Billy J. Kramer.

BIOGRAPHIE.

 

 

BILLY J. KRAMER & THE DAKOTAS (Liverpool – UK)

 

Billyjkramer intro

 

Actif entre 1963 et 1968.

Labels:Parlophone.

Genre:pop-rock,beat,Merseybeat,british invasion.

Site officiel:billyjkramer.com

 

La patte de George Martin...

Dans la première moitié des années 60, Liverpool se pose comme La Mecque de la musique pop internationale. Le vivier des artistes et formations liverpuldians est alors très fertile.

De ce terreau émane une foultitude de groupes qui vont, à des degrés moindres, grossir la vague de la british invasion initiée par les Beatles sur le sol américain : Gerry And The Pacemakers, Freddie And The Dreamers, The Swinging Blue Jeans, Rory Storm And The Hurricanes, The Searchers, The Faron's Flamingo, King Size Taylor, The Big Three, Ian And The Zodiacs, Sonny Webb & The Cascades...

Dans ce contingent issu de la ville portuaire du nord de l'Angleterre, il fallait également faire avec Billy J. Kramer & The Dakotas qui, lui, a tenu son rang grâce à l'exploitation, par Brian Epstein, manager des Beatles, du catalogue de Lennon/McCartney (quatre succès avec leurs chansons).

Ce dernier comptait le groupe de Liverpool dans son écurie de jeunes talents, comme Gerry And The Pacemakers, Cilla Black, The Fourmost ou encore Tommy Quickly.

Billy j kramer portraitBilly J. Kramer & ses Dakotas.

Billyjkramer 1

Et quand, le 26 avril 1963, Do You Want To Know A Secret de Lennon/McCartney (I'll Be On My Way, en face B, est également une composition des Beatles), est porté, par Kramer et les siens, à la deuxième place des charts UK (juin 1963), c'est certainement la première fois qu'un titre des Beatles interprété par un autre, atteint un rang aussi élevé.

Pour la petite histoire, il est alors devancé par From Me To You... des Fab Four. Ce succès propulse néanmoins l'adolescent William Ashton, alias Billy J. Kramer, sur une voie royale pour sa carrière...

Boosté par la réussite de ce partenariat, ce dernier (et ses Dakotas) se fera un spécialiste des reprises des compositions de Lennon/McCartney.

Ainsi Bad To Me (N°1/août 1963), I'll Keep You Satisfied (N°4/novembre 1963) et From A Window (N°10/août 1964) seront autant de succès pour celui qui se destinait à une carrière d'ingénieur.

En 1965, Kramer s'offrira même le luxe de refuser un certain Yesterday, considérant la chanson comme trop commerciale.

...et la bénédiction de Brian Epstein.

Né William Howard Ashton au milieu de sept frères et soeurs, Billy grandit à Bootle, dans la périphérie proche de Liverpool. Après de brillantes études, il se dessine un avenir dans l'ingénierie.

Apprenti-ingénieur le jour, il passe ses nuits, au sein des Sandstorers (début des 60's) dont il est le guitariste. Les Sandstorers mutent en Billy Forde And The Phantoms, puis en Billy Kramer & The Coasters.

Alors qu'il est sur le point de laisser les Coasters pour accepter un emploi à plein temps au British Rail, il est contacté par Ted Knibbs, imprésario notoire et rouage crucial de la place de Liverpool.

Ce dernier, persuadé du talent de Kramer, le met en rapport avec Brian Epstein lequel tient à tout prix à le gérer. Il accepte de devenir un artiste à temps plein, repoussant à plus tard son basculement dans une vie plus rangée. Les Coasters refusant de passer professionnels, Brian Epstein se met en quête d'un nouveau groupe de soutien pour Billy.

Après avoir essuyé le refus des Remo Four, les Dakotas, un des premiers groupes de Manchester à fouler la scène du Cavern, sont proposés à Epstein.

Mike Maxfield et Robin McDonald (guitaristes), Tony Bookbinder (batteur), Ray Jones (bassiste) constituent la mouture qui soutient alors le chanteur Pete MacLaine.

Billy j kramer and dakotas little children lp 64

Billy j kramer and the dakotas01

Sous la pression de McCartney et Lennon (qui trouve le nom Billy J. Kramer), Brian Epstein sacrifie MacLaine au profit de Kramer et l'installe à la tête des Dakotas (1963).

L'offre est trop alléchante pour que tout ce beau monde refuse. L'idée de faire leurs propres disques séduit tous les protagonistes qui, à l'instar des Beatles, font leur formation en Allemagne, au Star-Club de Hambourg et sont signés par le label Parlophone, auprès duquel ils bénéficient de contrats adaptés.

Avec la bénédiction d'Epstein, Billy J. Kramer accède au catalogue que les Beatles n'ont pas l'intention d'exploiter. Cette opportunité va constituer une véritable aubaine pour lui.

En effet, celui-ci va construire une spectaculaire carrière de hit-maker en s'appuyant sur le songwriting non exploité par Lennon et McCartney.

Quand Kramer refuse Yesterday.

Entre tournées britanniques en première partie des Fab Four en pleine Beatlemania ou en ouverture de Del Shannon, Gene Pitney et des Everly Brothers, entre apparitions dans les émissions populaires télévisées (Ed Sullivan Show, Shindig ou Hullaballoo), Billy J. Kramer & The Dakotas s'affirment comme une des valeurs du moment. Son premier LP, l'excellent Listen, sorti fin 1963, confirme ce statut en se classant N°11 des classements d'albums.

Do You Want To Know A Secret, enregistrée dans les studios d'Abbey Road, ouvre le bal de l'exploitation beatlesque juteuse relatée en préambule et que vient interrompre Little Children, un titre écrit par Mort Shuman et John Leslie McFarland. Billy en flaire le potentiel.

A juste titre, puisque Little Children (qui nomme le deuxième LP du groupe) fait N°1 dans les charts britanniques (mars 1964) et N°7 aux États-Unis. C'est son plus gros succès international. Sa face B américaine, Bad To Me, se place au 9ème rang du Billboard.

Revers de la médaille, Brian Epstein se soucie de moins en moins de son protégé. Kramer se tourne alors vers Paul McCartney qui lui propose Yesterday. On connaît la suite...

1965 marque la fin du phénomène beat, au profit d'un nouveau mouvement en tête duquel on retrouve des groupes comme les Who, les Small Faces, les Kinks, les Artwoods ou Georgie Fame And The Blue Flames : les mods.

Dans ce nouveau contexte, Billy J. Kramer & The Dakotas sort un nouveau single, It's Gotta Last Forever/Don't You Do It No More (Parlophone/1965) qui, pour une première fois, ne se classe pas, signe que le groupe est déjà sur le reculoir.

Billyjkramer portrait

« Les premiers jours de ma carrière ont été fantastiques. Les 60's étaient très excitantes. J'ai eu une belle vie et rien de tel n'a eu la même saveur avant comme après. Brian était unique. Il a trouvé les mots pour me convaincre de basculer dans cette vie et m'a encouragé à ouvrir des portes que d'autres ne m'auraient pas demandé de franchir. C'est grâce à lui que je suis rentré dans le show-business. J'ai eu la chance d'être au bon endroit, au bon moment. » (Billy J. Kramer)

Fin des Dakotas, Kramer en solo.

Si Trains And Boats And Planes (emprunté à Burt Bacharach), son suivant, corrige le tir en ratant de peu le top 10 (N°12 en mai 65) et atteint une modeste 47ème place de l'autre côté de l'Atlantique, ce titre est le dernier gros coup du groupe.

Tout ce qui suit alors ne touche plus sa cible : Neon City/I'll Be Doggone (Parlophone/65), We're Doing Fine/Forgive Me (Parlophone/66), Take My Hand/You Make Me Feel Like Someone (Parlophone/66), Chinese Girl/Town Of Tuxley Toymaker (Reaction/67), His Love Is Just A Lie/1941 (CBS/68), World Without Love/Going Through It (Nems/1968) et Colour Of My Love (MGM/1969).

Les Dakotas se dissolvent en 1967, après la mort de Brian Epstein ; Kramer, soutenu par une nouvelle formation, en profite alors pour se lancer dans une carrière solo qui ne lui permet pas pour autant de redorer son blason.

Durant les 70's, Kramer réunit une nouvelle version des Dakotas et part sur la route où il se produit devant des parterres combles, tant en Angleterre, qu'en Allemagne, en Australie, en Scandinavie ou aux États-Unis.

En dépit d'une popularité jamais démentie, sa discographie n'a plus la même saveur que dans la décennie précédente. The Grass Won't Pay No Mind (1971), A Fool Like You et Darling Come To Me (1973), Stayin' Power (1974), San Diego (1977), Ships That Pass In The Night (1978) et Blue Christmas (1979) passent quasiment inaperçus.

Les singles parus dans les années 80, Silver Dream (1980), Sun Tan (1981), Rock It et You're Right I'm Wrong (1982), You Can't Live On memories (1983) et Shootin' The Breeze (1984) n'impriment pas plus.

Toujours actif aujourd'hui.

Il quitte alors l'Angleterre et Rugby, où il a élu domicile, pour les États-Unis (1984). Il s'installe, avec femme et enfants, à Long Island et poursuit sa carrière sur le circuit des oldies.

Kramer, en proie à des problèmes d'alcool et de drogue depuis ses débuts dans le business de la musique, vient finalement, après un combat de tous les instants, à bout de ses vieux démons.

A la fin des 80's, les Dakotas se reforment. Kramer, d'un côté et les Dakotas de l'autre, sont encore actifs aujourd'hui et tournent toujours, mais sans aucun membre du line-up d'origine. Seul Mike Maxfield est encore impliqué dans la vie du groupe, mais en coulisses.

Billy J. Kramer publie, en 2015, un CD (Hankey Drive). Le titre réfère à la rue de Liverpool où il a grandi. Il prend part à la tournée de commémoration de la British Invasion (50ème anniversaire), avant de publier (avec Alyn Shipton), un an plus tard, son autobiographie, qu'il nomme du titre par lequel sa vie a basculé : Do You Want To Know A Secret (RAZOR©2021).

DISCOGRAPHIE 60'S.

LP Studio 2 - 1964

 

Billy j kramer and dakotas little children lp 64

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

BILLY J. KRAMER & THE DAKOTAS

LITTLE CHILDREN – 1964  3/5

 

Publié en juillet 1964.

Produit par George Martin.

Durée:27:17.

Label:Impérial.

Genre:beat,Merseybeat.

 

Un peu soporifique.

 

Little Children est nommé d'après le single à succès du même nom dont Leslie McFarlan et Mort Shuman sont les véritables auteurs. Le titre est celui que Billy J. Kramer et ses Dakotas ont porté le plus haut dans les charts britanniques : N° 1 en mars 64. Au Billboard, il fait 7.

Little Children ouvre l'album publié la même année 1964 pour Imperial Records lequel, soit-dit-en-passant, n'est pas le plus représentatif des travaux de ce binôme.

Je lui préfère personnellement une bonne compil', même si le disque en question regroupe quelques pièces accrocheuses comme Tell Me Girl ou qui ont connu la réussite aux États-Unis, à l'instar de Bad To Me (qui fut la face B de Little Children en mode US après avoir fait le côté A de l'édition britannique d'août 63), de I'll Keep You Satisfied ou de la reprise des Beatles, Do You Want To Know A Secret.

Pour le reste, le lot est assez ennuyeux ce qui n'incite pas à faire le forcing pour acquérir coûte que coûte ce disque. Il y a mieux ailleurs assurément de ce groupe majeur du Merseybeat (RAZOR©).

 

1. Little Children.

2. Da Doo Ron Ron.

3. Dance With Me.

4. Pride.

5. I Know.

6. They Remind Me Of You.

7. Do You Want To Know A Secret.

8. Bad To Me.

9. I'll Keep You Satisfied.

10. Great Balls Of Fire.

11. It's Up To You.

12. Tell Me Girl.

 

Billy J. Kramer:chant.

Michael Mike Maxfield:guitare.

Robin Mc Donald:guitare rythmique.

Ray Jones:basse.

Tony Mansfield:claviers.

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