Cowboy

BIOGRAPHIE.

 

COWBOY/Jacksonville (Floride)

 

Cowboy luizwoodstock

Cowboy (photo Luizwoodstock).

 

Membres encore en activité.

Label:Capricorn Records.

Genre:southern rock.

Sites recommandés:tommytaltonband.com/swampland.com.

 

La bonne inspiration de Duane Allman.

Cowboy est un de mes groupes de country-rock/southern rock préférés. Produit Capricorn par excellence mais moins connu qu’Allman Brothers Band, ces floridiens de Jacksonville, comme le Lynyrd Skynyrd, peuvent se targuer d’avoir une discographie à en faire pâlir plus d’un. En quatre LP, la bande à Boyer et Talton, Scott et Tommy pour les intimes, va littéralement crever l’écran. Duane Allman a eu le nez creux en les présentant à Phil Walden le boss de Capricorn. A l’heure des bilans, Cowboy, né dans les traces des Offbeets et de We The People (Talton) et de The 31st Of February (Boyer), ça a été vraiment du lourd.

Du lourd.

En 1969, Tommy Talton est bien inspiré de quitter Los Angeles pour la Floride. C’est là qu’il y rencontre Scott Boyer. Chacun de son côté brille alors par ses aptitudes d’auteur-compositeur-interprète. Ne reste plus qu’à fusionner les talents respectifs. Comme les deux artistes sont sur la même longueur d’ondes, le projet germe de mettre leurs atouts au service d’un collectif. Le duo s’étoffe par les arrivées de Tom Wynn, batteur, de George Clark, bassiste et de Bill Pillmore, pianiste. Pete Kowalke, pote de longue date de Talton, décline par contre cette opportunité d’intégrer le groupe, même s’il se retrouve à écrire, chanter et jouer sur les deux premiers LP. Cowboy voit le jour sans lui, Duane relaie l’info et Walden les signe. C’est aussi simple que cela.

Cowboy talton 2

« Du point de vue relationnel, nous avons rencontré chez Capricorn Records des gens merveilleux, nous avons eu d’innombrables possibilités. C’était rare et ce fut bien.

Mais en qualité d’entreprise et dans le domaine contractuel, nous et les autres aurions dû regarder d’un près plus près avant de signer certains engagements dans lesquels nous nous sommes impliqués. Je n’en dirais pas plus. » (Tommy Talton)

Discographie sublime.

De cette association avec le légendaire temple discographique de Macon naissent quatre très beaux LP : Reach For The Sky (1970), Five’ll Getcha Ten (1971), Boyer & Talton (1974) et Cowboy (1977). Why Quit When You’re Losing (1973) figure également au catalogue mais il ne fait que reprendre les deux premiers albums.

Cowboy scott boyer

       Scott Boyer

Cowboy talton 3Tommy Talton.

On peut également affecter à Cowboy, l’excellent disque publié en 1976 sous l’appellation Talton Stewart & Sandlin, le dénommé Happy To Be Alive (1976) qui, dans l’esprit, a la couleur de Cowboy, le goût de Cowboy sans l’être vraiment sur le papier.

Groupe Capricorn.

Cowboy est considéré comme le groupe maison Capricorn Records. C’est lui qui est sollicité pour soutenir musicalement de nombreux projets en interne.

Ainsi Cowboy sert en quelque sorte de groupe de soutien à Gregg Allman dans le cadre de sa tournée Laid Back en 1974. Et de quelle manière !

Le plus cool des southern rockers.

Dans le concert rock sudiste, Cowboy se démarque de ses confrères sur un plan musical. En comparaison des deux leaders du genre, l’Allman Brothers Band et le Lynyrd Skynyrd, la musique proposée par Cowboy est plus soft. Autrement dit, ça balance moins, son country-rock est plus cool.

Retour en force.

Au regard de leur dernier LP, celui qui marque le retour sur le devant de la scène du tandem muet depuis des décennies, Boyer et Talton, à savoir Reunion (2010), les deux compères pètent le feu.

Toujours actifs à haut niveau, on ne peut que se réjouir de ses retrouvailles annonciatrices, on l’espère vivement, de projets d’avenir. On le souhaite ardemment tant les leaders de Cowboy ont réalisé de belles choses, jouer de la grande musique sudiste comme on l’aime (RAZOR©).

DISCOGRAPHIE 60'S/70'S.

LP Studio 1 - 1970

 

Cowboy reach for the sky 1970

 

COWBOY

REACH FOR THE SKY - 1970  5/5

 

Publié en 1970.

Produit par Johnny Sandlin.

Durée:40:50.

Label:Capricorn Records.

Remarque:Reach For The Sky et 5'll Getcha Ten sont repris sous l'album Why Quit When You're Losing? (Capricorn/1973).

 

Du grand art.

 

Dans la belle histoire de Cowboy, il ne faut pas sous-estimer la part prépondérante tenue par Capricorn Records, maison de production de Macon qui, durant les années 70, a vu défiler dans ses studios quasiment tout ce que le rock sudiste compte de formations. L’Allman Brothers Band fut la plus prestigieuse des lieux, mais on y recense aussi des pointures comme Elvin Bishop, Bonnie Bramlett, le Charlie Daniels Band, les Dixie Dregs, le Marshall Tucker Band, Wet Willie, Grinderswitch, des artistes comme Jonathan Edwards, Captain Beyond.

L’homme qui tenait la baraque, c’est Phil Walden qui a mis en place toute l’ossature aboutissant à l’épanouissement artistique des frères Allman. Sa relation avec Duane Allman est alors la base de tout : succès comme échec. Par l’entremise et avec l’aval du guitariste, Capricorn Records, donc Phil Walden, attire à lui Cowboy, formation dont Scott Boyer et Tommy  Talton sont les leaders, sans pour autant réduire les Tom Wynn, George Clark, Peter Kowalke et Bill Pillmore aux rôles de faire-valoir.

Cowboy exerce un temps des fonctions de backing band pour Capricorn et ses protégés, dont A.B.B, mais brille parallèlement dans l’exploitation de son propre matériel. Boyer et Talton sont de talentueux auteurs-compositeurs et musiciens et vont rapidement le prouver avec Reach For The Sky, leur premier LP publié en 1970. Il en compte 4 pour le légendaire label de Macon: outre Reach For The Sky, Five’ll Getcha Ten (71), Why Quit When You’re Losing (73) et Cowboy (77). Plus Boyer & Talton libéré en 1974 sous le nom de Cowboy.

C’est dans un squat partagé en commun de Jacksonville, l’autre école du southern rock,  que Cowboy se façonne vraiment, jouant huit à dix heures par jour et vivant les uns sur les autres pendant des mois. Quand Capricorn, grâce au soutien de Duane Allman, par la voix de Walden et avec Johnny Sandlin comme relais, pousse Cowboy à signer chez eux et à entrer en studio, les gars sont prêts à aligner quasiment en direct  leurs originaux qu’ils répètent et peaufinent depuis un temps. Seuls quelques doublages de voix ou des retouches sur des parties de guitare sont nécessaires. Entre la rencontre qui aboutit à la création de Cowboy (1969) et l’entrée en studio, 6 mois. Qui dit mieux ?

L’ambiance est particulièrement détendue, sans contraintes musicales, les conditions d’enregistrement superbes, le studio, spacieux,  se révèle d’une grande qualité sonore et il n’est pas rare d’y retrouver très souvent Chuck Leavell (Allman Brothers Band) qui ne rechigne pas à se mettre aux claviers si besoin est. On appelait ça fraternité, une espèce en voie de disparition dans l’industrie du disque d’aujourd’hui et qui dictait l’état d’esprit d’alors de Capricorn Records. Cela, il ne faut le perdre de vue.

La tendance générale de Reach For The Sky est country-rock. L’équipe de Boyer et Talton, aussi acoustique qu’électrique, à l’écriture solide et aux harmonies toujours aussi succulentes, marche sur les traces de Poco et d’Eagles, joue dans le registre d’un Stephen Stills. Brillant, cet album  déroule sous les pieds de l’auditeur un tapis de belles pièces comme Livin’ In The Country, Honey Ain’t Nowhere, It’s Time, Pick Your Nose, Stick Together, Everything There, Rip & Snort… mais comment ne pas fondre littéralement sous les notes de Pretty Friend, une des plus belles ballades qu’il m’ait été donné d’entendre. Du grand art et du plaisir à la pelle. Mythique (RAZOR©).


1. Opening .

2. Livin' In The Country.

3. Song Of Love And Peace.

4. Amelia's Earache.

5. Pick Your Nose.

6. Pretty Friend.

7. Everything Here.

8. Stick Together.

9. Use Your Situation.

10. It's Time.

11. Honey Ain't Nowhere.

12. Rip & Snort.

13. Josephine, Beyond Compare.

 

Scott Boyer:chant,guitare,guitare acoustique,guitare électrique,violon.

Bill Pillmore:chant,guitare,guitare acoustique,violon,piano,claviers.

Peter Kowalke:chant,guitare,guitare acoustique,batterie.

Tommy Talton:chant,guitare,guitare acoustique.

George Clark:basse,chant.

Tommy Wynn:batterie,percussions.

Dottie,Linda,Carol,Tony,Court,Candy,Mary,Lou,Squirm:choeurs.

LP Studio 2 - 1971

 

Cowboy 5 ll getcha ten 1971

 

COWBOY

5'LL GETCHA TEN - 1971  5/5

 

Publié en 1971.

Produit par Johnny Sandlin.

Durée:44:28

Label:Capricorn Records.

Remarque:5'll Getcha Ten et Reach For The Sky sont repris sous l'album Why Quit When You're Losing? (Capricorn/1973).

 

Fabuleux !

 

Cowboy nous a laissés sur un excellent premier LP, Reach For The Sky (Atco/1970). Pas le temps de savourer ce délicieux country-rock venu du sud que 5’ll Getcha Ten (1971) pointe aussitôt dans les rétroviseurs comme pour mieux faire durer le plaisir et prolonger la détente.

Mieux, il supplante son devancier avec un songwriting encore plus fort, que l’on doit à Scott Boyer et Tommy Talton, les têtes-de-pont du groupe. Eric Clapton y succombe et Capricorn Records les prend sous son aile. C’est révélateur ce genre de signaux ; je me trompe ?

Dans l’ère dite sudiste du début des 70’s, on tient là une des plus belles œuvres du genre. Fans de Poco ou de Crosby et sa clique, c’est du taillé-sur-mesure pour vous. Des harmonies feutrées, des guitares techniques, un son décontracté, c’est le sud dans ce qu’il a de plus doux, de plus cool et de plus précis.

L’ensemble des compositions a du charme en pagaille à revendre avec cependant un petit supplément d’âme pour All My Friends, Innocence Song, 5’ll Getcha Ten (avec Duane Allman au dobro), Seven Four Tune, Right On Friend, What I Want Is You, The Wonder et Please Be With Me. 

Disque pour tirer sa flemme, doté d’une belle musicalité, c’est certainement le plus beau moment de toute sa carrière proposé par cette formation unique.

Bonne nouvelle, les deux LP Reach The Sky et 5’ll Getcha Ten (dont j’ignore la signification du titre) sont repris sur un double disque sorti en 73 (Why Quit When You’re Losing ?). Maintenant, est-il plus facile à dégoter ? Je n’en sais strictement rien. Quoi qu’il en soit, ce catalogue mérite une traduction sur support moderne. Fabuleux (RAZOR©).

 

1. She Carries A Child.

2. Hey There Baby.

3. 5'll Getcha Ten.

4. The Wonder. 

5. Shoestrings.

6. Lookin' For You.

7. Seven Four Tune.   

8. Right On Friend.     

9. All My Friends.       

10. Innocence Song.  

11. Please Be With Me.

12. What I Want Is You.

 

Duane Allman:dobro,guitare.

Scott Boyer:guitare,chant.

George Clark:basse,chant.

Peter Kowalke:guitare,voix.

Chuck Leavell:piano.

Tommy Talton:guitare,chant.

LP Studio 3 - 1974.

 

Cowboy boyer talton 1974

 

COWBOY

BOYER & TALTON - 1974  5/5

 

Publié à l’automne 1974.

Produit par Johnny Sandlin.

Durée:42:15.

Label:Capricorn Records.

 

Flirte avec le 6 étoiles.

 

Si, de c’temps béni des Dieux du rock qu’étaient les annéés 60/70, vous ne colliez pas de près à l’actualité du southern rock ricain, vous aviez alors autant de chances de connaître Cowboy que de décrocher du mât de cocagne le filet garni de la fête du village de Labathude ou de lever une pêche miraculeuse dans la Bave, le cours d’eau qui le traverse.

Il fallait plutôt fureter dans la malle discographique de la maison Capricorn pour pouvoir croquer du Cowboy. En dehors de ça… Ceux qui n’ont donc pas eu le loisir d’y souscrire ne savent pas ce qu’ils r   atent. Il n’est jamais trop tard et je m’en vais corriger le tir derechef, en référant à une des œuvres majeures dont est signataire le tandem fondateur de Cowboy, les sieurs Tommy Talton et Scott Boyer.

Je ne fais pas partie des meubles quant au soutien que je témoigne à ce groupe, ayant rejoint le cercle des fidèles tardivement la faute à une région de résidence peu alimentée par les réseaux commerciaux d’alors. Mais ceux qui ont la chance de posséder, et j’en connais un, l’unique Cowboy vinylique originel (1974) subsistant en France aujourd’hui, qu’il le chouchoute, le dorlote, le câline, le bisoute et qu’il ne s’en sépare jamais, même sur son lit de mort : j’ai nommé Cowboy/Boyer & Talton.

Cowboy est un pur produit de Capricorn Records. Comme l’Allman Brothers, dont il ouvre les tournées de 74, mais à la différence de cet illustre pionnier du southern rock, il est originaire de Jacksonville, l’école que l’on oppose généralement à celle de Macon dès lors que l’on évoque le genre. Comme Lynyrd Skynyrd.

Tommy Talton, exilé un temps au Luxembourg, compte parmi les auteurs-compositeurs de référence de l’Oncle Sam. Musicien de studio, il brille aussi quand on lui glisse une guitare entre les pognes, s’avérant un virtuose de la slide notamment, doublé d’un excellent chanteur.

Originaire d’Orlando en Floride, Tommy débute sa carrière en 1965 dans une formation garage locale, passe par les Offbeets, puis We The People (RCA Records) qu’il quitte au milieu de l’année 68 au profit du country-rock band Cowboy.

Scott Boyer, né dans l’Etat de New-York à Binghamton, en 65, gagne déjà beaucoup d’argent dans une petite unité folk-rock montée avec David Brown et Butch Trucks, futurs A.B.B, au point de lâcher les études. Des Travelers à Cowboy, en passant par The Bitter Ind et le 31st Of February, Scott Boyer, sudiste d’adoption, guitariste,  se révèle aussi excellent compositeur, ce qui lui vaut d’être dans les bons papiers d’Eric Clapton et de Gregg Allman notamment.

Membre de la Muscle Shoals Section, Scott rencontre Tommy à Orlando. De celle-ci naît Cowboy (1969), séparé en 75 et reformé deux ans plus tard mais pour un petit tour seulement.

Signé par Capricorn Records, Cowboy fait état d’un beau tableau de chasse dans les années 70, avec Reach For The Sky (1970), Five’ll Getcha Ten (1971), Why Quit When You’re Losing (1973), Boyer & Talton (1974). On écartera volontiers de ce lot l’insignifiant éponyme de 1977, album pop de la réunion qui n’a d’autre vocation de faire croire à un avenir possible du groupe et de justifier son retour.

Par contre, on rajoutera à cette liste Happy To Be Alive réalisé sous le nom de Talton, Stewart & Sandlin (76). En 2010, Cowboy revient avec un excellent album live enregistré en décembre de cette même année à Macon (Reunion 2010).  Je vous promets d’y revenir très rapidement.

Malgré des ennuis de santé qui le mènent à une intervention chirurgicale lourde pour laquelle, en 2013 (le 3 mars au Smith’s Olde Bar/Atlanta), se sont mobilisés  des amis musiciens (Bill Stewart, Tommy Talton, Barry Richman, Stan Robertson, Jack Hall, Ric Seymour…), Scott Boyer, l’auteur de Please Be With Me popularisé par Clapton (461 Boulevard Ocean)  reprend du poil de la bête. J’ai lu que la famille se veut depuis rassurante et c’est une excellente nouvelle pour tous ses fans. Laissons-lui donc le temps de la rééducation…

Cowboy, auquel Duane Allman voue alors un grand intérêt, lequel n’est certainement pas étranger à sa venue chez Capricorn, est constitué autour des gratteux  Talton et Boyer en 1969. Tom Wynn est à la batterie, George Clark tient la basse, Pete Kowalke la guitare et Bill Pillmore la guitare et les claviers. Tous ces musiciens gravitent dans le giron de la maison Capricorn. Le sextuor vit alors en communauté dans une habitation de Jacksonville. C’est là, dans ses quartiers, que se façonne, jour et nuit, la formation collective et talentueuse qui évolue sur Boyer & Talton et qui va ouvrir pour la bande de Gregg Allman.

Exceptionnel album, représentatif du haut niveau de cette formation ainsi que de la richesse discographique du moment de la maison Capricorn Records, alors à son apogée, ce Boyer & Talton de 74 n’est pas sans rappeler des groupes comme Poco. Il est une progression naturelle de l’album précédent 5’ll Getcha Ten. Tout l’esprit country-rock est là. Solide et solidaire, décontractée, la musique de Cowboy en a influencé plus d’un et a surtout contribué à faire briller le southern rock.

Cet album s’inscrit comme une avancée supplémentaire dans la carrière du groupe. L’écoute se passe de tout commentaire. On enclenche avec Patch & Pain Killer et on laisse couler ce charmant répertoire (aux belles harmonies vocales) jusqu’à sa dernière note (Houston – Houston Vamp). Si ça, ça ne sensibilise pas le quidam, autant bouffer son Stetson et envoyer ballader ses Tiags. Cowboy, c’est légendaire, point barre. On flirte ici avec les 6 étoiles, il faut le savoir (RAZOR©).

 

1. Patch & Pain Killer.

2. Coming Back To You.

3. Everyone Has A Chance To Feel.

4. Where Can You Go.

5. I Heard Someone Talking Love 40.

6. Road Gravy Chase.

7. Something To Please Us.

8. Long Ride.

9. Message In The Wind.

10. Houston - Houston Vamp.

 

Scott Boyer:guitare.   

Randall Bramblett:saxophone,choeurs.

Dave Brown:saxophone,choeurs.

Ella Brown,Donna Hall,Joyce Knight:choeurs.

Toy Caldwell:guitare.

Charlie Hayward:basse.

Paul Hornsby:claviers.

John Hughey:guitare.

Jaimoe Johnson:percussions.

Chuck Leavell:piano.

Dru Lombar:banjo.

Jimmy Nails:guitare.

Johnny Sandlin:basse,production.

Bill Stewart:batterie.

Tommy Talton:guitare,chant.

LP Studio 4 - 1977

 

Cowboy 1977

 

COWBOY

COWBOY – 1977

 

Publié en 1977.

Produit par Cowboy et Sam Whiteside.

Durée:38:48.

Label:Capricorn Records.

Sorti également en CD (Polydor Japon 1988).

 

Non chroniqué.

 

1. Takin’ All The Way.

2. Now That I Know.

3. Pat’s Song.

4. Straight Into Love.

5. Everybody Knows Your Name.

6. Why Can I Call It.

7. Nobody Else’s Man.

8. Except For Real.

9. Satisfy.

10. River To The Sea.

 

Scott Boyer:guitare,chant.

Tommy Talton:guitare,chant.

Chip Condon:claviers,chant.

Chip Miller:batterie,percussions.

Arch Pearson:basse,chant.

Harold Williams:saxophones baryton et ténor.

Randall Bramblett:saxophones soprano et alto.

Topper Price:harmonica.

Jaimoe:congas.

LP Live - 2011

 

Cowboy boyer talton cowboy reunion 2010 2010

 

COWBOY

BOYER & TALTON REUNION 2010 – 2011  5/5

 

Live publié en mai 2011.

Produit par Terry Lambert/Tommy Talton.

Durée:79:34.

Label:Kid Glove.

 

Grandiose !

 

Chose promise, chose due. J’ai tenu l’engagement, lors de ma chronique sur Cowboy : Boyer & Talton (1974) de revenir sur le disque qui marque leur retour, à savoir Reunion 2010. Une raison à cela, il est superbe et live, et ça fait quand même belle lurette que le tandem Boyer/Talton n’avait pas fait parler de lui. On peut chiffrer ce silence en décennies, autrement dit depuis le milieu des années 70.

C’est un live, disais-je, à savoir qu’il a été enregistré à l’occasion d’un concert de décembre 2010 à Macon (Cox Capital Theater), plaque tournante du southern rock, qu’il marque le come-back d’une troupe prestigieuse injustement oubliée et méconnue, qui a longtemps gravité (et qui gravite encore) dans le giron de l’Allman Brothers. Y aurait-il anguille sous roche, ce retour augurerait-il de projets communs plus approfondis ? Nous serions, nous les fans de rock sudiste, les premiers à nous en réjouir.

Reunion 2010 fait la part belle à l’élite du répertoire de Cowboy comme Livin’ In The Country, Satisfy, Message In The Wind, Please Be With Me, It’s Time, A Patch & A Pain Killer, All My Friends, Time Will Take Us, River To Sea, I Will Be There…

Cette musique au style décontracté, à l’âme  country, représentative de la splendeur de l’époque Capricorn Records et prompte à embellir le quotidien le plus morose, réfère aux meilleures heures du southern rock ; elle trône en tous cas en bonne place dans le mien depuis que le live a été publié.

On a un peu trop souvent à sous-estimer le rôle tenu par cette formation, et par voie de conséquence de leurs leaders, Tommy Talton et Scott Boyer, dans le rock sudiste. Puisse ce disque de haut niveau de leur premier spectacle depuis longtemps (environ 35 ans) remettre enfin l’église au milieu du village.

Grandes guitares, belles envolées, grands acteurs (Boyer, Talton, Randall Bramblett, Stan Robertson, Bill Stewart et Bill Pillmore), grand répertoire, grandes harmonies, du saxo de derrière les fagots, du son, de l’envie, de la joie et de la bonne humeur… cette nuit des retrouvailles en 17 titres fut magique et torride. Vous en prenez pour quasiment une heure vingt de grandes sensations musicales.

Du grand et beau bonheur. Alors, qu’est-ce qu’on fait ? On continue à jacqueter comme des pipelettes ou on pose la paluche sur cette petite merveille capable de faire chialer le plus beauf des Rednecks ? (RAZOR©)

 

1. Introduction.

2. Livin' in the Country.

3. Satisfy.

4. Everything Here.

5. Nobody Else's Man.

6. It's Time.

7. Message in the Wind.

8. Houston.

9. Pretty Friend.

10. I Will Be There.

11. A Patch & A Pain Killer.

12. Use Your Situation.

13. All My Friends.

14. River to The Sea.

15. Please Be With Me.

16. Takin' It All The Way.

17. Time Will Take Us.

 

Scott Boyer:guitare,chant.

Tommy Talton:guitare,chant.

Randall Bramblett:saxophone,harmonies vocales.

Stan Robertson:basse,harmonies vocales.

Bill Stewart:batterie.

Bill Pillmore:pedal steel guitare.

LP associé - 1976

 

T talton b stewart j sandlin happy to be alive 1976

 

T.TALTON, B.STEWART, J.SANDLIN

HAPPY TO BE ALIVE – 1976  4/5

 

Publié en 1976.

Produit par Johnny Sandlin.

Durée:35:39.

Label:Capricorn Records.

 

Le goût de Cowboy, la couleur de Cowboy, mais…

 

Il a la couleur de Cowboy, le goût de Cowboy, mais ça n’est pas du Cowboy. Et pourtant… c’est à s’y méprendre, quoi que de Cowboy il en est quand même beaucoup question ici. Mais bon, à force de se croiser dans les couloirs de chez Capricorn Records, fallait bien que Tommy Talton, et Johnny Sandlin habitués à collaborer, projettent de faire un coup ensemble un de ces quatre. Comme Bill Stewart, batteur notoirement connu dans le rock (Tim Hardin, Roy Buchanan, New Riders Of The Purple Sage…) et surtout dans les lieux pour avoir contribué à des projets de Bonnie Bramlett, de l’Allman Brothers Band, de Cowboy (on en parlait), de Greg Allman, est disponible, on lui propose de faire le troisième. Tout à fait dans l’esprit ambiant de cet éditeur star de la fin des années 60/début 70…

Le trio Talton Stewart Sandlin de Happy To Be Alive (Capricorn/1976) a donc du Cowboy sous le capot (ce disque est d’ailleurs souvent attribué à Cowboy) et c’est plutôt flatteur de le voir comparé à un groupe culte dont Tommy Talton était, avec Scott Boyer, le leader et Johnny Sandlin, le producteur attitré. Technicien qui a doté le southern rock de Macon de ce son si caractéristique, Sandlin a quasiment tout produit chez Capricorn (Alex Taylor, Wet Willie, Allman Brothers, Dickey Betts, Elvin Bishop…). Comme il n’est pas pourri côté guitare et basse, ayant quand même été un musicien de studio renommé de Muscle Shoals Studios et membre des Hour Glass des frangins Allman, c’est lui qui prend le poste. L’affaire a donc toutes les apparences d’un super groupe.

Pour faire bonne mesure, Scott Boyer (l’autre de Cowboy), Bonnie Bramlett, Chuck Leavell, Dru Lombar (Grinderswitch), tous des produits maison sont présents. Plus consanguin que ça tu meurs. C’était comme ça. Asylum Records de David Geffen a fonctionné un peu de la même manière, c’était dans l’esprit et tu pouvais quasiment acheter les yeux fermés ce qui venait de ces grands labels. Grands dans la mentalité s’entend.

Happy To Be Alive ne m’est pas tombé sur le râble tout de suite. A cette époque, ill nous fallait en passer par les réseaux d’importation pour acquérir ces monuments américains, encore fallait-il avoir l’info, et ça coûtait généralement un os. C’est une fois après avoir consommé du Cowboy en veux-tu, en voilà, en long, en large, et en travers, que l’envie m’est venue de pousser plus loin.

Ce très beau disque a la qualité suffisante pour séduire l’auditoire. Il ne manque pas d’arguments, loin s’en faut. A commencer par le plaisir qui découle au sortir de son écoute. On en ressort avec la sensation d’avoir passé un très agréable moment, d’avoir sciemment traîné en compagnie d’un petit comité de zikos cools dont la seule motivation du moment est de se la rendre belle, et à nous aussi.

Le trio et leurs invités a en tête de faire de la musique, de s’éclater, de partager cet instant. Bingo, c’est plutôt réussi, même si, en tentant une comparaison avec Cowboy dont il est finalement très proche, les compositions ne touchent pas toutes leur cible, à l’image du reggae Baby Could We Be Alone, influence que l’on retrouve en filigrane des deux titres premiers titres et du blues Stalemate Blues qui n’a pour unique vocation que de taper le bœuf entre musiciens. Chuck Leavell, au piano, s’en donne d’ailleurs à cœur-joie.

Happy To Be Alive est articulé autour de l’écriture de Tommy Talton (9 titres sur 10), la dernière étant une co-contribution d’Allen Toussaint et de Lee Dorsey (le divertissant Working In The Coalmine), un des temps forts de ce LP avec It Might Be The Rain, Don’t Ride Away, la ballade Never In My Life, Strong And Weak et, je l’ai gardé pour la fin, de la chanson titre qui pour moi est une petite merveille du répertoire de Talton.

Happy to Be Alive peut pleinement justifier sa présence au catalogue de Cowboy, même si ça n’est pas du Cowboy, quoi qu’en ayant le goût et la couleur (RAZOR©).

 

1. Don't Ride Away.

2. Never in My Life.

3. Baby Could We Be Alone.

4. Stalemate Blues.

5. It Might Be the Rain.

6. Help Me Get It Out.

7. You Got a Friend.

8. Strong And Weak.

9. Working in the Coal Mine.

10. Happy to Be Alive.

       

Chuck Leavell:piano.  

Johnny Sandlin:basse,guitare électrique.       

Bill Stewart:batterie,guitare rythmique,percussions.       

Tommy Talton:guitares,slide guitare,chant.   

Bonnie Bramlett,Dru Lombar,Joe English,Joe Walsh,Scott Boyer,Steve Miller:invités.

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