Gerry And The Pacemakers.

BIOGRAPHIE.

 

 

GERRY AND THE PACEMAKERS/Liverpool (Angleterre)

 

Gerry pacemaker intro

 

Actif entre 1959 et 1966, de 1973 à 2018.

Labels:CBS,EMI,Laurie,United Artists,Capitol,Parlophone.

Genre:merseybeat,pop,rock,pop-rock,rock and roll.

Site officiel:gerryandthepacemakers.co.uk

 

Plus qu'une chanson, un hymne.

« Quand tu marches à travers la tempête, garde la tête haute, et n’aie pas peur de l’obscurité, à la fin de l’orage, il y a un ciel doré et le doux chant argenté d’une alouette ».

Ces lignes sont extraites de la chanson You'll Never Walk Alone, symbole de fraternité, de solidarité et d'unité que les supporters du Liverpool FC entonnent à chaque avant-match pour resserrer les liens d'un club dont l'histoire est auréolée d'exploits glorieux mais aussi jalonnée de lourds drames humains (Heysel 1985 et Sheffield 1989).

Gerry pacemaker gerry marsden 66Gerry Mardsen, initiateur du groupe en 1959.

Gerry pacemaker cavern clubGroupe-résident du Cavern Club de Liverpool...

Gerry pacemakers the beatmakers 1963...leurs rivaux N°1.

Gerry pacemaker how do you doTrois titres N°1...

Gerry pacemaker i like it...la même année 1963...

Gerry pacemaker you ll never walk alone... Gerry & The Pacemakers sont en fusion.

Gerry pacemaker sous tony youngLes Pacemakers sous la houlette de Tony Young.

You'll Never Walk Alone est en quelque sorte leur hymne, mais il est désormais fréquent que la nation football le fasse sien également comme c'est le cas à Dortmund, à Glasgow, à Bruges ou à Salonique.

Plus ponctuellement, il se grandit encore en se posant comme le signe de convergence et de reconnaissance pour témoigner du soutien du monde entier au milieu médical comme c'est le cas dans la pandémie ravageuse du coronavirus qui nous affecte.

Les Liverpuldiens se sentent un peu comme propriétaires de cet air prompt à filer la chair de poule, quand il est repris en chœur par 54.000 poitrines époumonées, entassées dans les travées d'Anfield Road.

La rivalité avec les Beatles.

Les citoyens de la cité maritime du nord-occidentale de l'Angleterre sont, en effet, les premiers du milieu sportif à s'être appropriés ce titre né de l'autre côté de l'Atlantique, depuis que les artistes locaux de Gerry And The Pacemakers l'ont inscrit à leur répertoire, en 1963.

Gerry And The Pacemakers n'a cependant rien d'un pionnier dans la mesure où le morceau en question, écrit par Richard Rogers et Oscar Hammerstein en 1945 pour la comédie musicale Carousel, a préalablement été repris par une palanquée de stars.

Frank Sinatra, le premier à l'interpréter à la fin de la seconde guerre mondiale, Mario Lanza, (1950), Roy Hamilton, quatre ans plus tard, Perry Como (1956), Gene Vincent en 1957, Nina Simone, l'année suivante, Shirley Bassey, Judy Garland et Doris Day, un an avant Gerry And The Pacemakers (1962) ainsi que Ray Charles (1963) comptent parmi les plus de 70 artistes à s'être approprié le titre.

Ceux qui sont alors logés à la même enseigne que les Beatles (même agent, Brian Epstein, même producteur, George Martin, plan de carrière quasi identique) sur l'échiquier Merseybeat ambiant ne font que donner le jour à ce qui est considéré aujourd'hui et depuis comme la meilleure version existante.

On leur doit de l'avoir popularisée sur le sol de l'Old Albion en en faisant un N°1 des charts, le 16 octobre 1963 (N°48 au Billboard 65), quatre semaines de rang.

Préalablement, le groupe de Liverpool en a déjà fait de même avec How Do You Do It (mars 63) et I Like It (mai 63), ce qui constitue une première dans l'histoire du rock...

Les Beatles, les Pacemakers et... les Beatmakers..

L'entrée en scène officielle de Gerry And The Pacemakers se fait en 1959 par l'entremise de Gerry Marsden (chanteur et guitariste), employé de la British Rail et proche de John Lennon, de son frère batteur Fred (mort en 2006), du regretté bassiste Les Chadwick, décédé le lendemain de Noël 2019, et d'Arthur McMahon (piano), alias Arthur Mack, remplacé en 1961 par Les Maguire.

Les mêmes acteurs, alors étudiants, sont toutefois préalablement passés par des formations de skiffle et se sont retrouvés au sein d'un groupe qu'ils nomment The Mars Bars, en référence à la célèbre barre de chocolat (1957) avant que la société chocolatière qui cible plus particulièrement les ados, ne fasse pression pour que ce nom soit abandonné.

La scène Beat musicale de Liverpool du début des 60's est en pleine effervescence ; le Cavern Club est l'épicentre d'une explosion de talents dont Gerry And The Pacemakers et les Beatles sont les éléments les plus célèbres.

Des artistes comme Billy J. Kramer, The Dakotas, The Searchers, Cilla Black, The Four Most, The Swinging Blue Jeans, Tony And The Scholar's, The Roadrunners ou The Merseybeats ont également plus qu'honorablement tenu leur rang.

Programmé sur un circuit commun (Liverpool/Hambourg), les deux formations dominantes de la cité bordée par la Mersey en arrivent même à fusionner pour devenir, l'espace d'un jour et d'un concert à la mairie de Litherland (19 octobre 1961), les Beatmakers (Gerry et Freddie Marsden, Les Maguire, Les Chadwick, d'un côté, et Paul Mccartney, John Lennon, George Harrison et Pete Best, de l'autre). La british invasion s'organise sur fond de rivalité d'apparence saine...

La Mersey en fusion.

Brian Epstein signe les Pacemakers au milieu de 1962, cinq mois après l'avoir fait de leurs concurrents directs. Ceux-ci entrent aussitôt en studio où, sous la direction de George Martin, ils enregistrent un premier single, How Do You Do préalablement destiné aux Beatles mais que ceux-ci, Lennon en tête, refusent au motif de ne pas coller à leur image de songwriters. En vérité, les Fab Four préfèrent pousser un autre titre, Love Me Do. Ils ne le regretteront pas.

Gerry And The Pacemakers enregistrent la chanson de Mitch Murray qui sort en single le 4 mars 1963. Quelques semaines plus tard, en avril, le morceau se classe N°1 des charts (9 aux States). Il est délogé des classements par From Me To You...des Beatles. Une concurrence plus vive s'engage alors entre les deux protagonistes.

Le single suivant fait encore appel à Mitch Murray, I Like It. Comme son prédécesseur, il s'empare de la première place des charts en juin 1963, virant de son piédestal le single des Beatles.

Dans ce match à deux, un troisième larron du crû s'invite durant l'été 63. Les Searchers mettent tout le monde avec Sweets For My Sweet (N° 1 en juin 63), que Frank Alamo adapte en français sous Biche, Ma Biche.

Déboulent alors Billy J. Kramer et ses Dakotas, les voisins mancuniens (Manchester), qui occupent à leur tour le leadership des classements avec Bad To Me... offert par Lennon et McCartney. Puis les Beatles reprennent la main et raflent à nouveau la mise avec She Loves You (septembre 63).

Trois singles, trois N°1.

Ces derniers ont le vent en poupe grâce à leur tandem de l'écriture et concèdent Hello Little Girl à Gerry And The Pacemakers. L'assurance de faire un coup gagnant supplémentaire est partagée par ceux qui tirent les ficelles derrière, Epstein et Martin.

Cette fois-ci, Gerry Marsden et les siens n'adhèrent pas à l'idée et préfèrent repousser une offre qui échoit finalement à d'autres liverpuldians, The Fourmost, nouveaux poulains de l'écurie Epstein (1963).

Gerry & The Pacemakers privilégient You'll Never Walk Alone (octobre 63). On prédit alors au groupe sa perte. On sait ce qu'il en advient aujourd'hui : trois premiers singles, trois N°1. Du jamais vu, même chez les Beatles qui doivent attendre la fin de l'année 1963 pour réaliser le hat-trick avec I Want To Hold Your Hand.

Gerry pacemaker gerry marsden portrait

« Nous n'étions que des gamins qui jouaient de la musique et quand nous avons eu la chance de faire une tournée, la première étant Hambourg, ou d'aller ailleurs à l'étranger, nous l'avons juste saisie. Ensuite, l'Amérique, l'Australie, c'était époustouflant. Nous avons été dans des endroits comme le Canada, la Nouvelle-Zélande, Singapour, des endroits dont vous rêvez quand vous êtes jeunes et alors inaccessibles. Nous l'avons fait. » (Gerry Mardsen)

Pour la petite histoire, il s'en faut d'un rien pour que les rivaux des Fab Four ne trustent une 4ème fois de suite la plus haute marche du classement, leur I'm The One (2ème fin janvier 1964) étant devancé par Needles And Pins... des Searchers.

Ce titre est l'ultime de leur discographie à figurer dans le top 3. Don't Let The Sun Catch You Crying (N°6-avril 64), Ferry Cross The Mersey (N°8/décembre 64), extrait du film musical du même nom (appelé le Hard Day's Night des Pacemakers) et I'll Be There (N°15-Mars 65) sont les derniers à entrer dans le top 20.

Tony Young pour pérenniser l'héritage.

En nette perte de popularité au Royaume-Uni quand, dans le même temps, les Beatles entraînent toute l'armada britannique dans leur sillage sur le sol américain, Gerry And The Pacemakers peine à convaincre chez l'Oncle Sam.

Ses singles ne rencontrant pas le même engouement qu'en Angleterre, au motif d'être produit par un label mineur (Laurie Records), le groupe en est réduit, avec sagesse, à se retirer en octobre 1966.

Le groupe renaîtra de ses cendres en avril 1973 autour de Gerry (avec Jose McLaughlin, Billy Kingsley, Chris Foley, Peter Clarke) pour prendre part à un concert réunissant les acteurs de la British Invasion (Madison Square Garden) avant de rentrer dans le rang et de ne se réunir que ponctuellement.

Au terme de l'année 2018, Gerry Mardsen, en proie à des problèmes de santé, donne le clap final d'une aventure personnelle qui a fait de lui et de ses Pacemakers des acteurs essentiels de la scène rock britannique et ce, depuis son avènement en 1963.

Il refile dans le mouvement le bébé à Tony Young, partenaire de longue date. A charge pour ce dernier (et Andy Mapp, Chris Staines et Mike Steel) de pérenniser l'héritage d'un groupe légendaire dont le seul souci est d'avoir toujours eu les Beatles dans les pattes et les Beatles, ce sont les tout simplement les meilleurs (RAZOR©2020).

DISCOGRAPHIE 60'S.

LP Studio UK 1 - 1963

 

Gerry pacemaker how do you like it 1963

GERRY AND THE PACEMAKERS
HOW DO YOU LIKE IT – 1963   3/5

 

Publié en octobre 1963.
Produit par George Martin,Ron Richards.
Durée:31:29.
Label:CBS.
Genre:pop-rock,beat,merseybeat,rock and roll.

 

Les Beatles peuvent dormir tranquilles.

 

Le mal a affecté tous les groupes britanniques du début des 60's qui ont pris part à la British Invasion. Aucun d'entre eux n'a été épargné, des Beatles aux Stones, des Kinks aux Hollies, d'Herman's Hermits à Gerry And The Pacemakers. 

Leur discographie d'alors est confuse au possible, une vache n'y retrouverait pas son veau, tant les versions américaines et anglaises des uns et des autres diffèrent, parfois par touches légères, d'autres fois plus radicalement. Un vrai capharnaüm ! Sans compter les pochettes...

Avec How Do You Like It, ce dont on est sûr, c'est qu'il s'agit du premier LP de Gerry et de ses Pacemakers et que c'est la version britannique qui nous est proposée. C'est déjà ça de gagné !

Ce que l'on sait aussi, c'est que cet album dévoile le groupe à ses débuts quand, en 1963, il rivalise haut la main avec les Beatles en personne. A l'écoute du disque, on pourrait difficilement l'imaginer, mais c'est la réalité.

Cette année-là, Gerry Marsden, son frère Freddy, Les Chadwick et Les Maguire tiennent la dragée haute au N° 1 sur la planète, plaçant pas moins de trois de ses titres en première place des charts (How Do You Do It en mars, I Like It en mai et You'll Never Walk Alone en octobre) et frôlant la passe de quatre en ratant de peu la première marche des charts avec I'm The One.

Ils ont donc le vent en poupe et l'album qui nous intéresse, essentiellement R & B et rock & roll, rencontre, pour ces raisons, un grand succès. S'il est relativement bon, il ne constitue pas pour autant une menace sérieuse pour la bande à Lennon/McCartney, ces derniers ayant ce petit supplément d'âme qui fait toute la différence.

Néanmoins, How Do You Like It permet de découvrir un parmi la kyrielle de formations liverpuldianes qui marchent sur les plates-bandes des Beatles, mais dans leur ombre surtout, et ça n'est pas inintéressant. 

Une chose est établie au terme de cette écoute somme toute sympathique, les Beatles peuvent dormir sur leurs deux oreilles. Il n'est pas encore né celui qui pourra le déloger de leur piédestal (RAZOR©).

 

1. A Shot Of Rhythm And Blues.
2. Jambalaya.
3. Where Have You Been ?
4. Here's Hoping.
5. Pretend.
6. Maybellene.
7. You'll Never Walk Alone.
8. The Wrong Yo Yo.
9. You're The Reason.
10. Chills.
11. You Can't Fool Me.
12. Don't You Ever.
13. Summertime.
14. Slow Down.

 

Les Chadwick:basse.
Freddy Marsden:batterie.
Les Maguire:piano.
Gerry Marsden:chant,guitare.

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