Blackfoot.

BIOGRAPHIE.

 

BLACKFOOT/Jacksonville (Floride)

 

Blackfoot

 

Années actives:1969/1971,1972/2011,2012 à aujourd’hui.

Label:Island Records,Epic,Atco Records,Nalli Records.

Genre:southern rock,hard rock,heavy metal,blues-rock.

Site officiel:www.blackfootband.com

 

Hard ou sud ?

Blackfoot nous ramène une nouvelle fois du côté de Jacksonville, terre de Lynyrd Skynyrd, autrement dit dans le bastion floridien du rock sudiste. Adepte d’un southern rock puissant, énergique et coriace, marchant  souvent sur les plates bandes du hard rock, Blackfoot est un des dignes représentants du genre, une de ses formations les plus abouties et les plus populaires.

Formé à la fin des années 60, Blackfoot suspend quelque peu son souffle début des 70’s, le temps pour son membre fondateur le guitariste Rick Medlocke d’occuper provisoirement les fûts de Lynyrd Skynyd. Le temps de le dire et le petit fils de la légende locale Shorty Medlocke, chanteur country, reprend en 1972 les commandes de Blackfoot, tout en continuant à assurer l’intérim pour le groupe de Van Zant. Après quelques tâtonnements, quelques piges d’intérimaires, la formation qui se fixe autour de Medlocke est constituée de Jackson Spires, Charlie Hargrett et Greg Walker.

Blackfoot 3

Blackfoot 1

Grâce aux Swampers.

Quand la Muscle Shoals Rhythm Section, les fameux Swampers, monte son propre studio d’enregistrement, le Muscle Shoals Sound Studio de Sheffield (Alabama) et travaille avec Atlantic Records, deux de ses membres fondateurs David Hood et Jimmy Johnson auxquels des démos de Blackfoot sont envoyées, sont séduits par ce groupe. Nous sommes alors en plein âge d’or du rock sudiste. Grâce à Hood et Johnson, Blackfoot sort un premier LP sur le label Island Records en 1974. Produit par les compères Swampers, No Reservations est négocié dans un esprit spéculatif. Il ne coûte rien à ses acteurs mais la maison de disques et les cadres qui y prennent part se serviront sur les recettes générées par ses ventes. Comme le succès n’est pas au rendez-vous, il ne faut pas sortir de Saint-Cyr pour imaginer la suite de la carrière de Blackfoot chez Island…

No Reservations dévoile de la puissance, du groove et du riff carnassier mais est encore empreint d’une certaine immaturité qui est loin d’en faire l’égal du modèle Lynyrd Skynyrd.

Après Island, Epic.

Island ne les conservant pas sur ses tablettes, c’est chez Epic que s’enchaîne le parcours d’un Blackfoot. Hood et Johnson, eux, ne lâchent pas Blackfoot dont ils sont persuadés du potentiel, et produisent leur deuxième disque Flying High (1976), pas plus générateur de coups gagnants que son précédent, mais qui a au moins l’avantage de faire beaucoup pour la popularité du groupe du fait de son retour sur ses terres de Floride. Dans le sud, il jouit d’un élan très favorable qui lui permet de limiter la casse.

Blackfoot greg t walker

« Nous avons été étiquetés groupe de rock sudiste et avons tenté de nous en défendre au début parce que nous voulions que notre musique diffère vraiment du style des autres formations du moment et du sud. Notre tasse de thé, c’était Jeff Beck et Cream. Nos influences étaient britanniques et c’est assez frappant de voir que quand nous jouions leurs morceaux dans les clubs où on se produisait, les gens pensaient que ces morceaux étaient les nôtres. Ils n’avaient jamais entendu parler de ces groupes-là » (Greg Walker)

Strikes, la référence.

Il faut attendre trois ans pour que Blackfoot ne signe un album référence. Strikes (1979), auréolé des hits que sont Highway Song et Train, est celui-ci. Le passage chez Atco, avec Al Nalli à sa tête et à la production, marque l’explosion commerciale de Blackfoot qui fait de la première moitié des années 80 sa période la plus féconde.

Tomcattin’ (1980) et Marauder (1981) prennent place dans le top 50 des LP US tandis que Siogo (1983) et Vertical Smiles (1984), qui bénéficient du renfort de Ken Hensley, ex-Uriah Heep, font respectivement 82 et 176 dans ce même classement.

A la mémoire de Spires.

Dans les coulisses, Blackfoot, à l’instar de beaucoup de groupes, se bouffe un peu le nez, aussi pour ne pas mettre à mal toutes ces années de belle amitié, la formation baisse le pavillon en 1985. Rick Medlocke, qui a conservé le nom, la réactive occasionnellement jusqu’à une reformation en bonne et due forme en 2004 avec ses membres d’origine. Hélas, un an plus tard, Blackfoot a la douleur de perdre Spires. Christoph Ullmann saute dans la brèche ce qui vaut au groupe de Jacksonville, avec la même ferveur que celle qu’on lui a toujours connu, de représenter dignement le southern rock sur les scènes internationales actuelles (RAZOR©).

DISCOGRAPHIE 70'S.

LP Studio 1 - 1975

 

Blackfoot no reservations

 

BLACKFOOT

NO RESERVATIONS – 1975 3/5

 

Publié en 1975.

Produit par Jimmy Johnson et Davdi Hood.

Durée:36:32.

Label:Island Records.

Genre:southern rock,hard rock.

 

Plus hard que sudiste.

 

Quand on voit le jour à Jacksonville, vivier du rock sudiste par définition, il ne faut pas s’étonner de voir les musiciens du crû vouloir ressembler à ce qui se fait de mieux sur la place : Lynyrd Skynyrd. L’exemple vient d’en haut, c’est bien connu. C’est donc le cas de Blackfoot qui, bien qu’il s’en défende et qu’il veuille se démarquer de cette filiation embarrassante avec le sud, en avançant un penchant très marqué pour Jeff Beck et Cream et une propension pour la lourdeur britannique, ne peut pas ne pas être assimilé au Maître.

D’autant que le membre fondateur Rick Medlocke, guitariste qui dispose du nom de Blackfoot aujourd’hui, officie simultanément au sein de Lynyrd Skynyrd mais en qualité de batteur. Blackfoot professe un rock aussi  vitaminé que peut l’être celui de son illustre coreligionnaire. Mais en moins mature, en plus brut de décoffrage et dénué de l’esprit sudiste.      

Ricky Medlocke (guitare et chant), Greg T.Walker (basse), Charles Hargrett (lead guitar) et Jackson Spires (batteur) s’inscrivent plus dans un registre hard rock, sans que cela ne les radie du southern rock pour autant.

Island Records signe ce groupe formaté dans un moule rock musclé. Il dégage de la puissance, du groove et conjugue le riff à tous les temps, mais à ce niveau de sa carrière, il s’avère un peu tendre et encore un peu puéril. Il manque de poil aux pattes malgré un premier album, No Rservations (1975), acceptable et déjà crédible duquel les Railroad Man, Big Wheels, Indian World, Not Another Maker s’avèrent sacrément bien balancés. L’avenir réservera d’autres choses plus passionnantes et moins naïves (RAZOR©).

 

1. Railroad Man. 

2. Indian World. 

3. Stars. 

4. Not Another Maker. 

5. Born to Rock and Roll. 

6. Take a Train. 

7. Big Wheels. 

8. I Stand Alone. 

9. Railroad Man.

 

Rickey Medlocke:guitares,chant,dobro,mandoline.

Charles Hargrett:lead guitare.

Jackson Spires:batterie,chant.

Greg Walker:basse,claviers,chant.

LP Studio 2 - 1976

 

Blackfoot flying high

 

BLACKFOOT

FLYIN' HIGH – 1976  3/5

 

Publié en 1976.

Produit par Jimmy Johnson et David Hood.

Durée:37:45.

Label:Epic Records.

Genre:southern rock,hard rock.

 

Brut de décoffrage.

 

No Reservations (1974) tombé dans l’escarcelle d’Island Records n’a pas cassé trois pattes à un canard. Il s’est si mal vendu que le label a préféré passer la main avec Blackfoot, ce qui fait que Flyin’ High (en écoute intégrale ici) se fait chez Epic (1976).

Entre ces deux LP, le groupe a souscrit aux traditionnelles tournées de promotion. En réintégrant sa base floridienne, Blackfoot accroît sa popularité régionale, sans que celle-ci ne se concrétise pour autant dans les chiffres. Mais bon, ce retour les remotive, les fidélise auprès de la branche des supporters sudistes et c’est plutôt bon pour le moral.

Flyin’ High n’est pas vilain avec son lot de chansons accrocheuses comme Island Of Life, Flyin’ High, Junkie Dreams, Dancin’ Man, Try A Little Harder. C’est fait sobrement, comme du rock lourd dans un registre sudiste, sans fioritures, brut de décoffrage. Satisfaisant, sans être génial, il manque cruellement de variété et c’est là son principal défaut (RAZOR©).

 

1. Feelin' Good.

2. Flyin' High.

3. Try A Little Harder.

4. Stranger On The Road.

5. Save Your Time.

6. Dancin' Man.

7. Island Of Life.

8. Junkie's Dream.

9. Madness.

10. Mother.

 

Rick Medlocke:chant,guitares,dobro.

Jackson Spires:batterie,chant.

Charlie Hargrett:guitares.

Greg T. Walker:guitare électrique,basse,choeurs.

Laura Struzick,Suzy Storm:choeurs.

LP Studio 3 - 1979

 

Blackfoot strikes

 

BLACKFOOT

STRIKES – 1979  5/5

 

Publié en avril 1979.

Produit par Al Nalli et Henry Weck.

Durée:33:41.

Label:Atco Records.

Genre:southern rock,hard rock,blues-rock.

 

Blackfoot prend du volume.

 

Strikes (en écoute intégrale ici), c’est l’album qui vous accueille avec le facies peu hospitalier d’un serpent dont les intentions ne sont pas forcément amicales. Sorti en 1979, Strikes est le numéro 3 de Blackfoot ; il débute le tiercé des pochettes que le groupe a consacrées aux animaux, poursuivi sur Tomcattin (un bon gros félin noir tout aussi sympathique) et Marauder (un volatile qui semble être un rapace).

Avant Strikes, Blackfoot a laissé entrevoir certaines promesses par la voie de No Reservations (1975) et Flyin’ High (1976). La bande de Jacksonville les confirme au-delà de toutes espérances dans Strikes, un album qui accroche bien, concentré autour d’un hard rock solide, coloré de southern blues.

Belles mélodies, gros riffs qui tuent, rythmique de derrière les fagots, les arguments de Strikes sont suffisamment séducteurs pour le mener, pour la première fois, dans le Billboard (42). Road Fever introduit sans attendre le potentiel agressif et furieux de ce disque, qui enchaîne, avec efficacité et au forceps, un blues rock vitaminé (I Got A Line On You).

Sombre mélodie, Left Turn On A Red Light offre un autre aspect de Blackfoot, plus tempéré et aussi agréable. Pay My Dues, mid-tempo bien carré, Wishing Well, sudiste à donf,  Train Train, un classique du sud très agité, et la ballade de service Highway Song (plus de 6  minutes quand même)  complètent le répertoire inspiré d’un groupe qui, porté par sa popularité croissante, hausse son niveau de jeu et fera encore mieux dans les années 80. Je n’y serai pas mais, en attendant, y a l’feu dans la maison Blackfoot ! (RAZOR©).

 

1. Road Fever. 

2. I Got A Line On You. 

3. Left Turn On A Red Light. 

4. Pay My Dues. 

5. Baby Blue. 

6. Wishing Well. 

7. Run And Hide. 

8. Train Train (Prélude). 

9. Train Train. 

10. Highway Song.

 

Charlie Hargrett:guitare.

Rick Medlocke:guitare,chant.

Greg T Walker:basse.

Jackson Spires:batterie.

Pat McCaffrey:claviers.

Shorty Medlocke:harmonica sur 8.

Cub Koda:harmonica sur 9.

Donna D. Davis,Pamela T. Vincent,Cynthia M. Douglas:chœurs.

Henry Weck:percussions.

DISCOGRAPHIE ERE MODERNE.

LP Studio 11 - 2016

 

Blackfoot southern native 2016

 

BLACKFOOT

SOUTHERN NATIVE – 2016  3/5

 

Publié en août 2016.

Produit par Rick Medlocke.

Durée:40:35.

Label:Loud & Proud Records.

Genre:southern rock,hard rock.

 

N'est pas Blackfoot qui veut.

 

Les amateurs de rock sudiste peuvent se frotter les mains. Blackfoot, le plus rock d'entre toutes les formations du sud des 70 (souvenez-vous de Highway Song, Good Morning ou Train Train), revient dans les bacs. De quoi se réjouir ? Pas tant que ça, car, si l'album du come-back, le dénommé Southern Native, dégomme encore pas mal à l'image de sa chanson-titre, il manque parfois de testostérone, le groupe formé par Rickey Medlocke semblant comme anesthésié par moment.

Heureusement, il a encore quelques sursauts rappelant que Blackfoot, ça fut du lourd du temps de sa splendeur. De cette époque, il ne reste plus grand chose puisque la formation est toute nouvelle, le nouveau line-up n'ayant aucune commune mesure avec ses aînés. Néanmoins, c'est toujours crédible et la nouvelle génération des Tim Rossi (chant,guitare), des Rick Krasowski (chant, guitare), des Brian Carpenter (basse) et des Matt Anastasi (batteur) s'en sort plutôt pas mal, tout ça sous l'oeil avisé de Medlocke (guitare et slide).

Une nouvelle ère s'annonce pour Blackfoot avec Southern Native dont on retiendra surtout Take Me Home, Southern Native, Love This Town et Ohio repris à Neil Young. A suivre mais pas sûr que Medlocke ait grand chose à gagner de continuer sous un nom, ici sérieusement écorné quand même (RAZOR©).

 

1. Need My Ride.
2. Southern Native.
3. Everyman.
4. Call of a Hero.
5. Take Me Home.
6. Whiskey Train.
7. Satisfied Man.
8.
Ohio.
9. Love This Town.
10. Diablo Loves Guitar.

 

Rickey Medlocke:guitare,slide guitare.

Tim Rossi:guitare,chant.

Rick Krasowski:guitare,chant.

Brian Carpenter:basse.

Matt Anastasi:batterie.

Larry Fratanzelo:percussion.

Peter Keys:claviers.

Stacy Michelle:choeurs.

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