The Mindbenders.

BIOGRAPHIE.

 

THE MINDBENDERS/Manchester (Angleterre – UK)

 

Mindbenders wayne fontana the mindbenders

 

Actif de 1963 à 1968.

Labels:Fontana Records.

Genre:beat,pop,british invasion,merseybeat.

 

Le bébé de Wayne Fontana.

On n'est jamais mieux servi que par les siens. Le mancunien Glyn Geoffrey Ellis, a fait sienne cette devise quand, en 1963, il a épousé le métier d'artiste et quand il a emprunté au premier batteur du King (Dominic Joseph Fontana, 460 chansons avec Elvis Presley), le patronyme de Fontana pour l'associer au prénom Wayne et l'adopter comme nom de scène.

Partant de là, quand il fonde les Mindbenders pour en faire son groupe d'accompagnement, il nomme ses musiciens d'après le titre d'un thriller britannique de Basil Dearden (1963), The Mind Benders (Au bord du gouffre, en français).

Mindbenders wayne fontanaLe bébé de Wayne Fontana...

Mindbenders wayne fontana and the jets...passé par les Jets...

Mindbenders 2...avant les Mindbenders.

Minbenders the game of loveThe Game Of Love (1965).

Mindbenders fontana lady of justiceQuand Fontana pète un câble.

The Game Of Love.

Wayne Fontana And The Mindbenders, bien que n'ayant jamais obtenu la reconnaissance à laquelle le binôme aurait normalement dû prétendre, est néanmoins devenu un acteur majeur de la scène Merseybeat, celle à cheval entre Liverpool et Manchester, ainsi qu'un des nombreux groupes influents de la british invasion qui a sévi au milieu des 60's.

A peine le pied posé sur le sol américain dans les pas des Beatles, il place le célèbre et amusant The Game Of Love, une reprise de Clint Ballard Jr. (auteur yankee), nunuche de par ses paroles mais terriblement dansant, en tête des hits US du début de l'année 65.

Pour un coup d'essai, c'est un coup de maître, mais Fontana décide alors de la jouer solo, dès l'année suivante....

Originaire de la banlieue de Manchester (Levenshulme), Wayne Fontana (né en 1945), alors qu'il est encore Glyn Ellis évolue furtivement au sein des scolaires The Velfins, un groupe de skiffle.

En 1962, il se rapproche des Jets (anciennement Johnny Peters And The Jets) qui, à son contact, deviennent Wayne Fontana And The Jets et évoluent dans un registre plus rock.

Fontana chez Fontana.

Wayne Fontana, encore ado (17 ans), s'arroge le chant et le tambourin tandis que Terry Morton (futur Country Gentlemen et The Scorpions) et Stuart Sirett en deviennent respectivement le guitariste principal et rythmique, Bob Lang prenant la basse et Ian Skin Lucas s'installant derrière la batterie.

Gros semi-pro, Wayne et ses Jets arpentent alors le circuit des pubs et boites du Grand Manchester. Il est très apprécié du côté du Three Coins et de l'Oasis notamment, clubs de Manchester, où il se produit plus régulièrement à la fin de l'année 62.

C'est dans ce cadre que, début mai 1963, le producteur Jack Baverstock du label Fontana Records (ça ne s'invente pas !), alors en quête d'autres Beatles, les convie à une audition à laquelle seuls Fontana et Lang se présentent.

En désespoir de cause, Wayne Fontana bat le rappel des musiciens de la place qu'il connaît et disponibles immédiatement. Le guitariste Eric Stewart (futur 10cc mais alors employé dans une agence de publicité) et le batteur Ric Rothwell (Lee Shondell And The Premiers Of Beat) sont aussitôt recrutés, mais, faute de cohésion, l'audition ne se passe pas si bien que ça.

Cependant, comme les musiciens se connaissent bien pour fréquenter le même circuit, ils s'en sortent finalement. Baverstock y voit du potentiel et signe Wayne et ses Jets.

Les Jets deviennent Mindbenders.

Le changement de nom est une des conditions stipulées dans le contrat. A l'unanimité, les Jets deviennent les Mindbenders (mai 1963). Wayne Fontana a 18 ans et se voit offrir la possibilité de descendre sur Londres enregistrer des disques.

Le premier contact des nordistes avec les enregistrements se fait dans les exigus studios Phillips de Kensington. Une douzaine de titres est enregistrée en 2 jours.

Au bout de quelques semaines d'attente, les mancuniens ont la surprise de découvrir sur les radios leur Hello Josephine (adaptation de My Girl Josephine de Fats Domino/1960), couplé à Road Runner (Bob Diddley/1959). Hello Josephine fait N°46 au Royaume-Uni à la mi-juillet 1963, le public féminin se pâme devant le charismatique et beau frontman qu'est Wayne Fontana, notamment celui du Cavern Club de Liverpool où le groupe devient, dès l'été 63, un régulier.

Le gros coup nommé Um ! Um ! Um ! Um ! Um ! Um !

A l'automne de cette année, il publie un deuxième single (For You For You/Love Potion Number Nine – octobre), lequel est suivi, en janvier 1964, de Little Darlin'/Come Dance With Me qui, lui, ne se classe pas.

Son suivant, sorti en mai, atteint la 37ème place des charts UK un mois plus tard (Stop Look And Listen/Duke Of Earl) ; sa publication s’accompagne de l'édition, à la même époque, d'un EP nommé Road Runner. Une tournée de soutien à Roy Orbison est mise sur pied au printemps 64 (18 avril/17 mai 1964), puis une autre avec Brenda Lee est organisée en août.

Le jackpot, Wayne Fontana And The Mindbenders le touche avec le titre Um ! Um ! Um ! Um ! Um ! Um ! (face B : First Taste Of Love), tombé dans les bacs à la rentrée 1964. Cette reprise de Curtis Mayfield est portée au 5ème rang des charts grands-bretons (octobre 64) où elle reste 15 semaines. Um ! Um ! Um ! Um ! Um ! Um ! est leur premier gros coup britannique. Le titre prête son nom au deuxième EP des anglais (novembre 64).

Mindbenders fontana portrait

« J'ai une anecdote drôle à propos de Wayne Fontana et des Mindbenders. Après 67, les gens me harcelaient pour que je chante A Groovy Kind Of Love. Tous les jours on me réclamait cette chanson. Cela m'était impossible, j'avais déjà quitté les Mindbenders et ce titre était désormais celui des Mindbenders de l'après Fontana. Il a été fait après mon départ. » (Wayne Fontana)

 

N°1 chez l'Oncle Sam.

Si le succès est, dans un premier temps, essentiellement anglais, The Game Of Love permet de lancer le groupe aux États-Unis où il prend la première place du Billboard le 24 avril 1965, après s'être préalablement satisfait d'un rang de N°2 quelques semaines plus tôt (février 65/face B, Since You've Been Gone) sur ses terres.

The Game Of Love nomme le 3ème EP édité à la même période, lequel précède deux autres singles Just A Little Bit Too Late (N° 20 en juin 65), couplé avec Long Time Comin', et She Needs Love (N°32)/Like I Did.

Côté albums, 1965 donne le jour à l'éponyme Wayne Fontana And The Mindbenders (N°18 au Royaume-Uni), Wayne Fontana & The Mindbenders : Eric, Rick, Wayne And Bob – It's Wayne Fontana And The Mindbenders et The Game Of Love. Le tout chez Fontana Records.

Quand Wayne Fontana pète un câble.

La tournée de promotion américaine du printemps 1965 tourne court. Wayne Fontana montre ses premiers signes de fébrilité. Fragile, à bout de nerfs, visiblement pas prêt à endosser le costume de star, ce dernier craque après un concert dans l'état de New-York (Syracuse), amenant le groupe à stopper, dans la foulée, sa tournée à Hawaï.

Revenu à Londres, il quitte officiellement ses partenaires, le 31 octobre 1965, après un dernier concert la veille à Buxton (qu'il n'assure pas jusqu'au bout) pour s'orienter vers une carrière plus plan-plan dans le circuit des cabarets (Chicken In A Basket), laissant à Eric Stewart le chant et l'écriture, d'une part, et le contrôle du groupe, de l'autre.

Il conserve toutefois le droit de continuer sous Wayne Fontana, ce qu'il fait jusqu'en 1969, d'abord sous Wayne Fontana And The Boys, puis sous Wayne Fontana And The Opposition (ou The Wayne Fontana Band) dans les derniers mois de 65.

Le label Fontana Records ne le lâche pas pour autant et il le remercie à sa manière en classant, une fois encore, Come On Home (N°16/1966) et en flirtant avec le top 10 (Pamela Pamela/N°11 en 1967).

Au-delà, sans jamais retrouver son lustre d'antan, il refait quelques apparitions ponctuelles mais très discrètes, avant de sombrer dans de lourds problèmes psychiatriques et dans la boisson et de connaître de gros ennuis judiciaires pour avoir mis le feu à la voiture d'un huissier de justice venu lui réclamer des arriérés d'impayés (2005). Il écope de 11 mois de prison ferme pour ce délit (2007).

Les Mindbenders se remobilisent.

Les 3 autres Mindbenders s'en sortent honorablement sans Wayne, puisqu'ils signent, dès janvier 1966, un excellent Groovy Kind Of Love qui passent 14 semaines dans les classements UK avec un pic à 2. Il obtient le même score de l'autre côté de l'Atlantique.

The Mindbenders (juin 66), A Groovy Kind Of Love (juillet 1966) et With Woman In Mind (avril 67) sont les 3 albums de l'ère post-Wayne Fontana. La magnifique collection, publiée en 2010, A Groovy Kind Of Love : The Complete LP's & Singles 1966/68, réunissant deux LP, six EP et dix singles de cette époque est une superbe vitrine pour découvrir cette formation.

Fin de parcours à l'automne 68.

Bien qu'auteurs d'une dizaine de singles derrière comme Ashes To Ashes, fin août 66, qui marque une dernière fois les esprits (N°14), les Mindbenders, après avoir assuré une unique tournée américaine sans Wayne Fontana (été 1966), figuré dans le film To Sir With Love de Sydney Poitier et sa B.O, subi des changements de personnel (départ de Rothwell au profit de Paul Hancox, arrivée de Graham Gouldman en remplacement de Lang et apparition de Jimmy O'Neill, venu des Uglys, en 1968) mettent un terme à leur carrière le 20 novembre 1968.

Un groupe inspiré et convaincant.

A l'heure des bilans, les Mindbenders s'avèrent avoir eu en eux bien davantage que ce que sa success story a démontré. Même s'il n'a pas eu la gratitude à laquelle il aurait pu légitimement espérer, même s'il n'était pas le meilleur maillon issu de la scène Merseybeat, il n'en a pas moins réalisé un parcours convaincant, talentueux, diversifié, inspiré. C'est tout à leur honneur.

Réunis pour soutenir les ambitions musicales de Wayne Fontana, les Mindbenders auraient pu disparaître avec lui en 1965 ; au lieu de cela, après avoir retrouvé un second souffle et sans se départir de leur état d'esprit, ils ont surpris tout leur monde en faisant aussi bien, sinon mieux, que son fondateur.

Il est simplement regrettable pour eux que Groovy Kind Of Love n'ait pas été suivi, rapidement, d'un autre single gagnant, sans quoi la face des événements s'en serait trouvée changée ; le Minbenders de l'après Fontana aurait pu gagner des points supplémentaires et, ainsi, prendre position parmi les meilleurs groupes british de la fin des 60's. Et si, finalement, les véritables pop-stars, c'étaient eux ? (RAZOR©2020)

DISCOGRAPHIE 60'S.

LP Studio 1 - 1965

 

Minbenders lp selftitled 1965

 

WAYNE FONTANA AND THE MINDBENDERS

WAYNE FONTANA AND THE MINDBENDERS – 1965  3,5/5

 

Publié en janvier 1965.

Produit par

Durée:20:59.

Label/Fontana Records.

Genre:pop,pop-rock,beat,merseybeat,british invasion,R & B,rock and roll.

 

Convaincant et sincère.

 

Wayne Fontana et ses Mindbenders n'ont pas toujours eu le retour sur investissement auquel leur seul talent aurait dû pouvoir prétendre. Le groupe monté de toutes pièces par l'ex-ingénieur dans les télécommunications, Glyn Geoffrey Ellis avait de quoi rivaliser avec le haut du pavé des formations du début des 60's, celles de la scène Merseybeat notamment que l'on retrouve quasiment toutes partie prenante dans la vague invasive qui a alors frappé les États-Unis.

Cet album en apporte la preuve ; les premiers pas des Minbenders de Fontana avaient de quoi tenir la route, même si, comme c'est le cas présentement avec ce disque éponyme, l’essentiel de la matière interprétée relève de reprises de R & B et de rock râclées dans le lot de singles et d'EP déjà parus. Rares sont les nouveaux titres.

Les fans anglais semblaient s'en foutre comme de l'an 40, préférant flasher le le profil de beau gosse de Fontana, là où les amerloques en pinçaient grave pour les ennemis britanniques, qui, convenons-en n'étaient pas non plus les foudres de guerre supposés.

A ce titre, The Game Of Love, un carton chez l'Oncle Sam, élève les Minbenders et son leader au rang de grandes stars. A eux seuls, ce titre, Um Um Um et A Groovy Kind Of Love quand Glyn a tourné le dos à ses partenaires, pèsent beaucoup plus lourds que la collection ici proposée.

Ils ne figurent pas sur l'album lequel collecte une série de titres qui n'appartiennent pas à ce que le groupe a fait de mieux. N'empêche, c'est interprété avec justesse et sincérité au point que c'en est inspiré et donc convaincant. C'est l'époque qui voulait ça et le son le rappelle (RAZOR©).

 

1. She's Got The Power.

2. You Don't Know Me.

3. Git It !

4. Jaguar And Thunderbird.

5. Certain Girl.

6. One More Time.

7. Where Have You Been ?

8. Keep Your Hands Off My Baby.

9. Too Many Tears.

10. The Girl Can't Help It.

11. Cops And Robbers.

12. I'm Gonna Be A Wheel Someday.

 

Wayne Fontana:chant.

Bob Lang:basse.

Ric Rothwell:batterie.

Eric Stewart:guitare,chant.

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