Spanky & Our Gang.

BIOGRAPHIE.

 

SPANKY & OUR GANG/Bloomlington (Illinois)

 

Spanky 1

 

Actif entre 1966 à 1969,1975.

Label:Mercury Records,Spectra Records.

Genre:folk-rock,sunshine pop.

 

Les petites canailles des 60's.

Spanky est un des personnages de la série de courts métrages américains Our Gang, connu aussi sous The Little Rascals (les Petites Canailles), produite entre 1922 et 1944 par Hal Roach. Elaine « Spanky » McFarlane hérite de ce surnom au moment où elle évolue encore au sein des New Wine pour sa ressemblance avec ce personnage ; quand elle crée son groupe, au milieu des 60's, les membres cofondateurs lui proposent de l'appeler Spanky & Our Gang.

Dans un premier temps, faute de mieux, elle accepte, décidée pourtant à en changer aussitôt qu'une une identité plus adaptée sera trouvée. Le succès aidant, en 1967, le nom est maintenu en l'état. Réputé pour ses harmonies vocales à la Mamas & Papas auxquels il est souvent comparé, Spanky & Our Gang est un inévitable contributeur au patrimoine musical américain.

9 hits classés sur 2 ans.

En deux ans, entre 1967 et 1969, Spanky & Our Gang, à cheval entre folk-rock et sunshine pop, aligne une série de singles sympas et bien dans le style 60's, dont certains ont une vie dorée de hits : Sunday Will Never Be The Same (9), Making Every Minute Count (31), Lazy Day (14) en 1967, Sunday Mornin' (30), Like To Get To Know You (17), Give A Damn (43), Yesterday's Rain (94) en 1968 et Anything You Choose (86), And She's Mine (97) en 1969.

Spanky & Our Gang se compose, outre Elaine McFarlane, de Nigel Pickering (guitare rythmique et chant), Paul « Oz » Bach (basse et chant), Malcolm Hale (lead guitare,trombone et chant) et, durant l'été 1967, de John « The Chief » Seiter (batterie et chant). Avant d'en arriver là, sa voix féminine transite par le blues et le jazz en jouant au sein du Jamie Lyn Trio (1962), puis prend le virage de la scène Folk Revival en intégrant les New Wine (1963).

Spanky 2

Spanky 3

Mcfarlane

Né à Chicago.

Jusque là Spanky & Our Gang se contente d'être un trio. Elaine McFarlane, alors serveuse-chanteuse au Mother Blues de Chicago, est chargée par son employeur Curly Tait, de recruter deux autres musiciens dans l'optique d'ouvrir les concerts des groupes se produisant dans le club (1965).

Pickering, à la guitare et Bach, à la basse, sont les heureux élus. Spanky hérite du washboard, cette planche à laver en vogue auprès des formations de jug band et joue du kazoo.

Quand Malcolm Hale intègre le trio à la guitare et aux percussions, le folk-rock est à son apogée. Spanky & Our Gang quitte le Mother Blues et, victime de sa popularité, se produit dans des endroits plus grands ; le tout sous la conduite de Curly Tait, devenu leur manager.

Le label local, Mercury Records, ayant pignon sur rue à Chicago, il a le privilège de signer le groupe de McFarlane fin 1966.

Le controversé Give a Damn.

Pickering, Bach, Hale et les deux seuls survivants McFarlane et Seiter sont du premier LP éponyme édité début août 1967 et sur lequel on retrouve les trois premiers singles gagnants de Spanky & Our Gang, Sunday Will Never Be The Same (9), Making Every Minute Count (31) et Lazy Day (14) ayant généré des ventes estimées à plus d'un million d'exemplaires.

Porté par de belles harmonies vocales et par des arrangements lissés, ce premier jet, complété à la va-vite pour rentabiliser au plus vite le succès des 45 Tours, attire l'attention générale malgré son côté encore moyen ; il vaut néanmoins au groupe de faire des apparitions sur les écrans des TV américaines.

Like To Get To Know You (avril 1968) se fait alors que Oz Bach a quitté le groupe ; il est suppléé par Kenny Hodges. Le guitariste et chanteur Lefty Baker entre également. Plus inventif que son prédécesseur, bien dans son époque, ce très bon deuxième LP abrite deux singles incontournables de Spanky & Our Gang, Sunday Mornin' (30), sorti au printemps 68, et la chanson-titre (17) l'été suivant ainsi que Three Ways From Tomorrow du nouvel entrant qui reçoit un bel accueil, une belle version de l'air emprunté au patrimoine populaire, Stardust, une magnifique reprise de Suzanne (Leonard Cohen) et une autre de Fred Neil, Everybody's Talkin', qu'Harris Nilsson a porté au pinacle en 1969, quand le titre apparaît dans la bande-son du film Midnight Cowboy.

Quand Give A Damn est publié durant l'été 1968, il ne passionne pas les foules avec un titre imagé assimilable dans la langue de Molière à «  je m'en bats les couilles » et devenant la chanson moralisatrice, thème de la campagne du mouvement New York Urban Coalition pour l'égalité raciale (meilleurs logements, meilleurs salaires et des emplois pour les non-blancs). L'impact sera limité d'autant qu'en autorisant le passage en direct sur les écrans de cette chanson interdite (dans l'émission The Smothers Brothers Comedy) et à une heure de grande écoute, CBS est l'objet de critiques et de plaintes, dont une émanant du Président Nixon en personne ; il n'empêche pourtant pas Spanky & Our Gang de pointer au 43ème rang des charts.

Mcfarlane spanky

« The Queen of Sunshine Pop ? Foutaises. Je n'ai jamais aspiré à l'être et ce n'est pas une étiquette dont je me revendique. Personnellement, je ne vois pas comment une chanson comme Lazy Day peut être vue comme bubblegum ; pas plus que Like To Get To Know You que Give A Damn, avec ses paroles sur les droits civils et pour laquelle le président Nixon en personne nous a traités de personnages horribles au seul motif d'avoir prononcé le mot putain à la TV ; alors bubblegum et Sunshine Pop... » (Elaine McFarlane)

Mort de Hale, fin puis redémarrage du groupe.

Quelques mois, plus tard, en automne, le groupe est frappé de plein fouet par la mort de son guitariste Malcolm Hale, victime d'une intoxication au monoxyde de carbone dû à un chauffage défectueux. Il avait 27 ans ; tiens, tiens...

Spanky & Our Gang travaille alors sur son troisième LP, Anything You Choose/Without Rhyme Or Reason (janvier 1969), appelé aussi Without Rhyme or Reason (Anything You Choose). Malcolm Hale contribue encore à ce disque qui est le meilleur travail du groupe, même si les ventes ne suivent pas. Ambitieux dans son mélange de pop, de blues, de jazz et de folk, il traduit l'apogée d'un Spanky & Our Gang moralement détruit par la perte de Hale ; après avoir assuré la promotion de Without Rhyme Or Reason (Anything You Choose), la troupe décide unanimement de passer la main. Alors qu'elle est dissoute, un live voit le jour en 1970, réalisé à partir de bandes enregistrées en1966 par un privé.

Spanky & Our Gang se reforme brièvement en 1975 ; un nouvel album d'obédiance country (Change pour Epic) naît de cette réunion orchestrée par McFarlane et Pickering et qu'Oz Bach vient compléter après la parution de Change. Cette nouvelle mouture ne tient pas longtemps, Spanky McFarlane étant engagée dans un parcours solo plutôt convaincant, lui valant de partir en tournée avec les Mamas & Papas reformés (1980). A charge pour elle d'assurer les parties vocales que réalisait Mama Cass avant sa disparition et l'exctinction du groupe. Une nouvelle version de Spanky & Our Gang a depuis réactivé le nom autour de McFarlane : le plaisir et l'amitié en sont les principaux fils conducteurs. Au regard du parcours initié par sa chanteuse, qui en est véritablement surpris ? (RAZOR©)

DISCOGRAPHIE 60'S.

LP Studio 2 - 1968

 

Spanky our gang like to get

 

SPANKY & OUR GANG

LIKE TO GET TO KNOW YOU – 1968 4/5

 

Publié en avril 1968.

Produit par Bob Dorough,Stuart Scharf.

Durée:32:34.

Label:Mercury.

Genre:folk-rock,pop-jazz,pop psychédélique,sunshine pop.

 

Sur les plate-bandes des Mamas.

 

La disparition accidentelle, fin octobre 1968, de son chef de file et homme à tout faire Malcolm Hale, précipite la perte de Spanky & Our Gang (1969). Trois LP studio et un live concrétisent un passage, certes furtif, dans le rock, démarré en 65/66, mais non dénué d’intérêt.

Cette formation populaire est souvent mise en parallèle avec les Mamas & Papas pour un style et des harmonies qui s’apparentent de près aux américano-canadiens, et du fait qu’Elaine « Spanky » McFarlane, sa chanteuse, supplée un temps Cass Eliott (Mama Cass) dans les Mamas de la deuxième génération.

Like To Get To Know You (1968) est le deuxième LP de Spanky & Our Gang pour Mercury Records. Il fait suite, en avril 68, à un premier disque éponyme moyen, sorti un an plus tôt, mais qui détient en son sein quelques pièces passées à la postérité comme Sunday Will Never Be The Same (N° 9 des hits), Lazy Day (que l’on retrouve au quatorzième rang) ou Making Every Minute Count (31 au Billboard), bien ancrées dans l’idéalisme de la période hip ambiante.

De ce second album, deux titres émergent qui ont fait également une belle carrière de single, Sunday Mornin’ (30) et Like To Get To Know You (17), tandis que le sulfureux Give A Damn, interdit sur les ondes, a atteint une honorable quarante troisième position. Pour une formation dont on a, en fait, très peu entendu parler et qui a essentiellement rayonné localement, l’exploit n’est pas peu mince que d’avoir accroché six Billboard 50 à son tableau de chasse.

L’œuvre de référence s’appuie sur la voix puissante de Spanky, autour de laquelle viennent s’enlacer, en soutien, de talentueuses harmonies vocales. Le registre est pop-jazz, sunshine pop, avec de beaux arrangements et un son graveleux qui fait sa spécificité.

La troupe montre de beaux comportements musicaux, même si, dans un registre similaire aux Mamas sur les plate-bandes desquels elle marche incontestablement, elle n’en atteint pas le niveau, pénalisée par une carence manifeste au niveau du songwriting. A noter une belle couverture du Suzanne de Cohen et Everybody's Talkin' signé Fred Neil. Globalement bon, Like To Get To Know You est agréable à écouter (RAZOR©).

 

1. The Swingin' Gate.

2. Prescription for the Blues.

3. Three Ways from Tomorrow.

4. My Bill.

5. Sunday Mornin.

6. Everybody's Talkin'.

7. Suzanne.

8. Stuperflabbergasted.

9. Like to Get to Know You.

10. Chick-a-Ding-Ding.

11. Stardust.

12. Coda (Like to Get to Know You).

 

Chet Amsterdam,Kenny Hodges,Larry Knechtel,Richard Davis:basse.

Bill LaVorgna,Donald MacDonald,Hal Blaine,John “Chief” Siter:batterie.

Artie Schroeck:claviers.

Lefty Baker,Malcolm Hale,Mike Deasy:guitare.

Nigel Pickering:guitare rythmique.

Elaine Spanky Mc Farlane:chant.

Red Rhodes:steel guitare.

Lee Katzman:trompette.

Walter Raim:guitare 12 cordes.

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