Dixie Dregs.

BIOGRAPHIE.

 

DIXIE DREGS/Augusta (Géorgie)

 

Dixie dregs 1

 

Actif entre 1970 et 1982,actif aujourd'hui.

Label:Capricorn,Anthem.

Genre:country-rock,hard rock,jazz-fusion,southern rock,rock progressif.

 

Le plus atypique des groupes sudistes.

Guitariste de Deep Purple depuis 1994 après l'avoir été précédemment de Kansas, l'américain Steve Morse (Hamilton/Ohio) est à l'initiative de Dixie Dregs avec Andy West, bassiste issu de Rhode Island, toujours dans la musique aujourd'hui mais qui s'en est sérieusement détaché depuis le milieu des 80's, en privilégiant la programmation informatique.

La rencontre entre les deux musiciens se fait sur les bancs de la Richmond Academy d'Augusta d'où est activé d'abord le local Dixie Grit, qui compte également dans ses rangs Dave Morse, batteur et frère aîné de Steve avec lequel il a précédemment joué dans The Plague, le chanteur-guitariste Frank Brittingham, le claviériste Johnny Carr relayé par Mark Parrish.

Dixie dregs 4

Dixie dregs nowDixie Dregs : de 77 à aujourd'hui.

Le départ de Steve Morse pour l'Université pour l'école de Musique de Miami signe la fin de ce line-up d'origine, dès 1971 ; lui et West repartent sous Dixie Dregs, duo rejoint par Gilbert Frayer (1972). renforcé par les arrivées du violoniste Allen Sloan, du claviériste Frank Josephs et du batteur Bart Yarnald, étudiants dans la même école floridienne (1973).

Renforcé par les arrivées du violoniste Allen Sloan, du claviériste Frank Josephs et du batteur Bart Yarnald, étudiants dans la même école floridienne (1973), la mouture évolue alors vers un ensemble essentiellement instrumental pratiquant une fusion de rock et de jazz, de funk. En son sein, Steve Morse s'avère être le touche-à-tout et l'homme à tout faire. Il a en tête de jouer sa propre musique et s'y emploie avec talent, d'autant qu'il est avant tout un grand guitariste.

Dans le sillage de Steve Morse.Bart Yarnald blessé dans un accident de surf, c'est Rog Morgenstein qui saute dans la brèche. Son arrivée fixe les vrais débuts de Dixie Dregs dont le répertoire initial s'appuie sur des reprises de Zappa, de John McLaughlin et de l'Allman Brothers Band.

Groupe marginal mais intéressant et non dénué de qualité, Dixie Dregs peine pourtant à convaincre les éditeurs ; l'original The Great Spectacular (1975), sorte de démo auto-financée, est fait dans l'optique de les démarcher. En Vain. Pourtant cette fusion de rock, de country, de bluegrass, de jazz, de funk et de classique ne manque pas de culot.

Son intérêt pour le groupe des frères Allman lui vaut d'attirer l'attention de son road-manager, le fidèle et débrouillard Twiggs Lyndon, lequel, suite à un concert à Nashville partagé avec Sea Level, aux environs de Noël 76, met Dixie Dregs en relation avec Phil Walden, patron du légendaire Capricorn Records, qui l'auditionne personnellement dans une discothèque de Macon.

Un pur produit Capricorn.

Séduit, Walden signe Dixie Dregs ; Capricorn, label du rock sudiste par définition, tient là son poulain le plus atypique, avec Sea Level, emmené par Chuck Leavell.

Free Fall (1977) démarre la collaboration avec Capricorn ; il se fait avec Stephen Davidowski à la place de Frank Josephs aux claviers. Il débute même très bien le catalogue, car ce premier vrai opus, s'il est complexe et audacieux, est virtuose, très technique et créatif. Bref, il accroche et s'affirme d'entrée comme une très belle délicatesse instrumentale. De quoi faire taire les détracteurs de ce style de musique. Steve Morse en est le dotateur exclusif qui l'alimente de l'intégralité des 11 titres.

Steve morse

« Mes influences sont variées ; elles vont des chants d'église entendus quand mon père était pasteur, à Harry Bellafonte, la seule norme autorisée à la maison, aux Beatles quand ils sont apparus pour la première fois au Ed Sullivan Show et dont je suis devenu accro, à Bach, ma plus grande influence classique, aux Stones, Yardbirds, Paul Revere and the Raiders, Beach Boys, Deep Purple, Hendrix, Cream, Led Zeppelin, Creedence que j'ai beaucoup aimés. Quand John McLaughlin et le Mahavishnu Orchestra ont débarqué dans les bacs avec The Inner Mounting Flame en 71, je suis tombé sous le charme et j'ai commencé à m'intéresser plus au jazz-fusion, puis au jazz-fusion plus lourd avec des influences country et cajun. C'est vaste ; disons que j'aime surtout la musique en général . » (Steve Morse)

 

What If (1978) reconduit la précédente démarche de fusion instumentale, sans générer une seule seconde l'ennui. Il s'appuie sur des solos habiles et accrocheurs, des mélodies accrocheuses. Sur certains morceaux comme Odyssey ou take It Off The Top, ce disque cohérent, passionné, toujours aussi complexe mais plus accessible cependant, atteint des sommets. What If est l'apogée discographique de Dixie Dregs qui n'est pas sans rappeler les McLaughlin ou les Chick Corea. Elle ouvre au groupe les portes du Festival de Montreux 78 (23 juillet) qui sert de cadre à l'enregistrement de l'hybride Night of the Living Dregs (avril 1979).

Une quinzaine de LP au compteur.

1979 est l'année de la faillite de Capricorn ; Dixie Dregs passe chez Arista et les ventes décollent un peu. Un contrat pour 3 albums est signé : Dregs of The Earth (1980), Unsung Heroes (1981) qui voit Dixie Dregs devenir The Dregs, et Industry Standard (1982) qui marquent surtout l'implication totale de Steve Morse et son entrée parmi les meilleurs guitaristes du moment.

Malheureusement, il en fait un peu trop, le label lui en demande toujours plus. Pour ne pas risquer le burn-out, il préfère dissoudre Dixie Dregs, s'offrir un petit break littéraire avant de rebondir sur le Steve Morse Band en 1983, puis sur Kansas (1986) et Deep Purple (1994) en remplacement de Richie Blackmore.

Il appartient désormais aux anciens que sont Steve Morse et Rod Morgentein de prolonger le plaisir avec le bassiste Dave LaRue et le violoniste Jerry Goodman. Dixie Dregs (une quinzaine d'albums tout confondu) n'est pas mort, qu'on se le dise (RAZOR©).

DISCOGRAPHIE 70'S.

LP studio 1 (Autofinancé) - 1976 

 

Dixie dregs the great spectacular

 

DIXIE DREGS

THE GREAT SPECTACULAR – 1976 3/5

 

Publié en 1976.

Produit par Dixie Dregs.

Durée:34:27.

Label:Dregs Records.

Genre:jazz-fusion,jazz-rock,southern rock.

 

Pas si farfelu…

 

L’université de Miami sert de pépinière pour alimenter Dixie Dregs. C'est dans ce cadre que son initiateur Steve Morse (futur Kansas et Deep Purple) jette les bases de ce groupe atypique et dont le répertoire initialement interprété couvre essentiellement des reprises de John McLaughlin, donc jazz-rock, et de southern rock.

Dixie Dregs, est recensé dans le southern rock et ça en surprend plus d'un au regard de sa musique, essentiellement instrumentale et articulée autour d’un mix assez spécial de jazz, de rock sudiste, de bluegrass. Comme il joue, à ses débuts, de l'Allman Brothers, qu'il se produit essentiellement dans le sud des Etats-Unis dont il est originaire (Géorgie) et qu'après the Great Spectacular, il tape dans l'oeil de Phil Walden, le manager de Capricorn Records, estampillé Southern rock, il n'en faut pas plus pour que le lien avec le genre se fasse. Acceptons-en l'augure.

Son premier album au Dixie Dregs en question, il tient plus d'une collection de démos que d'un véritable LP studio. Il est d'ailleurs réalisé pour démarcher les maisons d'éditions musicales desquelles le groupe se fait jeter aux seules fins d'être trop instrumental, donc moins vendeur.

C'est pourquoi, publié sous la propre étiquette Dregs Records, ce disque est réduit à un visuel des plus épurés. Le contenu vaut le contenant, même si on sent poindre dans le présent répertoire de l'originalité et de la virtuosité.

Il est vrai que l'on n’entend pas ce type de musique tous les jours et que c'est d'autant plus inhabituel pour une formation rattachée au rock sudiste. A force d'écoute, bien que ce ne soit pas encore perceptible ici parce que l'ensemble n'est pas encore bien en place, il faut néanmoins avoir de l’estomac pour combiner de la country notamment (et d’autres influences) avec du jazz.

La fusion est agréable et intéressante et la suite du parcours de Dixie Dregs donnera raison à sa tête pensante, Steve Morse, l'artiste aux mille influences : chants d'église, Harry Bellafonte, Bach, les artistes pop et rock british, les power trios du type Cream et Jimi Hendrix Experience, les hard-rockeurs comme Led Zep et Deep Purple, le jazz-rock, le jazz-fusion plus lourd, la country, le cajun...

1000 culards ont eu accès en primauté à The Great Spectacular à sa sortie. Quand tu mets toi-même la main au porte-monnaie, tu limites forcément les frais. Depuis réédité, il démontre au nouveau panel d’adhérents que, finalement, l’idée n’était ni farfelue, ni décalée (RAZOR©).

 

1. Refried Funky Chicken.

2. Holiday.

3. Wages Of Weirdness.

4. T.O. Witcher.

5. The Great Spectacular.

6. Ice Cakes.

7. Leprechaun Promenade.

8. Country House Shuffle.

9. What If.

10. Kathreen.

 

Rod Morgenstein:batterie.

Steve Morse:guitares.

Allen Sloan:violon.

Andy West:basse.

Frank Josephs:piano électrique.

LP Studio 2 - 1977

 

Dixie dregs free fall

 

DIXIE DREGS

FREE FALL – 1977 4/5

 

Publié en mai 1977.

Produit par Stuart Levine.

Durée:41:25.

Label:Capricorn Records.

Genre:jazz-fusion.

 

Hyper cool.

 

Frais, original, énergique, animé par de multiples influences et s'appuyant sur des bases sudistes, ainsi peut être défini le second album de Dixie Dregs, le plus anomal des groupes que compte la maison Capricorn, symbole par définition du southern rock.

Ce label, Dixie Dregs, emmené par le guitariste Steve Morse, vient tout juste de le rejoindre après avoir galéré pour sortir son précédent disque sur ses propres deniers (The Great Spectacular/1976). Imaginez la tronche des Cowboys, Allman Brothers Band, Grinderswitch, Outlaws et autres Marshall Tucker Band, sudistes invétérés dans toutes leurs notes, quand ils ont entendu pour la première fois les airs de Dixie Dregs résonner entre les murs des studios de Macon...

Aussi original et complexe que la musique fusionnée de Morse, le label de Walden n'a pas dans le magasin. Alors qu'on ne donnait pas cher de sa peau à s'entêter dans cette vision essentiellement instrumentale et difficilement accessible, Morse insiste et entraîne en 1977 son unité dans un deuxième disque de rang à tendance jazz-fusion : Free Fall.

Comme la technique est au dessus de tout soupçon, Free Fall surprend l'auditoire une seconde fois après la mise en bouche The Great Spectacular.

Accrocheuse, inspirée et mélodique, cette musique pleine d’audace génère des morcea ux d'une grande délicatesse comme les Free fall, Holiday, Refried Funky Chicken, Moe Down, Northen Lights, autant d’instrumentaux sur lesquels souffle un esprit de grande liberté. Attardez-vous sur cette performance, ça vaut son pesant de brouzoufs (RAZOR©).

 

1. Free Fall.

2. Holiday.

3. Hand Jig.

4. Moe Down.

5. Refried Funky Chicken.

6. Sleep.

7. Cruise Control.

8. Cosmopolitan Traveler.

9. Dig the Ditch.

10. Wages of Weirdness.

11. Northern Lights.

 

Stephen Davidowski:claviers.

Rod Morgenstein:batterie,percussions.

Steve Morse:guitare,banjo,claviers.

Allen Sloan:cordes,violon,viola,violon électrique.

Andy West:basse.

LP Studio 3 - 1978

 

Dixie dregs what if

 

DIXIE DREGS

WHAT IF – 1978 4,5/5

 

Publié en mars 1978.

Produit par Ken Scott.

Durée:39:46.

Label:Capricorn Records.

Genre:jazz-fusion,rock instrumental.

 

Le meilleur de DD est là.

 

Que cinq virtuoses portant à un tel niveau une musique aussi complexe (fusion de rock, de jazz, de country, de classique et de folk), qui plus est uniquement instrumentale, sans susciter, auprès de son auditoire, le moindre ennui ou sans générer la moindre envie de lâcher l’affaire, est révélateur d’un disque qui vaut son pesant d’intérêt.

What If (en écoute intégrale ici) de Dixie Dregs entre dans ce cadre. Solos habiles et accrocheurs, mélodies porteuses, excellente musicalité, véritable kaléidoscope de styles, placé sous la direction de l’architecte musical Steve Morse, ce disque est merveilleusement bien joué et très agréable à écouter.

Il atteint même des sommets sur Odyssey, un excellent rock prog et Take It Off The Top et place deux magnifiques ballades (le morceau titre et Night Meets Light), un funky (Ice Cakes), un bluegrass (Gina Lola Breakdown), et un classique Little Kids.

La guitare de Morse et le violon d’Allen Sloan portent le poids de l’album sur les épaules. Avec sept pistes d’excellente facture sur huit, ce disque incarne ce que Dixie Dregs a fait de mieux. Cette prestation n’est pas sans rappeler les Chick Corea ou le Mahavishnu de John McLaughlin : les plus anciens et les fans de jazz-fusion savent la valeur du parallèle (RAZOR©).

 

1. Take It Off The Top.

2. Odyssey.

3. What If.

4. Travel Tunes.

5. Ice Cakes.

6. Little Kids.

7. Gina Lola Breakdown.

8. Night Meets Light.

 

Andy West:basse.

Mark Parrish:claviers.

Rod Morgenstein:batterie,chant sur 5.

Steve Morse:guitares.

Allen Sloan:cordes.

LP Hybride - 1979

 

Dixie dregs night of the living dregs

 

DIXIE DREGS

NIGHT OF THE LIVING DREGS – 1979 5/5

 

Publié en mars 1979.

Produit par Ken Scott.

Durée:35:10.

Label:Capricorn Records.

Genre:jazz-fusion.

 

Ca ne peut pas faire de mal.

 

Paru en 1979, Night Of The Living Dregs est le troisième album de Dixie Dregs après les deux époustouflantes entrées en matière que sont Free Fall et What If.

Leur tasse de thé, aux DD, c’est de fusionner un rock prog instrumental avec des touches sudistes (genre dans lequel ils sont généralement recensés) avec du jazz, du funk, du bluegrass.

Ce qui précède révèle une musique sophistiquée, essentiellement instrumentale, techniquement très élaborée autour de deux axes principaux la guitare et le violon. Autrement dit autour de deux maestros, Steve Morse et Allen Sloan.

Le troisième LP, Night Of The Living Dregs (1979) maintient un schéma identique et ma passion pour cette musique atypique ne cède pas le moindre pouce de terrain.

Nommé aux Grammy Awards à titre de meilleure performance dans la catégorie rock instrumental, la contagion opère quant à ce disque original, frais et énergique.

Construit en deux blocs, un premier constitué de quatre nouvelles compositions studio, un second restituant magnifiquement, dans la même proportion, l’ambiance live d’une nuit festivalière de juillet 1978 à Montreux, Night Of The Living Dregs est un travail d’orfèvre.

Fidèle à sa conception de la musique, DD poursuit obstinément (son acharnement lui donne raison) la voie dans laquelle il s’est engagé. Il n’a pas d’égal, son travail est exceptionnel.

De Punch Sandwich à Patchwork, la magie opère une fois encore. Laissez-vous aspirer, c’est délicieux et ça ne peut pas faire de mal (RAZOR©).

 

1. Punk Sandwich.

2. Country House Shuffle.

3. The Riff Raff.

4. Long Slow Distance.

5. Night Of The Living Dregs.

6. The Bash.

7. Leprechaun Promenade.

8. Patchwork.

 

Steve Morse:guitare,banjo.

Allen Sloan:violon,viola,cordes.

T. Lavitz:saxophone,claviers.

Mark Parrish:claviers.

Rod Morgenstein:batterie,percussions.

Andy West:basse.

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