Charlie Daniels (Band).

BIOGRAPHIE.

 

CHARLIE DANIELS/Wilmington (Caroline du Nord)

 

Charlie daniels 4

 

Né le 28 octobre 1936.

Actif depuis 1950.

Label:Capitol,Kama Sutra,Epic,

Genre:country,rock sudiste,country outlaw,bluegrass,country-rock.

Site officiel:charliedaniels.com

 

Le Sud chevillé au cœur.

S’il en est un qui symbolise à merveille le sud dans la culture populaire c’est bien Charlie Daniels, né en Caroline du Nord, état pris en tenaille entre l’Atlantique à l’est, la montagne des Appalaches à l’ouest où il tutoie le Tennessee, par la Virginie au Nord, la Géorgie au sud-est et la Caroline du Sud au sud.

Le musicien américain, proche de fêter ses 80 ans et accusant 60 ans de carrière, est en effet un digne représentant de ce que l’on appelle le southern rock, le rock sudiste, de la country et du bluegrass. Tout la quintessence du sud.

Non seulement, il le chante son sud, mais il le joue au travers de multiples instruments, de la guitare au violon, en passant par la basse électrique ou la mandoline et l’écrit aussi, étant un songwriter talentueux depuis les années 50.

Membre du Grand Ole Opry depuis janvier 2008, intronisé au Musicians Hall Of Fame and Museum depuis 2009, musicien de studio ayant pignon sur rue à Nashville, Edward Charles Daniel a grandi au milieu de cette musique relayée par les radios de Nashville, WLAC et WSM, où gospel, bluegrass, country et R & B se confondent.

Dans les pas et les bons papiers d’Elvis.

Fils unique de William Daniels Carlton, un solide bûcheron, et de LaRue Hammonds, le jeune Edward Charles est élevé dans un milieu très croyant dont les valeurs affichées sont honnêteté et travail. Pendant son adolescence, il apprend la guitare et le violon et, à l’âge de 21 ans, il est convaincu que sa vocation est de devenir musicien professionnel.

Après avoir obtenu ses diplômes auprès de l’école secondaire de Goldston en 1955, où il fonde deux ans auparavant son premier groupe de bluegrass, les Misty Mountain Boys, il emboite le pas à la révolution rock ‘n’roll initiée par Elvis Presley et fonde aussitôt un groupe ad hoc.

Charlie daniels 6

Charlie daniels 1

Charlie daniels band

Parti pour la Californie en 1959, Charlie et sa formation, les Jaguars (jusqu’en 67), font un crochet par le Texas et Fort Worth pour enregistrer, sous la direction de Bob Johnston, deux titres dont un instrumental (Jaguar) distribué par Epic. Commence alors entre le producteur et l’artiste une longue collaboration. It Hurts Me, interprétée par Elvis en 1964, est le premier acte de ce partenariat. La chanson est co-écrite par Daniels et Johnston, alias Joe Byers, après que le premier nommé en ait réalisé une première ébauche en 1962. Pour Daniels, c’est un grand honneur. Sa chanson figure sur plus de 25 albums et compilations du King.

Musicien de session avant le Charlie Daniels Band.

En 1967, cette association est reconduite quand Johnston demande avec insistance à Daniels de venir dans le Tennessee où le producteur peut favoriser son embauche comme guitariste de session à Nashville. On retrouve ainsi, entre 1969 et 1970, le musicien de Wilmington sur les LP de Bob Dylan, Nashville Skyline, New Morning et Self Portrait, mais également auprès de Leonard Cohen (Song From a Room/1969) et de Ringo Starr (le surprenant Beaucoup of Blues/1970).

Toujours à la demande de Johnston, Charlie Daniels produit l’excellent album du groupe américain les Youngbloods : Elephant Mountain, sorti en 1969 après le départ de son cofondateur Jerry Corbitt, avec lequel il formera Corbitt & Daniels en 1971.

Avant d’en arriver là, Charlie Daniels fonde en 1970 son premier grand groupe professionnel : le Charlie Daniels Band. Très vite, la formation de Daniels devient une tête de pont de la première vague du rock sudiste. Un premier LP éponyme du nom de Charlie Daniels est aussitôt réalisé en 1971.

Fire On The Mountain, sa référence.

Si cet album fleure bon la terre du sud de l’Amérique, il entame doucement, mais dans l’élégance, une carrière, qui va s’étoffer dès le prochain jet (Te, John Grease & Wolfman/72). Il s'entoure alors d’une équipe de baroudeurs taillés sur mesure pour ses ambitions.

Il ne les concrétise pas tout de suite et doit en passer, en 1974, par deux disques moyens, Honey In The Rock et Way Down Yonder. Il touche malgré tout la cible en plaçant Uneasy Rider au 9ème rang du Billboard 100.

Le troisième album sorti cette même année 74 est le bon : Fire On The Moutain (The South’s Gonna Do It Again fait top 30), enregistré dans les légendaires studios Capricorn à Macon, temple du rock sudiste, est un exceptionnel outil de promotion du southern rock. Un étalon du genre.

Porté par la grâce, Daniels est alors très sollicité par le milieu du rock sudiste ; il organise, toujours en 1974 (le 4 octobre à l’Auditorium War Memorial), la première Volunteer Jam, une série de concerts dans la périphérie de Nashville, tradition encore d’actualité aujourd’hui, et prend part aux deuxième (A New Life/74) et troisième (Where We All Belong/74) disques du Marshall Tucker Band, autre grosse pointure du genre, avant de repartir en studio pour son sixième opus, Nightrider (fin 1975). Celui-ci s’avère encore de très haut niveau.

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« J’ai pris part à trois albums de Bob Dylan. J’en garde un souvenir très agréable, surtout celui lié à Nashville Skyline car il a été amusant à faire. Bob était de bonne humeur, heureux d’être à Nashville ; les musiciens étaient cools, très impliqués et créatifs. Nous avons tous pris beaucoup de plaisir à faire cet album. Je n’ai d’ailleurs que des souvenirs agréables avec Bob. » (Charlie Daniels)

The Devil Went Down To Georgia, son succès.

La stature prise par le Charlie Daniels Band se confirme dans Saddle Tramp (1976), le N° 7 du catalogue et ses suivants High Lonesome (1976) et Midnight Wind (1977). Passé chez Epic, Charlie Daniels signe alors un contrat mirobolant estimé à 3 millions de dollars. Du jamais vu pour un groupe associé à l’étiquette de Nashville.

Dédié à Ronnie Van Zant de Lynyrd Skynyrd décédé dans un crash aérien en octobre 1977, Million Mile Reflections, publié en avril 1979, se classe en tête du Billboard Country, 5ème du Billboard 200 et 74ème au Royaume-Uni.

Il est porté par le phénoménal The Devil Went Down To Georgia, plus gros succès du groupe (3ème du Billboard 100) et vedette du film Urban Cowboy (1980) avec John Travolta. Charlie Daniels est récompensé d’un Hank Grammy Award pour sa performance vocale sur ce titre (1979). Le Charlie Daniels Band est alors au sommet de sa gloire.

Charlie daniels band 2015

Fidèle à son Sud.

Il faut attendre 10 ans pour qu’il revienne avec le hit Simple Man (1989). Toujours actif en 2015, malgré quelques récents ennuis de santé, Charlie Daniels s’est depuis beaucoup investi dans des actions de bienfaisance. Fidèle à ses racines, il n’a jamais cherché à suivre les modes, préférant rester lui-même. De quoi donner raison à celui qui, le Stetson toujours vissé sur le crâne depuis des décennies, a plutôt bien réussi, car il compte aujourd’hui parmi les sommités du rock sudiste (RAZOR©).

DISCOGRAPHIE 70'S.

LP Studio 1 - 1970

 

Charlie daniels lp 70

 

CHARLIE DANIELS

CHARLIE DANIELS – 1971  3,5/5

 

Publié en 1970.

Produit par Jerry Corbitt,Dave Nives.

Durée:37:13.

Label:Capitol.

Genre:country,country rock,Southern rock,outlaw country.

 

Précurseur du southern rock.

 

Né en Caroline du Nord, Charlie Daniels est connu pour être une tête de pont du rock sudiste. Chanteur, violoniste, guitariste, musicien de session, partie prenante sur certains albums de Leonard Cohen et de Bob Dylan (notamment Skyline Nashville), il est une figure incontournable d’un southern rock qu’il a vu naître et auquel il a donné ses premières lettres de noblesse. Il fait partie de la première charrette du genre, celle qui a entraîné derrière elle une flopée de nouvelles formations aux dents longues du rock sudiste.

A l’heure de son éclosion, le terrain d’expression favori des Allman Brothers ou Lynyrd Skynyrd, les légendaires barons de la catégorie, n’est pas encore vraiment défriché. C’est dire si Charlie Daniels occupe un rôle central dans son développement, étant un des tous premiers à ouvrir la brèche et à s’y glisser.

Là où l’Allman Brothers qui le précède est plus ancré dans le blues, Charlie Daniels a plus la country dans les gènes. Normal, de par ses origines d’une part, qui lui valent son côté un peu redneck, mais aussi et surtout, par une formation effectuée du côté de Nashville à la demande de Bob Johnston qui en fait un excellent musicien de studio.

Il pose ici sa première pierre à l’édifice, via un album éponyme visionnaire publié en 1970. Charlie Daniels, ni complètement rock, ni totalement country, montre la voie à suivre de ce qui va devenir les bases du genre. Doté d’un son qui ne trompe pas sur ses origines sudistes, ce disque n’est pas encore le meilleur de ce qu’il va réaliser, mais il a déjà le mérite de bien exister et d’avoir traversé les décennies sans prendre une ride, grâce à des thèmes comme The Pope And The Dope, Don’t Let Your Man Find Out, Georgia et notamment Thirty Nine Miles From Mobile.

En optant, dès son prochain album, pour un groupe plus étoffé, le Charlie Daniels Band, Charlie Daniels accèdera à la notoriété. Profitez donc, si vous le pouvez, de cet album très particulier, délicieux, collant tellement au terroir de cette contrée sud des USA et de ses hommes. C’est un premier pas, il en annonce d’autres plus excitants. L’affaire est à suivre de très près (RAZOR©).

 

1. Great Big Bunches of Love.

2. Little Blue Boy.

3. Ain’t No Way.

4. Don’t Let Your Man Find Out.

5. Trudy.

6. Long Long Way (Back Home).

7. Georgia.

8. The Pope and The Dope.

9. Life Goes On.

10. Thirty-Nine Miles from Mobile.

 

Charlie Daniels:guitare,violon,banjo,mandoline,chant.  

Joel "Taz" DiGregorio:claviers,chant.

Jerry Corbitt:guitare,chant.

Billy Cox:basse.

Ben Keith:steel guitare,slide guitare.

Bob Wilson:claviers.

Tim Drummond:basse.

Earl Grigsby:basse,chant.

Karl Himmel:batterie.

Jeff Myer:batterie.

LP Studio 2 - 1972

 

Charlie daniels band te john grease 72

 

THE CHARLIE DANIELS BAND

TE JOHN, GREASE & WOLFMAN – 1972  3/5

 

Publié en 1972.

Produit par Gary Klein.

Durée:38:16.

Label:Kama Sutra.

Genre:country,country rock,Southern rock,Outlaw country.

 

Le Charlie Daniels Band s’installe.

 

Charlie Daniels, figure emblématique du rock sudiste, l’a joué solo dans son intéressant album éponyme précédent. Ici, sur son deuxième album Te John, Grease & Wolfman, il étoffe l’effectif destiné à l’entourer pour donner plus de volume à sa musique, la musique de Charlie Daniels comme il la définit.

En 1972, il ouvre donc les portes de l’affaire qu’il va définir comme le Charlie Daniels Band, à des musiciens chevronnés. Le carnet d’adresses de ce vieux briscard, musicien de session par ailleurs, recèle de baroudeurs et pointures en tous genres, aussi n’a-t-il aucune difficulté à constituer ce qui allait devenir, pour l’avenir et l’éternité, son groupe.

Sont ainsi recrutés les dénommés Earl Grigsby, bassiste, le Te John du titre de l’album, Joel DiGregorio, alias Grease, claviériste doublé d’un excellent chanteur et le batteur Jeff Myer dit Wolfman. L’objectif avoué est de franchir un cap dans un rock sudiste que Charlie Daniels a abordé en solo avec l’album éponyme qui précède.

Ils s’y collent dès les premières notes de Te John, Grease mais sans toutefois faire décoller les projets de son initiateur Charlie Daniels. Les très bons Billy Joe Young, Great Big Bunches Of Love (qui ouvrait déjà l’album solo, il me semble), Parchmont Farm, Drinkin’ Wine Spo-Dee-O-Dee, I’ll Try Again Tomorrow ne parviennent à faire oublier que le reste du disque, la moitié, est insuffisant, moyen et parfois ennuyeux.

Cet opus jette néanmoins les bases de ce sera leur futur et fixe le début d’une collaboration très étroite entre Daniels et Taz DiGregorio, hélas rompue à la mort accidentelle de ce dernier en 2011. Demain sera un autre jour (Tomorrow's Gonna Be Another Day), comme ils le chantent sur cet album. Patience, patience… le meilleur s’annonce (RAZOR©).

 

1. Great Big Bunches of Love.

2. I'll Try Again Tomorrow.

3. Parchmont Farm.

4. Tomorrow's Gonna Be Another Day.

5. Black Autumn.

6. In The City.

7. New York City, King Size Rosewood Bed.

8. Evil.

9. Billy Joe Young.

10. Drinkin' Wine, Spo-Dee-O-Dee.

 

Charlie Daniels:violon,guitare,mandolin,chant.

Joel "Taz" DiGregorio:claviers,chant.

Earl Grigsby:basse,chant.

Jeff Myer:batterie,percussions.

LP Studio 3 - 1973

 

Charlie daniels band honey in the rock

 

THE CHARLIE DANIELS BAND

HONEY IN THE ROCK – 1973  3/5

 

Publié en mai 1973.

Produit par Charlie Daniels.

Durée:46:51.

Label Kama Sutra

Genre:country rock,country,Southern rock,Outlaw country.

 

Peu d’intérêt.

 

Le troisième LP de Charlie Daniels, le deuxième avec le Charlie Daniels Band et pour le compte du label Kama Sutra, a pour lui d’intégrer le Billboard 200, en figurant au 164ème rang, et d’abriter le single décapant  Uneasy Rider lequel fait 9 dans les classements en août 73. Uneasy Rider raconte en quelque sorte la rencontre entre la culture hippie et la culture redneck. C’est à peu près tout ce que l’on peut retenir de ce disque ne prenant pas position dans la discographie croustillante de l’artiste.

Baptisé Honey In The Rock lors de sa publication en 1973, il réapparaît trois ans plus tard sous l’appellation de Uneasy Rider, cette fois pour Epic. Au regard du succès du single, on comprend mieux pourquoi.

Inutile de trop s’étendre sur un album assez décevant qui sort la tête de l’eau grâce à l’effet de surprise funky de l’ouvreur furieux et cradingue Funky Junky. Etonnant, à ce stade de l’écoute, on peut imaginer entrer dans un univers original, mais le soufflé retombe bien vite.

Big Man a de la tenue, le country Uneasy Rider pour ce que l’on en sait, se dégagent du peloton des titres de Honey In The Rock. Revelations et Somebody Loves You auraient pu prétendre faire partie des échappées mais manquent d’un tantinet de classe. Et puis, plus rien. Globalement insipide, plat, sans autre intérêt. Déçu (RAZOR©).

 

1. Funky Junky.  

2. Big Man.

3. Why Can't People.

4. Revelations.

5. Uneasy Rider.

6. Midnight Lady.

7. Somebody Loves You.

8. No Place to Go.

 

Charlie Daniels:chant,guitares,violon,banjo,mandoline.

Joel Di Gregorio:orgue,piano,choeurs,harmonies vocales.

Earl Grisby:basse,chant,harmonies vocales.

Buddy Davis,Fred Edwards:batterie.

LP Studio 4 - 1974

 

Charlie daniels band way down yonder

 

THE CHARLIE DANIELS BAND

WAY DOWN YONDER – 1974  3,5/5

 

Publié en 1974.

Produit par Charlie Daniels.

Durée:37:04.

Label:Kama Sutra.

Genre:country,country-rock,southern rock.

 

De l’énergie à revendre.

 

Dans le foutoir discographique de Papy Daniels (voir Honey In The Rock rebaptisé Uneasy Rider), Way Down Yonder (1974) et Whiskey (1977), c’est du pareil au même.

Whiskey a été publié en 1977 pour répondre à l’élan de popularité du Charlie Daniels Band, au boom de la country music  et, surtout rentabiliser tout ça au mieux. Ne vous laissez donc pas abuser par ces ruses de sioux…

Vous ne pouvez pas vous tromper : la pochette de l’original de 1974, donc de Way Down Yonder, arbore une superbe boutanche de whisky, rebaptisée non pas Jack, mais Charlie Daniels. Vraisemblablement le carburant alors en usage.

Bien meilleur qu’Uneasy Rider/Honey In The Rock, Way Down Yonder bénéficie d’un son âpre que, personnellement, j’aime beaucoup, de bien belles guitares, tant acoustiques qu’électriques.

En point d’orgue de ce produit (enfin) probant à bien des égards, on retrouve le blues (étiré à plus de 8 minutes) du nom de Give This Fool Another Try, le morceau titre Way Down Yonder, le morceau titre de la réédition (Whiskey), Land Of Opportunity, I’ll Always Remember That Song, Looking For Mary Jane.

Cet album, dans le plus grand respect de l’esprit sudiste, est très sympa à écouter. Il annonce ce qui va venir et qui constitue l’essence même du grand Charlie Daniels Band (RAZOR©).

 

1. I've Been Down.

2. Give This Fool Another Try.

3. Low Down Lady.

4. Land of Opportunity.

5. Way Down Yonder.

6. Whiskey.

7. I'll Always Remember That Song.

8. Looking for Mary Jane.

 

Charlie Daniels:guitare,chant.

Barry Baines:guitare,chant.

Taz Di Gregorio:claviers,chant.

Mark Fitzgerald:basse,chant.

Lea Jane Berinati:chant.

Billy Cox:basse.

Fred Edwards,Gary Allen:batterie.

LP Studio 5 - 1974

 

Charlie daniels band fire in the mountain

 

THE CHARLIE DANIELS BAND

FIRE ON THE MOUNTAIN – 1974  5/5

 

Publié en novembre 1974.

Produit par Paul Hornsby.

Durée:42:39.

Label:Kama Sutra.

Genre:country-rock,southern rock.

 

Un étalon du rock sudiste.

 

On y est. Enfin. A force de tourner autour, fallait bien que ça arrive. Bien équilibré entre rock et country, éclectique, et sous diverses influences, composé de titres qui méritent bien de faire un crochet pour vérifier, des musiciens qui en exploitent au mieux toute la substantifique moelle, sans briller individuellement mais en la jouant collectif, il n’en faut pas plus pour faire de Fire On The Mountain (1974) le morceau de choix de la discographie alors en cours du Charlie Daniels Band.

Aucun disque du CDB n’avait encore atteint ce niveau. Fire On The Mountain est son exceptionnelle référence. Là où le groupe pêchait souvent par son côté foutoir et dispersé, il révèle au travers de ce disque sa capacité à se recentrer pour restituer un mélange fusionné parfaitement dosé, précis et performant.

Il s’ensuit un LP qui n’a pas son pareil pour promouvoir le rock sudiste. Le noyau dominant de cette petite pépite est constitué du blues réjoui Trudy et du local Georgia, merveille de douceur (extirpés de l’album solo de Charlie Daniels et revisités à la hausse), de l’accrocheuse ballade acoustique Long Haired Country Boy avec Betts au dobro, du boogie The South’s Gonna Do It Again, de Feelin’ Free, un country-rock de derrière les fagots, du hard New York City, King Size Bed Rosewood et du surprenant Caballo Diablo au riff frénétique.

La partie studio est complétée par deux belles performances live, captées lors d’un passage au War Memorial Auditorium de Nashville en octobre 1974 (No Place To Go et le bluegrass furieux Orange Blossom Special). Conclusion ? Il faut absolument être de ce disque tant on atteint le très haut niveau ici du début à la fin. Pas la moindre faille, de l’énergie à revendre, il n’est pas meilleure promotion du southern rock (RAZOR©).

 

1. Caballo Diablo.

2. Long Haired Country Boy.

3. Trudy.

4. Georgia.

5. Feeling Free.

6. The South's Gonna Do It.

7. New York City, King Size Rosewood Bed.

8. No Place to Go.

9. Orange Blossom Special.

 

Charlie Daniels:guitare électrique,guitare acoustique,slide guitare,banjo,violon,chant.

Barry Barnes:guitare électrique,guitare acoustique,chant.

Mark Fitzgerald:basse.

Joel "Taz" DiGregorio:claviers,chant.

Fred Edwards:batterie,percussions.

Gary Allen:batterie,percussions.

Richard Betts:dobro sur 2.

Jaimie Nichol:congas sur 5/7/8.

LP Studio 6 - 1975

 

Charlie daniels band nightrider

 

THE CHARLIE DANIELS BAND

NIGHTRIDER – 1975  4,5/5

 

Publié en novembre 1975.

Produit par Paul Hornsby.

Durée:38:57.

Label:Sony.

Genre:country,country-rock,southern rock.

 

Chéri des fans.

 

Avec le précédent Fire On The Mountain, nous rentrons de plain-pied dans le haut du panier du catalogue du Charlie Daniels Band. Si l’opus antérieur permet à Charlie et sa clique de fixer le son qui va contribuer à sa popularité et de faire un appel du pied au camp des irréductibles opposants à la fusion du rock, de la country et du blues, Nightrider (1975), enregistré à Macon (dans les studios Capricorn, passage obligé pour qui se revendiquait southern rock), les rallie définitivement à sa manière de voir son rock aux couleurs du sud.

Charlie bonifie plus encore ses compositions, leur fait visiter d’autres territoires et resserre les boulons d’un collectif auquel il peut tout demander. Non content de posséder des musiciens de premier plan (Tom Crain et Don Murray sont les petits derniers, officiant en lieu et place de Barry Barnes et Gary Allen), il se permet le luxe, vu son statut dans le landerneau, de pouvoir disposer du fabuleux guitariste gaucher Toy Caldwell (sur l’excellent Damn Good Cowboy) et du percussionniste maison Jai Johanny Johanson aux congas sur Everything Is Kinda All Right. Pour la promotion du disque, c’est une indéniable plus-value.

En étant plus country qu’à l’ordinaire, Charlie et ses babas parviennent à faire mouche de Texas à Tomorrow’s Gonna Be Another Day. Seul bémol, Funky Junky, surprenant dans sa parution d’origine (voir Honey In The Rock ou sa réédition sous Uneasy Rider), à force d’être revu et corrigé, s’en trouve dénaturé et, non seulement perd de sa splendeur, mais également de sa crédibilité. C’est regrettable. Pour le reste, vous avez mon aval, les yeux fermés (RAZOR©).

 

1. Texas.

2. Willie Jones.

3. Franklin Limestone.

4. Evil.

5. Everything Is Kinda All Right.

6. Funky Junky.

7. Birmingham Blues.

8. Damn Good Cowboy.

9. Tomorrow's Gonna Be Another Day.

 

Tom Crain:guitare.

Charlie Daniels:banjo,violon,guitare,mandoline,chant.

Charlie Hayward:basse.

Taz DiGregorio:claviers,chant.

Don Murray:batterie.

Fred Edwards:batterie.

Toy Caldwell:steel guitare sur 8.

Jai Johanny Johanson:congas sur 5.

LP Studio 7 - 1976

 

Charlie daniels band saddle tramp 76

 

THE CHARLIE DANIELS BAND

SADDLE TRAMP – 1976  5/5

 

Publié en mars 1976.

Produit par Paul Hornsby.

Durée:37:28.

Label:Epic.

Genre:country,country-rock,southern rock.

 

On prend les mêmes et on recommence.

 

Le Charlie Daniels Band a un public qui lui est propre depuis la sortie de Fire On The Mountain (1974). Nightrider (1975) n’a fait que confirmer l’élan favorable qui l’anime et conforter un peu plus Charlie Daniels et son groupe dans le gratin des formations sudistes du moment.

Avec Saddle Tramp (1976), le décor reste identique : du country-rock sans léser ni la country music, ni le rock (certaines influences jazz sont ici présentes comme dans le morceau titre).

Synthétiser les influences pour aboutir au seul rock sudiste qui vaille la peine pour lui, il sait faire, Papy Daniels. Il a les musiciens qu’il faut pour ne jamais s’égarer, pour ne jamais sortir des clous, même en étirant les pistes.

Les dix minutes de Saddle Tramp (la chanson), c’est du grand art, réservé aux meilleurs. Posez votre fessier dans le fauteuil, servez-vous un drink, du Jack Daniels de préférence pour rester en famille, et partez à la découverte du reste, varié comme d’hab’ et excellent comme il en a pris le pli depuis deux disques : du rock avec Dixie On My Mind, du blues pour Sweet Louisiana et It’s My Life, de la country pour Wichita Jail, Sweetwater Texas et Cumberland Mountain.

Après avoir compté des adeptes, Charlie a désormais ses fidèles, j’en fais partie. Si c’est ce pour quoi vous en pincez, alors le très bon Saddle Tramp a les arguments nécessaires pour vous retenir jusqu’à sa dernière note (RAZOR©).

 

1. Dixie on My Mind.

2. Saddle Tramp.

3. Sweet Louisiana.

4. Wichita Jail.

5. Cumberland Mountain Number Nine.

6. It's My Life.

7. Sweetwater, Texas.

 

Charlie Daniels:guitare,violon,chant.

Charlie Hayward:basse.

Jai Johanny Johanson:congas.

Don Murray:batterie.

Fred Edwards:batterie.

Toy Caldwell:steel guitare.

Tom Crain:guitare,chant.

Taz DiGregorio:claviers,chant.

Paul Hornsby:orgue.

LP Studio 8 - 1976

 

Charlie daniels band high lonesome 76

 

THE CHARLIE DANIELS BAND

HIGH LONESOME – 1976  5/5

 

Publié en novembre 1976.

Produit par Paul Hornsby.

Durée:38:11.

Label:Epic.

Genre:southern rock,country-rock,country,bluegrass.

 

High, High, High !!!

 

Saddle Tramp est encore dans toutes les mémoires que sort High Lonesome (1976), moins connu du grand public. Et pourtant, s’il en est un qui a sa place dans ce que Charlie a fait de mieux, c’est bien ce huitième pan du catalogue.

Le disque, très collectif au demeurant, se veut plus sombre que les trois derniers auxquels il succède ; High Lonesome marque également un pas en avant au niveau de l’écriture, autant de petits détails qui pourraient sans problème en faire la meilleure œuvre du lot, à égalité avec Fire On The Mountain.

Avec Billy The Kid pour un bel hommage au mythique Far West, Carolina, Right Now Tennessee, l’exubérant Roll Mississippi et Tennessee en clin d’œil au Sud, ainsi que High Lonesome et Slow Song, deux ballades qui se prêtent à l’ambiance du moment, ce disque sans point faible rapprochant encore plus la country du rock sudiste, est le fruit d’une formation désormais parfaitement cimentée ; il offre l’assurance de moments forts.

High Lonesome est indispensable à tout aficionado de southern rock ou en passe de le devenir à terme. Fans de Lynyrd Skynyrd ou de l’Allman Brothers, c’est à vous que je m’adresse surtout car si Charlie a le vent en poupe, c’est bien ici (RAZOR©).

 

1. Billy The Kid.

2. Carolina (I Remember You).

3. High Lonesome.

4. Running With the Crowd.

5. Right Now Tennessee Blues.

6. Roll Mississippi.

7. Slow Song.

8. Tennessee.

9. Turned My Head Around.

 

Charlie Daniels:guitare acoustique,banjo,violon,slide guitare,chant.

Tom Crain:guitare acoustique,guitare électrique,guitare slide,harmonies vocales,chant sur 8.

Joel "Taz" DiGregorio:orgue,piano,claviers,harmonies vocales,chant sur 6.

Fred Edwards:congas,batterie.

Charlie Hayward:basse.

Don Murray:congas,batterie.

George McCorkle:guitare acoustique sur 1.

Toy Caldwell:steel guitare sur 7/8.

LP Studio 9 - 1977

 

Charlie daniels band midnight wind 77

 

THE CHARLIE DANIELS BAND

MIDNIGHT WIND – 1977  4/5

 

Publié en Octobre 1977.

Produit par Paul Hornsby.

Durée:37:48.

Label:Epic.

Genre:country,country-rock,southern rock.

 

Porte-parole du southern-rock.

 

Neuvième album du catalogue, Midnight Wind, sorti en Octobre 1977, a pour lui d’être un des LP préférés des fans du Charlie Daniels Band. J’avoue partager leur sympathie pour ce disque. Comment pourrait-il en être autrement dans la mesure où Midnight Wind vient consolider tout ce qui précède depuis Fire On The Mountain (1974) et qu’il renforce la discographie huppée du groupe de Charlie Daniels ?

Il y a ici tout ce que l’on aime chez Charlie : de l’inspiration, de l’énergie, de la technique, du son et une habileté à synthétiser toutes les influences qui l’habitent, pour accoucher d’un southern rock pour lequel il est passé maître incontesté.

Inaccessible dans sa formule vinyle jusqu’à ce qu’il n’apparaisse enfin sous un format plus moderne et sous une appellation quelque peu changée (Midnight Wind Plus… car auréolé de trois bonus extraits des Volunteer Jam III et IV qu’il a lui-même initiées), Midnight Wind réunit tout le gratin des compos mémorables de la bande à Charlie : Midnight Wind, Maria Teresa, Heaven Can be Anywhere, Indian man, Grapes Of Wrath, Good Ole Boy, Redneck Fiddlin’ Man…

En cette année 77 de triste mémoire pour le rock sudiste avec l’accident d’avion décimant Lynyrd Skynyrd et alors que l’Allman Brothers Band en est alors à se demander sous quelle forme il va pouvoir redémarrer, le Charlie Daniels Band est bel et bien le porte-parole incontesté du southern rock. La preuve est là (RAZOR©).

 

1. Midnight Wind.

2. Sugar Hill Saturday Night.

3. Heaven Can Be Anywhere.

4. Maria Teresa.

5. Indian Man.

6. Grapes of Wrath.

7. Redneck Fiddlin' Man.

8. Ode to Sweet Smoky.

9. Good Ole Boy.

10. Black Bayou.

 

Charlie Daniels:guitare,violon,chant.

Tom Crain:guitare,chant.

Taz DiGregorio:claviers,chant.

Charlie Hayward:basse.

Fred Edwards:batterie,percussion.

Don Murray:batterie,percussion.

Paul Riddle:congas sur 3,rototoms sur 5.

Leo Labranche:arrangements cordes sur 3.

LP Studio 10 - 1979

 

Charlie daniels band million mile reflections 79

 

THE CHARLIE DANIELS BAND

MILLION MILE REFLECTIONS – 1979  2,5/5

 

Publié en Avril 1979.

Produit par John Boylan.

Durée:37:27.

Label:Epic.

Genre:country-rock,bluegrass,southern rock.

 

Un goût amer.

 

Million Mile Reflections, paru en 1979, est le numéro 10 du Charlie Daniels Band. Loin d’être le meilleur, vous pouvez me croire. Référant, de par son titre, aux innombrables kilomètres que le groupe a dans les pattes à ce stade de sa carrière (Million Mile), il rend aussi un vibrant hommage aux rock stars disparues (Refections).

Sur ce plan de la célébration, c’est à Lynyrd Skynyrd qu’il est fait référence, décimé par un accident d’avion en 77. Charlie Daniels en fut proche, il dédie son travail à feu Van Zant et aux victimes du crash, conscient que le rock sudiste que Daniels porte alors très haut, a, depuis ce funeste événement, perdu très gros.  

Ces arguments et quelques titres suffisent à faire de ce disque le N° 1 des albums de country aux States, le N° 5 dans un contexte rock plus généralisé, et le N°74 au Royaume-Uni, un regroupement de pays qui n’est pas spécialement enthousiaste pour tout ce qui sonne country de près ou de loin. Tout ça, c’est un peu de la poudre aux yeux, l’arbre qui cache la forêt.

Hormis quelques titres, disais-je précédemment, comme Mississippi et Behind Your Eyes, mais surtout celui qui est certainement le plus représentatif du Charlie Daniels Band, The Devil Went Down to Georgia, N°1 des singles country 1979, je n’ai pas trouvé dans cet album matière à me satisfaire comme j’ai pu l’être dans les disques précédents.

Million Mile Reflections est certainement le moins brillant de tout le catalogue du CDB et me laisse un goût très amer à l’heure de refermer la page des 70’s. Il y a beaucoup mieux ailleurs, même si The Devil Went Down to Georgia, c’est culte (RAZOR©).

 

1. Passing Lane.

2. Blue Star.

3. Jitterbug.

4. Behind Your Eyes.

5. Reflections.

6. The Devil Went Down to Georgia.

7. Mississippi.

8. Blind Man.

9. Rainbow Ride.

 

Charlie Daniels:guitare,violon,chant.

Tom Crain:guitare,chant.

"Taz" DiGregorio:claviers,chant.

Fred Edwards:batterie,percussion.

James W. Marshall:batterie,percussion.

Charles Hayward:basse.

Bergen White:arrangements cordes sur 5/7.

Lea Jane Singers:choeurs sur 3/5.

Terry Mead:trompette sur 3.

DISCOGRAPHIE ERE MODERNE

LP Studio 30 - 2014

 

Charlie daniels band off the grid 2014

 

THE CHARLIE DANIELS BAND

OFF THE GRID: DOIN’ IT DYLAN – 2014  4/5

 

Publié en avril 2014.

Produit par Charlie Daniels,Casey Wood.

Durée:40:36.

Label:Blue Hat Records.

Genre:country,rock,country-rock,southern rock,pop-rock.

 

Charlie paie sa dette.

 

Valeur sûre. Le Charlie Daniels Band est une valeur sûre de ce printemps 2014. On est soulagé à l’idée de revoir, en 2014, sur la pochette de Off The Grid : Doin’ It Dylan (en écoute intégrale ici), le natif de Caroline du Nord afficher sa trombine blanchie par le temps et chaussée de l’inséparable stetson vissé sur son crâne depuis le début des années 50.

Heureux de pouvoir réentendre ce membre intronisé au Grand Ole Opry, victime d’un AVC en 2010 et en proie à des problèmes cardiaques l’année passée. En effet, cela faisait un petit moment que l’état de santé du pourtant solide auteur-compositeur-interprète de country et de southern rock battait de l’aile, l’amenant à mettre les pouces quelques temps.

Charlie revient avec, non pas un énième LP de sa composition, mais avec un album de reprises de Dylan, une première qu’il s’offre à bientôt 78 piges. Alors qu’il était musicien de sessions, Daniels a bossé sur trois LP de Dylan (Nashville Skyline, Selfportrait et New Morning), expérience qui lui a permis, selon ses dires, d’accumuler la confiance nécessaire pour poursuivre une carrière, au demeurant réussie. Il est donc en territoire connu et si reconnaissant à Dylan d’avoir favorisé son destin.

Le retour, l’enthousiasme et la conviction qui l’accompagnent, rassurent sur l’homme. L’artiste se charge du reste. Il a visiblement bien récupéré ; la vigueur avec laquelle il s’attache à réinterpréter le répertoire du Zim est bien dans le style Daniels : tonique. Ca dépote.

Inutile donc d’y chercher des versions à faire craquer. Il n’est pas là pour ça, ce qui n’empêche qu’il fait joliment le job et que le père Dylan doit y trouver son compte. Les deux sont si proches, ont tant de points communs, en pincent tellement l’un pour l’autre que toute sortie de route supposée serait pardonnée.

Mais ce n’est pas le cas ici. Charlie respecte son Bob et, via un groupe rompu aux joutes country-rock depuis des lustres, déroule un set d’une pêche incroyable. Il envoie pour de vrai et les ballades acoustiques entre les mains du Zim mutent en des pièces vigoureuses certes, mais pour autant très appréciées. Moi j’aime et j’avoue que ça lui va plutôt bien au Charlie.

Dans le détail, la légende de la country, réputée pour ses talents de guitariste, mais pour être aussi un virtuose du violon et de la mandoline, reprend dix titres connus du catalogue de Robert Zimmerman : 10 claques d’une grande force, qui sonnent bien dans leur habillage country-sud et avec la voix rauque de Daniels. Vous vous imaginez bien qu’on est loin du registre vocal nasillard de Dylan et du barde, surtout le Dylan ici ciblé…

Malgré ça, la sauce prend et on passe un moment unique à entendre le Charlie Daniels Band défourailler à tout berzingue sur les compositions de son pote : Tangled Up In Blue, Times They Are A-Changin’, I’ll Be Your Baby Tonight, Gotta Serve Somebody, I Shall Be Released, Country Pie, Mr. Tambourine Man, Hard Rain’s A-Gonna Fall, Just Like A Woman, Quinn The Eskimo (The Mighty Quinn).

C’est surprenant, mais fidèle à la musique de l’artiste auquel l’hommage est rendu. Il faut voir en ce disque une manière pour Charlie de payer sa dette envers Dylan et non pas une tentative de spéculation sur un répertoire porteur. L’affaire est hautement crédible, c’est le moins que l’on puisse dire (RAZOR©).

     

1. Tangled Up in Blue.

2. Times They Are A-Changin'.

3. I'll Be Your Baby Tonight.

4. Gotta Serve Somebody.

5. I Shall Be Released.

6. Country Pie.

7. Mr. Tambourine Man.

8. Hard Rain's A-Gonna Fall.

9. Just Like a Woman.

10. Quinn the Eskimo (The Mighty Quinn).

 

Bruce Brown:banjo,dobro,guitare acoustique,harmonica,mandoline,chant,choeurs.

Charlie Daniels:violon,guitare acoustique,mandoline,chant.      

Charlie Hayward:basse.

Pat McDonald:congas,batterie,shakers,tambourin.

Shannon Wickline:piano.

Casey Wood:harmonium.

Chris Wormer:guitare 12 cordes,guitare acoustique,slide guitare,choeurs.

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