Tower Of Power.

BIOGRAPHIE.

 

TOWER OF POWER/Oakland (Californie – USA)

 

Top 1

 

Actif depuis 1968.

Labels:Warner Bros,Columbia,Epic,San Francisco,Mack Avenue.

Genre:soul,funk,R&B,jazz,jazz-funk.

Site officiel:towerofpower.com

 

Le plaisir avant tout.

En 2022, rares sont les entreprises créées dans les années 60 à être toujours sur le pont. Encore plus unique, que son fondateur soit encore à la tête de son entreprise aujourd'hui.

Entre le saxophoniste Emilio Castillo et son TOP, c'est une histoire qui dure depuis près de 55 ans, depuis qu'un jour de 1968, il a déposé lui-même le nom des Tower Of Power.

Cette longévité n'étonne pas dans la mesure où sa cheville ouvrière semble toujours avoir 18 ans, âge qu'il avait quand il a initié son projet.

La musique semble être pour lui le moyen de rester jeune et en forme et, peu importe qu'il fasse la même chose depuis plus de 5 décennies, il semble heureux à la tête de ses troupes, même s'il n'a jamais fait le sommet des charts.

Dans le lot des top 100 qu'il compte à son actif, son fait d'armes le plus marquant le positionne, en effet, à un modeste 17ème rang dans les classements du Billboard américain (So Very Hard To Go/1973).

Pas de quoi se relever la nuit donc, mais pas de quoi, non plus, nourrir en lui un quelconque regret, à l'automne de sa carrière.

Son parcours a été rondement mené, sans jamais prendre de pause (ou rarement), parfois sans contrat d'enregistrement mais il s'en satisfait.

Jamais Castillo et les siens n'en ont souffert ou s'en sont plaints. Ils ont toujours fait le job avec la banane aux lèvres, là où d'autres auraient replié les gaules depuis belle lurette.

Top introNé du côté d'Oakland.Top emilio castillo jeuneEmilio Castillo, l'initiateur.Top sceneToujours actif aujourd'hui.Top succes toujoursEt populaire de surcroît.Top album eponyme 73De bons débuts discographiques.

Né du côté d'Oakland.

Bien leur en a pris puisque le répertoire de Tower Of Power, avec la cure de jouvence que connaît le jazz aujourd'hui et l'intérêt nouveau porté au jazz-funk, est plus que jamais dans le coup, avec un style qui lui est propre. Malgré sa durée, TOP a donc encore de l'avenir...

L'histoire de Tower Of Power, originaire d'Oakland, débute quand Emilio Castillo, saxophoniste-ténor et chanteur, croise la route de Stephen Kupka, dit Doc, saxophoniste-baryton de Berkeley lequel prend le train en marche dès le deuxième LP de TOP.

Le premier nommé a alors 17 ans quand il quitte Detroit pour la Californie. A Fremont, il y fonde, avec son frère Jack, un groupe soul, The Gotham City Crime Fighters (1965), préalablement nommé Extension Five.

Sa particularité est de revêtir des costumes de Batman sur scène, à une époque où la série télévisée sur le héros de fiction est très populaire aux États-Unis, et de se produire autour d'un répertoire de reprises R&B et soul.

Changement d'identité.

Avant de muter en Tower Of Power, The Gotham City Crime Fighters (un single : Who Stole The Batmobile/Batwing Records) devient The Motowns, qui se produit essentiellement dans la baie de San Francisco, du côté d'Oakland et de Berkeley.

La rencontre avec Kupka, alias The Funky Doctor, amène le changement d'identité définitif du groupe. Celui-ci complète désormais l'exploitation du catalogue d'autrui avec l'écriture de chansons originales.

Tower Of Power attire d'abord l'attention de Bill Graham, producteur et promoteur de spectacles, qui les signe sur son label San Francisco Records.

Le groupe est constitué, outre Castillo, du trompettiste Greg Adams, de Mic Gillette (première trompette), de Skip Mesquite (premier saxophone), de Francis Prestia (basse), Willie Fulton (guitare) et de David Garibaldi (batterie).

De bons débuts discographiques.

Il y enregistre East Bay Grease (publié en 1970), un beau premier album de funk avant de rebondir du côté de chez Warner où se fait Bump City (mai 1972). Si You Got To Funkifize et Skating On Thin Ice en sont les meilleures pièces, le lot est encore insuffisant pour pouvoir titiller les maîtres du genre, Chicago ou Blood Sweat & TearsBrent Byars (percussionniste), Rick Stevens à la place de Rufus Miller (chant) et Stephen Kupka intègrent alors l'effectif sur cet album

Celui-ci génère un top 30 (You're Still A Young Man/N°29) et porte la double signature de Castillo et Kupka. En mai 1973, un troisième opus studio est publié. Éponyme, il supplante de loin les deux œuvres précédentes.

Avec Lenny Williams au chant, Lenny Pickett au saxophone, Bruce Conte à la guitare et Chester Thompson aux claviers, il est considéré comme le plus abouti de Tower Of Power (15ème dans les charts LP).

Le disque donne naissance au titre le plus populaire du groupe, So Very Hard To Go (N°17) mais aussi à deux autres top 100, This Time It's Real et What Is Hip ?, respectivement 65 et 91 du Billboard.

Top emilio castillo

« Tower of Power est la seule chose que j'ai jamais faite, donc mon approche est leur approche. Je le fais depuis cinquante-trois ans maintenant et nous avons tous le même état d'esprit. Nous sommes rodés à ce concept et nous polissons le diamant tous les jours. » (Emilio Castillo)

Back To Oakland (février 1974/Warner Bros), porté par Don't Change Horses (N°26), Time Will Tell (N°61) et le bel instrumental qu'est Squib Cakes, n'est en rien inférieur à celui auquel il succède et à son suivant Urban Renewal (Warner/janvier 1975), dernière apparition pour Lenny Williams.

Une activité encore soutenue.

Ce constat ne vaut pas pour l'ultime volume enregistré pour Warner, In The Slot (septembre 1975), peut-être le moins intéressant du catalogue de la première moitié des 70's avec Ain't Nothin' Stoppin' Us Now (1976/Columbia).

We Came to Play (CBS/1978) et Back On The Streets (CBS/1979) ne se montrent pas plus croustillants, le départ de Williams signant visiblement la fin de la période heureuse d'un TOP basculant progressivement dans le disco sur la fin de la décennie.

Bien que contrariée par l'absence d'un contrat d'enregistrement dans les 80's (le problème se règle dans les 90's grâce à Sony), l'activité du groupe reste toutefois assez soutenue jusqu'à 50 Years Of Funk & Soul (Live At The Fox Theater Oakland CA), sorti en 2018.

A ses apparitions en public régulières, la bande à Castillo, souvent renouvelée au fin des ans (on parle de plus de 60 musiciens ayant transité par cette formation), alimente la discographie de Tower Of Power de plus d'une vingtaine de LP, studio, live et compilations confondus. Certains d'entre eux figurent sur le label créé par TOP. On retrouve également sa section cuivres sur les travaux de Santana, Elton John, Rod StewartRares sont les moments où TOP et Castillo s'accordent le besoin...de souffler (RAZOR©2022).

MON CHOIX DISCOGRAPHIQUE.

LP Studio 3 - 1973

 

Top album eponyme 73

 

TOWER OF POWER

TOWER OF POWER – 1973  5/5

 

Publié en 1973.

Produit par Tower Of Power.

Durée:39:56.

Label:Warner Bros.

Genre:soul,funk,jazz-funk.

 

Super lot !

 

Ce numéro 3 du catalogue de Tower Of Power est ce que le groupe a réalisé de mieux dans les 70's, mais on peut également se projeter sur deux autres LP qui ne manquent pas de piquant, à savoir ses suivants, Back To Oakland (1974) et Urban Renewal (1975).

Le style de Power Of Power s'inscrit dans une veine similaire aux stars cuivrées du moment, Chicago et Blood Sweat & Tears, à la différence près que le premier nommé est plus soul et funk que les deux autres, venus au jazz-rock par le biais du rock. Leur son respectif n'est donc pas le même.

Sorti en mai 1973, ce disque éponyme est l'album sur lequel on retrouve le single le plus populaire de TOP, So Very Hard To Go (N°17 du Billboard) ainsi que This Time It's Real et What Is Hip ?, également top 100, prenant place aux respectivement aux 65ème et 91ème rang du même classement.

Ces titres très dynamiques et récréatifs, auxquels on peut adjoindre Soul Vaccination, Get Yo' Feet Back On The Ground et Clean Slate, sont les poutres maîtresses d'un album diversifié et interprété proprement par un groupe dont la rythmique est l'élément fort.

Le lot de chansons ici collecté dévoile également quelques ballades sympatoches pour lesquelles Tower Of Power fait montre de belles aptitudes, comme So Very Hard To Go, Will I Ever Find Love ?, Just Another Day.

Cette fusion très solide de rock, de soul, de funk s'avère très agréable à écouter ; on passe un excellent moment ici. Je recommande (RAZOR©2022).

 

1. What Is Hip?

2. Clever Girl.

3. This Time It's Real.

4. Will I Ever Find a Love?

5. Get Yo' Feet Back on the Ground.

6. So Very Hard to Go.

7. Soul Vaccination.

8. Both Sorry Over Nothin'.

9. Clean Slate.

10. Just Another Day.

 

Emilio Castillo:saxophone ténor,chant.

Greg Adams:trompette,cor,chant.

Bruce Steinberg:harmonica.

Francis Rocco Prestia:basse.

Lenny Williams:chant principal.

Brent Byars:cogas,bongos.

David Garibaldi:batterie.

Bruce Conte:guitare,chant.

Chester Thompson:orgue,chant.

Lenny Pickett:saxophone ténor,flûte,clarinette,chant.

Stephen Kupka:saxophone baryton,oboe,chant.

Mic Gillette:trompette,trombone,cor baryton,chant.

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