fine fleur de la scène californienne du moment s’invite sur Mud Slide Slim And The Blue Horizon : Richard Green et son violon, john Hartford et son banjo, Danny Kortchmar et sa guitare, Russ Kunkel et sa batterie, Andrew Love et son sax et Leland Skalr et sa basse électrique. Ce backing band de circonstance est un fidèle de l’artiste ; sa présence est le plus indéniable qui conduit à faire de cet album une des trois meilleures œuvre du Taylor des 70’s avec les deux disques précédents et surtout de Sweet Baby James dont il reconduit l’esprit à la lettre. Inutile de tergiverser, il faut accrocher ce disque comme ses prédécesseurs. Taylor est au top et c’est du pur bonheur pour l’oreille. Les miennes en tous cas (RAZOR©)

 

1. Love Has Brought Me Around.

2. You've Got a Friend.

3. Places in My Past.

4. Riding on a Railroad.

5. Soldiers.

6. Mud Slide Slim.

7. Hey Mister, That's Me up on the Jukebox.

8. You Can Close Your Eyes.

9. Machine Gun Kelly.

10. Long Ago and Far Away.

11. Let Me Ride.

12. Highway Song.

13. Isn't It Nice to Be Home Again.

 

James Taylor:guitare,piano,chant.

Peter Asher:tambourin,choeurs.

Richard Greene:violon.

Gail Haness,Joni Mitchell,Kate Taylor:choeurs.

John Hartford:banjo.

Wayne Jackson:trompette.

Kevin Kelly:piano,accordéon.

Carole King:piano,choeurs.

Danny Kortchmar:guitare,conga.

Russ Kunkel:batterie,percussions.

Andrew Love:saxophone ténor.

Leland Sklar:basse.

LP Studio 4 - 1972

 

James taylor one man dog

 

JAMES TAYLOR

ONE MAN DOG – 1972  3,5/5

 

Publié en novembre 1972.

Produit par Peter Asher.

Durée:36:48.

Label:Warner Bros.

Genre:rock.

 

Un petit pas en arrière.

 

Du Taylor des seventies, je ne connais pas un seul mauvais album, mais One Man Dog (en écoute intégrale ici) marque quand même un léger recul dans l’œuvre sublime que le natif de Boston nous a concoctés jusqu’à cette publication de 1972.

Non pas que ce quatrième jet soit moins bon, il est différent de ce qui précède et c’est ce qui fait la petite déception qui sourd à sa première écoute. Sous le coup de l’intérêt qu’il porte alors à Abbey Road, Taylor s’est risqué à une sorte d’album-concept pop-rock et si le résultat n’est pas complètement payant,  ça se joue à peu de choses. Il ne faut pas en déduire pour autant un gros ratage. Il conserve une qualité sauvée par l’expertise de l’artiste à composer de belles petites pièces.

On peut reprocher à One Man Dog ses 18 pistes pour seulement 38 minutes d’écoute, d’où des titres concis assez inhabituels ; on peut lui objecter ses instrumentaux qui donnent plus l’impression de meubler ou de faire le liant qu’ils n’apportent réellement quelque chose. On peut toujours trouver quelque chose pour casser du Taylor…

Il eut peut être été préférable qu’il appuie un peu plus sur la longueur des huit titres sous les deux minutes et qu’il s’abstienne de tenter le diable avec un concept-disc.

Il en ressort une impression initiale d’inachevé, de décousu, de superficiel et pour l’auditeur, une réticence à s’engager franchement dans l’affaire. Mais Taylor est beaucoup trop raffiné pour faire de la saloperie, pour bâcler et One Man Dog, bien que n’ayant pas la cohérence de ses prédécesseurs et je comprends que les fans puissent bouder ce disque de 1972, n’en est pas moins un bel ouvrage, un travail intéressant, classé parmi les bons plans de sa discographie.

Back On The Street Again, Don’t Let Me Be Lonely Tonight, Nobody But You, One Man Parade, One Morning In May, Fool For You tiennent admirablement leur rang.

One Man Dog met en exergue et avec panache différentes facettes du talent de Taylor. Il est donc indispensable à tout fan de James Taylor, même un ton en-dessous de Sweet Baby James et de Mud Slim Slide, les étalons de son catalogue. Pour les autres, ceux qui ne connaissent pas, allez-y franco, la dépense n’aura rien de superflue (RAZOR©).

 

1. One Man Parade.

2. Nobody But You.

3. Chili Dog.

4. Fool for You.

5. Instrumental I.

6. New Tune.

7. Back on the Street Again.

8. Don't Let Me Be Lonely Tonight.

9. Woh, Don't You Know.

10. One Morning in May.

11. Instrumental II.

12. Someone.

13. Hymn.

14. Fanfare.

15. Little David.

16. Mescalito.

17. Dance.

18. Jig.

 

James Taylor:guitare,chant.

Arthur Baron,George Bohannon:trombone.

Michael Brecker:flûte,saxophones.

Randy Brecker:trompette,cor.

Dash Crofts:mandoline.

Craig Doerge:claviers.

Bobbye Hall:percussions.

John Hartford:banjo,violon.

Carole King:piano,chant.

Danny Kortchmar:guitare,timbales.

Russ Kunkel:batterie,conga,tambourin,cabasa

John McLaughlin:guitare.

Mark Paletier:effets sonores,scie.

Red Rhodes:steel guitare.

Barry Rogers:trombone.

Leland Sklar:basse.

Alex Taylor,Hugh Taylor,Kate Taylor,Carly Simon,Linda Ronstadt,Steven Edney,Gail Haness:choeurs.

LP Studio 5 - 1974

 

James taylor walking man

 

JAMES TAYLOR

WALKING MAN – 1974  3,5/5

 

Publié en juin 1974.

Produit par David Spinozza.

Durée:33:34.

Label:Warner Bros.

Genre:soft rock,folk.

 

Avec le temps…

 

Taylor marié avec, si je ne m’abuse, Carly Simon après avoir rompu avec Joni Mitchell, on ne le voit pas réapparaître sur le devant de la scène musicale avant 1974. La plupart de son temps est consacré à sa nouvelle vie. Comme on le comprend au regard des pétards que cette belle gueule a levés.

Il entre en studio au début de l’année 1974 pour travailler sur le nouvel album Walking Man (en écoute intégrale ici). Ce disque, son cinquième, n’est pas le plus marquant de sa discographie des années 70, il est même le seul à ne pas toucher de l’or de toute cette décennie en 7.

Pire, commercialement, il fait un bide dans la mesure où pas un seul top 40 n’est à son affiche. Mais entre nous, on s’en fout, là n’est pas l’essentiel. Là où le bat blesse c’est qu’artistiquement, la critique ne lui réserve pas le meilleur accueil non plus. L’équation fait qu’il n’est pas le plus populaire auprès des fans, ce qui peut se comprendre au regard de ce double constat.

Pourtant, il véhicule son lot de belles chansons comme Walking Man, Hello Old Friend, Migration, Daddy’s Baby et Fading Away et ses dix titres ont globalement  une qualité qui n’est pas inférieure à ce que Taylor a fait jusque maintenant. Le lot est digne d’intérêt et je ne pige pas pourquoi le matraquage dont il fait souvent l’objet.

Je ne vois pas pourquoi il est rejeté à ce point. Sont-ce les cuivres qui dérangent  peut-être? Pour moi en tout cas, le James Taylor de Walking Man reste à un très bon niveau.

Dans sa phase 70’s, Taylor a signé trois très grands disques, les trois premiers, et tout le reste est, sinon excellent, très présentable. Ce Walking Man est à ranger dans cette seconde catégorie et je ne l’écarte en aucun cas. A 3,5, on en écarterait beaucoup dans ce cas, de tout le monde et non des moindres. Vous verrez, après plusieurs passages, il en devient même très agréable à écouter (RAZOR©).

 

1. Walking Man.
2. Rock 'n' Roll Is Music Now.
3. Let It All Fall Down.
4. Me and My Guitar.
5. Daddy's Baby.
6. Ain't No Song.
7. Hello, Old Friend.
8. Migration.
9. The Promised Land.
10. Fading Away.

 

James Taylor:chant,guitare, guitare acoustique,chœurs.

Hugh McCracken:guitare,guitare acoustique,guitare électrique,harmonica.

George Marge:oboe.

Kenny Ascher:piano,piano électrique,orgue,claviers,choeurs.

Andy Muson:basse.

Ralph McDonald:percussions.

Linda McCartney,Carly Simon:chant,choeurs.

David Spinozza:guitare,guitare électrique.

Gene Orloff:cordes.

Kenny Berger,Michael Brecker,George Young:saxophones.

Alan Rubin,Randy Brecke:trompette.

Peter Gordon:cors.

Barry Rogers:trombone.

Howard Johnson:tuba.

Don Grolnick:piano,orgue,claviers.

Ralph Schuckett:clavinet,claviers.

Rick Marotta:batterie,choeurs.

Paul McCartney,Peter Asher:choeurs.

LP Studio 6 - 1975

 

James taylor gorilla

 

JAMES TAYLOR

GORILLA – 1975  3,5/5

 

Publié en mai 1975.

Produit par Russ Titelman,Lenny Waronker.

Durée:38:46.

Label:Warner Bros.

Genre:rock,folk.

 

Gare au Gorilla !

 

Walking Man, sans véritable single à se mettre sous la dent, est un échec commercial et Taylor se doit de faire taire ses détracteurs. Gorilla (en écoute intégrale ici), numéro six de la portée discographique du californien, arrive à point nommé en 1975.

Il soigne un peu plus la production, met plus de chaleur et de conviction dans son chant, sélectionne un répertoire plus affiné tissé autour de la guitare acoustique. Il siffle un coup et les potes de toujours accourent : David Crosby, Graham Nash, Lowell George (Little Feat), les fidèles Russ Kunkel et Danny Kortchmar, David Grisman, David Sanborn, Randy Newman, Al Perkins, Linda Ronstadt et Carly Simon, sa femme.

Il en découle un très beau LP, décontracté, mûri, enregistré en Californie (Studios Warner Bros d’Hollywood), que le titre How Sweet It Is contribue à populariser en entrant dans le top 5 des charts. Sur ce plan, Taylor cloue le bec à ceux qui attendaient du hit, c’est déjà ça.

Hormis ce titre, certes sympathique mais que j’aime le moins du lot, je vous invite plutôt à découvrir les succulents Mexico et Lighthouse pour lequel Crosby et Nash assurent les harmonies vocales, le très personnel Sarah Maria, dédié à sa fille Sally, les deux titres raffinés que sont Music et Love Songs, Angry Blues et cette petite beauté qu’est Wandering chantée en duo par James Taylor Madame, alias Carly Simon. C’est à ce niveau que se situent les meilleurs moments de cet album délicieux. Gare au Gorilla ! (RAZOR©)

 

1. Mexico.

2. Music.

3. How Sweet It Is (To Be Loved by You).

4. Wandering.

5. Gorilla.

6. You Make It Easy.

7. I Was a Fool to Care.

8. Lighthouse.

9. Angry Blues.

10. Love Songs.

11. Sarah Maria.

 

James Taylor:guitare,chant.

Arthur Adams:guitare.

George Bohannon:trombone.

Nick DeCaro:orgue,cordes,accordéon.

Victor Feldman:percussions,piano.

Chuck Findley:cor.

Lowell George:slide guitare,ukulele,chant.

David Grisman:mandoline.

Milt Holland:percussions.

Jules Jacob:clarinette,oboe.

Danny Kortchmar:guitare.

Russ Kunkel:batterie,percussions.

Gayle Levant:harpe.

Clarence McDonald:synthétiseur,piano.

Randy Newman:claviers.

Andy Newmark,Jim Keltner:batterie.

Al Perkins:pedal steel guitare.

David Sanborn:saxophone.

David Crosby,Valerie Carter,Graham Nash,Linda Ronstadt,Carly Simon:choeurs.

Leland Sklar,Willie Weeks:basse.

LP Studio 7 -  1976

 

James taylor in the pocket

 

JAMES TAYLOR

IN THE POCKET – 1976  3/5

 

Publié en juin 1976.

Produit par Russ Titelman,Lenny Waronker.

Durée:45:04.

Label:Warner Bros.

Genre:folk,rock,soft rock, R & B.

 

Rares éclairs.

 

Dernier album pour Warner Bros, In The Pocket (en écoute intégrale ici), mis sur le marché en 1976, se consomme rapidement du fait que l’on s’attarde peu sur une matière étonnamment  légère. On ne s’enflamme que rarement. Pire on se fait parfois chier à cent sous de l’heure.

Il réunit, comme ce fut le cas sur le précédent Gorilla, une pléthore d’invités qui tiennent le disque à bout de bras, ce qui revient à dire, présentement qu’ils sauvent In The Pocket d’un flop que l’on n’attendait pas à ce niveau de carrière.

Si ce disque avait été celui par lequel Taylor ouvre son compteur, on aurait pinaillé pour la forme et puis on aurait mis le mouchoir dessus avant de passer à autre chose. On aurait fait preuve d’indulgence. Pas ici, pas pour un septième jet, et le jugement du moment est formel : ce disque, qui ne brille que par intermittence, est moyen ; c’est la première fois que James Vernon m’amène à dire qu’un de ses travaux est dispensable.

Pour revenir au côté guest, il y a là Graham Nash et David Crosby, Stevie Wonder, Art Garfunkel (sans Paul Simon), Carly Simon, Bonnie Raitt, Linda Ronstadt. Ceci pour les plus en vue.

Art Garfunkel forme le duo vocal de l’autobiographique A Junkie’s Lament et contribue vocalement au titre Captain’s Jim’s Drunken Dream. Stewie Wonder est l’harmoniciste de Don’t Be Sad ‘Cause Your Sun Is Down, Carly Simon la voix complémentaire de Shower The People qui fera N° 22 des charts.

Paradoxalement, In The Pocket est le disque le plus acclamé de Taylor. Certifié or, il prend place dans le Billboard 20 des albums. Même s’il marque une cassure avec la douceur qui caractérisait les travaux précédents, il dispose encore de quelques arguments qui lui permettent de maintenir la tête hors de l’eau.

Au risque d’être redondant et insistant, In The Pocket n’est pas le meilleur disque de Taylor. Je ne le retiens pas dans la sélection discographique d’un artiste pour lequel j’en pice toujours autant (RAZOR©).

 

1. Shower the People.

2. A Junkie's Lament.

3. Money Machine.

4. Slow Burning Love.

5. Everybody Has the Blues.

6. Daddy's All Gone.

7. Woman's Gotta Have It.

8. Captain Jim's Drunken Dream.

9. Don't Be Sad 'Cause Your Sun Is Down.

10. Nothing Like a Hundred Miles.

11. Family Man.

12. Golden Moments.

 

James Taylor:guitare,chant.

George Bohannon:trombone.

Oscar Brashear:cor.

Michael Brecker:saxophone.

Red Callender:basse,tuba.

Malcolm Cecil:synthétiseur.

David Crosby,Art Garfunkel,Alison Krauss,Graham Nash,Bonnie Raitt,Carter Robertson,Linda Ronstadt,Carly Simon,Alex Taylor:choeurs.

Nick DeCaro:orgue,cordes,accordéon.

Craig Doerge:claviers.

Victor Feldman:percussions,piano,vibraphone.

David Grisman:mandoline,mandocello.

Bobbye Hall,Milt Holland:percussions.

Jim Keltner:batterie.

Danny Kortchmar:guitare,mandoline.

Russ Kunkel:batterie,percussions.

Gayle Levant:harpe.

David Lindley:dobro,guitare.

Steve Madaio:cor.

Clarence McDonald:claviers,synthétiseur,piano.

Herb Pedersen:banjo,choeurs.

Leland Sklar:basse.

Greg Taylor:harmonica.

Waddy Wachtel:guitare.

Ken Watson:percussions.

Ernie Watts:saxophone.

Willie Weeks:basse.

Stevie Wonder:harmonica.

LP Studio 8 - 1977

 

James taylor j t

 

JAMES TAYLOR

J.T – 1977  4/5

 

Publié en 1977.

Produit par Peter Asher.

Durée:38:17.

Label:Columbia,Sony Legacy.

Genre:pop-rock,soft rock,folk.

 

This Taylor Is Rich.

 

Easy listening. Cet album de 1977 est facile à écouter. De là à en déduire que c’est un peu trop simpliste, non. Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. J.T. (en écoute intégrale ici) se consomme avec grand plaisir. Pour sa première chez Columbia Records, Taylor retrouve des couleurs, ce qui peut se traduire par de l’inspiration.

Les compositions sont sobres, les mélodies belles et enchanteresses. L’émotion et la sensibilité sont au rendez-vous. La matière est expressive, la musique attrayante, le rendu agréable. C’est du Taylor pur jus, au folk attachant, moelleux, tendre, doux, serein. Et ça plaît bien au Taylor addict que je suis.

Le gai Your Smiling Face, There We Are, belle chanson d’amour que l’on doit à son épouse du moment, la ballade Secret Of Life, le hit Handy Man, Terra Nova (avec Carly Simon), le funky Honey Don’t Leave L.A, le dépressif Another Grey Morning et le country Bartender’s Blues qui bénéficie du soutien de Linda Ronstadt au chant permettent à J.T. de revisiter le haut niveau.

Par contre, je n’ai pas d’atomes crochus avec le jazzy Traffic Jam, un genre de rap. C’est un album d’humeurs, intime, simple, chaleureux, fait dans le moule musical qu’on lui connaît avec ses fidèles accompagnateurs Assurément le plus beau de ses derniers travaux. On y sera pour toutes ces raisons (RAZOR©).

 

1. Your Smiling Face.

2. There We Are.

3. Honey Don't Leave L.A.

4. Another Grey Morning.

5. Bartender's Blues.

6. Secret O' Life.

7. Handy Man.

8. I Was Only Telling A Lie.

9. Looking For Love On Broadway.

10. Terra Nova.

11. Traffic Jam.

12. If I Keep My Heart Out Of Sight

 

James Taylor:chant,guitare,guitare acoustique,chœurs.

Linda Ronstadt,Carly Simon:chœurs.

Danny Kortchmar:guitare.

David Sanborn:saxophone.

Clarence McDonald:claviers.

Leland Sklar:basse.

Russ Kunkel:batterie,percussions.

Dan Dugmore:steel guitare.

David Campbell:alto.

Red Callender:tuba.

Peter Asher:percussions.

Leah Kunkel:chants en fond.

LP Studio 9 - 1979

 

James taylor flag

 

JAMES TAYLOR

FLAG – 1979  3/5

 

Publié en mai 1979.

Produit par Peter Asher.

Durée:42:49.

Label:Columbia/Legacy.

Genre:rock.

 

Flag ? Non, Flop !

 

Album minimaliste par excellence. Dans son visuel d’abord. Flag (en écoute intégrale ici), neuvième étape discographique du catalogue de Taylor, pourrait largement concourir au titre de la pochette la plus laide, la plus feignasse, la moins inspirée du rock. Et Dieu sait si certains ont fait fort sur ce plan. Un disque comme ça, sur sa seule apparence, tu n’as aucune raison de l’acheter. Tu passes à côté sans même le regarder. D’entrée de jeu, sans avoir livré une seule munition, ce Flag est donc mal barré.

Minimaliste au niveau de son répertoire qui couvre un peu tout et n’importe quoi, ce qui ne joue pas du tout en sa faveur et qui finalement confirme toute la difficulté à tenter d’exister dans le sillage du double platine qu’est le précédent J.T.

Dernier album de la décennie 70, puisque paru en 1979, il n’a pas l’étoffe des travaux qu’on connaît de James Taylor. Inutile donc de s’étendre sur ce Flag décevant à un degré tel que je n’ai pas un seul titre qui me soit resté en mémoire. Et pourtant, une fois de plus, tout le monde était sur le pont : Peter Asher, Carly Simon, Danny Kortchmar, Russ Kunkel, Graham Nash… Laissons donc ce Flag aux collectionneurs ou aux amateurs d’art abstrait (RAZOR©).

 

1. Company Man.

2. Johnnie Comes Back.

3. Day Tripper.

4. I Will Not Lie for You.

5. Brother Trucker.

6. Is That the Way You Look?.

7. B.S.U.R..

8. Rainy Day Man.

9. Millworker.

10. Up on the Roof.

11. Chanson Française.

12. Sleep Come Free Me.

 

James Taylor:guitare,chant.

Don Alias:percussions.

Peter Asher:timbales,chant.

Dan Dugmore:pedal steel guitare.

Steve Forman:percussions.

Don Grolnick,Ralp Schuckett:claviers.

Jimmy Johnson,Leland Sklar:basse.

Danny Kortchmar:guitare.

Russ Kunkel:batterie,percussions.

Jesse Levy:cello.

Arif Mardin:cordes.

David Sanborn:saxophone.

Louise Schulmann:viola.

David Spinozza:guitare,cordes.

Alex Taylor,Steve Edney,Kate Markowitz,Carly Simon,Graham Nash,Arnold McMuller,David Lasley,Valerie Carter:choeurs.

Waddy Wachtel :guitare acoustique,guitare électrique,slide guitare.

DISCOGRAPHIE ERE MODERNE.

LP Studio 17 - 2015

 

James taylor before this world 2015

 

JAMES TAYLOR

BEFORE THIS WORLD – 2015  5/5

 

Publié en juin 2015.

Produit par Dave O'Donnell,James Taylor.

Durée:41:45.

Label:Concord Records.

Genre:country,folk,soft rock.      

 

Plus détendu que jamais.

 

J’en ai toujours pincé pour James Taylor, que je considère comme l’un des plus grands songwriters et interprètes américains de tous les temps. Et ce n’est pas Before This World (en écoute intégrale ici), son nouvel album qui va changer quoi que ce soit à la donne ou remettre en cause les bons sentiments que j’ai à son  endroit. Pour son retour après une absence chiffrée à 13 ans, James Taylor frappe fort. Très fort.

A l’écoute la sublime ballade You And I Again, une des pépites révélées par son 17ème album studio, un seul constat s’impose : le natif de Boston n’a rien perdu de la délicatesse, de son feeling et revient plus inspiré que jamais. Cerise sur le gâteau, ce genre de pièces d’orfèvrerie pousse en grappe ici, dans cet élégant et lumineux spicilège en 10 actes balançant nonchalamment entre country et folk.

La légende folk américaine n’avait plus rien signé d’original depuis 2002 et October Road, auréolé d’un statut de disque de platine et, pour ce qui concerne son auteur, d’un Grammy Award pour la meilleure performance vocale masculine. Puisse Before This World prendre la même voie. Il en a, en tout cas, tout le profil puisque son dernier-né discographique, sorti en juin 2015, pointe en tête du Billboard 200 pour la première fois de sa longue carrière.

13 ans… l’attente tient de l’éternité. James Taylor a pris son temps, on ne l’en blâmera pas tant ce disque affiche une grande force émotionnelle. Pour ce, comme il en est coutumier, il lui a fallu s’isoler dans un appart’ de Newport (Rhode-Island), cadre dans lequel, face à l’océan, il a construit son come-back, avant de transférer l’aboutissement de sa fibre créatrice dans un dépendance de son domaine du Massachussetts où avec ses musiciens familiers, il a enregistré les pistes : le guitariste Michael Landau, le pianiste Larry Goldings, le percussionniste Luis Conte, le batteur Steve Gadd et le bassiste Jimmy Johnson. Sting (Before This World/Jolly Springtime),  le violoncelliste parisien d’origine chinoise Yo-Yo La (You And I Again), le fils et l’épouse de Taylor, Henry et Kim (Angels Of Fenway et Wild Mountain Thyme) contribuent également sur ce LP déstressant, réconfortant et en dehors des modes.

Le jeu de guitare n’a pas varié d’un iota, la voix est aussi juste qu’à ses débuts, plus peut-être du fait de sa maturité et de sa maîtrise. Album tout en laid-back et en groove, décontracté, doté d’arrangements d’une grande sobriété, Before This World est un délicieux mélange de musique pop/folk. A 67 balais, Sweet Baby James n’a pas perdu la main. Ses ballades sont toujours aussi intemporelles. Pour peu, on pourrait imaginer certaines d’entre elles avoir été composées il y a 45 ans.

Produit par James Taylor et Dave O’Donnell, James Taylor porte un regard méditatif sur le monde et très personnel sur les sentiments et les émotions. Rien de nouveau sur ce plan, ça fait près de 5 décennies qu’il y puise de quoi tisser son écriture.

Ce disque captivant ouvre sur le cool et champêtre Today Today Today auquel la magnifique ballade You And I Again tente aussitôt de voler la vedette. Peine perdue, tout est bon dans ce Taylor des retrouvailles et l’ode au baseball Angels Of Fenway, aux belles harmonies familiales, est là pour le rappeler.

Les 5 minutes et des du magnifique Stretch Of The Highway réfèrant aux fifties s’invitent alors : le Taylor de Fire And Rain n’est jamais bien loin. Montana, cinquième pan de ce répertoire, offre à l’artiste l’occasion de revenir à des bases qu’il connaît bien et dompte depuis longtemps : la guitare acoustique et la voix. Quelques belles notes de piano accompagnent sa vision de l’Amérique.

Snow Time, Watchin Over Me, Before This World/Jolly Springtime, Far Afghanistan qui évoque la religion, le 11 septembre et la guerre ainsi que la reprise du standard folk, Wild Mountain Thyme complètent une collection au final très équilibrée, variée qui m’est allée droit au cœur. Sûr qu’à l’heure des distributions de fin d’année, on reparlera du retour de ce musicien très attachant. Du grand Taylor (RAZOR©).

 

1. Today Today Today.

2. You and I Again.

3. Angels of Fenway.

4. Stretch of The Highway.

5. Montana.

6. Watchin' Over Me.

7. SnowTime.

8. Before This World / Jolly Springtime.

9. Far Afghanistan.

10. Wild Mountain Thyme.

 

Jimmy Johnson:basse.

Steve Gadd:batterie.

Michael Landau:guitare.

Larry Goldings:claviers.

Luis Conte:percussionniste.

Andrea Zonn:violon,choeurs.

Arnold McCuller,David Lasley,Kate Markowitz:choeurs.

Yo-Yo Ma,Sting.,Kim Taylor,Henry Taylor:invités.

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