Roger McGuinn.

BIOGRAPHIE.

 

ROGER MCGUINN/Chicago (Illinois)

 

Roger mcguinn

 

Né James Joseph McGuinn III, le 13 juillet 1942 à Chicago (Illinois), dit Roger McGuinn.

Actif de 1960 à aujourdhui.

Label:Columbia

Genres:rock,folk-rock,folk,country-rock.

Site officiel:www.ibiblio.org/jimmy/mcguinn

Jim McGuinn, le père du folk-rock américain.

James McGuinn III à la ville, Roger McGuinn à la scène après avoir été un temps Jim, le chanteur, guitariste et songwriter de Chicago est surtout connu pour avoir été un membre d’origine du séminal Byrds, le leader pour beaucoup. Mr Jingle Jangle comme on l’appelle au regard du son sortant de sa légendaire 12 cordes de marque Rickenbacker 370-12, est un des pionniers du folk-rock. Le père du folk-rock et du country-rock, dit-on.

Roger mcguinn 1

Roger mc guinn byrds 2

Il s’en défend, surtout pour le country-rock dont il n’a fait que suivre l’élan initié par son collaborateur d’alors au sein des Byrds, Gram Parsons, le vrai visionnaire de l’orientation country expérimentale que l’on prête à McGuinn. Pour le folk-rock, il ne dit pas non et s’en montre fier, revendiquant même la paternité de cette fusion du folk avec des rythmes à la Beatles et sur laquelle vient se greffer la fameuse Rickenbacker ayant créé et entériné le son Byrds.

Une légende devenue défricheur du patrimoine folk.

Roger McGuinn est une légende de la culture pop américaine qui a su bien mener sa barque puisqu’il a amassé une fortune estimée à des centaines de millions d’euros. Entre les gains professionnels, les royalties, les placements, un parfum L’eau de Roger, un patrimoine immobilier conséquent, un contrat publicitaire avec une marque de cosmétiques, une chaîne de restaurants, il a de quoi s’occuper, d’autant que, s’il s’est coupé du système, il n’en continue pas moins à assurer des concerts organisés en famille avec son épouse.

C’est la raison pour laquelle il est moins présent dans le milieu discographique actuel et utilise le Web pour diffuser ses chansons. Car il est toujours actif, se consacrant essentiellement depuis 1995 à la préservation du patrimoine musical américain, dont il se plaît à exhumer les pans traditionnels et folkloriques qu’il juge délaissés aujourd’hui, à  leur donner une touche personnelle à les enregistrer et les diffuser via le Net et par le biais du Folk Den Projekt.

Cette démarche louable remettant à l’honneur les vieilles chansons de cowboy, les blues, les contines enfantines, est une merveilleuse idée et une belle réussite qui lui a valu une nomination aux Grammys.

La vie d’avant Byrds.

Roger McGuinn et l’écriture, c’est quelque chose. Il faut se souvenir de son passé de Byrds notamment qui lui a valu de signer quelques magnifiques chansons comme It Won’t Be Wrong en 1966, comme 5th Dimension, 5 semaines dans le Billboard 100 1966 avec un pic au rang 44, comme Mr Spaceman, toujours la même année, comme So You Want To Be A Rock And Roll Star, Bad Night At The Whiskey, Ballad Of Easy Rider, chanson venant en soutien du film de Dennis Hooper, Easy Rider (1969), Chesnut Mare (1970) ou I Trust en1971.

Les Byrds ont été un des groupes de rock les plus influents de tous les temps et il doit, pour beaucoup, ce statut à Roger, qui apparaissait encore sous Jim McGuinn à sa fondation. Mais avant d’en arriver là, McGuinn passe par les Jet Set, trio de Los Angeles qui précède les Byrds, constitué avec David Crosby, guitariste, et Gene Clark au tambourin. Crosby, Clark et McGuinn se partagent les voix.

Clark vient des New Christy Menestrels tandis que Crosby est passé par les Balladeers de Les Baxter, dans lequel contribue un temps Bob Dylan. Le parcours de Jim McGuinn se résume lui en trois actes : les Limeliters, le Chad Mitchell Trio et Bob Darin, en qualité d’accompagnateur. Il y fait valoir de belles dispositions pour le banjo et la 12 cordes et se forge une belle expérience de songwriter au Build Building sous la houlette de Darin. On est alors sur la scène de Greenwich, là où tout se passe en termes de folk.

Roger mcguinn portrait

« Fin 1995 j'ai commencé un projet pour préserver la musique que j'aime, le folk. Chaque mois, j'enregistre une chanson, j’en extrais les paroles et les accords, j’y ajoute une note personnelle et je la mets sur Internet, (mcguinn.com).

Je veux ainsi que chacun puisse avoir l'opportunité d'apprendre ces chansons et puisse les chanter en famille ou entre amis. D’où leur téléchargement est gratuit. » (Roger McGuinn)

Les Byrds, son bébé.

Les Jet Set, au début de l’année 1964, se constituent en Californie après que le trio ait fait ses armes à Manhattan. Leur crédo du moment est de reprendre à la guitare acoustique des chansons des Beatles et d’interpréter, dans un registre folk, des versions fortement inspirées de ce que font les Fab Four. Un nouveau son folk-rock émerge ; le public de Greenwich l’avait alors rejeté. Comme quoi… Ces démos se retrouvent notamment sur la compilation Preflyte de 1969.

Roger mcguinn byrds 3

Roger mcguinn byrds

Au milieu de l’année 1964, le beau gosse qu’est Michael Clarke rejoint le trio mais ne prend pas part au single enregistré à cette période pour Elektra, Please Let Me Love You/Don’t Be Long, la batterie étant affectée à Earl Palmer tandis que Ray Pohlman s’installe à la basse. La british Invasion battant son plein, le single est publié sous l’identité des Beefeaters, considéré comme sonnant british et supposé être plus vendeur. Il passe finalement inaperçu.

Chris Hillman, bassiste et mandoliniste, intègre alors cette structure à quatre qui se produit au Troubadour : les Byrds, B.Y.R.D.S., acronyme proposé par McGuinn, sont nés. Nous sommes en 1964, Columbia les signe en 1965 et Mr Tambourine Man tombe dans la foulée. Il fait N° 1. Le mythe Byrds s’installe alors qui prendra fin en 1973 quand McGuinn, devenu Roger en 1967, mettra un terme au groupe pour se lancer dans une carrière solo.

Heureux comme ça.

5 LP studio traduisent ce parcours solo : Roger McGuinn (juin 1973), Peace On You (fin 1974), Roger McGuinn And band (juin 1975), Cardiff Rose (mai 1976) et Thunderbyrd (mai 1977).

Le tout pour Columbia Records. A cela il convient de rajouter l’intermède McGuinn, Clark, Hillman, formé en 1977 pour Capitol (2 LP) et arrêté en 1981.Son succès, en Europe notamment où il fit une belle et grande tournée en 1977, confirme l’aura dont bénéficie toujours le nom des Byrds, 4 ans après sa rupture. Au terme de cette expérience intéressante, McGuinn reprend son bâton de pèlerin et retourne à ses racines folk, mais seul. 

La discographie studio post-seventies se pare d’un nouvel album : Back To Rio (Arista/1991). Le reste de son catalogue récent est surtout alimenté par le projet McGuinn’S Folk Den qu’il a initié il y a vingt ans sur le web. Cette manière de travailler semble rendre heureux ce légendaire troubadour (mais caractère de cochon) pour qui le mot Byrds aujourd’hui hérisse le poil. Il a tellement la tête à ses projets de réhabilitation du folk américain qu’on lui pardonnera volontiers ce rejet. Mais ses Byrds, c’était quand même quelque chose (RAZOR©)

DISCOGRAPHIE SOLO 70'S.

LP Studio 1 - 1973

 

Roger mcguinn lp

 

ROGER MCGUINN

ROGER MCGUINN – 1973  4/5

 

Publié en juin 1973.

Produit par Roger McGuinn.

Durée:34:31.

Label:Columbia.

Genre:rock,folk-rock.

 

Une vraie réussite.

 

Dans la famille Byrds, Roger McGuinn, alias James Joseph McGuinn III,  a été un des membres fondateurs et un des leaders de cette formation mythique.

Chanteur, guitariste, compositeur, ce pionnier du folk-rock, célèbre pour avoir installé le son des Byrds avec sa Rickenbacker 12 cordes les dissout en 1973 et entame dans le sillage de ce dépôt de bilan, une carrière solo, avec un premier disque éponyme.

Entouré de musiciens de sessions californiens comme Hal Blaine, Jerry Cole, John Guerin, Spooner Oldham, Leland Sklar, d’amis comme Buddy Emmons (extraordinaire joueur de slide), Bob Dylan, Chris Ethridge (Flying Burrito Brothers), Spanky McFarlane (passé par Mamas & Papas), Charles Loyd ou Graham Nash  et des fidèles partenaires de feu Byrds (Chris Hillman, Michael Clarke, David Crosby), Roger McGuinn fait très bien les choses dans cet album éponyme frais et simple.

Ce LP n’atteint pas le niveau des meilleurs Byrds, mais il est une vraie réussite folk-rock/country-rock, comme en attestent I’m So Restless (Dylan à l’harmonica), My New Woman (qui réunit quasiment tous les Byrds, plus Charles Loyd au sax), Draggin’ (avec le Beach Boys Bruce Johnston au piano), Lost My Drivin’ Wheel, Hanoi Hannah, Time Cube (façon Byrds 1967) et Stone.

Dans les produits dérivés des Byrds, on peut dire que Roger McGuinn qui, avec Jacques Levy, a écrit la plupart des chansons de l’album, l’a produit aussi, a frappé très fort avec son premier ouvrage solo qui rappelle quelques belles heures byrdsiennes (RAZOR©).

 

1. I'm So Restless.

2. My New Woman.

3. Lost My Drivin' Wheel.

4. Draggin'.

5. Time Cube.

6. Bag Full Of Money.

7. Hanoi Hannah.

8. Stone.

9. Heave Away.

10. M' Linda.

11. The Water Is Wide.

 

Buddy Emmons:pedal steel guitare.

Chris Hillman:basse.

Bob Dylan:harmonica.

Jerry Cole:guitare.

Bruce Johnston:piano.

Jim Gordon:batterie.

Hal Blaine:tambourin.

Michael Clarke:batterie.

Chris Ethridge:basse.

John Guerin:batterie.

Spooner Oldham:orgue,piano.

David Vaught:basse.

Spanky McFarlane:choeurs.

Charles Lloyd:saxophone.

Leland Sklar:basse.

David Crosby:guitare,harmonies vocales.

Graham Nash:guitare,harmonies vocales.

LP Studio 2 - 1974

 

Roger mcguinn peace on you

 

ROGER MCGUINN

PEACE ON YOU – 1974  3/5

 

Publié en septembre 1974.

Produit par Bill Halverson.

Durée:35:04.

Label:Columbia.

Genre:rock.

 

La barre un peu haute.

 

L’album éponyme précédent a bien lancé la carrière solo de Roger McGuinn. Les critiques l’ont d’ailleurs signalé. Les fans des Byrds aussi desquels il ne s’éloigne finalement pas trop sur le plan artistique.

McGuinn y confirme une palette musicale élargie (folk, country, jazz rock et même une influence Beach Boys) qu’on lui connaissait déjà de par, justement, son passé de Byrds.

Mais à trop vouloir jouer « les touche-à-tout », il s’éparpillera souvent. Ce sera la caractéristique première de sa carrière individuelle, même si celle-ci se pare de belles choses. Pour le coup, il semble qu’il mette la barre un peu haute.

Pour l’heure, ce que l’artiste fondateur des Byrds a à nous proposer est brillant par alternance. C’est du McGuinn, un coup in, un coup out, mais jamais inintéressant, quoi qu’il fasse.

Soutenu par Bill Halverston, producteur de Cream, Beach Boys, Crosby Stills Nash (entre autres), McGuinn nous sort, en 1974, un disque fidèle au country-rock qu’il connaît et reste finalement dans la même veine que celle exploitée collectivement avec son ancien groupe dont la cessation d’activité est encore toute fraîche.

L’entraînant et blasphématoire Peace On You de Charlie Rich, Without You qui suit, Better Please Not One More Time, Change (du regretté Dan Fogelberg), Same Old Sound et l’excellent Gate Of Horn, le magistral The Lady constituent la brillance évoquée ci-dessus, mais inutile de faire des folies pour ce disque fait pour rentabiliser le nom et somme toute globalement moyen, malgré un jeu de gratte toujours aussi pur et un bon usage fait des reprises (RAZOR©).

 

1. Peace On You.

2. Without You.

3. Going To The Country.

4. (Please Not) One More Time.

5. Same Old Sound.

6. Do What You Want To Do.

7. Together.

8. Better Change.

9. Gate Of Horn.

10. The Lady.

 

Roger McGuinn:chant,guitare,basse.

Dan Fogelberg:guitare,choeurs.

Al Kooper:guitare,piano,clavinet,arrangements.

Donnie Dacus :guitare,chœurs.

Paul "Harry" Harris:claviers.

Russ Kunkel:batterie,percussions.

Al Perkins:steel guitare.

Leland Sklar:basse.

Tommy Tedesco:guitare flamenco.

Jorge Calderón,Brian Russell,Tim Coulter,Brenda Gordon,Brooks Hunnicutt,Howard Kaylan,Paul Stallworth,Mark Volman,William McLeish Smith,Gwendolyn Edwards:choeurs.

LP Studio 3 - 1975

 

Roger mcguinn band

 

ROGER MCGUINN

ROGER MCGUINN & BAND – 1975  3,5/5

 

Publié en juin 1975.

Produit par John Boylan.

Durée:37:18.

Label:Columbia.

Genre:rock.

 

Au nom de l’esprit de groupe.

 

En 1975, l’ex-fondateur et leader des Byrds sort ce Roger McGuinn & Band (en écoute intégrale ici), son troisième opus individuel. Il est produit par John Boylan. Assisté d’un bon petit line-up au potentiel avéré, composé de Greg Attaway à la batterie, de Stephen A. Love à la basse, Richard Bowden à la guitare et de David Lovelace aux claviers (les ex-Cold Steel), Roger McGuinn se donne les moyens de son ambition.

D’autant que l’employeur Columbia joue également le jeu après avoir été séduit par l’album éponyme et le Peace On You précédents. Quand on lit entre les lignes de ce disque, un premier constat s’impose. McGuinn ne s’est pas beaucoup foulé pour alimenter la matière de ce LP.

L’écriture est répartie entre 5 titres impliquant les membres du Band du Band associé à McGuinn dans l’intitulé de ce disque. A cela, il ressort les vieilles grosses ficelles qui ont marché au début des Byrds, intégrer du Dylan : ça marche toujours. En l’occurrence, il s’agit ici de Knockin’ On Heaven’s Door. McGuinn est alors un membre actif de la Rolling Thunder Revue, la tournée  de Dylan placée entre l’automne 75 et le printemps 76 et dont les concerts se terminent généralement par un boeuf sur ce titre. L’écriture, enfin, reprend du Byrds : Lover Of The Bayou et Born To Rock And Roll. Autrement dit, dans l’histoire, il nous propose seulement 2 originaux: le reggae Lisa et Easy Does It. Maigre.

Cette architecture ne met pas pour autant en danger le disque, car les acteurs sont très talentueux et McGuinn assez expérimenté pour faire passer la pilule, d’autant qu’il est en forme comme le démontre ce disque. Il maîtrise mais n’émeut pas. Le rock proposé s’écoute sans se démarquer. Dans ce registre, il y a pléthore d’artistes. Il vous faut cependant savoir où vous mettez les pattes. (RAZOR©).

 

1. Somebody Loves You.

2. Knockin' on Heaven's Door.

3. Bull Dog.

4. Painted Lady.

5. Lover of the Bayou.

6. Lisa.

7. Circle Song.

8. So Long.

9. Easy Does It.

10. Born to Rock and Roll.

 

Greg Attaway:batterie.

Roger McGuinn:guitare,chant.

Stephen A.Love:basse.

Richard Bowden:guitare.

David Lovelace:claviers.

LP Studio 4 - 1976

 

Roger mcguinn cardiff rose

 

ROGER MCGUINN

CARDIFF ROSE – 1976  4,5/5

 

Publié en mai 1976.

Produit par Mick Ronson.

Durée:36:06.

Label:Columbia.

Genre:rock.

 

Le graal de Roger.

 

Cardiff Rose (en écoute intégrale ici) est le numéro 4 du catalogue solo de Roger McGuinn. Cet album de l’ex-Byrds est produit par Mick Ronson, connu pour sa présence dans Mott The Hoople et auprès de David Bovie et des Spiders Of Mars.

Il est articulé autour d’un line-up constitué du même Ronson, de David Mansfield, Rob Stoner et Howard Wyeth, des musiciens rencontrés dans le cadre de la Rolling Thunder Revue, une tournée américaine et canadienne de Bob Dylan réunissant de nombreux invités (fin 1975, début 1976) et avec lesquels McGuinn sympathisa au point de les réunir sur cet album de 1976.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce break auprès de Dylan lui a fait le plus grand bien, si l’on se souvient que les deux albums qui précèdent Cardiff Rose n’ont pas été des foudres de guerre de son catalogue solo. Peace On You l’a vu beaucoup tenté mais peu convaincre, tandis que Roger McGuinn And Band soupçonne un syndrome de la page blanche.

Cardiff Rose chasse les errances récentes de l’ex leader des Byrds. Les doutes qui l’habitent aussi. Par cet album, McGuinn reprend du poil de la bête après la crise qui l’a traversé ; plus équilibré dans sa tête, le natif de Chicago nous livre un sublime travail de fusion entre électrique et acoustique, un mariage réussi entre l’Angleterre et la Californie. Il remet le nez à la fenêtre concernant l’écriture et quand on connaît son talent de songwriter, nous concocte un cocktail de pièces exceptionnelles, enrobé dans un rock pur et vivant duquel il a eu tendance à décrocher un peu trop dans un passé récent.

Les deux premiers titres de Cardiff Rose, Take Me Away et Jolly Roger donnent le ton d’un disque qui sonne particulièrement bien. Avec Round Table, Rock And Roll Time, Pretty Polly (un chant traditionnel adapté) et l’adaptation du classique de Joni Mitchell, Dreamland, ils constituent la substantifique moelle de cet enregistrement.

Cardiff Rose est incontestablement la plus belle oeuvre de McGuinn pour ce qui est de sa discographie personnelle (RAZOR©).

 

1. Take Me Away.

2. Jolly Roger.

3. Rock and Roll Time.

4. Friend.

5. Partners in Crime.

6. Up to Me.

7. Round Table.

8. Pretty Polly.

9. Dreamland.

 

Roger McGuinn:guitare acoustique,guitare électrique,chant.

Mick Ronson:guitare acoustique,guitare électrique,recorder,accordéon,piano,orgue,cithare,percussion,chœurs.

David Mansfield:guitare acoustique,guitare électrique,steel guitare,mandoline,violon,banjo,orgue,percussions.

Rob Stoner:basse,percussions,choeurs.

Howie Wyeth:batterie,percussions.

Timmy Schmit:choeurs.

Kim Hitchcroft:saxophone.

LP Studio  5 - 1977

 

Roger mcguinn thunderbyrd

 

ROGER MCGUINN

THUNDERBYRD – 1977  3/5

 

Publié en mars 1977.

Produit par Don DeVito.

Durée:37:34.

Label:Columbia.

Genre:rock.

 

Raté !

 

Je ne me relèverai pas la nuit pour ce décevant Thunderbyrd (1977), dernier dernier album solo de la décennie 70 pour ce qui concerne l’ami Roger. Comme l’artiste a mis sa carrière perso en veilleuse pendant près d’une quinzaine d’années, il faut attendre 1991 et Back From Rio pour retrouver un travail personnel de l’ex-Byrds.

Des disques comme Thunderbyrd, produit par Dan DeVito, producteur du Dylan de la deuxième moitié des années 70, il en existe des milliers. Ce qui signifie que Thunderbyrd se situe dans le ventre mou du rock. Noyé parmi une flopée de disques tout aussi neutres et sans réel intérêt.

Vous prenez une matière acceptable, malgré la présence modeste de quatre originaux, quelques musicos compétents, vous trempez la matière dans l’encrier du folk-rock, du country-rock et vous donnez un titre à votre ersatz d’album. Alors vous obtenez ce Thunderbyrd qui ne diffère en rien de ce que les has-been du rock avaient tendance à proposer à la fin des années 70.

Encore une fois, mon propos n’est pas de tirer sur l’ambulance car McGuinn n’a pas des coiffeurs à ses côtés (pardon pour la corporation !) et lui-même n’est pas le premier venu, mais le contenu, fut-il correctement interprété, ne dégage rien de surprenant, rien de vraiment original ou croustillant.

Avec le cursus qu’on connaît de McGuinn, la maturité qui est la sienne, cet album (pas mauvais, mais pas bon) est quelconque. Surprenant de la part d’une telle sommité du rock qui vient de nous sortir un Cardiff Rose de derrière les fagots. Mais bon, un coup ça va, un coup ça passe au travers, il faut s’y faire. Là, c’est raté (RAZOR©).

 

1. All Night Long.

2. It’s Gone.

3. Dixie Highway.

4. American Girl.

5. We Can Do It All Over Again.

6. Why Baby Why.

7. I'm Not Lonely Anymore.

8. Golden Loom.

9. Russian Hill.

 

Roger McGuinn:guitare,chant.

Rick Vito:guitares,dobro,harmonica,choeurs.

Greg Thomas:batterie,percussions.

Charlie Harrison:basse,choeurs.

Marty Grebb:claviers.

Tom Scott:saxophone.

Janis and Kristine Oliver:choeurs.

Bruce Barlow:basse.

Steve Forman:percussions.

DISCOGRAPHIE 70'S MCGUINN HILLMAN CLARK

LP Studio 1 - 1979 

 

Mcguinn hillman clatk 79

 

MCGUINN CLARK & HILLMAN

MCGUINN CLARK & HILLMAN – 1979  3/5

 

Publié en 1979.

Produit par Howard Albert,Ron Albert.

Durée:38:44.

Label:Capitol.

Genre:folk-rock,country-rock.

 

Plaisir mitigé.

 

Ils auraient pu refaire le coup des Byrds et reprendre à leur compte un nom qu’ils ont contribué à rendre mythique. Ils, ce sont Roger McGuinn, Gene Clark et Chris Hillman. Ils auraient pu, mais, pour des raisons déontologiques évidentes, ils se sont contentés de réunir leurs patronymes respectifs et de les apposer sur le contrat d’enregistrement, sous label Capitol, de ce disque éponyme collectif.

C’est donc sous McGuinn, Clark & Hillman (en écoute intégrale ici) que sort ce LP de 1979. J’étais de ce disque à l’époque. Imaginez mon impatience d’en découdre avec lui moi grand fan des Byrds devant l'Eternel.

Même sans Crosby, avec trois éléments sur cinq, on tient là 60% des Byrds, non de dieu ! Et bien il m’a fallu déchanter. Ce groupe qui sonne alors si contemporain, n’a rien de son illustre devancier.

Les trois ex-Byrds ne revendiquent d’ailleurs pas leur statut passé, déclarent à tout-va que les Byrds, c’est de l’histoire ancienne, et que cette nouvelle mouture à trois n’a pas pour objectif de repiquer au truc.

L’album n’est pas dégueu, s’écoute avec plaisir mais sans passion, tant la matière appropriée pour le pousser vers le haut, fait défaut. Aujourd’hui encore, j’éprouve une inégale satisfaction à l’auditionner, mais c’est plus par nostalgie du passé et par respect pour ces vétérans que je le fais.

Même les titres de Gene Clark (Little Mama, Backstage Pass, Feelin’ Higher et Release Me Girl) que je vénère, ne me touchent pas comme d’habitude.

Les trois larrons n’ont toutefois pas perdu la main sur Long Long Time, Surrender To Me (de Rick Vito), Don’t You Write Her Off et Bye Bye Baby. Par contre, en flirtant avec le disco, le disque s’effiloche et perd de son attrait dès le cinquième titre.

Ce produit, au risque de me répéter, intègre la profusion de disques moyens de la fin des années 70. Milieu de gamme, pas plus (RAZOR©).

 

1. Long Long Time.

2. Little Mama.

3. Don't You Write Her Off.

4. Surrender To Me.

5. Backstage Pass.

6. Stopping Traffic.

7. Feelin' Higher.

8. Sad Boy.

9. Release Me Girl.

10. Bye Bye Bay.

 

Gene Clark:guitare,chant.

Chris Hillman:basse,guitare,chant.

Roger McGuinn:guitare,chant.

Paul Harris:clavier.

Joe Lala:percussion.

George Terry:guitare électrique,guitare acoustique,piano.

Greg Thomas:batterie.

Mike Lewis:arrangements cuivres et cordes.

Charles Chalmers,Sandra Chalmers,Donna Rhodes:choeurs.

John Sambataro:guitare,choeurs.

DISCOGRAPHIE BYRDS.

LP Studio 1 - 1965

 

Byrds mrtambourineman

 

THE BYRDS

MR TAMBOURINE MAN - 1965  5/5

 

Publié le 21 juin 1965.

Produit par Terry Melcher.

Durée:31:35.

Label:Columbia.

 

Un son nouveau est né.

 

Mr. Tambourine Man (lien pour écouter l'album) est un hit de Bob Dylan qui donne le titre à cet album des Byrds, leur premier, en 1965, sur Columbia Records. Le premier line-up de ce groupe d’anthologie est alors composé d’un certain Jim McGuinn (son vrai nom), plus connu sous le nom d’emprunt de Roger McGuinn, chanteur et guitariste, d’une future légende du rock, David Crosby, guitariste et officiant également au chant, de Gene Clark, l’immense Clark, un compositeur hors pair qui, outre le chant, fait aussi dans les percus, de Chris Hillman, bassiste et autre pointure, de Michael Clarke, batteur.

Très à son affaire dans le registre folk rock, les Byrds sont un peu trop souvent les « laissés pour compte » du rock. Et pourtant, ils ont tenu un rôle majeur en faisant la promotion de nombreux titres de Dylan, ce qui l’a bien aidé dans le démarrage de sa carrière et en marquant de leur empreinte la scène musicale des années 60.

Entre un rock qui commence à décliner et un psychédélisme qui n’est pas encore vraiment installé, les Byrds vont se positionner et influencer des artistes comme Simon & Garfunkel, les Beatles (et réciproquement).

En mélangeant le folk de tradition américaine à la modernité du british rock façon Scarabées, le groupe de McGuinn va définitivement tracer le sillon du folk rock. Mr Tambourine Man va être l’album déterminant qui les met sans attendre sur les bons rails.

De Dylan, dont ils reprendront régulièrement, et par la suite, au moins deux titres par LP, ils interprètent, outre la chanson titre, Chimes Of Freedom, All I Really Want To Do ainsi que Spanish Harlem Incident.

L’album ne vaut pas que par ces excellentes reprises de morceaux puisés dans le catalogue du Zim. Excellent disque d’une demi-heure, on peut y trouver des compositions, au demeurant excellentes, de Gene Clark comme I’ll Feel A Lot Better, de McGuinn (You Won’t Have To Cry), un agréable The Bells Of Rhymney d’Idris Davies et de Peter Seeger, Here Without You, I Knew I’d Want You.

On appréciera surtout sur cet opus, la belle voix de McGuinn de même que les merveilleuses et précises harmonies vocales. Produit par Terry Melcher, on y retrouve certains clients comme Leon Russel, Jerry Cole, Hal Blaine. 

Précurseurs du psychédélisme, les Byrds ont eu des retombées positives de cet album qui, aujourd’hui, est un peu daté, mais n’en demeure pas moins un disque à posséder. Ce son si particulier restera à jamais leur signature (RAZOR©).

 

1. Mr. Tambourine Man.

2. I’ll Feel A Whole Lot Better.

3. Spanish Harlem Incident.

4. You Won’t Have To Cry.

5. Here Without You.

6. The Bells Of Rhymney.

7. All I Really want To Do.

8. I Knew I’d Want You.

9. It’s Not Use.

10. Don’t Doubt Yourself, Babe.

11. Chimes Of Freedom.

12. We’ll Meet Again.

 

Jim McGuinn:lead guitare,chant.

Gene Clark:guitare rythmique,tambourin,chant.

David Crosby:guitare rythmqiue,chant.

Chris Hillman:basse électrique.

Michael Clarke:batterie.

 

LP Studio 2 - 1965

 

Byrds turn turn turn

 

THE BYRDS

TURN ! TURN ! TURN ! - 1965  4/5

 

Publié le 6 décembre 1965.

Produit par Terry Melcher.

Durée:30:24.

Label:Columbia Records.

 

Dans la cour des grands.

 

On prend les mêmes et on recommence. La même année que Mr Tambourine Man, soit1965, sort un deuxième album des Byrds, Turn ! Turn ! Turn !. Les Byrds qui ont eu la judicieuse idée de combiner la traditionnelle folk music américaine avec la modernité du rock venu d’Angleterre pour donner naissance au folk-rock.

La recette est payante dans tous les sens du terme, car Mr Tambourine Man et le single qui en est à la base, font un tabac, alors on remet ça, normal. Un peu trop tôt peut-être, car Turn ! Turn ! Turn ! n’a pas la saveur de son prédécesseur.

Deux pincées de reprises de empruntées au catalogue de Bob Dylan (The Times They Are A Changin’, Lay Down Your Weary Tune), trois pincées de morceaux composés par l’emblématique Gene Clark (Set You Free This Time, The World Turns All Around Her, If You’re Gone), une petite pincée de Crosby qui prend enfin ses responsabilités à l’écriture (Wait And See), et une pincée de Pete Seeger, via un Turn ! Turn ! Turn ! écrit à la fin des années 50 et que les Byrds vont porter sur les fonts baptismaux.  

Ce disque, plus court que le précédent, n’a pas la même saveur, disais-je, mais il reste un très bon opus, à l’image de l’ensemble de leur œuvre durant les années 60. Sorti à la hâte pour Noël 1965, alors que l’Amérique est politiquement et socialement divisée, il souffre de cette précipitation qui sied aux desseins commerciaux. Mais tout allait tellement vite à cette époque. Il fallait être réactif.

Son défaut majeur est de trop sentir le copié-collé de Tambourine Man, en plus inégal cependant. Les harmonies vocales sont toujours aussi agréables, la 12 cordes de McGuinn est présente et efficace, mais le résultat ne supplante pas Mr Tambourine Man. Par ailleurs, certaines tensions voient le jour. Il ne faut pas faire d’ombre à Mr McGuinn, Jim pour l’état civil et qui deviendra Roger. Et Clark, songwriter patenté de ce Byrds, commence à prendre du coffre.

Quoi qu’il en soit, ce deuxième album des Byrds, encore alimenté au Dylan, leur permet de se frotter, sans complexe aucun, au gotha du rock anglais et dont les Beatles sont l’élément dominant. Chez eux, pour l’heure, les Byrds ne craignent pas pour leur abattis, ils portent le costard de cadors.

Avec leur succés, devenu un véritable hymne, le groupe assoit encore plus et définitivement sa réputation. Ce disque, même s’il n’est pas celui que je conseillerais pour aborder les Byrds, n’en est pas moins un indispensable pour se familiariser avec leur histoire, faite de virages artistiques essentiels pour le rock (RAZOR©).

 

1. Turn! Turn! Turn! (To Everything There is a Season).

2. It Won't Be Wrong.

3. Set You Free This Time.

4. Lay Down Your Weary Tune.

5. He Was a Friend of Mine.

6. The World Turns All Around Her.

7. Satisfied Mind.

8. If You're Gone.

9. The Times They Are a-Changin'.

10. Wait and See.

11. Oh! Susannah.

 

Jim McGuinn:lead guitare,guitare acoustique,chant.

Gene Clark:guitare,harmonica,tambourin,chant.

David Crosby:guitare,chant.

Chris Hillman:basse électrique.

Michael Clarke:batterie.

Terry Melcher:orgue sur 5.

 

LP Studio 3 - 1966

 

Byrds fifth dimension

 

THE BYRDS

FIFTH DIMENSION - 1966  4/5

 

Publié le 18 juillet 1966.

Produit par Allen Stanton.

Durée:29:59.

Label:Columbia Records.

 

Un Byrds des grands jours.

 

5 D, alias Fifth Dimension (album en écoute intégrale ici), sort en 1966 sur Columbia Records, alors que la période hippie bat son plein et que les hallucinogènes tournent à donf, LSD, champignons mexicains en tête. Sous la bannière Turn On, Tune In, Drop Out, certains groupes vont fédérer autour d’eux et de leur musique, un essaim de jeunes en mal d’expériences spirituelles.

En 1966, les Byrds, à l’instar de l’Airplane, vont être les acteurs d’un créneau musical psychédélique sur lequel vont venir se greffer tous les arts. L’acid rock ou rock psychédélique, avec son atmosphère si particulière et au son si caractéristique, tisse sa toile autour de cette jeunesse. Ils comptent même parmi les premiers à avoir abordé le problème de la drogue dans la chanson.

Par le biais de leurs expériences sous LSD et autres, les Byrds vont donner un coup de boost à leur légendaire folk pop-rock qui en a fait l’égal des Beatles. Très expérimentaux sur ce troisième opus du catalogue, ils y greffent des influences jazz et des sonorités indiennes. Cela débouche sur un 5 D quelque peu hésitant, plus complexe et cérébral.

Leur musique alterne l’excellence et le moins bon, mais qui reste bon, si vous voyez ce que je veux dire. Le summum de la démarche psychédélique du moment se situe dans Eight Miles High qui réfère à la dope.  Ainsi, quand McGuinn et sa guitare caméléon revisitent le jazz façon Coltrane et l’univers mystique de Shankar, si ça pue pas le trip à plein nez, ça y ressemble bien.

Outre Eight Miles High, relevons I See You signée Crosby et McGuinn et l’abstraite, superbe et magique ballade What’s Happening d’un excellent David  Crosby enfin compositeur de haut niveau. Wild Mountain Thyme, 5 D, le réussi Mr Spaceman, fusion de country et de rock et le poignant, le macabre I Come And Stand At Every Door méritent une attention particulière. A se mettre également entre les deux oreilles, le Hey Joe d’Hendrix, une reprise folk rock sympa, sortie un an avant celle de Jimmy.

Cet album n’a pas vraiment cartonné, mais il demeure un des plus connus du groupe. Il n’est pas leur meilleur, à mon avis, car manquant de cohérence, souvent trop inégal. A ce titre, la perte de Gene Clark n’y est pas étrangère. Il est complexe aussi, voire étrange à l'image de ce solo de turboréacteur qui apparaît sur 2-4-2 Fox Trot.

Outre sa qualité et son influence, il a une triple valeur historique dans la mesure où les Byrds empruntent ici une direction musicale nouvelle, où son architecte, Gene Clark, qui est crédité ici (chœurs, harmonica et tambourin), ne fait déjà plus partie de cette formation, McGuinn s’en étant séparé, soi-disant, du fait de sa phobie pour l’avion. L’histoire omet de dire que Clark lui faisait beaucoup trop d’ombre et que McGuinn avait un putain d'ego. Enfin, troisième point important, Fifth Dimension ne contient aucune reprise de Dylan, alors que les Byrds s’en étaient faits les spécialistes. A avoir dans sa discothèque idéale (RAZOR©).

 

1. 5D (Fifth Dimension).

2. Wild Mountain Thyme.

3. Mr. Spaceman.

4. I See You.

5. What's Happening?.

6. I Come and Stand at Every Door.

7. Eight Miles High.

8. Hey Joe.

9. Captain Soul.

10.John Riley.

 

Jim McGuinn:lead guitare,chant.

David Crosby:guitare,chant.

Chris Hillman:basse électrique,chant.

Michael Clarke:batterie.

Gene Clark:tambourin,harmonica,chant.

Van Dyke Parks:orgue.

 

LP Studio 4 - 1967

 

Byrdsyoungeryesterdaycover

 

THE BYRDS

YOUNGER THAN YESTERDAY - 1967  5/5

 

Publié le 6 février 1967.

Produit par Gary Usher.      

Durée:29:11

Label:Columbia records.

 

Better Than Yesterday.

 

Le départ de Gene Clark à l’écriture a permis aux membres restants de prendre leurs responsabilités dans ce domaine. Dans ce quatrième album, Younger Than Yesterday (album en écoute intégrale ici) produit par Gary Usher et datant de 1967, Hillman, jusqu’alors aux abonnés absents, s’y colle aussi (4 morceaux seuls et un avec McGuinn), Crosby en assurant pour sa part  trois (et un avec McGuinn), tandis que le nouveau boss (McGuinn) limite sa contribution à un maigrichon CTA – 102. Dylan fait le reste, on reprend les bonnes vieilles recettes qui marchent : ici, c’est My Back Pages qui est ciblé.

En cette année 1967, fertile en albums mythiques, les Beatles et les Stones carburent fort. Les Byrds peinent à suivre le rythme mais tirent cependant leur épingle du jeu. Leur fidèle public s’y perd un peu, Fifth Dimension, trop expérimental, les ayant détournés de leur légendaire folk rock pour verser dans un registre plus psychédélique.

Le départ de Gene Clark, l’icône de l’écriture, n’est pas fait pour arranger les choses. Dans ce contexte où il faut sortir la tête de l’eau et remettre le nez dans le guidon, McGuinn va prendre les choses en main, battre le rappel de troupes qu’il va impliquer un peu plus qu’à l’accoutumée. Il prend l’option de diversifier l’offre, de soigner les compositions et surtout, au niveau du style de fusionner pop, folk-rock, country-rock et psychédélisme. 

Commercialement l’album ne fera pas d’étincelles. Artistiquement, oui. Il est, en effet, excellent, du haut de ses 29 petites minutes. Alors, c’est quoi exactement ces merveilles en question ? D’abord le probant et ironique titre d’ouverture So You Want To Be A Rock’n’Roll Star (et ses trompettes de mariachis), le sublime Have You Seen Her Face d’un Hillman qui, dès qu’on le pousse au cul, est capable de pondre un grand morceau !, l’enivrant Why (Crosby et McGuinn), l’étrange et captivant Mind Gardens du Byrds moustachu, le merveilleux Everybody’s Been Burned, le subtile Renaissance Fair, un titre très flower power, Thoughts And Words, très Beatles et la version revisitée de My Back Pages de Dylan.

Pour le reste, des titres comme Time Between et The Girl With No Name de Chris Hillman, avec un Clarence White à la guitare, annoncent le Byrds à venir, plus country-rock (Sweetheart Of The Rodeo). Je ne lui aurais pas accordé un tel crédit à sa sortie mais l’album a si bien vieilli qu’il en est devenu une pièce maîtresse de leur discographie et de ma discothèque. Pour moi, on tient là le meilleur Byrds avec The Notorious Byrd Brothers de 1968. Donc, ça vaut pareil. Cinq Sterne qui, comme vous l’avez deviné, signifie étoiles en teuton (RAZOR©).

 

1. So You Want to Be a Rock 'n' Roll Star.

2. Have You Seen Her Face.

3. C.T.A.-102.

4. Renaissance Fair.

5. Time Between.

6. Everybody's Been Burned.

7. Thoughts and Words.

8. Mind Gardens.

9. My Back Pages.

10. The Girl with No Name.

11. Why .

 

Michael Clarke:batterie.

David Crosby:guitare,chant.

Chris Hillman:basse,chant.

Roger McGuinn:guitare,chant.

Vern Gosdin:guitare acoustique.

Hugh Masekela:trompette.

Clarence White:guitare.

 

LP Studio 5 - 1968

 

Byrdsnotoriousbyrdsbrother

 

THE BYRDS

THE NOTORIOUS BYRD BROTHERS – 1968  5/5

 

Publié le 3 janvier 1968.

Produit par Gary Usher.

Durée:28:28.

Label:Columbia Records.

 

Tome 2 de la trilogie magique.

 

Les Byrds n'ont jamais fait dans la simplicité. Leur histoire est jalonnée de cohabitations difficiles, d'égos surdimensionnés, de rivalités nuisibles au collectif, de ruptures. Il faut dire qu'on a affaire à des sacrés lascars. Les  Roger Mc Guinn, David Crosby, Chris Hillman, Gene Clark, Michael Clarke ont tous du talent à revendre, chacun joue des coudes, quand il ne force pas le passage, pour s’imposer.

Au moment de la sortie de leur numéro 5, The Notorious Byrd Brothers (écoute intégrale ici), ils ne sont d’ailleurs plus que 4, leur leader, Gene Clark ayant jeté l'éponge avant l'excellent Younger Than Yesterday.

Pour ce nouveau disque, c'est au tour de David Crosby de se faire lourder. Membre fondateur des Byrds, auquel il apporte un registre vocal qui fait la force du groupe, Crosby lâche l’affaire suite à des brouilles avec McGuinn, compositeur principal depuis le départ de Gene Clark, auquel il reproche que ses compositions ne sont pas assez mises en avant, que les reprises priment sur elles et que patati patata. Faut dire que, quand on voit qu’un titre aussi merveilleux que Triad, finit dans l’escarcelle de Jefferson Airplane parce que le boss des Byrds n’en a pas voulu tout de suite, il y a de quoi renverser la table. Il n’a pas forcément tort le Dav’.

Est-ce pour lui faire payer son comportement souvent irascible ces derniers temps et son départ en plein milieu des sessions d’enregistrement, que les trois autres Byrds osent une pochette cynique qui fait apparaître, depuis les trois box d’une écurie, Hillman, McGuinn et Clarke, le quatrième box étant occupé par un cheval… De là à considérer Crosby comme un bourrin, il n’y a qu’un sabot… Crosby l’a longtemps eu mauvaise !

Les Byrds, une fois l’album enregistré, se retrouveront même à deux (par rapport aux 5 de départ) puisque Michael Clarke mettra également les voiles. Toujours est-il que cet album de 28 minutes, sorti au tout début de janvier 1968, cohérent, ambitieux, expérimental (sur le psychédélisme)  est une tuerie. Mélange d’un folk-rock baignant dans des vapeurs psyché, mêlé de country, d’électro et de jazz, je le kiffe grave pour contenir certains titres les plus doux et les plus éthérés du groupe.

The Notorious Byrd Brothers débute par un étrange mais énergique et entraînant Artificial Energy (sur les problèmes avec les amphés). Goin’ Back est très poignant et empli de nostalgie, cette composition est signée et Goffin. Ce duo signe également le très court morceau Wasn’t Born To Follow, repris en face A du vinyle et que l’on retrouvera en 1969 sur la musique du film Easy Rider. Draft Morning est époustouflant, Get To You, enluminé. Splendides aussi Old John Robertson ou ces deux pièces que sont Change Is Now et Space Odyssey.

Dans l’histoire, David Crosby le viré n’apparaît même pas sur les titres de sa composition partielle comme Draft Morning, Tribal Gathering et Dolphin’s Smile. On atteint des sommets ici. Avec son prédécesseur Younger Than Yesterday et son suivant Sweetheart Of The Rodeo, on tient là la trilogie incontournable des angelins. (RAZOR©).

 

1. Artificial Energy.

2. Goin' Back.

3. Natural Harmony.

4. Draft Harmony.

5. Wasn't Born To Follow.

6. Get To You.

7. Change Is Now.

8. Old John Robertson.

9. Tribal Gathering.

 

Michael Clarke:batterie sur 1/4/8/9.

David Crosby:guitare,basse,chant sur 4/7/8/9.

Chris Hillman:basse,guitare rythmique,chant.

Roger McGuinn:guitare,Moog,chant.

Clarence White:guitare.

James Burton:guitare.

Red Rhodes:pedal steel guitare.

Paul Beaver:piano,Moog.

Terry Trotter:piano.

Gary Usher:Moog,percussions,chœurs.

Barry Goldberg:orgue.

Dennis McCarthy:célesta.

Jim Gordon:batterie sur 2/3/5.

Hal Blaine:batterie sur 6/7.

Lester Harris,Raymond Kelley,Paul Bergstrom,Jacqueline Lustgarten:violoncelle.

Victor Sazer,Carl West,William Armstrong:violon.

Alfred McKibbon:contrebasse.

Ann Stockton:harpe.

Richard Hyde:trombone.

Jay Migliori:saxophone.

Roy Caron,Virgil Fums,Gary Weber:cuivres.

Dennis Faust:percussions.

Curt Boettcher:chœurs.

The Firesign Theatre:effets sonores.

Gene Clark:chœurs sur 2/11.

 

LP Studio 6 - 1968

 

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THE BYRDS

SWEETHEART OF THE RODEO – 1968  5/5

 

Publié le 29 juillet 1968.

Produit par Gary Usher.

Durée:32:26.

Label:Columbia Records.

 

Album séminal.

 

On ne peut pas dire que Sweetheart Of The Rodeo (1968) ait été un grand succès au niveau des ventes. Sur le plan critique, c’est autre chose ; les experts ont adoré. Crosby et Clarke, le batteur, ont décroché dernièrement. Seuls McGuinn l’inamovible et Hillman, le fidèle lieutenant subsistent du Byrds initial.

Alors que l’acid rock crame ses dernières cartouches et que la country music n’est alors pas en odeur de sainteté du côté des rockeux, qui constituent globalement la majorité du public, les Byrds prennent le contrepied de tout le monde pour sortir un album qui mêle le rock à des influences populaires, de la country et du bluegrass, du jazz et de l’électronique. Osé !

Pour ce faire, McGuinn recrute un cousin de Hillman, Kevin Kelley, batteur de son état et Gram Parsons, branché country comme pianiste. Il passe rapidement du clavier à la gratte.

Ce sixième disque est enregistré à Nashville. Il ne génère pas un seul hit et pointe à une peu glorieuse 77 position des charts. Rare pour un produit estampillé Byrds. Il faut admettre que, spontanément, on a du mal à aimer si l’on n’est pas country. Et c’est l’état d’esprit des fans de l’époque, au moment de sa sortie. Depuis, ils ont dû revoir leur copie.

Avec de l’écoute et du recul, cet album s’apprécie aussi n’est-il pas surprenant que Sweetheart Of The Rodeo soit considéré aujourd’hui comme un album charnière essentiel de l’histoire du rock.

Gram Parsons n’est pas étranger à cette métamorphose. Près de 50 ans plus tard, et quand on connaît l’histoire mouvementée des Byrds, on ne peut que constater que Roger McGuinn et sa troupe ont relevé un sacré défi, pas évident du tout au départ. Dans ce contexte toutefois, on ne dira jamais assez l’apport et l’investissement de Gram Parsons dont Sweetheart Of The Rodeo aurait pu être un album personnel. Très bon disque qui en a certainement influencé plus d’un (RAZOR©).

 

1. You Ain't Going Nowhere.

2. I Am a Pilgrim.

3. The Christian Life.

4. You Don't Miss Your Water.

5. You're Still on My Mind.

6. Pretty Boy Floyd.

7. Hickory Wind.

8. One Hundred Years from Now.

9. Blue Canadian Rockies.

10. Life in Prison.

11. Nothing Was Delivered.

 

Clarence White:guitare,chant.

John Hartford:banjo,guitare.

Chris Hillman:basse,mandoline,chant.

Gram Parsons:guitare,chant.

Lloyd Green:guitare steel.

Earl Ball:piano.

Jon Corneal:batterie.

Roy M. Junior Husky:basse.

Kevin Kelley:batterie.

Jay Dee Maness:guitare steel.

Roger McGuinn:banjo,guitare,chant.

 

LP Studio 7 - 1969

 

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THE BYRDS

DR. BYRDS & MR. HYDE - 1969

 

Publié en mars 1969.

Produit par Bob Johnston.

Durée:34:25.

Label:Columbia Records.

Genre:country-rock.

 

Des Oyseaux sans ailes.

 

Du line-up de départ, seul Roger McGuinn pointe encore présent chez les Byrds. Gene Clark a quitté le vaisseau depuis un moment. Crosby lui s’est fait lourdé. Clarke le batteur et Hillman en font de même. Puis c’est au tour de Kevin Kelley, le cousin d’Hillman, et enfin, de Gram Parsons dont l’influence sur le séminal Sweethaert Of The Rodeo n’a pas permis la percée attendue auprès des fans.

L’équipe est décimée. Il faut donc reconstruire pour aborder ce septième album qu’est Dr. Byrds & Mr. Hyde (en écoute intégrale ici) de mars 1969. Gene Parsons arrive à la batterie, le talentueux John York prend la basse et avec Clarence White, sous la houlette de McGuinn (et Lloyd Green à la pedal steel guitare) attaquent les sessions d’un LP paru, une fois encore, pour le compte de Columbia Records.

Avec leur album country précédent, les Byrds ont affolé leur public et ont fait un flop commercial; ils reviennent donc à un mélange des genres, puisant dans leurs expériences passées et proposent une synthèse de rock, pop, blues,folk, country et psychédélisme.

Cet album, le plus long que les Byrds aient réalisé (34 minutes), s’articule autour du chant de McGuinn et s’appuie sur une section rythmique solide. Inégal mais très intéressant pour certains titres (deux ou trois, pas plus !), il dévoile deux faces comme l’exprime son titre, les expériences et les racines.

Si le principe fonctionne relativement bien, je n’y ai trouvé que peu d’attrait et pas grand-chose pour m’accrocher. Il s’ouvre sur une étonnante et excellente adaptation de This Wheel’s Of Fire de Dylan et Danko (The Band). Eh oui, le rusé renard qu’est McGuinn persiste et signe dans ce qui a fait le succès du Byrds initial : reprendre du Zim. Un second titre emprunté à Dylan achève cet album : My Back Pages, combiné en medley à B.J. Blues et Baby What You Want Me To Do.

Entre les deux, c’est country-folk, avec Old Blue, Drug Store Truck Driving Man, Nashville West (un instrumental co-crédité à Clarence White et au nouvel entrant qu’est Gene Parsons), c’est rock avec, outre The Wheel’s On Fire, King Apathy III et un lourd Bad Night At The Whiskeyet c’est dans l’esprit flower-power comme Candy et Child Of The Universe. Qu’en penser? Pour moi, hormis deux ou trois titres, l’affaire ne casse pas trois pattes à un canard. Beaucoup trop de choses inutiles. Du remplissage.

McGuinn a décidé de continuer seul l’aventure initiée en 1965 avec Mr Tambourine Man. En voulant maintenir hors de l’eau un groupe orphelin de ses meilleurs acteurs (Clark, Parsons, Crosby), en zigzagant entre fol-rock, psyché et country, il a réussi à semer le trouble dans l’esprit de fans carrément déboussolés. La matière commence à défaillir, Mc Guin à s’isoler, l’entreprise à s’enliser. La vitrine est encore belle mais visiblement, dans le disque qui nous concerne, il n’a plus grand-chose en magasin. McGuinn, que je considère un peu comme le fossoyeur des Byrds n’a plus un Clark, un Parsons, un Hillman pour masquer son manque d’inspiration. Dans le prochain album, Ballad Of Easy Rider , ce sera au tour de Dennis Hopper de lui sauver la mise. A vouloir jouer d’une double personnalité, on en arrive parfois à en manquer. Et c’est la route que prennent les Byrds nouvelle mouture, à mon sens. Vers le dépôt de bilan (RAZOR©).

 

1. This Wheel's on Fire.

2. Old Blue.

3. Your Gentle Way of Loving Me.

4. Child of the Universe.

5. Nashville West.

6. Drug Store Truck Drivin' Man.

7. King Apathy III.

8. Candy.

9. Bad Night at the Whiskey.

10. Medley: My Back Pages/B.J. Blues/Baby What You Want Me to Do.

 

Roger McGuinn:guitare,chant.

Clarence White:guitare,choeurs.

John York:basse électrique,choeurs.

Gene Parsons:batterie,harmonica,banjo,choeurs.

Lloyd Green:pedal steel guitare sur 6.

 

LP Studio 8 - 1969

 

Byrdsballadofeasyrider

 

THE BYRDS

BALLAD OF EASY RIDER - 1969   2,5/5

 

Publié le 10 novembre 1969.

Produit par Terry Melcher.

Durée:33:55.

Label:Columbia Records.

 

Qui y croît encore?

 

Les Byrds, c’est bel et bien terminé, il suffit de lire les commentaires et de regarder les notes de leur discographie depuis Sweetheart Of The Rodeo. Voilà la réalité ! Voilà ce qu’il faut se dire. McGuinn a beau s’entêter à défaire et reformer le groupe, les Byrds ont cessé d’être. Et ça ne date pas de cet album.

Le départ de Gene Clark a été énormément préjudiciable au groupe et à l’intérêt qu’il suscitait. Hormis les premiers albums, les Byrds donnent la désagréable sensation d’avoir été une formation qui est passée à côté de tout, en dépit d’un talent et d’un potentiel énorme. Ils ont été, ne l’oublions-pas, les égaux des Beatles, des Beach Boys. Il vaut avoir vécu cette période pour se rendre compte de ce que cela représentait. C’était énorme !

Les problèmes d’égos ont tout foutu en l’air et ce n’est pas Easy Rider, produit par Terry Melcher, le producteur de Mr Tambourine Man et Turn, Turn, Turn appelé en pompier de service qui va sauver les meubles.

Les Byrds figurent sur la bande-son du film au même titre que le Band et Dylan, qu’Hendrix, Steppenwolf, mais cet album de novembre 1969 chez Columbia, n’est pas la  musique du film de Dennis Hopper. La démarche marketing de ce disque est assez judicieuse. La maison de disques s’est appuyée sur le succès du film pour tenter d’en faire un également, bien qu’ils n’aient que le seul titre Ballad Od Easy Rider en commun.

Les critiques et les fidèles du groupe, déjà peu convaincus par l’album précédent Dr Byrds & Mr Hyde, ne savent désormais plus à quel saint se vouer. Y croient-ils encore ? A cette époque, moi, non ! Mes commentaires précédents l’annonçaient.

Les Byrds sont de de plus en plus transparents, ils flirtent avec le dépôt de bilan. On y arrive doucement mais sûrement, tant leur travail devient insipide et sans inspiration. Ils ne font plus bander.

On retiendra donc de ce disque un Jesus Is Just Allright que les Doobie Brothers sur Toulouse Street rendront plus convaincant, un emprunt à Dylan, comme c’est de coutume désormais pour faire semblant d’y croire (It’s All Over Now, Baby Blue), le cristallin Ballad Of Easy Rider (écrite par McGuinn et Dylan, ce dernier, furax, ayant  insisté pour que son nom soit enlevé pour ne pas promouvoir un film dont il n’était pas client) et, à un degré moindre, Fido, Jack Tarr The Sailor et le classique de Woody Guthrie Deportee.  Rarement charmant, globalement ennuyeux ! Le temps a amélioré l’écoute, certes, mais ça reste moyen (RAZOR©).

 

1. Ballad of Easy Rider.

2. Fido.

3. Oil in My Lamp.

4. Tulsa County Blue.

5. Jack Tarr the Sailor.

6. Jesus Is Just Alright.

7. It's All Over Now, Baby Blue.

8. There Must Be Someone (I Can Turn To).

9. Gunga Din.

10. Deportee (Plane Wreck at Los Gatos).

11. Armstrong, Aldrin and Collins.

 

Roger McGuinn:guitare,chant.

Gene Parsons:batterie,chant.

Clarence White:guitare,chant.

John York:basse,chant.

 

LP Studio hybride 9 - 1970

 

Byrds untitled

 

THE BYRDS

(UNTITLED) – 1970  4/5

 

Publié le 14 septembre 1970.

Produit par Terry Melcher,Jim Dickson.

Durée:71:27.

Label:Columbia Records.

 

Plus c’est long, meilleur c’est.

 

Jouons franc jeu. Je n’aurai pas mis ma chemise sur (Untitled) de son temps. Les Byrds sont alors au creux de la vague et avec tous les coups fourrés montés par les Ysengrin des maisons d’éditions prompts à vous faire avaler les plus grosses couleuvres, je m’étais abstenu. C’est que ça coûtait un os pour se payer un 33, fut-il hybride. C’est un pote qui me l’a fait découvrir un an environ après sa publication en septembre 70. Beau joueur, j’ai admis qu’effectivement, dans le contexte discographique ambiant, il sortait du rang. D’où une note de quatre que je ne renie pas aujourd’hui et que je confirme.

York, John de son prénom, dernier bassiste en date des Byrds, en désaccord avec les orientations prises, a été prié, par le boss McGuinn d’aller voir ailleurs s’il y était. Encore du McGuinn dans le texte. Les fidèles employés que sont Gene Parsons et Clarence White ont suggéré au patron le nom d’un pote Skip Battin pour reprendre la basse. Adjugé !

Publié en septembre 1970 toujours chez Columbia, ce double LP, car, en plus du fait qu’il est bon, c’est un double, (Untitled) devait voir le groupe renaître de ses cendres d’où le titre initialement prévu de Phoenix pour marquer une renaissance dont les Byrds en personne semblent tout à fait conscients. S’il y a renaissance, c’est qu’il y a eu fin de vie, non ? Ou mort imminente.

Il se construit autour de deux faces proposant des enregistrements de prestations new yorkaises live au Queens College et au Felt Forum au printemps 1970 d’une part, et de deux autres axées sur des travaux de studio, dont des nouveaux titres.

Il faut en garder, parmi les titres live, le long et psyché Eight Miles High de 16 minutes, le graveleux Lover Of The Bayou, le Positively 4th Street (signé qui ? Dylan, bien sûr !), les classiques intemporels Mr. Tambourine Man et M.r Spaceman.

Côté studio, des nouveaux titres issu du collectif, comme le superbe Chesnut Mare (McGuinn et Jacques Levy), très réussi mélange de folk et de country-rock, le génial Just A Season du même tandem d’écriture, All The Things (idem), Yesterday’s Train du duo Parsons/Battin, ainsi que l’anti Vietnam Welcome Back Home.

J’étais sceptique, je vous le concède, après la production discutable qui est la leur juste avant. Ce double m’a agréablement surpris. Surtout sa face studio, pas mal foutue et brillante. Je n’étais pas très enthousiaste mais là, je m’incline humblement à propos de ce disque le plus long et le seul double que les Byrds aient réalisé pendant leur carrière. Comme quoi, plus c’est long, plus c’est bon (RAZOR©).

 

Live.

1. Lover of the Bayou.

2. Positively 4th Street.

3. Nashville West.

4. So You Want to Be a Rock 'n' Roll Star.

5. Mr. Tambourine Man.

6. Mr. Spaceman.

7. Eight Miles High.

 

Studio.

8. Chestnut Mare.

9. Truck Stop Girl.

10. All the Things.

11. Yesterday's Train.

12. Hungry Planet.

13. Just a Season.

14. Take a Whiff on Me.

15. You All Look Alike.

16. Well Come Back Home.

 

Roger McGuinn:guitare,synthétiseur Moog,chant.

Clarence White:guitare,mandoline,chant.

Skip Battin:basse électrique,chant.

Gene Parsons:batterie,guitare,harmonica,chant.

 

LP Studio 10 - 1971

 

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THE BYRDS

BYRDMANIAX – 1971  2/5

 

Publié le 23 juin 1971.

Produit par Terry Melcher, Chris Hinshaw.

Durée:34:06.

Label:Columbia Records.

 

Beurkmaniax !

 

Un coup de pute ! C’est ce qu’ont dû se dire les Byrds et leur public ou plutôt ce qu’il en reste alors, quand ils ont eu entre les mains ce disque finalisé et vachement surproduit par Terry Melcher, sans qu’ils aient eu leur mot à dire et alors qu’ils n’étaient même pas présents pour des raisons de tournées.

Pour le situer dans le temps, il suit l’album du renouveau (Untitled), une belle réussite. Mais avec les Byrds, un coup c’est excellent, le suivant, c’est carrément à côté de la plaque. Un coup, on les attend dans un registre folk rock, et ils prennent le contrepied en virant du cul vers le psyché, puis une fois que tu t’es habitué à leur période expérimentale, ils filent s’acoquiner à la country. Et puis ces line-up qui n’en finissent pas de changer, ça va bien un moment… Tout ceci fait désordre. Une vache n’y retrouverait pas son veau. Si en plus, la qualité baisse faute à une inspiration en berne, que va-t-il rester aux fans comme argument pour  les convaincre de ne pas quitter le navire à leur tour, à McGuinn de trouver la motivation nécessaire pour poursuivre l’aventure ?

Car la qualité baisse, c’est manifeste. Aussi, pour masquer le manque d’inspiration et la médiocrité des pistes, Melcher n’aura-t-il eu comme seul recours que de charger l’album, afin d’en masquer les imperfections criardes.

De ce petit  album sans imagination, je n’ai pas trouvé grand-chose à me mettre sous la dent. La faute à qui ? A un calendrier infernal comme on dirait du côté de l’O.M. ou du P.S.G ? A un groupe en phase terminale ou à un producteur à la noix ? L’un comme l’autre se sont renvoyé la responsabilité de ce bide, leur dixième LP (1971). A nos dépens. Du coup, leur popularité en prend un sacré coup ! Direction la ligue 2, voire le National. De con côté, McGuinn ose parle de ralenti artistique à propos de ce disque.

Ralenti artistique, mon cul. Chute libre, oui parce que, pour s’emmerder à 100 sous de l’heure, y a pas mieux que ce Byrdmaniax. Y a des anciens du groupe qui doivent bien se marrer devant cette déliquescence. Bref, à part la pochette… (RAZOR©)

 

1. Glory, Glory.

2. Pale Blue.

3. I Trust.

4. Tunnel of Love.

5. Citizen Kane.

6. I Wanna Grow Up to Be a Politician.

7. Absolute Happiness.

8. Green Apple Quick Step.

9. My Destiny.

10. Kathleen's Song.

11. Jamaica Say You Will.

 

Skip Battin:basse,chant.

Roger McGuinn:guitare,chant.

Gene Parsons:batterie,chant.

Clarence White:guitare,chant

Paul Polena:cordes,cuivres.

Sneaky Pete:steel guitare.

Byron Berline:violon.

Larry Knechtel:piano,orgue.

Terry Melcher:piano sur 3.

 

LP Studio 11 - 1971

 

Byrds farther along

 

THE BYRDS

FARTHER ALONG – 1971 2/5

 

Publié le 17 novembre 1971.

Produit par les Byrds.

Durée:32:02.

Label:Columbia Records.

 

Final en eau de boudin.

 

Les Byrds sont rincés, ils se liquéfient, comme on a pu le voir dans l’épisode précédent, Byrdmaniax. Ont-ils encore les moyens de pouvoir relever la tête à l’amorce de Farther Along, leur onzième opus d’une carrière commencée il y a 7 ans ?

Ce qu’il reste de cette formation mythique des années 60 peut-il encore sauver la face et se retirer sur une bonne impression ? La réponse est catégorique : non ! Ils sont devenus un groupe moyen, se fondant dans le ventre mou du rock. Ni meilleur, ni pire. Moyen.

Comme la matière sans inspiration proposée dans cet album de novembre 1971. Leur talent technico-instrumental n’est en aucun cas à remettre en cause, mais quand le message ne passe plus avec son public, le mieux est la reconversion. Il ne faut pas chercher d’excuses pourries entre un album surfait, un autre sous produit, la faute à Melcher, les problèmes de couple, le rythme des tournées. Tatatata ! Tout ça, c’est du flan Il faut se regarder dans une glace, faire son mea culpa et prendre les décisions qui s’imposent. Les Byrds ne sont plus dans le coup et échappent au Gotha du rock depuis belle lurette. Un point, c’est tout !

Farther Along parle de lui-même. A part deux ou trois chansons dont je ne me souviens même pas des titres tellement c’est insignifiant, je n’ai rien trouvé d’excitant sur cet album dépourvu de pêche. Pour l’originalité et la créativité, je ne t’en cause même pas. C’est l’album de la fin, bâclé en quatre jours, répondant vraisemblablement à des raisons contractuelles. Il est grand temps pour McGuinn de refermer la porte du studio derrière lui et d’éteindre la lumière. Ce qu’il fait. Il était temps, il y a une dignité à conserver (RAZOR©).

 

1. Tiffany Queen.

2. Get Down Your Line.

3. Farther Along.

4. B.B. Class Road.

5. Bugler.

5. America's Great National Pastime.

6. Antique Sandy.

7. Precious Kate.

8. So Fine.

9. Lazy Waters.

10. Bristol Steam Convention Blues.

 

Skip Battin:basse,chant

Roger McGuinn:guitare,chant.

Gene Parsons:batterie,chant.

Clarence White:guitare,chant.

 

LP Studio 12 - 1973

 

Byrds1973

 

THE BYRDS

BYRDS – 1973

 

Publié le 7 mars 1973.

Publié par David Crosby.

Durée:34:54.

Label :Asylum Records.

 

Le Byrds et l’argent du Byrds.

 

Ce douzième album, paru en 1973 chez Asylum Records, est un peu particulier. Les Byrds viennent de déposer les armes. Crosby-la-balance, qui se sent pousser des ailes, murmure à l’oreille de McGuinn de se séparer du dernier line-up, considérant que les vrais Byrds, c’étaient les membres fondateurs. Il lui parle du projet qu’il a en tête. C’en est donc définitivement fini du dernier line-up, McGuinn le congédiant car ne le trouvant plus à la hauteur.

Le père McGuinn et Crosby, le combinard ont la lumineuse idée de réunir le gratin fondateur : Gene Clark, Michael Clarke et Chris Hillman. Dans les faits, McGuinn lâche les Byrds pour refonder les Byrds avec les anciens. Faut le faire ! Et beaucoup vont n’y rien comprendre dans cette manœuvre destinée à faire du fric et à refaire de la notoriété. D’où ce projet pour appâter le public.

Ne nous fourrons pas le doigt dans l’œil jusqu’au trou de balle, le LP Byrds n’a aucune cohérence et ne répond à aucune logique artistique. Pour les retrouvailles, macache, peau de balle et balai de chiottes. Elles ne déboucheront pas sur aucune reformation du groupe comme annoncé à grands cris. On en restera donc là, la réunion n’aura pas de lendemain.

Crosby est en stand-by dans Crosby Stills Nash & Young, a un peu de temps disponible alors il joue les aaprentis-producteurs d’un projet plombé avant d’exister. Hillman est encore partie prenante dans un Manassas en phase terminale et rêve du super groupe, le Souther/Hillman/Furay Band, qu’on lui fait miroiter du côté de chez Asylum justement.

Seuls Clarke, en rupture de Flying Burrito Brothers et Clark, que sa carrière solo ne nourrissait pas malgré une discographie remarquable, étaient libres. Remarquez bien que l’entourloupe aurait berné le premier pékin. En effet, l’album en question n’est pas publié sous Byrds, mais décline les noms des acteurs.

Moralité, il est plus une collection de compositions personnelles mises au service d’un projet collectif à l’esprit essentiellement mercantile. Donc  destiné à ramener de l’argent ou à la maison de production ou aux membres. En l’occurrence, on optera pour la deuxième solution.

La réussite de Crosby Stills Nash & Young a été la base de cette réflexion purement commerciale. Crosby a tout pigé et influence la galerie pour faire des Byrds éparpillés, les nouveaux CSNY. Gonflé le phoque !

Toujours est-il qu’il y a un disque et que celui-ci propose 11 titres qui se ventilent de la manière suivante. McGuinn, orphelin de sa Rickenbacker 12 cordes,  apporte deux titres neutres, Born To Rock N Roll (enregistré avec la dernière mouture en 1972), et Sweet Mary, un inédit ; Hillman fait don de deux titres pas vilains (Things Will Be Better, Borrowing Time),  Crosby de deux morceaux comme le cynique Long Live The King qui traite des pratiques tordues de l’industrie du disque, pratiques qu’il met lui-même en application avec ses potes. Le deuxième apport est Laughing repris d’If I Could Only Remember My Name de 1971. Quant à Gene Clark, sa dot se résume à deux chansons, à savoir Full Circle qui met en évidence la science de la mandoline d’Hillman et Changing Heart. Deux titres sont repris du catalogue de Neil Young (Cowgirl In The Sand et About To Rain) sur proposition de Clark et un, de celui de Joni Mitchell (For Free). Pas de Dylan, en revanche, que les Byrds intégraient quasiment sur tous leurs albums.

Pour être objectif, seuls les titres de Gene Clark sont des apports de qualité. Le reste est bon, mais sans grande surprise, sans aspect réellement novateur. Bon son acoustique et relaxant. On sent la maturité des musiciens, la maîtrise des instruments, mais de là à rappeler la vieille garde pour sortir ce Byrds, sans en avoir le son, ni les compositions…

Ce disque n’ajoute rien au prestige du groupe, ni ne ternit son image. Ils se sont revu, ont rebossé ensemble comme au bon vieux temps, tout le monde est content et passe à la caisse mais aucun ne s’est vraiment investi dans le projet ni n’a vraiment joué le jeu, préférant réserver ses plus belles chansons pour des albums personnels, comme l’ont avoué plus tard,  McGuinn et Hillman.

Tout le monde est content, surtout Crosby, dont c’est l’album puisqu’il le produit. Le moustachu au nez creux (un grenier à coke à cette époque) a, commercialement parlant, bien réussi son affaire, puisque Byrds a fait Top 20. Du jamais vu, même au temps béni de ce groupe. Artistiquement, c’est  un échec. Petit coquin, va (RAZOR©).

 

1. Full Circle.

2. Sweet Mary.

3. Changing Heart.

4. For Free.

5. Born to Rock 'n' Roll.

6. Things Will Be Better.

7. Cowgirl in the Sand.

8. Long Live the King.

9. Borrowing Time.

10. Laughing.

11. (See the Sky) About to Rain.

 

Gene Clark:guitare,harmonica,tambourin,chant.

Michael Clarke:batterie,percussions.

David Crosby:guitare,chant.

Chris Hillman:basse,mandoline,guitare, chant.

Roger McGuinn:guitare,banjo,Moog,chant.

 

LP Live 1 (1969) - 2000

 

Byrdsfillmore 1969

 

THE BYRDS

LIVE AT THE FILLMORE FEBRUARY 1969 – 2000  3,5/5

 

Publié le 22 février 2000.

Enregistré les 7 et 8 février 1969.

Produit par Bob Irwin et Roger McGuinn.

Durée:51:35.

Label:Columbia Records.

 

Enfin !

 

C’est le légendaire hall de San Francisco, cher à Bill Graham, le Fillmore, qui sert de cadre à l’enregistrement de ce live des 7 et 8 février 1969 et sorti en 200. Enfin un live dirons-nous. Rendez-vous compte que les fans des Byrds attendent ce moment depuis une éternité. Ce Live At Fillmore, que l’on n’osait même plus espérer, ne déçoit pas le panel des accros aux californiens… et les amoureux de country.

Enregistré dans la foulée de Dr Byrds & Mr Hyde, cet album gravite autour des titres des albums de Sweetheart Of The Rodeo et Dr Byrds. Il  démontre la solidité du line-up du moment ce dont personne ne doute malgré le fait que les cadres viennent d’être renouvelés. Clarence White, Gene Parsons et John York qui ont répondu à l’appel de McGuinn, seul membre du Byrds d’origine ne sont pas tombés de la dernière pluie, ça joue dans la cour des grands.

Ancré dans le country-rock (9 sur 16 titres) qui a immortalisé les Byrds, cet album éclectique propose aussi une part au rock avec en point de mire King Apathy III, Bad Night At The Whiskey, This Wheel’s On Fire, So You Want To Be A Rock’ N’ Roll Star, un délicieux He Was A Friend Of Mine, un pot pourri pas pourri du tout, aux allures de petite jam (Turn ! Turn ! Turn ! enchaîné à Mr Tambourine Man et Eight Miles High) et un final en douceur avec Chimes Of Freedom.

Ce live qui visite aussi les répertoires de Merle Haggard, Buck Owens, des Louvin Brothers, de Bob Dylan et Woody Guthrie permet de découvrir tout le talent de guitariste de Clarence White, la star de ce disque, met en avant la brillance de McGuinn à la guitare et la force de la section rythmique constituée de Parsons à la batterie et de York à la basse.

Agréable, sans être exceptionnel si on le met en parallèle avec des produits de west coast comme ceux signés par le Dead, l’Airplane, Quicksilver, Live At Fillmore vaut surtout par la curiosité qu’il suscite d’entendre les Byrds sur scène. De ce côté, je n’ai aucune critique négative à formuler. Il tient la route et tout fan des Byrds se doit de l’avoir. Un Live des Byrds, ça ne se rate pas, c’est tellement rare (RAZOR©).

 

1. Nashville West.

2. You're Still on My Mind.

3. Pretty Boy Floyd.

4. Drug Store Truck Drivin' Man.

5. Medley:Turn! Turn! Turn! (To Everything There Is a Season)/Mr. Tambourine Man/Eight Miles High.

6. Close up The Honky Tonks.

7. Buckaroo.

8. The Christian Life.

9. Time Between.

10. King Apathy III.

11. Bad Night at the Whiskey.

12. This Wheel's on Fire.

13. Sing Me Back Home.

14. So You Want to Be a Rock 'n' Roll Star.

15. He Was a Friend of Mine.

16. Chimes of Freedom.

 

Roger McGuinn:chant,guitare.

Clarence White:guitare.

John York:basse.

Gene Parsons:batterie.

 

LP Live 2 (1971) - 2008

 

Byrds royallalberthall71

 

THE BYRDS

LIVE AT THE ROYAL ALBERT HALL 1971 - 2008  4/5

 

Publié le 17 juillet 2008.

Enregistré le 13 mai 1973.

Gravé par Bob Irwin.

Durée:1:17:02.

Label:Sundazed.

 

Royal.

 

Sur le plan du répertoire, ce Live de 1971 combine le Byrds à l’ancienne et le Byrds moderne. Pour faire le tampon entre la période folk-rock et celle psychédélique, Roger McGuinn et sa Rickenbaker, seul point commun entre les deux époques, sont aux manettes et entraînent la jeune garde,  le talentueux Clarence White en tête, dans de spectaculaires moments pour un album que je considère comme étant le meilleur des trois live du groupe, les deux autres étant l’hybride Untitled de 1970, Live  At The Fillmore February 1969 (2000).

Doté d’un bon son, il s’appuie sur une excellente rythmique constituée par Skip Battin (basse) et Gene Parsons (batterie) et confirme que le trop tôt disparu, Clarence White, est un des meilleurs jeux de guitare que j’ai entendu.

Toujours bien accueilli par les fans britanniques, le groupe assure le spectacle en retour, avec des titres empruntés au catalogue du moment, aux autres (Guthrie, Berry, Dylan, Browne, Reynolds) sans oublier ce qui a fait leur popularité, leurs intemporels tubes comme Mr Tambourine Man, My Back Pages de Dylan, Eight Miles High de Gene Clark…

La musique va crescendo pour une nuit qui fut vraisemblablement bonne, comme le révèle la qualité de cet album très fluide de 19 titres. Vivement conseillé pour se dégourdir les orteils (RAZOR©).

 

1. Lover of the Bayou.

2. You Ain't Goin' Nowhere.

3. Truck Stop Girl.

4. My Back Pages.

5. Baby What You Want Me to Do.

6. Jamaica Say You Will.

7. Black Mountain Rag/Soldier's Joy.

8. Mr. Tambourine Man.

9. Pretty Boy Floyd.

10. Take a Whiff (On Me) .

11. Chestnut Mare.

12. Jesus Is Just Alright.

13. Eight Miles High.

14. So You Want to Be a Rock 'n' Roll Star.

15. Mr. Spaceman.

16. I Trust.

17. Nashville West.

18. Roll Over Beethoven.

19. Amazing Grace.

 

Roger McGuinn:chant,guitare.

Clarence White:guitare,chant.

Skip Battin:basse,chant.

Gene Parsons:batterie,chant.

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