Tony Rivers & The Castaways.

BIOGRAPHIE.

 

 

TONY RIVERS & THE CASTAWAYS/Dagenham (Essex – UK)

 

Tony rivers castaways intro 1

 

Actif entre 1962 et 1968.

Labels:Columbia,Immediate,Polydor.

Genre:beat,pop,sunhine pop,garage rock,british R&B,surf rock.

 

Les Beach Boys anglais.

Tony Thompson, alias Tony Rivers, est un grand fan des Beach Boys et la musique qu'il a développée durant les 60's ne peut pas démentir ce constat.

Il voue un enthousiasme si débordant pour le son californien des Four Seasons, Spanky And Our Gang, The Association, The Happenings, mais plus particulièrement pour les frères Wilson et leurs délicieuses harmonies vocales, qu'il va déterminer son canevas sonore autour de ces deux axes.

Tony rivers castaways 1Les Beach Boys anglais.

Tony rivers castaways autre riversTony Rivers : une passion pour les voix.

Tony rivers castaways compil 99The Complete Recordings 63/67 (RPM 1999). 

Tony rivers castaways harmony grassLa suite s'appelle Harmony Grass.

A la tête de ses Castaways, puis de Harmony Grass, la mouture qui prolonge aussitôt son histoire, Tony Rivers va, en contrepartie, coller de très près à ses idoles et ainsi hériter du surnom de Beach Boys anglais.

Til We Get Home (janvier 65) et Come Back Baby (avril 65) ouvrent son histoire d'amour avec les vocalistes américains.

La fratrie Wilson pour modèle.

Les vrais Beach Boys semblent apprécier leurs homologues britanniques et, comme le suggère alors Bruce Johnston, laissent (involontairement) à Tony et aux siens la primauté de publier (22 juillet 1966), en Angleterre, le titre de Brian Wilson et Tony Asher, God Only Knows, titre-phare de l'album Pet Sounds.

L'original des californiens sort aux États-Unis en face A d'un single quelques jours après, après l'avoir été en face B de Wouldn't Be Nice (18 juillet 1966).

A la base, les garçons de plage angelins veulent en faire un disque solo de Carl Wilson, mais le projet tombe à l'eau.

Tony Rivers & The Castaways s'attribuent donc ce titre légendaire dont ils font un honnête N°46 du Melody Maker, tandis que leurs auteurs placent cette face B en 39ème place du Billboard (septembre 66).

Sous l'emprise des voix...

Les musiciens anglais ne se réduisent pas pour autant à la bande de Hawthorne et, avant de devenir un groupe pop dominé par des harmonies à quatre voix, évoluent avec talent dans le beat, mais sans vraiment connaître de réussite notoire.

Comme beaucoup d'autres groupes qui ne sont alors, ni originaires de Liverpool, ni de Manchester, Tony Rivers & The Castaways ont des difficultés à sortir du lot et à prendre le bon wagon pour s'imposer de l'autre côté de l'Atlantique, dans le cadre de la british invasion...

L'histoire de Tony Rivers & The Castaways commence au début des 60's à Dagenham, cité située dans l'est du Grand Londres, à une vingtaine de miles de la capitale.

Tony Rivers est Douglas Anthony Thompson pour l'état civil de Shildon où il vient au monde le 21 décembre 1940. Quand sa famille déménage pour East Ham, au sortir de la guerre de 39/45, le jeune garçon est contraint de suivre le mouvement.

Il se passionne tôt pour la musique mais a cette particularité de d'être davantage attiré par les choristes et les voix d'harmonie que par les chanteurs principaux.

Tony rivers castaways portrait

« Je pense que, comme beaucoup de groupes qui n'étaient pas de Liverpool ou de Manchester, nous avons été dépassés par la British Invasion. Dès lors, les Beach Boys sont devenus notre influence principale. » (Tony Rivers)

D'Anthony Thompson à Tony Rivers.

Durant l'été 1960, alors qu'il travaille à la plonge d'un centre de vacances balnéaire de l'Essex, il croise régulièrement la route des groupes et artistes qui animent régulièrement le lieu. Ce métier ne le laisse pas insensible et il lui arrive souvent, durant ses pauses, de monter sur scène et de chanter.

Un an plus tard, il revient à Butlins (Clacton-On-Sea) et franchit le pas, insistant pour chanter quand l'occasion le lui permettait.

Comme il s'en sort plutôt bien, on lui suggère de changer son nom, Tony Thompson n'étant pas la meilleure des accroches pour susciter l'adhésion de son maigre auditoire, branché rock and roll.

Il s'arroge alors le surnom de Tony Rivers, en référence à un titre de Pat Boone, Moody River. A son retour sur Londres à la fin des vacances, cette expérience l'incite à pousser un peu plus loin et, notamment, à se produire dans les clubs et pubs de la région.

Ainsi, au Cherry Tree (Dagenham), il est approché par Ray Brown qu'il a préalablement rencontré à Butlins ; ce dernier, bassiste de la formation locale The Cutaways, lui propose de chanter quelques titres pendant qu'il s'accorde une pause.

CBS, Abbey Road...

L'essai est concluant, Rivers est adopté. Il lui est alors proposé de répéter régulièrement l'exercice. A la fin de l'année 1961, Tony Rivers devient le chanteur principal des Cutaways (Vic Larkins, Micky Johnson, Ray Brown et Brian Talbot) en suppléant Bobby Rio. Tous les dimanches en début d'après-midi, ce dernier arpente le devant de la scène du pub.

Parallèlement, quand il se rend compte du son qu'est capable de tirer du Buddy Holly d'une guitare, Rivers commence plus sérieusement l'apprentissage de l'instrument.

Un an plus tard (1962), les Cutaways mutent en Tony Rivers & The Castaways. En 1963, le label Columbia les engage et mettent les studios Abbey Road à leur disposition.

Ils publient tour à tour Shake Shake Shake/Row Row Row (octobre 1963), I Love The Way You Walk/I Love You (février 1964) et Life's Too Short/(Don't You Ever) Tell On Me, paru en août 64. Tous sont d'obédience pop beat.

La suite s'appelle Harmony Grass.

Les résultats n'étant guère convaincants, Tony Rivers lorgne alors vers la côte ouest américaine dont il est fan du son et oriente son travail vers ce qui se fait alors de mieux en termes de pop et d'harmonies vocales, son dada, à savoir les Beach Boys.

Il se met aussitôt à développer ce registre pour son compte et enchaîne une série de singles sur lesquels les harmonies de voix priment.

La grande majorité des titres est empruntée au répertoire des surfeurs les plus populaires de Los Angeles : She/'Til We Get Home (janvier 65-CBS), Come Back/What To Do (avril 65-CBS), Nowhere Man/The Girl From New York City (janvier 1966-Parlophone), God Only Knows/Charade (juillet 66-CBS).

Dans ce lot qu'il convient de compléter avec Girl Don't Tell Me/The Girl From New York City (février 66-Immediate) écrits par Brian Wilson, seuls She (de Paul Jones/ Manfred Mann), Nowhere Man, titre des Beatles et Charade, repris au Four Freshmen, échappent aux Beach Boys.

Un ultime single est encore crédité à Tony Rivers & The Castaways. Il est réalisé chez Polydor, pour lequel le groupe signe au début de l'année 1968.

I Guarantee You Love/Pantomime (avril 1968) ne change en rien la destinée des anglais, auteurs de très bonnes prestations, hélas jamais payantes commercialement parlant.

Marri de son insuccès, sans pour autant que sa qualité soit remise en cause, Tony Rivers change le nom du groupe pour Harmony Grass. Mais ça, c'est une autre histoire...(RAZOR©2021)

DISCOGRAPHIE COLLECTION.

COMPILATION - 1999

 

Tony rivers castaways compil 99

 

TONY RIVERS & THE CASTAWAYS

The Tony Rivers Collection Volume 1 – 1999  4/5

 

Publié en 1999.

Durée:65:00.

Label:RPM Records.

Genre:pop,beat,pop-rock.

 

Délicieux lot.

 

Inutile de chercher un album studio de Tony Rivers & The Castaways. Le seul moyen de découvrir ce groupe est de gratter un peu dans le répertoire de Tony Rivers et de se rabattre sur une compilation.

Et en ce sens, The Tony Rivers Collection vol.1 (RPM Records) est un très bon biais pour satisfaire sa requête car complète et de bonne qualité sonore.

Sortie en 1999, elle retrace la première partie de carrière de Rivers avant qu'il ne rebondisse sur Harmony Grass, période qui fait l'objet d'une collection parue comme volume 2 du parcours de l'artiste et également publiée à la fin du siècle dernier (1999).

Tony Rivers, d'abord avec ses Cutaways, puis à la tête les Castaways a débuté dans un registre R&B, reprenant les artistes américains comme Jackie Wilson, au début des 60's, puis a enregistré une poignée de singles pour EMI/CBS avant de se tourner vers une pop plus harmonieuse, imitant en cela les Beach Boys dont ils ont été considérés un temps comme le pendant anglais.

C'est la période Parlophone laquelle précède des piges furtives pour Immediate et Polydor, avant de se séparer en 1968 pour basculer dans le psychédélisme (Harmony Grass/1968).

La présente compilation couvre cet itinéraire et on retrouve dans ce lot la totalité des titres officiels de 63 à 67. De Merseybeat, on voit le groupe évoluer vers le registre pop cher aux surfeurs californiens. C'est instructif et délicieux (RAZOR©).

 

1. Shake Shake Shake.

2. Row Row Row.

3. The Happy Song.

4. I Love the Way You Walk.

5. I Love You.

6. Life's Too Short.

7. Don't You Ever Tell on Me.

8. She.

9. 'Til We Get Home.

10. Come Back Baby.

11. What to Do.

12. Come on and Love Me Too.

13. Pretend.

14. Nowhere Man.

15. Baby What You Want Me to Do.

16. The Girl From New York City.

17. Love You Baby.

18. Girl Don't Tell Me.

19. Girl From Salt Lake City.

20. God Only Knows.

21. Charade.

22. Einer Kleiner Miser Musik.

23. Graduation Day.

24. Summer Dreaming.

25. The Grass Will Sing for You.

26. Can't Make It Without You Baby.

27. Mr. Sun.

28. For Once in My Life.

 

Tony Rivers:chant.

Ray Brown:basse.

Braian Shirt Talbot:batterie (62/66).

Vic Larkins:guitare (62/63).

Mick Johnson:guitare rythmique (62/63).

John Lyons:guitare (63/67).

Rick West:guitare (1963).

Steve Scott:guitare (63/66).

Brain Hudson:batterie (66/67,68).

Tony Harding:guitare,chant (66/67,68).

Kenny Rowe:chant,66/67).

Martin Shaer:chant (67/68).

John Perry:guitare,chant (67/68).

Geoff Swettenham:batterie,chant (67/68).

Peter Swettenham:guitare,chant (67/68).

Tom Marshall:guitare (1968).

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