The Big Three.

BIOGRAPHIE.

 

 

THE BIG THREE/Liverpool (Angleterre – UK)

 

 

Big three intro

 

 

Actif entre 1961 et 1966,1973.

Labels:Decca records,Polydor Records.

Genre:beat,R&B,pop,rock and roll,british invasion,merseybeat.

 

Le groupe le plus puissant du Merseybeat.

 

C'est Terry Sylvester qui le dit : le meilleur groupe de Liverpool, c'était The Big Three. L'ancien guitariste et chanteur des Escorts, du Swinging Blue Jeans et des Hollies sait de quoi il parle quand il évoque les acteurs de cette trépidante scène musicale du début des 60's et celui d'entre eux qui fut vraisemblablement le premier power trio de l'histoire du rock.

 

Fallait-il que les Beatles soient monstrueux pour priver ce trio du titre honorifique de meilleure formation du Merseybeat ? Ou faut-il voir en ce constat l'incapacité de Brian Epstein, manager des deux groupes, à cadrer ces diamants bruts ?

Big three brian casserBrian Casser, celui par lequel tout est arrivé.

Big three cass and the cassanovasCass And The Cassanovas.

Big three some other guySome Other Guy en 1963.

Big three at the cavernLe Big Three au Cavern Club.

Big three nom Staline, Roosevelt, Churchill inspirent le nom.

Big three kripp griffiths hutchinson invites de paul fitzgerald premiere documentaireLa présentation du documentaire Some Other Guys.

Big three brian griffiths nowBrian Griffiths, un des plus grands guitaristes anglais.

Visiblement, nos gaillards préféraient passer leur temps au bar plutôt que souscrire à la promotion ou aux séances photos, mener leur carrière comme ils l'entendaient sans se soucier le moins du monde des retombées commerciales qu'ils pouvaient générer, au regard de leur incommensurable talent et de leur forte personnalité. Ces garçons peu conventionnels avaient-ils seulement conscience de leur énorme potentiel ?

 

Ils ont titillé les Beatles.

 

Jugés indisciplinés et provocateurs par leur impresario, ce dernier a finalement jeté l'éponge en les limogeant, précipitant ainsi une fin de carrière qui fut aussi rapide que le fut leur ascension.

Le Big Three, certainement le plus puissant groupe du moment, avait tout pour transformer sa renommée régionale en aura nationale, voire internationale.

 

Ses singles, malgré leur qualité, n'étaient pas représentatifs de la puissance dont il faisait montre en live et les changements de personnel, à un moment où le public avait besoin de s'identifier à eux, peuvent aussi justifier leur manque de succès à l'échelle du pays ou de l'Europe. Au lieu de cela, il se contente aujourd'hui d'être évoqué en termes élogieux par le milieu pop-rock et d'être un des rares à avoir fait trembler l'inamovible Beatles. Maigre consolation...

 

Une attraction à Liverpool.

 

On doit l'origine du Big Three à Brian Casser (alias Casey Jones), un chanteur et guitariste de Newcastle qui, en mai 1959, constitue un des tout premiers groupes de beat de Liverpool, Cass And The Cassanovas.

 

La rencontre avec le guitariste Adrian Barber et le batteur Brian Hudson, ses partenaires du moment, se fait au Jacaranda Club de Liverpool. A la disparition du groupe, Casser formera Casey Jones and The Engineers (puis Casey Jones And The Governors) ; Eric Clapton en fera partie (octobre 63).

 

Au bout de quelques mois d'activité, Cass And The Cassanovas voit son line-up évoluer suite au départ d'Hudson (juillet 59). Le maltais Johnny Hutchinson (futur Ian Gillan Band et Roxy Music) saute dans la brèche tandis que Johnny Gustafson, un liverpuldian d'origine suédo-irlandaise, entre comme bassiste (décembre 1959).

 

Le groupe, alors formé en quatuor, devient une attraction sur la scène de Liverpool, en interprétant une musique variée, axée sur le rock and roll et des rythmes latinos. Il est choisi comme groupe de soutien pour Gene Vincent lorsque ce dernier vient donner un concert à Liverpool en mai 1960.

 

Roosevelt, Churchill, Staline.

 

Pensant qu'ils feraient mieux sans Casser, Gustafson, Barber et Hutchinson quittent la formation de Cass, en décembre 1960 ; ils rebondissent sur les Big Three dont le nom évoque la rencontre au sommet des trois géants du monde d'alors : Roosevelt, Churchill et Staline. Ils pratiquent alors une musique plus marquée, orientée sur les standards de R & B américains.

 

A l'instar de nombreux groupes de cette époque, les Big Three, indisciplinés et ripailleurs, ont été amenés à se produire en Allemagne, sur le circuit de Hambourg où ils jouissaient d'une grosse popularité.

 

C'est durant une de ses tournées allemandes, quelque temps après avoir signé avec Brian Epstein, que le Big Three perd Adrian Barber (mi 1962).

 

Barber, en dehors du fait qu'il soit musicien, est également doué en électronique. C'est lui qui a en charge la mise à niveau des amplis du groupe et tous les aspects techniques du matériel.

 

Populaire chez les teutons.

 

En raison de ses compétences en électronique, l'influent Horst Facher, impliqué dans la scène émergente autour de la Reeperbahn d'Hambourg et ami des Beatles, intervient pour que le Star-club dont il est alors portier, confie à Barber le système de sonorisation de la discothèque.

 

Barber est recruté en décembre 1962 et décide de ne plus poursuivre sa route avec le Big Three.

 

Devenu régisseur du club et producteur, il sera notamment derrière le live ! At The Star Club In Hamburg des Beatles (1962) ou encore l'éponyme Allman Brothers Band (1969), quand il travaillera pour Atlantic Records.

Avant d'accepter l'offre du Star-Club, Barber prend part aux performances du groupe, passé en quatuor quand le talentueux guitariste Brian Griffiths intègre le Big Three (juin 62), comme le stipule le contrat entre Epstein et les hambourgeois. Griffiths vient de Howie Casey And The Seniors, premier sur la scène de Liverpool à avoir enregistré un LP (Twist At The Top/février 1962).

 

Une musique agressive.

 

Au retour d'Allemagne de Big Three, sans Barber, le quatuor redevient trio : Gustafson, Hutchinson et Griffiths. Débute alors la période la plus glorieuse de The Big Three.

 

Epstein favorise alors une audition pour Decca Records au cours de laquelle le Big Three enregistre Some Other Guy, devenu avec le recul un classique de l'échiquier Merseybeat.

 

Le single a quelque chose en plus mais Epstein et le label, qui venait de refuser les Beatles, ne veulent pas d'un protégé qui sonne comme les groupes de rock & roll anglais des 50's.

Big three joey molland portrait

« En 1962, j'avais 15 ans et les groupes étaient d'un très haut niveau. Brian Griffiths (The Big Three) était l'un des plus grands guitaristes que j'ai jamais entendu de ma vie. » (Joey Molland) 

Leur volonté est de façonner leurs poulains comme la majorité des combos britanniques du moment et qui reprennent des standards américains de R & B généralement inconnus du public. Le trio refuse de rentrer dans ce moule en développant une musique très agressive, ouvrant ainsi la porte à des formations comme les Who.

 

Clap de fin en 1966.

 

Decca n'ayant jamais fait l'effort de les promouvoir, Johnny Gustafson et Brian Griffiths quittent le Big Three en novembre 1963.

Ils sont remplacés par Faron Ruffley et Paddy Chambers, tous deux des Faron's Flamingos, avant que Paul Pilnik ne remplace le second (mars 1964). Johnny Hutchinson demeure le seul rescapé de la mouture initiale.

 

Le line-up du Big Three bouge encore beaucoup entre 1964 et 1966 (Ray Marshall, Bob Womersley), date à laquelle se referme partiellement l'histoire de ces anglais.

 

Les singles Some Other Guy/Let True Love Begin, By The Way/Cavern Stomp, I'm With You/Peanut Butter en 1963 (Decca), If You Ever Change Your Mind/You've Got To Keep Her Under Your Hand (Polydor/1964) ainsi que le EP At The Cavern Live (Decca/1963), sorti en 1981, alimentent la discographie du line-up le plus mémorable du groupe.

 

Un des groupes beat les plus intéressants.

 

Le Big Three renaît furtivement de ses cendres, en 1973, quand Griff et Gus (avec Nigel Olsson et J. Peter Robinson) retournent en studio pour réaliser Resurrection (Polydor/1973), mais l'expérience n'ira pas plus loin.

 

Johnny Gustafson est décédé en septembre 2014, Johnny Hutchinson, plus récemment, en avril 2019, tandis que Brian Griffiths vit désormais à Calgary (Canada).

 

Un documentaire de Todd Kripp, Some Other Guys (2017), raconte leur histoire : celle d'un groupe du Merseybeat qui n'a jamais voulu entrer dans la filière qu'on cherchait à leur imposer, mais qui fut certainement l'un des plus intéressants de la période beat anglaise (RAZOR©2020).

DISCOGRAPHIE COLLECTION.

LP Compilation 2009

 

Big three cavern stomp the complete decca recordings

 

THE BIG THREE

CAVERN STOMP : THE COMPLETE RECORDINGS – 2009  3,5/5

 

Publié en septembre 2009.

Enregistrements période Decca 1963/64.

Produit par Noël Walker (1/15),John Gustafson (16/31)

Label :RPM Retro Disc.

Genre:beat,merseybeat,rock and roll.

 

La période Decca, apogée de Big Three.

 

Pour jauger de la puissance et du dynamisme du Big Three anglais (ne pas confondre avec le trio folk américain de Cass Elliot, Tim Rose et Jim Hendricks qui œuvrait à la même époque), il n'est pas meilleur endroit que cette compilation de 2009 qui réunit une collection des enregistrements réalisés pour Decca Records en 1963/64.

 

Pour remettre les choses dans le contexte, le groupe est alors placé sous la coupe de Brian Epstein et vient de connaître le succès en Allemagne où il a assuré le classique circuit des clubs germains organisé pour certaines formations britanniques (les Beatles notamment) et passant par le Star-Club de Hambourg.

 

Il y laissera (fin 62) un de ses membres, Adrian Barber, débauché pour devenir le régisseur de la boite de nuit allemande. Celui-ci, féru d'électronique, a conçu des amplis qui dotent le groupe d'une puissance sonore unique sur la scène de Liverpool et un fait l'un des plus puissants du Merseyside.

 

A son retour d'Allemagne, le Big Three passe en trio : Gustafson, Hutchinson et Griffiths. Cette tierce symbolise la période la plus glorieuse des anglais et qui débute par une audition pour Decca, au cours de laquelle le Big Three enregistre Some Other Guy, devenu, avec le recul, un classique de l'échiquier Merseybeat.

 

C'est par ce biais que le Big Three entame son partenariat avec Decca, gros label à l'époque. Decca les enregistre au Cavern Club mais, par une regrettable erreur de manipulation, efface une partie des bandes.

 

Ce qui était prévu pour être un album est amputé de certains de ses titres. Le Big Three doit se contenter d'un EP de 4 titres : What'd I Say (Ray Charles), Don't Start Running Away, seul titre du trio, Zip-A-Dee-Doo-Dah (Akkie Wrubel/Ray Gilbert) et Reelin' And Rockin' de Chuck Berry.

 

Ceux-ci figurent dans cette collection complète et expliquent à eux seuls pourquoi Gustafson, Hutchinson et Griffiths étaient vus comme les plus bruyants de la place liverpuldiane. Leur prestation au Cavern capture bien l'esprit qui régnait alors sur la scène de ce club mythique et surtout leur excellent niveau.

 

C'est bien évidemment le centre d'intérêt de cette compilation mais le reste ne se néglige pas pour autant, car on tient là l'ensemble des enregistrements réalisés pour le label Decca.

 

La compil' a donc valeur historique et constitue un passage obligé pour tout savoir de ces gars que beaucoup considèrent encore aujourd'hui comme meilleurs que les Beatles. Pour l'anecdote, Hutchinson en a fait partie, juste avant que Ringo Starr ne soit recruté (RAZOR©).

 

1. What'd I Say.

2. Don't Start Running Away.

3. Zip A Dee Doo Dah.

4. Reelin' And Rockin'.

5. Bring It On Home To Me.

6. Some Other Guy.

7. Let True Love Begin.

8. By The Way.

9. Cavern Stomp.

10. I'm With You.

11. Peanut Butter.

12. If You Ever Change Your Mind (Bring It On Home To Me).

13. You've Gotta To Keep Her Under Hand.

14. High School Confidential.

15. If You Ever Change Your Mind (Bring It On Home To Me).

16. Some Other Guy.

17. Lavender Blue.

18. Rockin' Robin.

19. Always.

20. I Got It.

21. Angel Baby.

22. Just A Little Bit.

23. Let It Rock.

24. Money.

25. I Know.

26. Can't Believe You Want To Leave.

27. All Of Me.

28. Price Of Love.

29. Dizzy Miss Lizzy.

30. If You Gotta Make A Fool Of Somebody.

31. Lucille.

 

Johnny Hutchinson,Nigel Olsson:batterie.

John Gustafson:basse.

Brian Griffiths:guitare.

Les Thatcher:banjo.

Catherine Finnis,Martin Robinson,Roger Smith,Suki Towb:cello.

Henry Lowther:cor.

Peter Robinson:piano.

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