The Fortunes.

BIOGRAPHIE.

 

 

THE FORTUNES/Birmingham (Angleterre – UK)

 

Fortunes intro

 

Actif depuis 1961.

Labels:Decca,United Artists,US World Pacific,Capitol,Target UK.

Genre:pop,merseybeat,beat.

Site officiel:thefortunes.co.uk

 

Une popularité essentiellement européenne.

The Fortunes a été un groupe pop de portée internationale, auteur de ballades pop parmi les plus mélodiques et les plus mémorables des 60's/70's, apprécié de beaucoup pour ses harmonies vocales édulcorées et apaisantes.

Jamais, il n'a cependant rencontré un succès exceptionnel sur la scène planétaire, se contentant de décemment représenter la nation britannique dans le sillon invasif creusé par les Beatles.

Parmi ses faits d'armes, souvenons-nous qu'il a donné à la station-pirate alors en vogue en 1964, Radio Caroline, la chanson thème du générique de la première société radiophonique libre.

Malgré cette exposition avantageuse, il faudra toutefois attendre You've Got Your Troubles pour que leur destin évolue à la hausse. N'ayant jamais eu une popularité débordante dans les 60's, hormis quelques coups ponctuels, le groupe n'a jamais laissé tomber, s'est même réinventé dans les 70's, en changeant de look et de label.

Constitué à l'origine comme trio sur les cendres des Cliftones, ils réunissent dans leur mouture d'origine de 1961, Rod Allen, Glen Dale et Barry Pritchard, rejoints par Andy Brown et David Carr en 1963, date à laquelle ils deviennent officiellement les Fortunes.

Fortunes trioThe Fortunes, trio au début des 60's...

Fortunes 5... devenu quintet en 1963...

Fortunes 65... format dans lequel il se révèle en 1965...

Fortunes radio caroline... avec l'appui de Radio Caroline...

Fortunes caroline... dont ils signent le générique de la station.

Fortunes you ve got the troubleAu 5ème single, la situation se décante pour The Fortunes.

The forunes nowToujours actif en 2020...

Mooney et Smitham toujours aux affaires.

De ce line-up originel, il ne reste plus personne. Le batteur Andy Brown est toujours vivant, mais rangé des voitures depuis 1977, tandis que tous ses autres partenaires ne sont plus de ce monde.

Barry Pritchard est parti à l'amorce du 3ème millénaire (1999), Rod Allen en 2008, David Carr 3 ans plus tard (2011) et Glen Dale, plus récemment (en janvier 2019) après avoir quitté le groupe en 1966. Seul Rod Allen était encore actif jusqu'en 2008.

Si sa mort a éteint définitivement le line-up légendaire des Fortunes, le souhait d'Allen était de voir le groupe poursuivre son aventure au-delà de sa disparition.

Tout a donc été mis en place pour que cette formation, entrée dans la légende du rock, puisse pérenniser l'héritage laissé par les différents membres s'étant succédé en son sein, depuis le début des 60's.

Eddie Mooney (né en 1957) et membre des Dakotas est sollicité en décembre 2007 pour devenir chanteur et bassiste des Fortunes quand Allen, plus de 40 ans passé à la tête du combo, commence à connaître des problèmes de santé récurrents. C'est lui qui est alors désigné pour être le remplaçant d'Allen. Son arrivée relance la mécanique et, surtout, fait que le désir d'Allen puisse se concrétiser.

Mooney en est toujours membre aujourd'hui et c'est sous sa direction, ainsi que sous celle du plus ancien musicien de la bande, Michael Smitham (entré en 1983), que l'équipe actuelle (Michael Smitham, Eddie Mooney, Glenn Taylor, depuis 2010, et Chris Hutchison, en 2018) tourne depuis, apparaissant régulièrement lors de spectacles ou de circuits consacrés aux 60's. Rod Allen peut reposer tranquillement, son vœu est exaucé et les Fortunes font toujours parler d'eux en 2020.

La place beat de Birmingham.

L'histoire des Fortunes débute au début des 60's quand deux étudiants de la Moseley Grammer School de Birmingham, Rodney Bainbridge, alias Rod Allen, et Barry Pritchard fondent un duo dans le style des Everly Brothers, les Strollers. Celui-ci s'étoffe avec l'entrée d'un troisième larron, Glen Dale.

Le groupe développe alors des harmonies à trois voix qui ne laissent pas insensibles l'imprésario roublard et original qu'est Reg Calvert. Ils se font appelés The Cliftones (en référence à Clifton Hall, l'école de Birmingham où s'est construite l'histoire) et ont déjà une identité sonore propre.

Dès 1963, après quelques mouvements de personnel, le trio vocal passe en quintet ; le batteur Andy Brown, venu des Lawmen, et le claviériste David Carr complètent alors un line-up qui a pour répertoire principal des reprises de R & B et de pop (Diane Warwick, Gene Pitney, Broadway...). Cette incarnation à 5 est renommée The Fortunes Rhythm Group et remporte un concours de beat régional (Edgbaston).

Radio Caroline en appui.

A la fin de l'année 63, Calvert leur permet de décrocher un premier contrat auprès de Decca Records. Shel Talmy, producteur-maison (The Who, The Kinks) prend le groupe en main et sous sa direction, ce dernier enregistre un premier single, Summertime Summertime (août 63) qui a la particularité d'être crédité à la fois aux Fortunes et aux Cliftones. Cette reprise du hit des Jamies (1958) ne marque pas les esprits.

Bien qu'étant une vitrine idéale pour lancer sa carrière au motif de devenir le générique quotidien de Radio Caroline, le titre du même nom (Caroline) n'a pas l'effet escompté auprès du public. Accrocheur malgré tout, il se contente d'une aura européenne seulement, c'est une déception.

You've Got Your Troubles pour décoller.

Le catalogue des singles des années 63/64 des Fortunes n'offre pas vraiment de surprises, de Summertime Summertime à Look Homeward Angel (bien que ce morceau soit très agréable).

Il faut attendre le cinquième 45T, You've Got Your Troubles et son suivant immédiat Here It Comes Again, pour que la situation se décante réellement pour le groupe de Rod Allen.

Le premier nommé fait N° 1 au Canada et en Nouvelle-Zélande, 3 en Irlande et aux Pays-Bas, 6 en Afrique du Sud, 12 en Australie, 24 en Belgique, 28 en Allemagne, mais surtout prend la 2ème place des classements britanniques (août 65) et se positionne au 7ème rang du Billboard 100 et du Top Box américains.

Écrit par les songwriters partenaires Roger Cook et Roger Greenaway, le titre tombe à une époque où Decca traîne des pieds pour renouveler le contrat aux Fortunes. Le label, d'abord réticent à poursuivre l'aventure, accorde une seconde chance à la bande à Allen ; la chanson obtient le soutien sans réserve de Radio Caroline d'où son explosion rapide auprès du public.Le groupe semble avoir trouvé la bonne formule et Here It Comes Again (du même tandem de l'écriture) le confirme en s'installant au 4ème rang des classements UK et au 27ème du Billboard.

Un premier album, éponyme, est publié. The Fortunes paraît simultanément au Royaume-Uni et aux States.

Forts de cette double réussite, les Fortunes entreprennent une tournée (1966) sur le sol de l'Oncle Sam, avec Peter & Gordon et les Moody Blues et prennent part à l'émission télévisée Murray The K.

Entre réussite, drame et revers.

A leur retour des États-Unis, The Fortunes enchaînent avec This Golden Ring, un top 20 (N°15 début 66), avant d'être frappés de plein fouet par l'assassinat de leur manager Reginald Calvert (juin 1966) pour une sombre histoire de rivalité professionnelle ; ce dernier ayant monté sa propre radio libre (Radio City) dans l'estuaire de la Tamise est abattu par le propriétaire de la station concurrente Radio Atlanta.

Qui plus est, après quelques singles sans relief, le chanteur et guitariste Glen Dale décide de quitter ses partenaires pour engager une carrière solo (juillet 66). L'écossais Shel MacRae des Kimbos saute dans la brèche mais ne parvient pas à inverser le cours des événements alors que la période passe au psychédélisme.

Fortunes rob allen portrait

" Quand nous avons changé de direction artistique, nous cherchions surtout à faire ce que The Marmalade a fait au moment de Reflections et par lequel ils ont élargi leur public, y compris celui américain. Nous voulions essayer de combler l'écart entre la musique pop et la musique plus lourde du début des 70's. Il nous fallait tenter ce renouveau car nous ne pouvions pas continuer éternellement comme nous étions alors. " (Rod Allen)

Les Fortunes se réinventent...

En n'accrochant pas le bon wagon, You Gave Me Somebody To Love, Is It Really Worth Your While et Our Love Has Gone (tous en 1966) ne touchent pas leur cible et scellent du même coup l'arrêt du partenariat avec Decca.

Les Fortunes rebondissent chez United Artists (1967) et marquent le début de cette nouvelle collaboration en publiant deux beaux singles, l'un original et signé de leur main, The Idol (Allen/Pritchard-1967), l'autre, une adaptation du Moribond de Jacques Brel (Seasons In The Sun/1968). Avec Loving Cup (1968), aucune des publications ne ne paie vraiment.

Cet insuccès récurrent amène le groupe à se diversifier pour pouvoir manger. Il s'oriente alors vers la réalisation de jingles publicitaires, dont It's The Real Thing pour Coca Cola US et insiste dans le circuit du cabaret, plus lucratif.

David Carr choisit ce moment pour quitter les siens (été 68) et s'envoler pour l'Amérique où il s'oriente dans la production. De quintet, les Fortunes redeviennent quatuor mais leur moment de gloire est déjà derrière eux, malgré un bel album pour le label World Pacific, That Same Old Feeling (1970) dont la chanson-titre entre dans le top 70 aux USA (N°62).

...et retrouvent des couleurs.

En signant pour Capitol (1971), ils retrouvent leurs complices Cook et Greenaway lesquels leur livrent sur un plateau Here Comes That Rainy Day Feeling Again.

Le titre fait 15 au Billboard (51 au Royaume-Uni) et relance un tantinet les gars de Birmingham, d'autant que le chaloupé Freedom Come, Freedom Go (août 71) confirme leur bonne passe du moment (17 semaines dans les charts). La chanson, reprise en français par Claude François sous l'adaptation Il Fait Beau, Il Fait bon, entre dans le top 10 (N°6) grand-breton. Les TV anglaises s'intéressent de nouveau à eux (Top Of The Pops).

L'année suivante, c'est au tour de Storm In A Tea Cup (de Lynsey De Paul) de bien figurer. 84ème single le plus vendu l'année de sa sortie (1972), le titre se classe N° 7 sur son sol.

Les Fortunes de Capitol Records retrouvent des couleurs, ses succès successifs le relancent et ravivent l'intérêt pour leur nouveau travail, malgré les mutations de personnel (départ de Brown en 77, puis de McRae la même année, arrivées de George McAllister, de 1970 à 1974, de John Davey de 1977 à 1983, de Rick Persell de 1977 à 80, de Paul Keatley en 80, de John Trickett de 1977 à 1984, de David Pritchard en 1983, de Paul Hooper de 1984 à 2010, de Bob Jackson de 1995 à 2018, de Geoff Turton en 2013) et la perte de Rod Allen.

Installée initialement dans une lignée très british invasion, la formation de Birmingham a eu l'intelligence de se renouveler au bon moment, de prendre une nouvelle direction dans les 70's. Ce choix l'a assurément sauvé de la disparition ; on a d'autant plus plaisir à le voir toujours sur le pont aujourd'hui (RAZOR©2020).

DISCOGRAPHIE 60'S.

LP Studio 1 - 1965

 

The fortunes lp 1965

 

THE FORTUNES

THE FORTUNES – 1965  3/5

 

Publié en 1965.

Produit par Decca Records.

Durée:34:52.

Label:Decca (UK),Press records (USA).

Genre:Merseybeat,pop-rock,british invasion.

 

A boire et à manger.

 

Les Fortunes n'ont pas laissé une trace indélébile dans le concert rock des années 60/70. Rares sont les gens, fussent-il passionnés de pop anglaise, de citer une chanson de ce groupe qui aura surtout profité de l'élan provoqué par la british invasion pour faire parler de lui et ainsi tirer les quelques marrons du feu.

Son parcours s'est échelonné sur la période 1965/71 et a permis aux britanniques de toucher 6 fois le Billboard avec autant de titres. Les plus représentatives de leurs chansons, celles qui dominent leur catalogue, You've Got Your Troubles (top 10 aux États-Unis et N° 2 au Royaume-Uni) et Here Comes That Rainy Day Feeling Again (top 15 chez l'Oncle Sam) et N°51 sur leurs terres, sont les seuls vrais faits d'armes que l'on retienne spontanément d'eux.

Bien que bénéficiant du soutien sans retenue de la station radiophonique pirate mouillant au large des côtes anglaises, Radio Caroline, pour laquelle les Fortunes signent le générique d'ouverture d'antenne, leur popularité se limitera surtout au Vieux Continent, au point que, pour continuer à vivre, le groupe se réinventera à la fin des 60's en basculant vers la musique publicitaire (ils sont les auteurs du jingle Coca Cola de l'époque, It's The Real Thing) et en cherchant à suivre la même trajectoire artistique que celle de leurs homologues anglais et contemporains, The Marmelade. Cette orientation les fera retrouver des couleurs après une deuxième moitié des 60's plutôt discrète.

La période la plus probante des Fortunes, à mon sens, a été l'année 65, date à laquelle le groupe, jusque là improductif, ne fait plus l'unanimité chez Decca. Le label agite au-dessus de sa tête une épée de Damoclès. Ou ça passe une dernière fois ou les Fortunes peuvent aller se faire rhabiller chez Plumeau. On en est là.

Le 5ème single, You've Got Your Troubles et son suivant immédiat, Here It Comes Again, sauvent le groupe d'une rupture de contrat alors imminente. Rod Allen et sa troupe peuvent souffler, le couperet est passé si près...

Le premier nommé fait N° 1 au Canada et en Nouvelle-Zélande, 3 en Irlande et aux Pays-Bas, 6 en Afrique du Sud, 12 en Australie, 24 en Belgique, 28 en Allemagne, mais surtout prend la 2ème place des classements britanniques (août 65) et se positionne au 7ème rang du Billboard 100 et du Top Box américains.

Écrit par les songwriters partenaires Roger Cook et Roger Greenaway, le titre obtient le soutien sans réserve de Radio Caroline d'où son explosion rapide auprès du public.

Le groupe semble avoir trouvé la bonne formule et Here It Comes Again (du même tandem de l'écriture) le confirme en s'installant au 4ème rang des classements UK et au 27ème du Billboard.

Un premier album, éponyme, est alors publié dans la foulée, pour capitaliser sur cette phase favorable. The Fortunes paraît simultanément au Royaume-Uni et aux States (paru sur la filiale américaine de Decca, Press Records).

Il est alimenté par 14 chansons (12 sur la version canada-US privée de You Can Have Her et de I'm Still Alone) d'une pop typiquement 60's, de qualité plus ou moins égale et alternant entre originaux et reprises.

Les titres qui ont impulsé la carrière du groupe et cités précédemment sont les éléments dominants de l'offre avec Won't You Give Him (One More Chance), Laughing Fit To Cry, Time To Be Going, This Empty Place ou Looking Through The Eyes Of Love (RAZOR©)

 

1. You've Got Tour Troubles.

2. Looking Through The Eyes Of Love.

3. Won't You Give Him (One More Chance).

4. This Empty Place.

5. I'm Still Alone.

6. If We Lived On Top Of A Mountain.

7. You Can Have Her.

8. Maria.

9. Laughing Fit To Cry.

10 Coloured Lights.

11. All Cried Out.

12. Voice Your Choice.

13. Time To Be Going.

14. Here It Comes Again.

 

Rod Allen (Rodney Bainbridge) :basse,chant.

Barry Pritchard:chant,guitare,claviers.

Glen Dale:guitare,chant.

Andy Brown:batterie.

David Carr:piano,claviers.

1 vote. Moyenne 5.00 sur 5.