Black Oak Arkansas.

BIOGRAPHIE.

 

BLACK OAK ARKANSAS/Black Oak (Arkansas)

 

Black oak arkansas

 

Années actives:1963 à aujourd’hui.

Label:Atlantic,Atco.

Genre:southern rock,rock,country-rock.

Site officiel:www.blackoakarkansas.net

 

Solide mais inégal.

On ne peut pas faire plus simple. Black Oak pour la ville, Arkansas pour l’état dont la ville est issue. Vous accolez la ville et l’état et vous obtenez le nom du groupe qui, à partir de 1970, devient un solide mais inégal représentant du rock, après avoir évolué 5 ans sous les couleurs du hippie Knowbody Else dans le Tennessee. Répertorié généralement dans le southern rock, BOA a autant à voir avec le rock sudiste que moi avec la danse classique.

Knowbody Else est la structure qui mène à Black Oak Arkansas. Elle prend date en 1965 et à Black Oak quand une bande de potes de bahut décident de former un groupe. Leur crédo d’alors est surtout psychédélique, très influencé par la philosophie orientale, il n’est qu’à écouter le seul album fait réalisé sous Knowbody Else (1969), pour le compte Stax, le label soul de Memphis, un album zarbi, aux voies très étranges et à l’ambiance bluesy très particulière.

Boa

Boa chris walterPhoto Chris Walter.

Dans le sillage de sa dynamo blonde, Jim Dandy Mangrum.

Cette étrangeté est savamment entretenue par son leader, Jim Mangrum, dit Jim Dandy Mangrum, la dynamo blonde au comportement scénique remarqué en raison de la raucité de sa voix, exubérant au regard de son pantalon moulant blanc vu par le critique Jay Sosnicki comme le plus serré de Dixie, disjoncté au vu de son jeu de scène sauvage, essentiellement chorégraphié autour de pitreries dont certaines, très explicites, qui consistaient à mimer des rapports sexuels, ont influencé des chanteurs comme Axl Rose ou David Lee Roth.

Memphis n’est qu’une étape, l’album de Knowbody Else ne se vendant pas des masses. Direction la Nouvelle-Orléans dans un premier temps, puis la Californie où Mangrum et ses sbires débarquent en 1968.

A Los Angeles précisément où, dans le sillage de leur frontman déjanté, Rickie Reynolds, Stanley Knight, Harvey Jett, les trois guitaristes du groupe, autre particularité du groupe, de Pat Daugherty, bassiste et de Wayne Evans, batteur, posent leurs instruments.

22 LP dont 11 dans les 70's.En 1970, changement de nom, Black Oak Arkansas prend le relais de Knwobody Else. Atco Records (Atlantic) les engage par le biais  d’Ahmet Ertegun dont ce sera un des derniers contrats qu’il signera pour le label avant de lever un peu le pied.

44 ans après, en 2014, le groupe est toujours actif et ne semble pas disposé à ralentir sa cadence, ni à passer la main si l’on se réfère à son récent come-back en studio.Entre ces deux dates, Black Oak Arkansas a publié 22 albums, studios, live et compils confondus. Sur le créneau qui nous intéresse, celui des années 70 et qui marque l’apogée du groupe, est concentrée la moitié de cette intéressante mais inégale production discographique. A écouter les prestations en live, on se dit que c’est certainement  là-dessus qu’il faut se concentrer et sur les LP de pointe, tous positionnés dans la première partie des 70’s.

Boa jim mangrum

« J’ai connu beaucoup de sensations fortes dans ma carrière. J’ai joué devant 200.000 personnes au Cal Jam du 6 avril 74, j’ai rencontré John Lennon qui m’a dit que j’étais en avance sur mon époque.

J’ai eu beaucoup de grands et beaux frissons, l’argent, la célébrité, mais je suis un artiste et ce que je retiens avant tout, ce sont tous ces gens qui nous ont suivis et sans lesquels nous ne serions rien. » (Jim Dandy Mangrum)

Une discographie qui vaut par sa première partie.

L’éponyme Black Oak Arkansas (1971) marque les débuts pour Atco, la filiale d’Atlantic. De très bons débuts au demeurant, que confirment en 1972, Keep The Faith et If An Angel Came To See You, Would You Make Her Feel At Home ?.

High On The Hog (1973), avec son single Jim Dandy qui deviendra l’hymne du groupe, est l’album-phare de BOA. Vingt-cinquième du Billboard 100, disque d’or, il précède un tonique Raunch ‘n’ Roll live et un moyen Street Party (1974). Ain’t Life (1975) ne corrige en rien le tir et marque une perte de vitesse de Black Oak Arkansas qui commence à être affecté par de nombreux turn-over au niveau de son line-up. Pas bon, le turn-over…

X-Rated (1975) sauve encore les meubles, mais après, c’est la cata. Et quand on veut se faire tout petit, on change de nom comme c’est le cas en 1977 : Black Oak repart à zéro, reprend là où Black Oak Arkansas a jeté ses dernières forces, autrement dit après avoir engrangé les dénommés Live Mutha et Balls Of Fire (1976) qui n’ajoutent rien à la popularité de la formation de Mangrum.

Rebond chez Capricorn et come-back inattendu.

Jim Dandy est encore à la tête de ce renouveau. Avec Jim Henderson, Greg Reding, Jack Holder, Andy Tanas et Joel Williams. L’avenir se fait chez Capricorn, la maison southern rock par définition qui a révélé tant de beaux artistes et produit pléthore d’albums cultes. Hélas, ce déménagement n’a aucune incidence sur la qualité discographique du moment de Black Oak. Race With The Devil (1977) et I’d Rather Be Sailing (1978) sont aussi insignifiants que le catalogue propose depuis 1975. Black Oak Arkansas n’intéresse plus grand monde et prend progressivement place dans le ventre mou du rock après avoir suscité tant de belles promesses et fait montre d’une belle originalité.

Mais avec ce diable de Mangrum, il est écrit que rien n’est jamais définitivement perdu, ni mort. Surtout pas lui et son bébé BOA, jeté un peu trop rapidement avec l’eau du bain. Les détracteurs n’ont pas écrasé tous les œufs et voilà que notre beau blond nous signe un retour aussi gagnant qu’inattendu en 2013. Back Thar n’ Over Yonder, ça s’appelle. L’heure de la réconciliation a sonné, cet album renouant avec le meilleur des Arkansawyers (RAZOR©).

DISCOGRAPHIE 70'S.

LP Studio 1 - 1971

 

Black oak arkansas lp 1971

 

BLACK OAK ARKANSAS

BLACK OAK ARKANSAS – 1971  4/5

 

Publié en 1971.

Produit par Lee Dorman,Mike Pinera.

Durée:32:10.

Label:Atco.

Genre:southern rock,country-rock.

 

Du bon et vrai rock de terroir.

 

Inspiré par la ville natale de son leader Jim “Dandy” Mangrum, le nom de Black Oak Arkansas est consubstantiel au southern rock de la période seventies. Débarqués à Los Angeles, en étant passés par la Nouvelle-Orléans, par le Tennessee, après qu’une sombre histoire de vol d’amplis  leur soit tombée sur le râble, ceux qui étaient encore les Knowbody Else (un album avec Stax Records), prennent Black Oak Arkansas comme identité musicale.

Atco s’intéresse à ces gaziers qui ont tâté du psychédélique et du mystique au passage, et les signe, séduit par leur mélange de hard rock, de boogie et de country. Un premier LP naît de cette association (qui fera disque d’or en 1974), éponyme, comme il se doit généralement pour un premier disque. Nous sommes en 1971 et BOA commence à faire parler de lui pour ses concerts haut voltage.

Les adeptes de rock sudiste trouveront, en cet album, chaussures à leurs pieds. Pourvu d’une matière lyrique conséquente, porté par la  belle voix graveleuse d’un Mangrum sexuellement débridé, soutenu par d’excellentes harmonies vocales, baignant dans l’ambiance des montagnes de l’Arkansas (banjo, violon et guitare acoustique) et exécuté avec infiniment de force et de conviction,  il contient quelques pistes florissantes et devenues cultes du répertoire de BOA : Hot & Nasty, le coloré et frivole country Uncle Lijiah, le mystique et étrange Lord Have Mercy On My Soul, When Electricity Came To Arkansas, Memories At The Window. Leurs débuts sont réussis. La preuve…(RAZOR©)

 

1. Uncle Lijiah.

2. Memories At The Window.

3. The Hills Of Arkansas.

4. I Could Love You.

5. Hot & Nasty.

6. Singing The Blues.

7. Lord Have Mercy On My Soul.

8. When Electricity Came To Arkansas.

 

Jim Dandy Mangrum:chant,planche à laver.

Rickie Reynolds:guitare rythmique,guitare 12 cordes,chœurs.

Pat Daugherty:basse,chœurs.

Harvey Jett:guitare,banjo,piano,chœurs.

Stanley Knight:guitare,steel guitare,orgue,choeurs.

Wayne Evans:batterie,percussions.

LP Studio 2 - 1972

 

Black oak arkansas keep the faith

 

BLACK OAK ARKANSAS

KEEP THE FAITH – 1972  4,5/5

 

Publié en janvier 1972.

Produit par Doc Siegel,Black Oak Arkansas.

Durée:35:21.

Label:Atco Records.

Genre:rock,southern rock,blues-rock.

 

Un afflux de testostérone.

 

La filiale d’Atlantic Records, Atco, publie Keep The Faith, le deuxième LP de Black Oak Arkansas, édité en 1972. Ce dernier confirme tout le bien qui a été dit à propos de l’album éponyme précédent (1971), voire même le dépasse. La progression est marquée.

Grâce aux concerts, BOA gagne en puissance et en énergie. Keep The Faith retranscrit parfaitement cet afflux de testostérone comme le démontre le survitaminé White Headed Woman.

Si les titres furieux que sont les exceptionnels Short Life Line, Keep The faith, The Big One et Fever In My Mind font que ce LP accède au rang de très bon disque, tout le reste, sans la moindre exception, est d’un bon niveau.

Tout ici reflète le groupe qui brille sur les planches, là où il s’exprime le mieux, aspiré qu’il est par cet homme de spectacle qu’est le déjanté Mangrum. Black Oak Arkansas est alors hors du commun et ce n’est pas Lennon qui dira le contraire qui voit en son leader un artiste en avance sur son époque. Ecoutez Fever In My Mind (single en écoute ici) et vous  comprendrez mieux ce que l’ancien Beatles a bien voulu dire (RAZOR©)

 

1. Keep The Faith.

2. Revolutionary All American Boys.

3. Feet On Earth, Head In The Sky.

4. Fever In My Mind.

5. The Big One's Still Coming.

6. White-Headed Woman.

7. We Live On Day Today.

8. Short Life Line.

9. Don't Confuse What You Don't Know.

 

Jim Dandy Mangrum "Dandy":chant,planche à laver.

Rickie Reynolds "Ricochet":guitare rythmique,guitare 12 cordes,chœurs.

Pat Daugherty "Dirty":basse,choeurs.

Harvey Jett "Burley":guitare,banjo,piano,choeurs.

Stanley Knight "Goober":guitare,steel guitare,orgue,choeurs.

Wayne Evans "Squeezebox":batterie,percussions.

LP Studio 3 -  1972

 

Black oak arkansas if an angel come 72

 

BLACK OAK ARKANSAS

IF AN ANGEL CAME TO SEE YOU, WOULD YOU MAKE HER FEEL AT HOME ? – 1972  3,5/5

 

Publié en 1972.

Produit par Tom Dowd.

Durée:36:03.

Label:Atco Records.

Genre:southern rock,country-rock,hard rock,boogie rock.

 

Pas le meilleur, mais excellent malgré tout.

 

Cet album au titre très étiré, pour les besoins de la cause, je l’appellerais  Angel. Vous comprendrez pourquoi. Donc Angel est le troisième disque de Black Oak Arkansas et se fait toujours pour Atco. La seule différence est qu’il est produit par Tom Dowd dont on peut encore une fois louer la touche technique et le soin qu’il apporte à son poste.

Quelques petits changements sont intervenus depuis Keep The Faith réalisé la même année 1972, à savoir que Wayne Evans est remplacé à la batterie par Tommy Aldridge et ça ne passe pas inaperçu.

Avec la spiritualité comme thème conducteur, à l’instar de l’album précédent, Angel  ouvre avec un brillant Gravel Roads. Dans un style plus ballade, Fertile Woman dévoile toutes ses splendeurs, tandis que Spring Vacation est caractéristique de la maison BOA.

Full Moon Ride et Mutants Of The Monster sont les autres pièces maitresses d’un album pour lequel j’ai beaucoup de sympathie. Mais pour son titre, ne m’en demandez pas trop…(RAZOR©).

 

1. Gravel Roads.

2. Fertile Woman.

3. Spring Vacation.

4. We Help Each Other.

5. Full Moon Ride.

6. Our Minds Eye.

7. To Make Us What We Are.

8. Our Eyes Are On You.

9. Mutants Of The Monster.

 

Jim Dandy Mangrum: chant,planche à laver.

Rickie Reynolds:guitare rythmique 12 cordes,chœurs.

Pat Daugherty:basse,choeurs.

Harvey Jett: guitare,chœurs.

Stanley Knight:guitare,steel guitare,piano,choeurs.

Tommy Aldridge:batterie,percussions.

LP Studio 4 - 1973

Black oak arkansas high on the hog

 

BLACK OAK ARKANSAS

HIGH ON THE HOG – 1973  5/5

 

Publié en novembre 1973.

Produit par Tom Dowd.

Durée:34:26.

Label:Atco Records.

Genre:southern-rock,blues-rock,rock.

 

Il faut en être.

 

High On The Hog (en écoute intégrale ici), c’est l’endroit du catalogue de Black Oak Arkansas où il faut être. Porté par le succès qu’est Jim Dandy, 25 au Billboard 100, ce disque, perclus de riffs tueurs, est certainement celui qui justifie le plus à mes yeux la catégorisation de BOA dans le southern-rock.

Mais pas du rock sudiste façon Lynyrd, quoi qu’il en soit, la prestation du moment étant encore trop entachée des bizarreries ambiantes. Il est en tout cas l’opus le plus populaire de la bande à Mangrum et a beaucoup de bonne matière à proposer.

Jim « Dandy » Magrum est encore par trop excentrique ici, mais il serait malvenu de le lui reprocher, comme il serait inopportun de le houspiller pour son audace et son originalité à ce moment précis de la carrière de BOA.

Peut-on lui objecter d’avoir présentement trois couilles quand, dans le même temps, sa prestation gagne et que le groupe touche du doigt ce que peu d’artistes ont réussi à faire : séduire simultanément l’auditeur country et l’auditeur rock.

Pour arriver à l’album placé en place 52 du Billboard, l’album dispose de beaux arguments, outre son titre porteur. High On The Hog les compte en nombre suffisant pour que l’histoire du rock sudiste retienne son nom : High N’ Dry, Red Hot Lovin’, Mad Man, Back To The Land, Swimmin’ In Quicksand, Moonshine Sonata. Preuve s’il en est que le travail est toujours payant (RAZOR©).

 

1. Swimmin' in Quicksand.

2. Back to the Land.

3. Movin'.

4. Happy Hooker.

5. Red Hot Lovin'.

6. Jim Dandy.

7. Moonshine Sonata.

8. Why Shouldn't I Smile.

9. High N' Dry.

10. Mad Man.

 

Jim "Dandy" Mangrum:chant.

Harvey Jett,Stanley Knight,Rick Reynolds:guitares.

Pat Daugherty:basse.

Tommy Aldridge:batterie.

LP Studio 5 - 1974

 

Black oak arkansas street party

 

BLACK OAK ARKANSAS

STREET PARTY – 1974  3/5

 

Publié en juillet 1974.

Produit par Tom Dowd.

Durée:32:45.

Label:Atco Records.

Genre:rock.

 

Méfiance, méfiance.

 

Du moyennement bon Black Oak Arkansas, voilà ce qu’est Street Party (en écoute intégrale ici) de 1974, cinquième album studio dans la hiérarchie discographique du groupe. Il se place dans les pas du live Raunch & Roll et après l’excellent High On The Hog.

Son côté un peu paresseux et sa tendance à s’éloigner de la lignée sudiste qu’on lui prête généreusement, nuit à la crédibilité de ce disque qui, si l’on veut bien lui reconnaître à tout prix une connexion au southern rock, range BOA dans les seconds couteaux du genre, des outsiders.   

Seul le très court, mais excellent bluegrass, Brink Of Creation,  mérite l’appellation. Le chat est maigre pour oser lui trouver de la poussière sudiste sur le poil.

Alors, on le sort de sa catégorie et on le traite comme un album de rock, et certains titres émergent du lot comme Sting Me, Good Good Woman, Sure Been Workin’ Hard, Jailbait, Son Of A Gun, I’m A Man, Dixie.  Mais ça s’arrête là et on se méfiera de ce disque qui, de rock sudiste, n’a pas grand-chose. Street Party marque le premier temps d’arrêt de BOA (RAZOR©).

 

1. Dancing in the Street.

2. Sting Me.

3. Good Good Woman.

4. Jailbait.

5. Sure Been Workin' Hard.

6. Son Of A Gun.

7. Brink Of Creation.

8. I'm A Man.

9. Goin' Home.

10. Dixie.

11. Everybody Wants To See Heaven, Nobody Wants To Die.

12. Hey Ya'l.

13. Brink Of Creation.

 

Jim Dandy Mangrum:chant,planche à laver.

Rickie Lee Reynolds:guitare rythmique,chœurs.

Pat Daugherty:basse,choeurs.

Harvey Jett:guitare,choeurs.

Stanley Knight:guitare,claviers,choeurs.

Tommy Aldridge:batterie,percussions.

LP Studio 6 - 1975

 

Black oak arkansas ain t life grand

 

BLACK OAK ARKANSAS

AIN’T LIFE GRAND – 1975  3/5

 

Publié en mai 1975.

Produit par Richard Podolor.

Durée:35:43.

Label:Atco.

Genre:rock,southern rock.

 

Street Party n’était donc pas un accident.

 

Bénéficiant d’un nouveau renfort en la personne de James Henderson et en réponse à la perte de son guitariste Harvey Bett, Black Oak Arkansas poursuit son petit bonhomme de chemin dans la voix qu’il s’est tracée depuis 1971, à savoir envoyer du lourd et y mêler ses origines sudistes.

Street Party, dernier opus en date, freine l’élan d’un groupe qui jusqu’alors fonctionne plutôt bien, ce que le succès de High On The Hog (1973) vient confirmer. Depuis, BOA bafouille sa musique, et Street Party, l’album qui précède Ain’t Life Grand (en écoute intégrale ici) sorti au milieu de l’année 75, allume ses voyants pour signifier que la qualité et l’intérêt baissent.

Ain’t Life Grand est leur sixième enregistrement studio.  Les supporters de la première heure regretteront le côté rouleau compresseur que le BOA véhiculait à ses débuts et le son râpeux qui s’y rattachait alors.

Ain’t Life Grand, trop lissé, n’a plus ce qui faisait l’unicité et l’originalité de cette formation à ses débuts. Street Party n’était donc pas un accident. Pour ces saveurs disparues et une matière décidément un peu faiblarde ces derniers temps et qui tend à se confirmer, le fan saura à quoi s’en tenir ; les autres, ceux qui ne savent rien du BOA, y trouveront  une performance honorable d’un groupe de rock devenu lambda.

J’en veux pour preuve la belle performance démontrée par la reprise de Taxman des Beatles, par Keep On, Love Can Be Found, Rebel, Fancy Nancy  ou Cryin’ Shame.

Le bilan bilan est de ce fait mitigé selon que l’on appartienne à un camp ou à l’autre. Pour moi, client des premières heures, le charme n’opère plus et cet album ne reflète en rien le vrai BOA, ni ne redore un blason qui tend à se ternir depuis deux LP (RAZOR©).

 

1. Taxman.

2. Fancy Nancy.

3. Keep On.

4. Good Stuff.

5. Rebel.

6. Back Door Man.

7. Love Can't Be Found.

8. Diggin' For Gold.

9. Cryin' Shame.

10. Let Life To Be Good With You.

 

Jim Dandy Mangrum:chant,planche à laver.

Rickie Lee Reynolds:guitare rythmique,chœurs.

Pat Daugherty:basse,chœurs.

James Henderson:guitare,chœurs.

Stanley Knight:guitare,claviers,choeurs.

Tommy Aldridge:batterie,percussions.

LP Studio 7 - 1975

 

Black oak arkansas rated

 

BLACK OAK ARKANSAS

X-RATED – 1975  3,5/5

 

Publié en novembre 1975.

Produit par Richard Podolor.

Durée:35:43.

Label:MCA.

Genre:southern rock,rock.

 

Errare Humanum Est.

 

X-Rated (1975) débute la période MCA de Black Oak Arkansas. Vu la dégringolade amorcée depuis Street Party, j’aurais parié ma chemise que la bande à Mangrum n’avait plus de gaz pour poursuivre sa route  décemment et la tête haute.

Intimement persuadé être dans le vrai, j’ai longtemps mis de côté cet album (et ses suivants). Même si je ne saute pas au plafond à les découvrir (plus qu’à les redécouvrir), je dois avouer m’être mis le doigt dans l’œil jusqu’au slip.

Il y a de la qualité ici et on retrouve en l’endroit des bonnes réminiscences  sudistes, un son un peu plus rugueux et certaines pistes sont bien meilleures que les insignifiantes compositions des deux derniers albums. Mais, bon… ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit…

Les principales raisons de mon revirement en sa faveur résident dans une matière qui s’est incontestablement bonifiée : Bump ‘N’ Grind, Fightin’ Cock, Strong Enough To Be Gentle, Flesh Needs Flesh, Wild Men From The Mountain, Ace In The Hole et Too Hot To Stop ont beaucoup de tenue et sont un ton au-dessus de ce que l’on nous a servi ces derniers temps. Il m’a plu et c’est l’essentiel. Comme quoi, on peut se tromper. Errare Humanum Est (RAZOR©).

 

1. Bump 'n' Grind.

2. Fighting Cock.

3. Highway Pirate.

4. Strong Enough To Be Gentle.

5. Flesh Needs Flesh.

6. Wild Men From The Mountain.

7. High Flyer.

8. Ace In The Hole.

9. To Hot To Stop.

 

Jim Dandy Mangrum:chant ,planche à laver.

Rickie Lee Reynolds:guitare rythmique,chœurs.

Pat Daugherty:basse,chœurs.

James Henderson:guitare,choeurs.

Stanley Knight:guitare,claviers,choeurs.

Tommy Aldridge:batterie,percussions.

LP Studio 8 - 1976

 

Black oak arkansas balls of fire

 

BLACK OAK ARKANSAS

BALLS OF FIRE – 1976  3/5

 

Publié en 1976.

Produit par Black Oak Arkansas.

Durée:32:13.

Label:MCA.

Genre:rock,southern rock.

 

Ce n’était donc qu’un feu de paille.

 

Balls Of Fire est le huitième LP de Black Oak Arkansas, paru en 1976 et le second pour le compte de MCA. Que faut-il en penser à ce point précis de leur carrière ? Après des débuts fracassants (Black Oak Arkansas, Keep The Faith, In An Angel et High On The Hog), le groupe marque le pas dès Street Party, rejoignant les seconds couteaux du rock sudiste (terme à manier avec précaution), n’est plus que l’ombre de lui-même (Ain’t Life Grand), retrouve des couleurs (X-Rated) en signant pour MCA.

Dans l’esprit, BOA a perdu de sa superbe énergie au fil des albums, Mangrum s’est acheté une conduite et en a fini avec ses singeries. Le line-up s’effiloche au gré des années… J’ai repiqué au truc avec X-Rated, j’avoue que ma surprise fut grande de retrouver des similitudes avec la formation que j’ai connue et aimée dans la première partie de son parcours.

Balls Of Fire qui le suit est très moyen et installe BOA dans un profil calqué sur les montagnes russes : un coup bien, un coup pas bien. Aujourd’hui, c’est pas bien. Le groupe de Mangrum retombe dans ses travers et rejoint l’anonymat des groupes en général, parce que de southern rock, il tient plus de rock sudiste de fête foraine. C’est joué sans énergie, sans réelle passion. Mais pas que, j’y viens.

N’ayant jamais réellement approfondi cette période MCA, et reprenant l’affaire là où je l’avais alors laissée, à savoir X-Rated, je découvre comme beaucoup et longtemps après un album dont l’écoute me révèle spontanément une chose qui m’avait échappé à 20 ans : la voix de Mangrum me gonfle à un point que vous ne pouvez même pas imaginer.

En dehors de cela, la section rythmique a pris du volume avec l’arrivée d’Alridge et Rock ‘N’ Roll, ça bosse bien.

Fistful Of Love, Ramblin’ Gamblin’ Man et All My Trouble permettent de dire que Black Oak Arkansas a encore des raisons de croire en ses possibilités. Plus pour très longtemps, car ce line-up va exploser et le nom de Black Oak Arkansas voler en éclat (RAZOR©)

 

1. Ramblin' Gamblin' Man.

2. Fistul Of Love.

3. Make That Scene.

4. I Can Feel Forever.

5. Rock 'n' Roll.

6. Great Balls Of Fire.

7. Just To Fall In Love.

8. Leather Angel.

9. Storm Of Passion.

10. All My Troubles.

 

Jim Dandy Mangrum:chant,planche à laver.

Rickie Lee Reynolds:guitare rythmique,chœurs.

Pat Daugherty:basse,chœurs.

James Henderson:guitare,chœurs.

Stanley Knight:guitare,claviers,chœurs.

Tommy Aldridge:batterie,percussions.

Ruby Starr:chant.

Marius Penczner:claviers.

LP Studio 9 - 1977

 

Black oak arkansas 10 overnight success

 

BLACK OAK ARKANSAS

10 YEARS OVERNIGHT SUCCESS – 1976  2/5

 

Publié en 1976.

Produit par John Ryan.

Durée:32:45.

Label:MCA Records.

Genre:boogie-rock,rock,hard rock,arena rock.

 

Un chêne complètement déraciné.

 

Quand tu commences à être sorti de la catégorie southern rock après y avoir été répertorié d’une manière qui prête à débat pendant 5 ans, pour entrer dans le clan fourre-tout des groupes de rock arena, un genre qui tient plus de la voie de garage, c’est que quelque chose ne fonctionne plus vraiment. C’est le cas en ce qui concerne Black Oak Arkansas qui peine à mettre un pied devant l’autre en cette fin d’année 76.

Son troisième LP pour RCA, 10 Years Overnight Success est révélateur de cette situation. Il a tout de l’album chétif et s’avère digne de peu d’intérêt.

Je le place même en dessous du déjà triste et pitoyable Balls Of Fire. Le chêne est déraciné et cet album continue d’enfoncer un peu plus son auteur. Absolument rien ne m’accroche ici, aussi je vous recommande de passer votre chemin sauf si vous êtes un BOA addict et que vous voulez posséder l’entièreté du catalogue du groupe (RAZOR©).

 

1. When the Band Was Singin' "Shakin' All Over".

2. Pretty, Pretty.

3. Can't Blame It on Me.

4. Television Indecision.

5. Back It Up.

6. Bad Boy's Back in School.

7. Love Comes Easy.

8. You Can't Keep a Good Man Down.

9. Fireball.

 

Jim "Dandy" Mangrum:chant,planche à laver.

Ricky "Ricochet" Reynolds:guitare,chant.

Pat "Dirty" Daugherty:basse,chant.

Stanley "Goober" Knight:guitare.

Tommy Aldridge:batterie.

James Thomas Henderson:guitare.

LP Studio 10 - 1977

 

Black oak race with the devil

 

BLACK OAK

RACE WITH THE DEVIL – 1977  2/5

 

Publié en 1977.

Produit par Deke Richards.

Durée:36:22.

Label:Capricorn Records.

Genre:boogie rock,hard rock,arena rock,rock.

 

Le diable en rit encore.

 

Dans la deuxième moitié des années 70, cela faisait belle lurette que Black Oak Arkansas et moi n’étions plus en phase. Il y a un gouffre artistique énorme entre le flamboyant groupe du début de cette décennie et cette parodie de BOA.

Serait-ce pour tromper l’ennemi que les deux seuls rescapés d’un line-up parti en sucette (Jim «Dandy » Mangrum et Henderson)  dotent la formation restante d’une nouvelle identité ou ont-ils vraiment conscience qu’à force de continuer sous Black Oak Arkansas, ils en arrivent à décrédibiliser tout ce qu’ils ont faits d’exceptionnel préalablement ?

Quoi qu’il en soit, ce sont les Black Oak qui sont de ce Race With The Devil (1977). Le diable a dû bien rigoler et doit être encore à chercher le groupe de faux furieux qu’on a bien voulu lui mettre en opposition, car de course, il n’est pas question ici. En tous cas pas la course aux lauriers. 

Même si c’est du produit Capricorn Records, dénicheur de bons plans dès lors que ça sonne un peu southern rock, l’album en question ne vaut pas un pet de lapin. Capricorn, pour une fois, n’était pas à l’heure au rendez-vous. C’est cinq-six ans avant qu’il fallait venir et avec de meilleurs arguments. Si Black Oak Arkansas a ses heures de gloire loin derrière lui, Black Oak n’aura pas le loisir d’y goûter (RAZOR©).

 

1. Race With the Devil.

2. Freedom.

3. One Night Stand.

4. Daisy.

5. Rainbow.

6. Feels so Good.

7. Stand By Your Own Kind.

8. Not Fade Away.

 

Greg Reding:guitare,claviers.

Jack Holder:guitare.

Bill Godley:basse.

Joel Williams:batterie.

Jim Mangrum:chant.

Jim Henderson:guitare.

DISCOGRAPHIE ANNEES 2000.

LP Studio 16 - 2013

 

Black oak arkansas back thar n over yonder 2013

 

BLACK OAK ARKANSAS

BACK THAR N’ OVER YONDER (DELUXE) – 2013  4/5

 

Publié en 2013.

Enregistrements de 1972 à 1974.

Produit par Tom Dowd,Dane Vanable.

Durée:56:29.

Label:Atlantic Records.

Genre:boogie rock,rock,southern rock,hard rock, rock arena.

 

Retour gagnant.

 

Sur la page d’accueil de son site, Black Oak Arkansas officialise en 2013 son retour parmi nous en sortant dans les bacs Back Thar N’ Over Younder (en écoute intégrale ici), son seizième album studio, mais un disque un peu particulier réparti entre nouveautés (5) et rappels au passé glorieux de 72 à 74. Le groupe est, dit-il, heureux comme un cochon dans la merde. On lui laissera volontiers la paternité de cette expression. Pour emprunter à la sémantique porcine, on couinera de joie et on opinera favorablement du groin quand on sera vraiment sûr d’avoir retrouvé  le Black Oak Arkansas de la période faste évoquée ci-dessus (de l’éponyme Black Oak Arkansas au superbe High On The Hog), parce que pour ce qui est celui de 75 et d’après, c’est même pas la peine. Je demande donc à voir, d’autant plus que la dernière trace que l’on ait de ce groupe, date quand même du siècle dernier (The Wild Bunch/1999) mais, je n’y étais plus depuis belle lurette.

Pendant que Back Thar N’ Over Younder dans sa version Deluxe (19 titres) déroule sa tracklist, quelques mots sur ce groupe de rock sudiste dont il a été souvent contesté l’appartenance à ce genre. Passé par la maison Atco Records, le populaire B.O.A peut se targuer d’avoir classé 10 de ses 11 LP des années 70 parmi les meilleures ventes U.S. Ses points forts ? Un jeu à plusieurs grattes, de l’énergie à revendre et un chanteur pas piqué des vers tant vocalement que dans ses singeries scéniques, le fameux Jim « Dandy » Mangrum qui, entre nous, sur la fin me gavait sérieusement, la faute à une disette criarde en munitions et une propension à trop de  théâtralité pour masquer les carences.

Cet album de 2013 est supposé marquer un nouveau départ pour la formation de l’Arkansas, réduite à l’inaction et la débandade par les coups du sort, les faits de vie, l’usage des médocs et psychotropes, les ennuis judiciaires, de santé, les litiges avec les anciens dirigeants, mise à mal par les dettes et le manque à gagner. Jim Mangrum a tenu tout son petit monde à bout de bras ; il le lui rend bien aujourd’hui puisque membres de la première heure et acteurs plus actuels composent le line-up qui soutient ce disque.

C’est ainsi que l’on retrouve autour de Dandy Mangrum, toujours aussi fou furieux et monté sur ressorts, la génération fondatrice de B.O.A, celle des Rickie Lee Reynolds, Pat « Dirty » Daugherty, James Henderson, et des têtes venues plus tard comme Johnnie Bolin, frère de l’inoubliable Tommy (1988), Buddy Church (89), George Hughen (1998), Hal McCormack (2003). Sont également crédités Tommy Aldridge, Harvey Jett et Stanley Knight qui devait participer à la fête mais qui décède peu de temps avant, pour leur appartenance au Black Oak Arkansas et concerné par le répertoire ici présent. Justement, quelle est-elle cette matière ?

Sur les 19 titres de la version Deluxe (avec des outtakes de leurs conversations), les 5 premiers servent d’argument pour justifier la réunification de la formation (de 2013, il faut rajouter G Wiz), les 13 suivants appartiennent au passé, étant essentiellement des pièces qui n’ont pas été utilisés dans les disques initiaux de B.O.A (période 1971 à 1974) et des alternatives (Up, Gigolo et Hot Rod) ou démo (Keep The Faith).

Dans ce dernier lot, Jim Dandy est remasterisé depuis sa mouture originale ; tous sont des inédits de la période pendant laquelle Tom Dowd était producteur et Dowd aux manettes, c’était quelque chose, l’Allman Brothers Band pourrait vous en parler. C’est d’ailleurs grâce à lui, ou plutôt à sa fille qui a mis la main sur les bandes d’origine, que B.O.A a pu alimenter conséquemment ce retour.

Parmi eux, citons la bonne reprise des Stones, Satisfaction, Plugged In And Wired qui sonne comme au bon vieux temps, Sweet Delta Water et ses vibes country, l’instrumental bien ficelé G Wiz, Dance To The Music, l’emblématique Jim Dandy, signature du pitre de service mais dans une approche différente, la ballade sudiste 15 Million Light Years Away, I Ain’t Poor, Lady Evil…

A l’écoute de ce qui fait la fierté des tauliers Reynolds et Mangrum, au point de se rouler dans la merde, il s’avère que l’ensemble ici réuni est taillé sur mesure pour amorcer cette rentrée officielle, une aubaine pour le fan-club southern du groupe. Tant la nouveauté que les enregistrements exhumés ont les atouts pour régaler (matière, énergie, son, effets, polyvalence). Et ce d’autant plus que la musicalité est de premier ordre et que les ingénieurs ont fait un excellent travail technique.

En toute franchise, je ne les attendais pas à un niveau aussi convaincant. Back Thar N’ Over Yonder et ses triples attaques de guitares me réconcilie donc avec un groupe dont j’ai été bon client jusqu’à la période précédemment énoncée. Espérons qu’il reproduise la même performance à court terme et que ce come-back s’accompagne d’autres moments aussi sympas.

Reynolds l’a promis : si le retour est gagnant, il y aura une suite et vite. D’après ce que j’en ai retenu, l’affaire est plus que bien engagée pour qu’il en soit ainsi. La base des fondus de BOA va vraisemblablement se pencher sur le berceau de ce disque. Moi oui, en tous cas (RAZOR©).

 

1. Plugged In And Wired (2013 Reunion).

2. Sweet Delta Water (2013 Reunion).

3. 15 Million Light Years Away (2013 Reunion).

4. I Ain't Poor (2013 Reunion).

5. I Shall Be Released (2013 Reunion).

6. Gigolo (1972 Unreleased Studio Recording).

7. (I Can't Get No) Satisfaction (1972 Unreleased Studio Recording).       

8. Hot Rod (1972 Unreleased Studio Recording).

9. The Snake (1974 Unreleased Studio Recording).

10. Legal I.D. (1974 Unreleased Studio Recording).

11. Jim Dandy (1973 Re-Mastered Original Studio Vocal).       

12. Dance To The Music (1973 Unreleased Studio Recording). 

13. Evil Lady (1972 Unreleased Studio Version).    

14. Summer Swing (1973 Unreleased Studio Version).    

15. UP, UP, UP (1972 Unreleased Studio Version).

16. G Wiz (2013 Instrumental).

17. Gettin Kinda Cocky (1972 Unreleased Studio Version).

18. Arby's (I Want A Woman with) Big Titties (1974 Unreleased Studio Version).

19. Keep The Faith (1971 Unreleased Demo).

 

Tommy Aldridge,Johnnie Bolin:batterie,percussions.

Buddy Church,Jimmy Henderson,Harvey Jett,Hal McCormack:guitare.

Pat Daugherty,George Hughen:basse,choeurs.

Stanley "Goober Grin" Knight:guitare,steel guitare,piano,choeurs.   

Jim "Dandy" Mangrum:guitare acoustique,chant,planche à laver.

Lynn Mangrum:choeurs.

Ricky Lee Reynolds:guitares,piano,choeurs.

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