Ry Cooder.

BIOGRAPHIE.

 

RY COODER/Los Angeles (Californie – USA)

 

Ry cooder intro

 

Né Ryland Peter Cooder, le 15 mars 1947 à Los Angeles.

Actif depuis 1967.

Labels:Warner Bros,Nonesuch,Elektra,Reprise,World Circuit..

Genre:folk,blues,Americana,roots rock,Tex-Mex,country,world music.

Site officiel:rycooder.com

 

Un CV brillamment illustré.

Durant toute sa carrière dont les débuts officiels remontent au milieu des années 60, Ry Cooder a toujours fait un peu ce que bon lui semblait. Comme il est doué pour pas mal de choses, son parcours couvre ainsi plusieurs domaines et son talent éclate du même coup au grand jour dans chacun des rayons dans lequel il entreprend.

Dans un premier temps, le californien brille au sein du collectif des Rising Sons, et contribue, avec son partenaire Taj Mahal, à défricher le blues revival amerloque.

Ry cooder taj mahal rising sonsThe Rising Sons avec Taj Mahal.

Ry cooder now 2018Toujours actif aujourd'hui.

Ry cooder paris texas musiqueRy est l'auteur de la musique de Paris Texas.

Ry cooder into the purple valley 1972Into The Purple Valley, LP de 1972.

Si cette première expérience n'est alors que feu de paille (un seul single au compteur : Candy Man/The Devil's Got My Woman), elle sert surtout de tremplin à une carrière exploratrice qui va s'avérer riche, malgré son aspect un peu aventureux, et vise à considérer, avec le recul, cette formation comme un des premiers super-groupes du rock.

Ry Cooder, Taj Mahal, Ed Cassidy (Spirit), Gary Marker (Captain Beefheart), Kevin Kelley (le Byrds de l'après Crosby et Clarke), Jesse Lee Kincaid, excellent musicien de la place de Los Angeles... excusez du peu, mais nos Rising Sons, ça ressemble à un des plus brillants pedigrees du folk-rock des 60's.

D'autant que Terry Melcher (les Byrds des deux premiers LP) produit leur seul album... non publié à cette époque (il sortira en 1992).

Cet apprentissage élevant Ry Cooder au rang des meilleurs spécialistes de sessions, le milieu du disque lui fait alors du plat et, tour à tour, Captain Beefheart ou les Stones (Love In Vain, Let It Bleed, Sister Morphine) exigent le voir prendre part à leurs plans discographiques.

Dès lors, Ry alterne ce travail de sessions avec ses projets personnels. Une palanquée d'opus de très grande qualité vient se greffer, dès le début des 70's et durant la décennie, sur un CV déjà très brillamment illustré.

Un artiste jamais repu.

Americana, blues, country, jazz, folk, influences latines... Ry Cooder revisite avec une telle authenticité et une si grande réussite le patrimoine de la musique populaire américaine que Warner Bros/Reprise lui alloue tous les moyens techniques et humains (musiciens, choristes, producteurs).

Celle-ci explose à la face du monde quand Cooder signe la musique du film de Wim Wenders, Paris Texas (1985), Palme d'Or à Cannes (1985). Il donne le jour à un chef d’œuvre d'une beauté déchirante, que l'on déguste toujours sans modération aujourd'hui et de laquelle on ressort à chaque fois différent.

8ème meilleur guitariste de tous les temps pour le magazine Rolling Stones (source 2014), cet artiste jamais rassasié et infatigable est, depuis les 80's, un des acteurs majeurs de la World Music, rapportant de chacun de ses voyages en Inde, au Japon, en Afrique, dans les pays latins ou celtes, les sons de là-bas pour pérenniser (avec un égal bonheur) un métissage musical commencé il y a maintenant près de 55 ans...

Un guitariste très courtisé.

Ryland Peter Cooder, alias Ry Cooder, est né le 15 mars 1947 à Los Angeles. Un accident, alors qu'il est enfant, lui fait perdre l'usage de son œil gauche.

Initié tôt à la guitare, il fait d'elle son instrument de prédilection, celui qui, après des études à Portland (Oregon), le conduit à envisager son avenir dans cette voie, tant il en maîtrise les rouages.

Sa carrière commence vraiment à l'âge de 16 ans, autrement dit au début des 60's, quand il intègre le groupe de Jackie De Shannon (1963). Après avoir contribué au montage des Rising Sons (1965), Cooder est invité par le producteur Terry Melcher à participer à des sessions pour le populaire Paul Revere & The Raiders, alors relocalisé à Los Angeles.

Ry en tire les bénéfices en terme de popularité et sa réputation de requin de studio fait rapidement le tour des États-Unis. En collaborant au premier album avant-gardiste de Captain Beefheart (Safe As Milk/1967), de Neil Young (1969), aux travaux de Randy Newman (les deux premiers LP), de Little Feat (Little Feat/janvier 71), des Rolling Stones, de Taj Mahal et bien d'autres, il devient un guitariste très courtisé du milieu.

Explorateur des racines de la musique.

Il met toutefois cette facette de son talent en veilleuse quand il décide d'accorder la priorité de sa carrière du début des 70's à sa propre personne. Il sait écrire, composer, arranger, produire, s'entourer, aussi il n'a aucune difficulté à se lancer en solo.

C'est cependant par un excellent album de reprises qu'il met le pied à l'étrier en décembre 1970. Ry Cooder voue une passion pour toutes les racines de la musique quelles qu'elles soient et s'intéresse à tous les instruments, tous les genres et tous les sons.

Son premier LP est éponyme, et la musique qu'il y loge, se partage entre roots rock, blues, folk, country-blues et Americana, tandis que le lot de chansons proposé fait la part belle à des artistes que Cooder aime particulièrement : Woody Guthrie, Randy Newman, Ledbetter, John Estes, Blind Willie Johnson, Blind Blake...

La recette étant gagnante et vue d'un bon œil par la presse rock, il récidive dans la même voie avec l'album qui suit, Into The Purple Valley (janvier 1972) et explore de façon tout aussi surprenante et personnalisée les catalogues de Johnny Cash, Woody Guthrie, Joseph Spence, Jesse Stone, George Washington Phillips ou Leadbelly. Avec un succès allant crescendo, cela va de soi.

Ry cooder portrait

« J'ai mis du temps pour arriver là où je voulais arriver, à savoir maîtriser les chansons des années 30, inventées et écrites par des gens de la classe ouvrière pour décrire leur quotidien, ce qu'ils vivaient... J'ai dû me faufiler davantage et plus que tout autre. Il m'a fallu du temps pour absorber ce genre d'écriture. Cela m'a pris... toute une vie. » (Ry Cooder)

 

La fin de l'année 1972 révèle une troisième surprise même s'il ne fait pas exception à la règle avec Boomer's Story, un peu moins accessible cependant que son devancier au catalogue.

Son auteur réalise toutefois le pari de fidéliser un peu plus ses fans de la première heure et de fédérer de nouveaux adeptes. Boomer's Story, plus épuré et inspiré, s'apprécie au fil des écoutes, c'est un classique de l'artiste.

Publié en mai 1974, Paradise And Lunch est encore et toujours une mine de titres obscurs déterrés, un territoire d'exploration des racines américaines. Cooder y évolue à son aise entre jazz, blues, funk, gospel, calypso.

Droit au cœur et à l'âme.

Arrangeur intelligent, l'angelin, toujours bien entouré, maîtrise une fois de plus son art et livre ici un travail époustouflant faisant de Paradise And Lunch un chef d’œuvre.

On revient avec la même appétence au tranquille Chicken Skin Music (1976), signe de la force de la musique et de la coolitude qu'il y propose et qu'il enchaîne depuis le début de la décennie ainsi que de son parcours en solitaire.

Ry Cooder, le guitar-hero du bottleneck avance sans impétuosité, sans esbroufe, ni superflu. Il va droit au cœur et à l'âme sans jamais faiblir, avec une émotion toujours intense.

Ce sentiment transparaît plus sur scène, c'est la raison pour laquelle Show Time (live de 1977) ne dépareille pas dans la succession vinylique engagée jusque là.

Bien au contraire, les réactions bienveillantes venues de l'auditoire et la saine excitation animant les musiciens accroissent un peu plus le plaisir de l'écoute.

Un délicieux voyage musical.

Comme son nom l'indique, le jazz, le Dixieland et le ragtime servent de trame à Jazz (1978). Ry Cooder persiste à remonter le temps avec un égal bonheur ; les amateurs de jazz-bands des années 20 et 30 seront au rendez-vous de cette présente performance. Jazz est un grand disque avec de délicieux moments de guitare.

Ry revient à des racines plus coutumières pour traiter les deux albums qui succèdent à Jazz, respectivement les 8ème et 9ème du catalogue : le R&B des 50's (Bop Till You Drop/août 1979) et le rock (Borderline/octobre 1980).

Premier opus à enregistrement numérique, Bop Till You Drop ne prête à aucune discussion quant à sa qualité artistique mais pêche un peu au niveau technique, la technologie digitale étant encore à ses balbutiements. C'est pourtant un disque que les aficionados de l'artiste plébiscitent comme étant un de leurs préférés.

Quant à Borderline, il fourmille encore de bonnes idées bien que le moins croustillant des albums de Cooder. Après une décennie consacrée à développer son magnifique voyage musical, le musicien semble désormais en avoir fait le tour.

Les bandes sonores et la musique de film prennent le relais : The Long Riders (1980), Southern Comfort (1981), The Border (1982), Streets Of Fire (1984), Paris Texas et Alamo Bay (1985), Blue City et Crossroads (1986), Cocktail (1988), Johnny Hansome (1989).

A la fin des 80's, il part en quête de nouvelles inspirations musicales et étend son registre à la musique indienne (Meeting The River/1993), africaine (Talking Timbuktu/1994, Grammy Award), puis cubaine, avec le collectif Buena Vista Social Club dont il produit l'album éponyme (1997).

Une affaire de famille.

Avec ce dernier, il signe l'album de World Music le plus vendu sur la planète et est honoré d'un 4ème Grammy Award (il en recense 6 à ce jour). Depuis, Ry Cooder n'a cessé d'alimenter sa discographie, de collaborer, à gauche, à droite.

Rejoint par son fils Joachim (batterie), 40 ans, le natif de L.A. vient de publier un nouvel album solo, son premier depuis 2012 et Election Special, par lequel il continue à rendre hommage au blues, à la country et au gospel, ses premières influences.

The Prodigal Son (mai 2018) se pose comme une nouvelle représentation musicale de l'Amérique moderne. L'artiste signe un grand retour auprès de son fidèle public. Il n'est qu'à voir les notes et les commentaires générés par ce dernier disque, son seizième...(RAZOR©2021)

DISCOGRAPHIE SOLO 60'S/70'S.

LP Studio 2 - 1972

 

Ry cooder into the purple valley 1972

 

RY COODER

INTO THE PURPLE VALLEY – 1972  5/5

 

Publié en janvier 1972.

Produit par Jim Dickinson,Lerry Waroncker.

Durée:37:06.

Label:Reprise.

Genre:roots rock,blues,folk,Americana.

 

Roots mais addictif.

 

On consommera ce deuxième album de Ry Cooder, Into The Purple Valley, sans la moindre retenue. La modération, n'y pensons même pas. Goulûment. Oui c'est ça, goulûment. Comme un crève-la-dalle, tant c'est achement bien comme dirait Mister Renaud. En plus, c'est comme qui dirait, addictif ; donc, on y revient souvent. Avec la même et ferme intention de prendre son panard.

Le Cooder des 70's vient alors d'entamer sa carrière solo après avoir touché un peu à tout depuis le milieu de la décennie précédente.

Jusque là, l'artiste angelin s'est évertué notamment à défricher le blues revival américain aux côtés de Taj Mahal, d'Ed Cassidy (Spirit), de Gary Maker (Captain Beefheart), de Kevin Kelley (le Byrds de l'après David Crosby et Gene Clarke, et ce, sous la bannière des Rising Sons.

Très doué dans la pratique de l'instrument et grand connaisseur de la musique, Ry Cooder devient un musicien de sessions très sollicité dans le milieu. Il alterne cette activité avec des desseins plus personnels et son talent éclate au grand jour dans tout ce qu'il entreprend, y compris dans la musique de films (il est l'auteur notamment de Paris Texas).

Ainsi il ne laisse pas insensible ses confrères de l'industrie du disque : les Rolling Stones ou Captain Beefheart vont utiliser ses compétences pour affiner leurs plans discographiques. On le retrouve notamment sur Safe As Milk ou sur Love In Vain, Sister Morphine ou Love in Vain.

Comme il sait écrire, composer, arranger, produire, il greffe alors sur ce CV déjà très engageant, un parcours en solitaire qui le voit, dès le début des 70's, signer un premier album éponyme par lequel il met déjà en valeur les racines du patrimoine musical ricain (roots rock).

Il fera de sa carrière un champ d'exploration de la musique, des instruments, des genres, des sons et des cultures qui la guident au fil du temps. La world music, comme on dit.

Into The Purple Valley est son second jet perso. Placé dans la lignée de celui auquel il succède et auquel la critique musicale a réservé un excellent accueil, Cooder récidive dans la même voie, le même concept et la même approche, revisitant pour l'occasion, les catalogues de Johnny Cash, Woody Guthrie, Joseph Spence, Jesse Stone, George Washington Phillips, Leadbelly et le répertoire traditionnel. Et ça gagne encore ! Il faut en être, mais je vous préviens, c'est roots de chez roots (RAZOR©).

 

1. How Can You Keep Moving (Unless You Migrate Too).

2. Billy The Kid.

3. Money Honey.

4. FDR In Trinidad.

5. Teardrops Will Fall.Denomination Blues.

6. On A Monday.

7. Hey Porter.

8. Great Dream From Heaven.

9. Taxes On The Farmer Feeds Us All.

10. Vigilante Man.

 

Ry Cooder:guitare,mandoline,chant.

Van Dyke Parks:claviers.

Gloria Jones,Claudia Lennear,Donna Washbum,Donna Weiss:choeurs.

George Bohanon,Joe Lane Davis,Ike Williams:cuivres.

John Craviotto:batterie.

Jim Dickinson:piano.

Chris Ethridge:basse.

Milt Holland:percussion.

Jerry Jumonville:saxophone.

Fritz Richmond:basse washtub.

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