KIngsize Taylor & The Dominoes.

BIOGRAPHIE.

 

 

KINGSIZE TAYLOR & THE DOMINOES/Liverpool (Angleterre – UK)

 

Kingsize taylor the dominoes intro

 

Actif de 1958 à 1964.

Labels:Decca,Ariola,Polydor.

Genre:rock and roll,beat,Merseybeat,Liverpool.

 

Le rock and roll avant tout le monde.

Fin des 50's-début des 60's, Liverpool et la périphérie du fleuve Mersey sont une formidable pépinière de jeunes talents musicaux. Sur le terreau dont les Beatles sont les plus illustres symboles, on recense pléthore de groupes et artistes ayant contribué à façonner cette scène mythique et son incomparable son.

Les Searchers, les Remo Four, Rory Storm & The Hurricanes, les Mojos, les Fourmost, les Undertakers, Gerry & The Pacemakers, les Swinging Blue Jeans, les Cilla Black, pour n'en citer que la partie émergée... la génération des musiciens de la place et de l'époque a laissé une empreinte perpétuelle sur le fronton du panthéon du rock.

La première portée de cette meute artistique joue du rock and roll, de la musique d'amérloques, sauvage, frénétique, dont seuls ces derniers maîtrisent tous les rouages ; en se l'appropriant, les jeunes britanniques en font un usage tout aussi performant, à l'image des Beatles qui, rappelons-le, ont commencé par jouer du rock and roll.

Leur cadre, le Cavern Club, est rock and roll avant tout le monde, même si celui-ci n'est pas toujours apprécié des jazzmen de l'endroit et du moment, lesquels n'hésitent pas à bombarder les intrus de la scène avec ce qui leur tombe sous la main, quand ils ne les expulsent pas manu militari.

Kingsize taylor the dominoes 2Aux portes du top 5 des groupes de Liverpool.

Kingsize taylor cilla black 1970Groupe de soutien de Cilla Black.

Kingsize taylor the dominoes kingsize taylorEdward Ted Taylor.

Kingsize taylor 1er single allemand nov 63Le 1er single allemand en 1963.

Kingsize taylor live im star clubLive au Star-Clud d'Hambourg.

Aux portes du top 5 des groupes de Liverpool.

Certains, avant tout le monde dans ce foyer liverpuldian, sentent tout ce qu'il y à tirer du mariage du rock and roll et du Merseybeat et attirent autour de leur nom, un public qui leur devient de plus en plus fidèle. La musique qu'ils développent n'a rien à envier avec ce qui débarque d'outre-Atlantique où elle est déjà passée de mode. Au contraire.

C'est même l'adhésion sans retenue qui prime, comme c'est le cas pour Kingsize Taylor, pionnier des rock and rollers de la Merseyside et meilleur chanteur anglais du genre, que les presses spécialisées de l'époque classent en limite de propriété du top 5 des formations les plus populaires de Liverpool (N°6).

Les Dominoes, qui l'accompagnent, peuvent également se targuer d'être des éclaireurs du genre, portés par leur chanteur-guitariste. Une chose est sûre, selon les musiciens : le binôme est bien le premier de ce vivier artistique fécond à passer sur l'antenne de la légendaire Radio Luxembourg.

Enfants de Liverpool et de Hambourg.

A l'instar de moultes formations du moment, Kingsize Taylor & The Dominoes passe par la case Hambourg (les européens et surtout les allemands sont dans un état d'esprit similaire vis-à-vis du rock and roll), étant même un des recordmen de l'aller-retour entre le port hanséatique et leur Liverpool natal.

Comme beaucoup de joyaux du moment, l'expérience allemande les enrichit, les bonifie et les soude. De diamants bruts à leur départ, le séjour hambourgeois les polit brillamment pour en faire un collectif aussi important de la musique anglaise que séminal, là où il a fourbi ses premières armes...

Si le guitariste-chanteur Edward Ted Taylor fait ses débuts dans la musique alors qu'il est encore scolarisé (1956), les Dominoes, de leur côté, se constituent durant l'été de l'année suivante (1957).

Du skiffle au rock 'n' roll.

L'une comme l'autre des parties est infusée dans le skiffle, très populaire au Royaume-Uni à la fin des 50's et ouvrant des horizons nouveaux aux artistes d'alors. Le rock and roll n'est déjà plus loin ; il suppléera vite le skiffle. Taylor évolue au sein du James Boys Skiffle Group, tandis que ceux qui vont devenir ses musiciens sont réunis sous la bannière des Sinners qui, en passant des Sinners aux Bobby Bell Rockers, délaisse le skiffle pour le rock and roll.

A l'été 1957, les routes du James Boys Skiffle Group et des Bobby Bell Rockers se croisent à l'occasion d'un concert. L'idée germe alors de fusionner les formations et de repartir sous une nouvelle identité essentiellement rock and roll : les Dominoes voient le jour.

La première incarnation à se consacrer corps et âme à ce nouveau registre musical met du temps à se stabiliser, déséquilibrée par de nombreux mouvements de personnel.

Ceux-ci sèment le trouble dans la compréhension de l'histoire du groupe, les incarnations passant au gré des entrées et sorties, de sextuor en quintet, de quatuor en octuor.

Ce remue-ménage sans nom génère des greffons dont l'un donne naissance à Ian & The Zodiacs (anciennement The Zodiacs), une formation considérée comme l'une des 10 meilleures de Liverpool.

En soutien de Cilla Black.

La nouvelle mouture propulse naturellement Ted Taylor comme leader, au point qu'elle évolue vers Kingsize Taylor & The Tornadoes, dès 1960, Kingsize référant au physique de déménageur de Ted.

Dès le début de la décennie, le groupe pointe au Cavern, alors en pleine mutation Beat, en soutien de Cilla Black. Celle-ci, préposée aux vestiaires, est encore adolescente et aspire déjà à devenir chanteuse. Remarquée par les Beatles, elle se lance et devient un membre officieux de la bande à Taylor, de la même manière qu'elle le fut pour The Big Three.

Pour Dave Lovelady (batteur), Ted Taylor (guitare solo et chant), Bobby Thompson (basse) et Sam Hardie (piano), Swinging Cilla est de leur famille (1961). Elle contribue à la notoriété du groupe.

L'étape teutonne.

Malgré ses liens d'amitié étroits avec lui, elle n'est pas du séjour allemand à Hambourg, durant la deuxième moitié de l'année 1962. C'est la première sortie des anglais dans le temple du rock and roll allemand, le Star Club. Le club les engage pour 3 mois en qualité de groupe-résident. Là bas, le rock est une véritable culture, pas un divertissement.

Cette même année, qui voit Lovelady quitter ses partenaires au motif de se consacrer à ses études d'architecture, la formation conduite par Taylor sert de groupe de soutien à un chanteur de soul américain que les Beatles ont préalablement soutenu en 1961 au Cavern. Décidément, l'histoire repasse les plats.

Kingsize taylor the dominoes kingsize taylor old

« Nous avons commencé à une époque où il n'y avait aucune demande pour que les gens écrivent des chansons. Nous jouions des chansons que personne n'avait entendues de toute façon. Ce n'est que plus tard que les gens ont senti qu'ils devaient écrire leurs propres chansons pour devenir individualistes. Dans notre cas, nous l'étions déjà ; nous étions le seul groupe à jouer ces chansons de hard rock. Nous n'avions donc pas ce besoin, cet élan, d'écrire notre propre matériel. » (Kingsize Taylor)

Proposition est alors faite à Richard Starkey, alias Ringo Starr, de prendre la suite de Lovelady. Ce dernier lui oppose une fin de non-recevoir : il a signé avec les Beatles en remplacement de Pete Best, écarté par Brian Epstein après deux ans de bons et loyaux services (août 62).

C'est Brian Redman puis Gibson Kemp, suppléant de Ringo Starr dans Rory Storm & The Hurricanes, qui s'y collent. Taylor, Hardie et Thompson sont toujours là, mais John Frankland (guitare rythmique) pointe également.

3 LP et des singles.

Durant cette étape allemande, les gars de Liverpool ont la chance de partager l'affiche avec Jerry Lee Lewis, Johnny & The Hurricanes, Joey Dee & The Starliters, Fats Domino et Little Richard (fin 62/début 63).

En signant avec le label Philips, un premier single allemand s'invite en novembre 1963 : The Fortune Teller/Never In A Hundred Years. Il ouvre la voie à une production généreuse entre 1963 et 1964 avec pas moins de trois albums et une grosse poignée de singles enregistrés, recensés auprès de deux labels principalement : Ariola et Polydor.

Un autre LP sort sous l'identité des Shakers chez Polydor (fin 1963), duquel sont extraits trois singles destinés au marché grand-breton : Money, Whole Lotta Lovin' et Hippy Hippy Shake (septembre 1963).

La période allemande achevée, le retour au pays amène le groupe (Taylor, Frankland, Thompson et Kemp et deux saxos, Howi Casey et Dave Woods) à accompagner sur leurs tournées britanniques du printemps 1964, Chuck Berry et Carl Perkins avant qu'à l'été 1964, suite à des tensions en interne, il soit procédé à l'arrêt des Dominos de l'ère Taylor.

19 membres en 7 ans.

Thompson rejoint alors Cliff Bennett & The Rebel Rousers. Frankland, Kemp et Paddy Chambers, fraîchement débarqué, rebondissent sur The Eyes tandis que Howie Casey (entré à l'automne 63) rejoint les Pawns. Dave Woods, quant à lui, disparaît des écrans-radars.

Marié à une allemande, Taylor retourne à Hambourg l'année suivante (1965) et réactive un New Dominoes, tout en se produisant régulièrement avec d'autres formations comme le Remo Four, avant de quitter le circuit en 1967 et de reprendre à son compte la boucherie familiale.

Les enregistrements allemands d'Ariola ont été mis sur marché en 1999 ; ils situent mieux pourquoi ce groupe, malgré le fait d'avoir consommé 19 membres en 7 ans, est à compter parmi ce que la scène de Liverpool a fait de mieux (RAZOR©2021).

DISCOGRAPHIE PARALLELE 60'S.

LP sous Shakers - 1964

 

Kingsize taylor the dominoes shaker s twist club

 

KINGSIZE TAYLOR & THE DOMINOES

SHAKER'S TWIST CLUB – 1964  3,5/5

 

Publié en 1964.

Durée:39:13

Label:Star-Club Records.

Genre:rock & roll,beat,twist.

 

Crédible.

 

Excellente formation de Liverpool, Kingsize Taylor and The Dominoes s'est également forgée une solide réputation en Allemagne et à Hambourg notamment qui, dans les 60's, était l'autre pôle musical en vogue.

A sa tête, Ted Taylor, un chanteur au physique de déménageur qui lui vaut son surnom de Kingsize Taylor, déploie une énergie folle à implanter sur la scène du Merseyside le rock and roll qui vient des États-Unis.

Il s'y montre si convaincant que le binôme Taylor/Dominoes n'est pas loin d'intégrer le top 5 de la place liverpuldiane, selon un sondage du moment (1962). On tient donc là du crédible.

Durant l'été 1962, à l'instar de nombreux groupes du Mersey, Kingsize Taylor et ses Dominoes se rendent à Hambourg où le Star-Club local le programme régulièrement.

Pour Decca Allemagne, un album est enregistré à l'occasion d'une des prestations réalisées dans ce cadre. Pour des raisons contractuelles (Kingsize Taylor & les Dominoes sont liés à Philips), le groupe se glisse dans le costume des Shakers même si son leader n'en arbore pas moins sa jolie veste à carreaux.

Souffrant d'un manque de visibilité au niveau national, cette formation se sépare au milieu de l'année 1964 et malgré sa qualité et celle du disque que je vous propose (des reprises de classiques du rock and roll), reste véritablement connue des seuls mordus de rock and roll à l'anglaise, de Liverpool dont ils furent un des premiers groupes (eux revendiquent être les premiers), de Hambourg dont ils furent partie intégrante de la scène et du Star-Club, lequel ici fait office de label. A écouter, pour les amoureux du genre surtout (RAZOR©2021).

 

1 - Twist And Shout. 

2 - Hippy Hippy Shake.

3 – Money.

4 - Hello Joséphine.

5 - Memphis Tennessee.

6 - Whole Lot Of Lovin'.

7 - Domino Twist.

8 - I Can Tell.

9 - Mashed Potatoes And Hot Pastrami.

10 - Ruby Ann.

11 - Long Tall Sally.

12 - Dr. Feelgood.

13 - Sweet Little Sixteen.

14 - Country Music.

15 - Dizzy Miss Lizzy.

16 - Green Onions.

 

Ted "Kingsize" Taylor:guitare solo,saxophone,chant.

John Frankland:guitare.

Bobby Thompson:basse.

Sam Hardie:claviers.

Gibson Kemp:batterie.

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