The Merseybeats.

BIOGRAPHIE.

 

THE MERSEYBEATS/Liverpool (Angleterre – UK)

 

The merseybeats 4

 

Actif depuis 1961 (The Mavericks).

Labels:Fontana Records.

Genre:pop,rock,pop-rock,british invasion,beat.

Site officiel:merseybeats.co.uk

 

Le Cavern Club comme terrain d'expression.

Au début des 60's, la scène Beat de Liverpool est en pleine effervescence. De 300 à 500 groupes tentent de s'y faire un nom entre 1958 et 1964. Dans ce contexte explosif, le Cavern Club devient rapidement le berceau de la musique pop-rock britannique.

La légendaire cave, ouverte au jazz dès 1957, permet de lancer de nombreuses carrières, de médiatiser certaines formations dont, la plus populaire, les Beatles qui assurent en ce lieu 292 représentations.

Revers de la médaille, après avoir contribué à développer la magnifique scène Beat liverpuldiane, la célèbre salle de spectacles eut toutes les peines du monde, après coup, à faire revenir les artistes du crû, devenues stars internationales et hors de prix...

The merseybeats cavern nov 64Groupe résident du Cavern Club de Liverpool...

The merseybeats intro...les Merseybeats sont plus Everly Brothers que l'original.

The merseybeats the merseysBilly Kinsley et Tony Crane. 

The merseybeats 6Premier artiste Fontana Records.

The merseybeats 77Retour au premier plan...

The merseybeats chris stamp kit lambert b w...sous l'ère Stamp/Lambert...

The merseybeats crane kinsley...les Merseybeats deviennent Merseys...

The merseybeats merseys sorrow...et signent Sorrow, top 5 des charts UK.

The merseybeats 2019Toujours actif en 2020.

Des Mavericks aux Mersey Beats.

Parmi ces groupes de Liverpool, celui de Tony Crane et de Billy Kinsley, appelé The Mavericks et que Bob Wooler, DJ du Cavern et figure séminale de la scène Mersey, a vu jouer à Liverpool.

Jamais en reste dès lors qu'il s'agit de pousser un groupe, celui-ci est tellement séduit par les Mavericks qu'il souhaite fortement les voir devenir groupe-résident du mythique club.

A côté des Beatles, qui les aiment bien, qui les considèrent plus Everly Brothers que les Everly Brothers et qui sont disposés à leur refiler certaines des chansons qu'ils ne peuvent exploiter.

Il a en projet de leur laisser une grosse partie des sessions du Cavern, dans le but d'attirer une clientèle plus féminine et à la condition que les Mavericks, au nom trop country, changent d’appellation : ils deviennent The Mersey Beats, prenant alors le même patronyme qu'un bimensuel (Mersey beat) consacré à la musique locale et fondé par un ami de Lennon, Bill Harry.

Celui-ci trouve les musiciens très corrects et, surtout très bons, aussi il ne s'oppose pas à cet emprunt d'identité. Il en est même fier.

On ne parle pas encore de Merseybeat, ce genre musical fait de pop et de rock en vogue au début des 60's et né sur les rives de la rivière Mersey ; cela viendra un peu plus tard...

Tony Crane et Billy Kinsley aux manettes.

Bercé très tôt par la musique, Crane apprend d'abord la trompette, mais quand il découvre Elvis Presley dans le film Love Me Tender, il sait que c'est vers la guitare qu'il souhaite désormais s'orienter.

Après avoir pris part à des concours de chant et quitté l'école, Tony Crane travaille un temps au Royal Liver Building, l'emblématique bâtiment administratif de Liverpool.

Il monte un duo avec un de ses cousins et fait le tour des collèges et universités, car trop jeunes (Tony a 15/16 ans) pour pouvoir se produire dans les clubs et bars de la place.

Mais l'un comme l'autre voulant être à la fois et le chanteur et le guitariste principal de leur projet, la collaboration tourne court. Il est recommandé à Crane de se rapprocher de Billy Kinsley, 14 ans, toujours scolarisé ; celui-ci chante comme Buddy Holly et est grand fan des Everly Brothers dont il connaît tout le répertoire. La magie opère entre les deux qui échafaudent dès lors les projets les plus fous.

Pour ce, il faut étoffer le duo en s'adjoignant le concours d'un batteur (Frank Sloane) et d'un deuxième guitariste (David Elias), Kinsley récupérant la basse après en avoir appris les rudiments de Crane. Les Mavericks voient le jour (1961).

Ils se produisent surtout sur Liverpool et sa périphérie quand Bob Wooler du Cavern Club les voit jouer et veut en faire un autre groupe-maison, comme les Beatles et Gerry And The Pacemakers.

Furtivement dans le giron de Brian Epstein.

Les Mavericks sautent sur l'occasion et, en alternance avec les Fab Four, assurent des séances 5 fois par semaine, midi et soir. Le groupe, jusque là semi-pro, se professionnalise.

Crane abandonne son travail, tandis que les Mavericks deviennent les Pacifics (septembre 1961), le temps d'une semaine, avant de muter vers The Mersey Beats (février 1962), puis The Merseybeats (avril 1962) dans lequel le guitariste Aaron Williams et le batteur John Banks ont respectivement remplacé David Elias et Frank Sloane, partis former The Nocturns.

Début 1963, les Merseybeats deviennent le deuxième groupe à intégrer l'écurie de Brian Epstein (avant même Gerry And The Pacemakers), mais un différend (une banale histoire de moyens financiers refusés aux Merseybeats mais acceptés aux Beatles) les oppose au manager légendaire des Scarabées.

La collaboration est arrêtée au bout de six mois, la formation de Crane et Kinsley reprend sa liberté.

Quand on sait que les Merseybeats n'ont jamais eu la carrière des Beatles, ils ne peuvent nourrir que des regrets...

Premier artiste Fontana Records.

En étant approché par un A & R de Phillips Records pour lequel il décroche un engagement, le groupe atterrit, un peu par accident, chez Fontana Records (un greffon de Phillips), cette année 63.

Premier artiste Fontana, il se voit offrir la possibilité d'enregistrer quatre titres et de réaliser un premier 45T, une ballade nommée It's Love That Really Counts' (août 63).

Rares sont alors les formations de Liverpool à exploiter ce genre. Le titre de Burt Bacharach et Hal David, interprété par les Shirelles, un an avant, atteint la 24ème place des charts UK. On peut compter sur les doigts d'une main les jeunes de leur âge à avoir réalisé pareille prouesse.

I Think Of You fait encore mieux puisqu'il atteint le top 5 des mêmes classements en mai 1964 et fait disque d'or (un million de pièces écoulées).

Kinsley fait des allers-retours.

Cette remarquable performance, les tournées en Allemagne et aux States et le fait d'avoir son propre show TV sur la RAI (1964) n'atténuent toutefois pas la déception que ressent le groupe de perdre quelques mois plus tôt (février 1964) Bill Kinsley. Ce dernier part former les Kinsleys.

Kinsley est temporairement remplacé par Bob Garner, puis, de manière plus marquée par Johnny Gustafson, ex-The Big Three.

Sous cette mouture, les Merseybeats signent Don't Turn Around/Really Mystified (avril 64), puis Wishin' And Hopin'/Milkman (juin 64), placés tous deux N° 13 au Royaume-Uni.

Le suivant, Last Night/See My Back déçoit (N°40) ; il précipite le départ de Gustafson, mais amène Kinsley à faire son retour (fin 64). Ce nouveau line-up va rester en place jusqu'en 1966, quand le combo splitte.

Il est l'auteur des trois singles de l'année 65 : Don't Let It Happen To Us/It Would Take A Long Long Time (le groupe est alors en quintet avec Kinsley et Gustafson), I Love You Yes I Do/Good Good Lovin' et I Stand Accused/All My Life (les deux sans Gustafson).

Retour au premier plan.

Durant la deuxième moitié de 65, la formation de Crane et Kinsley n'a plus de manager. Kit Lambert et Chris Stamp, derrière les Who (ils sont encore les High Numbers) se proposent alors de les diriger et de les replacer au sommet de la pyramide.

Ce qui est partiellement réalisé puisque I Love You Yes I Do et I Stand Accused, font respectivement 22 et 38 dans les charts UK. C'est le moment choisi par Aaron Williams pour se retirer du milieu et pour John Banks, de rejoindre Gustafson (début 1966).

La suite s'appelle Merseys.

Crane et Kinsley prennent une nouvelle direction avec leur nouvel encadrement, toujours pour Fontana Records, mais le label s'impatiente. Au lieu de remplacer le guitariste et le batteur, Kit Lambert propose à Crane et Kinsley de rester en duo, comme à leurs débuts.

Ce sera les Merseys qui auront en soutien un groupe de jeunes musiciens de 16/17 ans, dont deux batteurs. Finies les guitares, les deux membres de la première heure se contenteront désormais de chanter.

Le backing band en question s'appelle Fruit Eating Bears et se compose de Joey Molland (guitare), Chris Findley (claviers), George Cassidy (Basse) et des deux batteurs Kenny Goodlass et Kenny Mundye.

Les spectacles sont parfaitement orchestrés (la patte de Chris Stamp, frère de l'acteur Terrence) avec ces jeunes chargés de faire monter la température jusqu'au moment où Crane et Kinsley apparaissent sur scène.

Tout le monde apprécie au point que le groupe, dans cette formule, est lancé dans une grande tournée aux côtés des Who, du Spencer Davis Group et d'un certain...Cream.

The merseybeats tony crane portrait

« A 16/17 ans, vous avez fait partie de ce truc. Groupe-résident du Cavern Club...imaginez ! La boîte la plus célèbre au monde. Et nos voisins de sessions étaient les Beatles. C'était énorme ! Nous utilisions leur matériel. Leurs amplis Vox. Ils utilisaient le nôtre en retour. Faire partie de cette scène mythique, c'était irréel. Cela nous a fait grandir plus vite que tout le monde. Pour moi, le rêve a été exaucé au-delà de tout ce que je pouvais imaginer. J'ai toujours voulu être dans la musique, mais là... » (Tony Crane)

Sorrow, un top 5.

Il manque toutefois à cette incarnation un titre majeur qui puisse être soutenu durant ce tour exceptionnel. Sorrow (Face B : Some Other Day), initialement enregistré par The McCoys (en face B de Fever/1965), est celui-ci qui tombe dans les bacs en avril 1966.

Premier single affecté aux Merseys, il fait appel à de prestigieux musiciens de sessions comme les Led Zep en devenir, Jimmy Page et John Paul-John, le futur Cream Jack Bruce et Clem Cattini des Tornados.

Si la première version est rejetée par le label, sa suivante (plus live et avec des cuivres) propulse le groupe dans le top 5 britannique. Jimmy Page n'est pas de cette version définitive.

Le titre, que reprendra David Bowie (N°3 des charts), en 1973, pour alimenter son album de reprises Pin Ups, se classe N° 4 et s'avère vite un élément majeur de la tournée, relayé en cela par des passages radiophoniques quotidiens.

Signe de la grande amitié liant les Beatles et les fondateurs des Merseybeats pour lesquels ils ont toujours marqué leur intérêt et leur soutien, George Harrison intègre une ligne de Sorrow (With Your Long Blonde Hair And Your Eyes Of Blue) dans le morceau dédié à Pattie, sa femme, It's All Too Much et qui figure sur la B.O originale du film Yellow Submarine (janvier 1969).

Des Merseys au Chicken In basket.

Les Merseys poursuivent encore quelques années, signant encore une grosse poignée de singles sans renouveler cependant le succès de Sorrow : So Sad About Us/Love Will Continue (juillet 1966), Rhythm Of Love/Is It Love ? (novembre 1966), The Cat/Change Of Heart (juin 1967), Penny In My Pocket/I Hope You're Happy (mars 1968), Lovely Loretta/Dreaming (juillet 1968).

Après avoir évoluer en trio, les Merseys (Crane, Kinsley et Mundye) se séparent quand Tony Crane pèse de tout son poids pour prendre une direction autre, le (rémunérateur) circuit du Cabaret, appelé communément Chicken In The Basket et considéré alors comme le cimetière des éléphants.

Son acolyte de la première heure ne partage pas cette vision. Toujours ambitieux et motivé, il préfère accepter l'offre de travailler comme musicien de sessions pour Apple Records. Après avoir notamment formé Rockin Horse dans la foulée, Kinsley fondera Liverpool Express, au milieu des 70's et jusqu'en 85.

Crane, pendant ce temps-là, tourne sous diverses identités, plus particulièrement celle de Tony Crane & The Merseybeats, avant de redevenir Merseybeats quand Kinsley accepte de repartir avec lui, en 1993.

Les Merseybeats, toujours en activité aujourd'hui, et qui ont eu la douleur de prendre en route John Banks (1988 à l'age de 44 ans), intègrent alors le circuit des légendes des 60's où ils retrouvent avec plaisir tous ceux qui ont façonné le son de Mersey, Gerry Marsden (Gerry And The Pacemakers), Mike Pender (The Searchers), Ray Ennis (The Swinging Blue Jeans) ou encore Dave Berry (The Cruisers). Le gratin de Liverpool, quoi... avec les Beatles (RAZOR©2020).

DISCOGRAPHIE 60'S.

Compilation - 2002

 

The merseybeats i think of you the complete recordings 2002

 

THE MERSEYBEATS

I THINK OF YOU – THE COMPLETE RECORDINGS – 2002  4/5

 

Publié en mai 2002.

Titres enregistrés entre août 1963 et 1965.

Durée:1:09:52.

Label:Bear Family (Allemagne).

Genre:beat,R & B,pop-rock,british invasion,merseybeat.

 

Valeur historique surtout.

 

Cette compilation sortie en 2002 par le label teuton Bear Family Records est ce qui se fait de mieux pour resituer le parcours des Merseybeats, le groupe de Liverpool.

Les fans purs et durs des liverpuldians trouveront incontestablement leur compte ici en ce support moderne qu'est le CD, dans cette magnifique collection qui réunit pas moins de 31 titres enregistrés sur la période 1963/1965.

Celle-ci inclut des classiques anciens comme Fortune Teller, Mister Moonlight, des succès britanniques comme Think Of You, qui nomme le projet, comme It's Love That Really Counts, Wishin' And Hopin', des faces A et B de 8 de leurs singles de la période 63/65, les titres figurant sur les EP de l'époque ainsi que des versions allemandes, à savoir Unsere Liebe Zähl et Nur Du Allein. Elle n'est pas pour autant aussi complète que veut bien vouloir le dire l'intitulé de la présente offre.

Disons qu'elle met plus en avant des disques oubliés que les véritables stars du catalogue des anglais. On les retrouve sur d'autres compils comme Beat And Ballads. Les deux disques se complètent bien et couvrent largement les travaux des Merseybeats, qui, il n'est pas inutile de le rappeler, ont été très populaires en Allemagne. Ceci explique cela.

A son écoute, on réalise combien le groupe était excellent et on comprend mieux pourquoi Bob Wooler, le DJ du Cavern Club de Liverpool, alors la boîte la plus populaire au monde, tenait tant à en faire l'un des trois groupes-maison avec les Beatles et Gerry And The Pacemakers. Il y a de la qualité, même si les Beatles semblaient intouchables. Ce que confirme le parallèle tenté encore à l'heure actuelle, faute pour les rivaux des Fab Four de ne pas avoir un songwriting de la qualité de l'inamovible N° 1 d'alors.

Néanmoins la formation emmenée par Tony Crane et Billy Kinsley avait quelque chose pour elle qui s'exprimait bien plus en public qu'en studio et qui n'est pas restitué ici.

L'intérêt de ce disque réside surtout dans sa valeur historique car c'est là et avec les Merseybeats, premier artiste Fontana (le label du groupe), que la scène de Liverpool a, pour la première fois, fait parler d'elle. La british invasion s'engagera derrière et les Merseybeats en furent de sérieux acteurs (RAZOR©).

 

1. It's Love That Really Counts.

2. Fortune Teller.

3. I Think Of You.

4. Mister Moonlight.

5. Don't Turn Around.

6. Really Mystified.

7. Wishin' And Hopin'.

8. Milkman.

9. Last Night (I Made A Little Girl Cry).

10. See Me Back.

11. Don't Let It Happen To Us.

12. I Would Take A Long Long Time.

13. I Love You Yes I Do.

14. Good Good Lovin'.

15. I Stand Accused.

16. All My Life.

17. Hello Young Lovers.

18. He Will Break Your Heart.

19. Funny Face.

20. Girl That I Marry.

21. Fools Like Me.

22. My Heart And I.

23. Bring It On Home To Me.

24. Lavender Blue.

25. Jumpin' Jonah.

26. Long Tall Sally.

27. I'm Gonna Sit Right Down And Cry.

28. Shame.

29. You Can't Judge A Book By It's Cover.

30. Nur Unsere Liebe Zählt.

31. Nur Du Allein.

 

Tony Crane:guitare solo,chant.

Billy Kinsley:basse,chant,guitare rythmique.

John Banks:batterie.

Aaron Williams:guitare rythmique.

Bob Garner:basse.

John Gustafson:basse,chant.

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