Atlanta Rhythm Section.

BIOGRAPHIE.

 

ATLANTA RHYTHM SECTION/Doraville (Géorgie)

 

Atlanta rhythm section

 

Actif de 1970 à aujourd’hui.

Label:Polydor,Columbia,CMC International,Platinum Entertainment.

Genre:southern rock,folk rock,soft rock.

Site officiel:www.atlantarhythmsection.com

 

Groupe de studio.

Atlanta Rhythm Section est une formation importante du rock sudiste. Groupe de sessions monté pour les besoins du studio One de Doraville, construit en 1970 au nord-est d’Atlanta par Rodney Mills, Bill Lowery et avec le soutien de Buddy Buie et de J.R Cobb, membres fondateurs d’ARS, il a été considéré, un temps et à juste titre, comme un sérieux rival pour les deux leaders que furent Lynyrd Skynyrd et l’Allman Brothers Band. Ce dernier, Journey, Joe South, 38 Special, Bonnie Bramlett, Al Kooper ou les Outlaws ont tous foulé ce studio réputé pour la qualité des albums qu’il a laissés au rock et plus particulièrement à celui du sud.

Atlanta rythm 1

Atlanta rythm 2

Atlanta Rhythm Section est donc formé en 1970 à partir des musiciens qui gravitent autour de cet endroit d’enregistrement. Habitué des lieux, il est un peu comme chez lui et on le retrouve souvent à y répéter.

Le claviériste Dean Daughtry, Robert Nix (batteur), Rodney Justo (chant), Paul Goddard (basse) et Barry Bailey (guitare), ainsi que Buie et Cobb, sont tous des familiers du One. Comme Ronnie Hammond qui, à l’origine, employé comme assistant ingénieur du son, remplacera Rodney Justo au chant dès la fin du premier LP (1972).

Les yeux tournés vers l’Angleterre.

Dès le premier jet éponyme, il apparaît que le rock sudiste pratiqué par ARS échappe à ce que le genre propose traditionnellement ; les regards se tournent ici vers l’Angleterre. ARS s’appuie sur une grande force technique héritée du studio et rassure sur sa capacité à jouer collectif.

Outre sa cohésion, le matériel qui accompagne sa première sortie discographique se révèle convaincant ; à ce niveau, la présence de Buddy Buie dans l’encadrement de la formation et au songwriting notamment, de par son passé de collaborateur de Roy Orbison, fait taire les dernières interrogations. Celui-ci signe neuf des dix titres du premier LP.

Qui plus est, il se dégage de ce disque initial une belle énergie, la même qui accompagne ARS hors studio. ARS est complet et le public adhère en masse à sa musique. Le label MCA/Decca accompagne les premiers pas des géorgiens avant que Polydor, dès 1974, ne prenne la suite.

Un line-up de fidèles.

A la suite de l’album initial, le line-up est reconduit à six reprises jusqu’en 1979. D’abord sur Back Against The Wall (1973) qui voit Ronnie Hammond pour la première fois au chant. Son apport est une plus-value incontestable pour le deuxième opus d’ARS que la critique accueille avec beaucoup de bienveillance, mais qui manque d’un vrai titre à succès pour faire carton plein et se mettre également le public dans la poche. Créatif, talentueux, Back Against The Wall est une référence du catalogue.

Les mêmes pointent à l’appel du numéro 3, Third Annual Pipe Dream (1974) qui porte haut l’étendard du southern rock ambiant à un moment où l’Allman Brothers commence à toussoter. Buie est encore derrière 80% de l’écriture.

Dog Days (1975), son suivant, est celui qui a les faveurs du public, mais la popularité de ce dernier reste toujours cantonnée aux limites de la région de Doraville, ARS peinant toujours à franchir un cap, faute d’une chanson qui puisse le propulser sur le devant de la scène nationale. Mais l’album est excellent, les acteurs virtuoses, le songwriting plausible. Manque l’étincelle à même de faire péter tout ça ; Atlanta Rhythm Section se pose cependant comme un grand groupe à ce stade de sa carrière.

Cinquième volume, Red Tape (1976) ne faillit pas à la bonne habitude prise par ARS de nous pondre de grands disques. Si l’approche est ici plus hard et fait dans la simplicité, le rendu est exceptionnel.

Atlanta rythm daughtry

« En 1978, nous avons joué à la Maison Blanche pour l’anniversaire de Jimmy Carter, qui était un de nos fans. C’était géant et surprenant à la fois car nous avons joué devant un parterre constitué de gens du Congrès et du Sénat avec des tireurs embusqués sur les toits.» (Dean Daughtry)

ARS décroche enfin le pompon.

Il faut en arriver au septième jet, A Rock And Roll Alternative (1976), pour que le groupe de Doraville touche enfin le public et décroche la timbale. Onzième au Billboard 200 et couvert d’or, il est porté par le single So Into You qui fait beaucoup pour la popularité naissante d’ARS.

Sa nouvelle notoriété se traduit par un rythme accentué des tournées, par une pression supplémentaire mise par Polydor pour reproduire le succès d’A Rock And Roll Alternative. L’album qui suit, Champagne Jam (1978) est un peu fait à la va-vite et, malgré son top 10 Imaginary Lover, ne parvient pas à accrocher comme son prédécesseur. ARS rentre alors dans le rang pour prendre place parmi les seconds couteaux du rock sudiste là où on le voyait tout simplement reprendre les habits d’un Allman Brothers miné par la drogue et d’un Lynyrd Skynyrd décimé par le drame que l’on connaît.

Avec des si…

Le line-up vacille une première fois dès Underdog (1979) avec le départ de Robert Nix (batteur), remplacé par Roy Yeager. Si l’album est encore bon, il révèle certaines fissures qui vont conduire à l’arrêt du groupe au début des 80’s, après qu’un live, Are You Ready, à la fin des 70’s, soit venu compléter le catalogue.

Nix, Goddard et Hammond sont depuis décédés, ce qui n’empêche pas Atlanta Rhythm Section de se retrouver ponctuellement, de tourner parfois avec ses membres originaux restants ou de prendre part à des festivals commémoratifs. Le team de Doraville n’a pas perdu la main, amenant à regretter qu’il n’ait pas eu ce petit coup du destin pour le faire vraiment décoller (RAZOR©).

DISCOGRAPHIE 70'S.

LP Studio 1 - 1972

 

Atlanta rhythm section atlanta rhythm section

 

ATLANTA RHYTHM SECTION

ATLANTA RYTHM SECTION – 1972  4,5/5

 

Publié en 1972.

Produit par ARS.

Durée:37:53.

Label:Decca.

Genre:southern rock.

 

Sans faille.

 

ARS, alias Atlanta Rhythm Section, est un des pionniers du southern rock pour une grande majorité de fans.  J’en fais partie. Initialement recruté comme groupe de sessions pour le studio One de Doraville (Géorgie), ville proche d’Atlanta, ARS se constitue sous la houlette de l’auteur-compositeur prolifique et inspiré, doublé du producteur avisé qu’il était, Buddy Buie (qui a collaboré avec Roy Orbison).

Nous sommes alors en 1970 et Dean Daughtry (claviers), Robert Nix (batteur), Rodney Justo (chant), J.R Cobb (guitare), Paul Goddard (basse) ainsi que Barry Bailey (guitare) complètent la formation qui va entrer en studio pour l’enregistrement d’un premier LP (MCA/Decca) en novembre 1971.

Album éponyme, il est publié en 1972 et la critique ne le boude pas, au contraire du public. Dépourvu du moindre titre qui puisse tirer tout le disque, il n’en est pas moins révélateur de la qualité de songwriters  des membres d’ARS et plus particulièrement de Buddy Buie, que l’on retrouve dans quasiment tous les coups. 

Si leur southern rock diffère des étalons du genre (Lynyrd Skynyrd notamment) et n’est pas typique du répertoire classique,  il n’en fait pas moins d’Atlanta Rhythm Section un acteur majeur de la scène rock sudiste. Leur inspiration émane d’Angleterre et de groupes comme les Beatles ou Fleetwood Mac.

Ce premier album éponyme leur permet de prendre leurs marques et d’installer lentement mais sûrement leur musique et d’y fixer leur son. Il est donc très intéressant et lève déjà le voile sur une des interrogations récurrentes du public : ARS a du groupe de session, la technique et le talent, mais se comporte également en vraie formation (qu’elle est pour la première fois) sur cet album.

Des doutes subsistent encore sur son aptitude à produire des prestations live (toujours sous prétexte qu’ARS est essentiellement cantonné en studio) ; les spectacles auxquels ils prendront part par la suite balaieront toutes ces incertitudes.

Quelques mots sur cet album, quand même : les chansons sont bien foutues, la musicalité bonne, les artistes doués. Je ne lui ai pas trouvé de faille et il s’écoute avec toujours avec autant de plaisir maintenant qu’il est passé sur CD. Le mieux est d’écouter et de vous construire votre propre opinion.  Pour moi, ça approche les 5 étoiles (RAZOR©).

 

1. Love Me Just A Little.

2. Baby No Lie.

3. All In Your Mind.

4. Earnestine.

5. Forty Days And Forty Nights.

6. Another Man's Woman (It's So Hard).

7. Days Of Our Lives.

8. Yours And Mine. 

9. Can't Stand It No More.

10. One More Problem.

 

Ronnie Hammond:piano,chant.

J.R. Cobb:guitare acoustique,guitare électrique,steel guitare,slide guitare,chant.

Barry Bailey:guitare,guitare électrique.

Dean Daughtry:orgue,piano,piano électrique.

Paul Goddard:basse.

Robert Nix:batterie,chant.

LP Studio 2 - 1973

 

Atlanta rhythm section back up against the wall

 

ATLANTA RHYTHM SECTION

BACK UP AGAINST THE WALL – 1973  4,5/5

 

Publié en février 1973.

Produit par Buddy Buie.

Durée:36:31.

Label:Decca.

Genre:southern rock,rock.

 

La saveur du sud.

 

Son chanteur Rodney Justo parti, Atlanta Rhythm Section poursuit sa route avec le talentueux Ronnie Hammond, par ailleurs touche-à-tout sur le plan instrumental (également musicien de studio).

Un deuxième LP pour le label MCA/Decca voit le jour : Back Up Against The Wall (1973). L’arrivée de Ronnie Hammond apporte incontestablement une plus-value à ARS qui n’en finit pas de répéter et de répéter, travaillant même la nuit, pour laisser, le jour, la place libre à Lynyrd Skynyrd, qui a également élu domicile dans ce fameux studio One de Doraville en Géorgie.

Cette assiduité à la tâche est payante ; Back Up Against The Wall a la reconnaissance de la critique et du petit noyau de fans que le groupe s’est constitué. Mais de titre à succès, point. ARS fait du surplace auprès du grand public, malgré un talent indiscutable. Il va donc aller vers lui pour se promouvoir et acquérir l’indispensable expérience live qu’on lui reproche de ne pas avoir.

Quoi qu’il en soit, l’album qui nous préoccupe a de la gueule. Son mix de mélodies et de ballades va fixer les bases de l’ARS à venir. Les 11 titres offrent une excellente palette de ce que ces musiciens talentueux sont capables de produire. Créatives, raffinées, aux styles variés,  inspirées par les airs anglais et amerloques, les chansons de cet album auquel s’invitent des pointures comme Al Kooper ou Randall Bramblett, s’égrènent sur un tempo plus paresseux.

La voix soul de Ronnie Hammond et la précision technique des musiciens font  le reste. Résultat des courses : inutile de chercher une faiblesse dans cette cuirasse, vous n’en trouverez pas ! Ca aurait pu prétendre à du 5 étoiles, sans discussion, mais pour la deuxième fois de rang, un titre majeur fait défaut. Alors, c'est du 4,5/5. Pas mal ! (RAZOR©)


1. Wrong.

2. Cold Turkey, Tennessee.

3. Will I Live On.

4. A Livin' Lovin' Wreck.

5. Superman.

6. What You Gonna Do About It.

7. Conversation.

8. Redneck.

9. Make Me Believe It.

10. Back Up Against The Wall.

11. It Must Be Love.

 

Ronnie Hammond:piano,chant.

J.R. Cobb:guitare acoustique,guitare électrique,steel guitare,slide guitare,chant.

Barry Bailey:guitare,guitar électrique.

Randall Bramblett:piano.

Dean Daughtry:orgue,piano,piano électrique.

Paul Goddard:basse.

Al Kooper:synthétiseur.

Robert Nix:batterie,chant.

Billy Lee Riley:harmonica.

LP Studio 3 - 1974

 

Atlanta rhythm section third annual pipe dream

 

ATLANTA RHYTHM SECTION

THIRD ANNUAL PIPE DREAM – 1974  5/5

 

Publié en 1974.

Produit par Buddy Buie.

Durée:34:12.

Label:Polydor.

Genre:southern rock,rock.

 

La 3ème étape pour Polydor.

 

C’est chez Polydor que se poursuit l’aventure discographique d’Atlanta Rhythm Section, groupe de rock sudiste de Doraville en Géorgie. Les deux albums recensés jusqu’en 1974, année de sortie de Third Annual Pipe Dream, l’ont étés pour le compte du label RCA/Decca et sont vraiment de très bons produits, mais un titre majeur fait à chaque fois défaut, d’où cette difficulté à percer auprès du public et une sensation de stagnation. Mais stagner au niveau jusqu’alors proposé, n’a rien de dangereux en soi.

Ce troisième LP a des arguments à faire valoir également. Atteignant le 74ème rang des charts US, ARS, avec le titre country rock Doraville, joue les démagogues en rendant hommage à sa région d’origine pour renforcer  son parterre d’admirateurs. Après tout, mieux vaut être le premier chez soi que le deuxième à Rome.

Dans le même temps, des places sont à prendre pour reprendre le flambeau d’un southern rock qui vacille : l’Allman Brothers Band est déchiré par des conflits de personnalité, déstabilisé par les projets personnels de Gregg Allman et de Dickey Betts, miné par l’usage de drogue, devenant l’Allman Bordel Band. Seul Lynyrd Skynyrd maintient encore le cap.

Outre Doraville, Angel, qui passe d’un tempo paresseux au jam instrumental, est l’autre carte maîtresse de Third Annual Pipe Dream (75 dans les charts). L’album a d’autres atouts dans sa manche. On connaît la qualité d’écriture de Buddy Buie qui, seul ou épaulé par les autres membres, signe huit des 10 originaux de ce disque.

Le très beau country acoustique Jesus Hearted People, le bluesy Close The Door, le Blues In Maud Flat (instrumental qui constitue une belle vitrine pour ARS), le rock hard Join The Race, l’instrumental  lent et obscure The War Is Over, le country Get Your Head Out Of Your Heart, le rock bluesy Who You Gonna Run To sont très convaincants et démontrent la faculté qu’a ARS à passer du rock au blues, de la pop à la country sans que la cohérence, ni le niveau n’en soit affecté. Atlanta Rhythm Section est en constante amélioration et cet album brillant en est le témoin. C’est le meilleur des trois LP publiés à ce stade de sa carrière (RAZOR©).

 

1. Doraville.

2. Jesus Hearted People.

3. Close the Door.

4. Blues in Maude's Flat.

5. Join the Race.

6. Angel (What in the World's Come over Us).

7. Get Your Head Out of Your Heart.

8. The War Is Over.

9. Help Yourself.

10. Who You Gonna Run To.

 

Barry Bailey:guitare.

J.R. Cobb:guitare,choeurs.

Dean Daughtry:claviers.

Paul Goddard:basse.

Ronnie Hammond:choeurs,chant.

Robert Nix:percussions,batterie,choeurs.

LP Studio 4 - 1975

 

Atlanta rhythm section dog days

 

ATLANTA RHYTHM SECTION

DOG DAYS – 1975  4,5/5

 

Publié en 1975.

Produit par Buddy Buie.

Durée:36:44.

Label:Polydor.

Genre:southern rock,rock.

 

En pleine évolution.

 

Dog Days, quatrième album d’Atlanta Rhythm Section, sorti en 1975, est l’album qui a la préférence de leur noyau de supporters. La formation de Doraville élève son niveau de jeu, peaufine ses compositions, mais ne flirte toujours pas avec la gloire, du fait que son auditoire reste toujours très cantonné à sa région natale et qu’elle peine à séduire un panel national.

Et pourtant, que peut-on reprocher à ces mecs ? Ce sont des pointures dans leur registre instrumental personnel, leurs chansons tiennent largement la route et leur façon d’aborder le southern rock en serpentant et non de manière frontale comme qui vous savez, est efficace et originale.

Leur approche diffère de celle des cadors du genre. Il n’est qu’à écouter le surprenant et latinisé Cuban Crisis. ARS fait dans le boogie aussi (le captivant Boogie Smoogie de près de 8 minutes). Si ce n’est pas du vrai southern rock, c’est plutôt bien imité, non ? Les guitares furieuses de Barry Bailey et J.R Cobb clouent ici le bec aux éternels sceptiques.

Silent Treatment, excellent rock tempéré, va dans le même sens, côté guitares. Bailey et Cobb ont décidément un doigté magique. Ces titres énormes vous feraient presque oublier que figurent sur cet album, Crazy et un solo de guitare d’entrée de jeu pour vous situer où vous mettez les pattes, It’s Ain’t Your Moon, Dog Days, une belle pièce orientée plein sud, le blues instrumental Bless My Soul et la belle ballade avec guitares et piano, qu’est All Night Rain.

ARS démontre encore une fois qu’il est vraiment un grand groupe et tout ce qui touche à ces musiciens depuis le premier album éponyme, se doit d’apparaître dans votre collection privée (RAZOR©).

 

1. Crazy.

2. Boogie Smoogie.

3. Cuban Crisis.

4. It Just Ain't Your Moon.

5. Dog Days.

6. Bless My Soul.

7. Silent Treatment.

8. All Night Rain.

 

Barry Bailey:guitare.

Buddy Buie:choeurs.

J.R. Cobb:guitare,choeurs.

Dean Daughtry:claviers.

Paul Goddard:basse.

Ronnie Hammond:chant,chœurs.

Robert Nix:percussions,batterie,choeurs.

LP Studio 5 - 1976

 

Atlanta rhythm section red tape

 

ATLANTA RHYTHM SECTION

RED TAPE – 1976  5/5

 

Publié en 1976.

Produit par Buddy Buie.

Durée:31:55.

Label:Polydor.

Genre:southern rock.

 

Une vraie attraction.

 

Red Tape sort en 1976 après l’énorme Dog Days. Encore du bon boulot mais qui se distingue de ce qui a été fait précédemment. L’approche est plus hard et retranscrit quasiment à l’identique et en studio le son que ARS développe en live. La remasterisation lui donne encore plus de corps.

ARS qui, jusqu’alors, a joué la carte du mélange pop et rock, privilégie cette fois le blues. Articulé autour de 8 titres originaux, soul, blues, country et rock, (7 courts pour un long, le fantastique  Another Man’s Woman), Red Tape commence sur les chapeaux de roue avec un apprécié country électrique nommé Jukin/San Antonio Rose, premier single du LP et qui rend hommage à la musique texane.

A peine a-t-on repris ses esprits, qu’enchaînent deux magnifiques blues, Mixed Emotions et Shanghaied aux riffs accrocheurs et efficaces. Autant Bailey est un guitariste diabolique, au même titre que J.R Cobb, mais que dire du chant de Ronnie Hammond ? Monstrueux.

Puis une sirène de police prend progressivement place entre vos deux oreilles, histoire d’annoncer Police Police, un titre qui balance bien. C’est le moment choisi par Atlanta Rhythm Section  pour ralentir le tempo avec une ballade de derrière les fagots, Beautiful Dreamers, avant de repartir intensément, histoire de ne pas perdre son élan (Oh What A Feeling) et le rythme, comme celui, solide du deuxième single, Free Spirit.

Les titres étant concis, l’écoute nous fixe vite sur l’ultime chanson de l’album, l’électrique Another Man’s Woman (9 :47), un classique du rock, qui illumine toute la technicité des intervenants (Bailey, Cobb, Goddard, Rix, Daughtry et Hammond).

En jouant sur la mélodie et la simplicité, l’ARS de Red Tape ne se complique pas le quotidien, certes, mais ça aboutit à ce résultat exquis, à cet album déterminant de son catalogue. Qui s’en plaindra ? Pas moi, loin s’en faut, tant j’ai passé à l’écoute de ce cinquième album studio un superbe moment. Un des meilleurs du genre rock sudiste (RAZOR©).

 

1. Jukin'/San Antonio Rose.

2. Mixed Emotions.

3. Shanghaied.

4. Police! Police!

5. Beautiful Dreamers.

6. Oh What a Feeling.

7. Free Spirit.

8. Another Man's Woman.

 

Barry Bailey:guitare.

Buddy Buie:choeurs.

J.R. Cobb:guitare,choeurs.

Dean Daughtry:claviers.

Paul Goddard:basse.

Ronnie Hammond:chant,choeurs.

Robert Nix:percussions,batterie,choeurs.

LP Studio 6 - 1976

 

Atlanta rhythm section a rock and roll alternative

 

ATLANTA RHYTHM SECTION

A ROCK AND ROLL ALTERNATIVE – 1976  5/5

 

Publié en décembre 1976.

Produit par Buddy Buie.

Durée:34:34.

Label:Polydor.

Genre:southern rock.

 

ARS trouve son public.

 

Enfin ! En 1976, Atlanta Rhythm Section décroche enfin le pompon. Il était temps. Le groupe rame pour sensibiliser le public depuis qu’il a sorti son premier album éponyme en 1972. A ce titre, depuis cet album, le line-up n’a pas varié d’une unité. Ce sont toujours les mêmes au poste.

Ont suivi Back Up Against The Wall (1973), Third Annual Pipe Dream (1974), Dog Days (1975), Red Tape (1976), des albums quasiment tous  réussis pour lesquels la critique a été fort justement bienveillante.

Mais derrière cette reconnaissance du milieu, peu de retombées en termes de notoriété, et un parterre de fidèles encore assez resserré après 5 LP. Regrettable et injuste.

Ce groupe boxant dans le southern rock, qui émarge même quelque peu du genre, je vous l’accorde, est largement sous-estimé en dépit d’une  discographie cohérente et originale.

A Rock And Roll Alternative (disque d’or et 11 dans les charts US) touche donc la cible, porté par son single So Into You et quelques autres titres qui ne dépareillent pas dans le décor comme Sky High, au superbe jeu de guitare, Hitch-Hikers’ Hero,  Georgia Rhythm, Outside Woman Blues, Neon Nites, Everybody Gotta Go.

Belles guitares, belles harmonies, bonnes chansons, bonne musicalité, beau mélange de country et de rock, que demander de plus ? Elle n’est pas belle la vie en ARS ? (RAZOR©)

 

1. Sky High.

2. Hitch-Hikers' Hero.

3. Don't Miss The Message.

4. Georgia Rhythm.

5. So In To You.

6. Outside Woman Blues.

7. Everybody Gotta Go.

8. Neon Nites.

 

Barry Bailey:guitare.

J.R. Cobb:guitare,choeurs.

Dean Daughtry:claviers.

Paul Goddard:basse.

Ronnie Hammond:chant,chœurs.

Robert Nix:percussions,batterie,chœurs.

LP Studio 7 - 1978

 

Atlanta rhythm section champagne jam

 

ATLANTA RHYTHM SECTION

CHAMPAGNE JAM – 1978  3/5

 

Publié en mars 1978.

Produit par Buddy Buie,Robert Nix.

Durée:32:48.

Label:Polydor.

Genre:southern rock.

 

Mouais…

 

Ah, cette fameuse pression… celle qui fait trembler le bras du tennisman au moment de conclure un match ou qui assaille l’étudiant le jour du bac, cette pression qu’il vaut mieux avoir dans l’estomac que sur les épaules…

Et bien, ARS en est victime à son tour. Plus tu montes dans la hiérarchie, plus on t’en demande ! ARS subit celle de sa maison de disques qui sent bien que le groupe a franchi un cap en termes de popularité alors elle cherche à rentabiliser.

C’est terminé de prendre tout son temps pour enregistrer, les affaires n’attendent pas. Maintenant, le tarif, c’est tournées, tournées et re-tournées avec un album vite fait, bien fait, dans la foulée. On ne relève pas la tête et on tire tous les bénéfices de cette période d’euphorie post Rock And Roll Alternative, le premier grand succès commercial du groupe de Doraville.

Champagne Jam  doit répondre aux attentes de Polydor et des fans. Populaire, ce disque l’a été, en atteignant le top ten et en devenant disque d’or. Les titres Champagne Jam et I’m Not Gonna Let It Bother Me Tonight l’ont été également. Imaginary Lover a beau avoir été le plus grand tube du groupe, les chansons peuvent être mélodiques, cet album ne suscite pas chez moi la même passion que ses devanciers. Au regard de ce que la toile rapporte, cette sensation de raté semble partagée par la majorité des fans.

Quelque chose a disparu, ARS n’a pas les arguments convaincants pour me surprendre sur ce septième disque de 1978. Il s’écoule lentement, paresseusement, sans ne jamais rien révéler de particulier et puis, c’est fini.

C’est la première fois qu’ARS ressemble à cette trop grande majorité de groupes qui inonde le lot des seconds couteaux du rock sudiste, il s’apparente sur ce seul disque. Ce qu’ils ont fait avec Champagne Jam, d’autres anonymes auraient pu le faire. Cet ARS n’est pas indispensable. Pour la première fois en sept LP, le niveau baisse. Pas grave, il y a matière à se satisfaire précédemment (RAZOR©).

 

1. Large Time.

2. I'm Not Gonna Let It Bother Me Tonight.

3. Normal Love.

4. Champagne Jam.

5. Imaginary Lover.

6. The Ballad of Lois Malone.

7. The Great Escape.

8. Evileen.

 

Barry Bailey:guitare électrique.

Buddy Buie:choeurs.

J.R. Cobb:guitare,guitare électrique,chant.

Dean Daughtry:claviers.

Paul Goddard:basse.

Ronnie Hammond:chant,choeurs.

Robert Nix:batterie,choeurs.

LP Studio 8 - 1979

 

Atlanta rhythm section underdog

 

ATLANTA RHYTHM SECTION

UNDERDOG – 1979  3,5/5

 

Publié en 1979.

Produit par Buddy Buie.

Durée:41:14.

Label:Polydor.

Genre:pop-rock.

 

Business Is Business.

 

Champagne Jam a beau avoir généré deux singles qui ont contribué à ce que l’album soit un succès commercial et placé Atlanta Rhythm Section au top de sa carrière, il n’est pas le disque le plus représentatif de la succulence de ce groupe. Champagne Jam était bon, sans plus. En encore, pas pour la vieille garde.

Oui mais, pour Polydor, il est bon. Entendez par là, il est lucratif. Son suivant, Underdog (1979), se doit de prendre le même pli et de faire aussi bien. Même s’il est supérieur à son devancier (il est moins soporifique que Champagne Jam), il n’a pas mes faveurs, étant surtout client de la période qui précède Champagne Jam.

Je n’y vois donc pas le grand album dont certains commentateurs font l’éloge, aveuglés le fanatisme tout à fait légitime qu’on prête aux passionnés.

Sur Underdog, ARS, que Robert Nix (batteur) a quitté à la fin de l’année précédente, et ici remplacé par Roy Yeager, continue à distiller de la bonne musique, des originaux solides. Hormis quelques rocks (Born ready), ce sont douceur et l’intimité qui priment ici. Globalement, il procure de la satisfaction à l’écouter, mais, une fois terminé, qu’a-t-on vraiment retenu ?

Le titre d’ouverture Do It Or Die, While Time Is Left, It’s Only Music et Spooky qui a connu son heure de gloire sur les radios FM de la fin des années 70. Ca s’arrête là. Désolé, mais il faut s’y résoudre, ARS vit ses dernières heures de célébrité. Il va vite retomber dans l’oubli et se séparer courant 80.

Au moment de tourner le dos à ce groupe, j’invite toutefois les admirateurs potentiels réunis autour d’Atlanta Rhythm Section de bien retenir bien son nom et de se pencher plus particulièrement sur ce qu’il a pu produire avant Champagne Jam. C’est là que se situe la croustillance de sa musique. N’en déplaise aux amateurs de pop-rock d’Underdog (RAZOR©).

 

1. Do It or Die.

2. Born Ready.

3. I Hate the Blues/Let's Get Stoned.

4. Indigo Passion.

5. While Time is Left.

6. It's Only Music.

7. Spooky.

8. My Song.

 

Buddy Buie:choeurs.

Ronnie Hammond:chant.

Barry Bailey:guitare électrique,guitare acoustique.

James B. Cobb Jr:guitare,percussions,choeurs.

Paul Goddard:basse,double basse.

Roy Yeager:batterie,percussions.

Dean Daughtry:claviers.

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