Duane Allman.

BIOGRAPHIE.

 

DUANE ALLMAN/Macon (Géorgie/USA)

 

Duane allman 3

 

Né Howard Duane Allman, dit Skydog.

Né le 20 novembre 1946 à Nashville (Tennessee),mort le 29 octobre 1971 à Macon (Géorgie).

Actif entre 1961 et 1971.

Label:Mercury Records.

Genre:southern rock,rock sudiste,blues-rock,soul.

Site:duaneallman.com

 

Quelque part entre Hendrix et Clapton.

Duane Allman, alias Skydog, n'a pas eu besoin d'une exposition médiatique très marquée pour entrer dans la légende du rock. Disparu prématurément et accidentellement à l'âge de 24 ans, ce guitariste, homme discret de surcroît, est aujourd'hui considéré comme l'un des plus grands guitaristes de tous les temps.

S'il est vu par les spécialistes de musique comme l'égal d'un Hendrix ou d'un Clapton, il n'a eu, comme fenêtre pour exprimer son talent, qu'une petite poignée d'années.

Celles de la période Hour Glass (1967/68) d'une part, mais surtout celles durant lesquelles il a, dès mars 1969, tenu le leadership du groupe portant son nom, l'Allman Brothers Band, et ce, jusqu'à ce fatidique 29 octobre 1971 par lequel la moto qu'il pilote se crashe à l'angle de la Hillcrest Avenue et de la Bartlett Street, carrefour de sa ville natale, Macon (Géorgie/USA), devenu depuis un lieu de pélerinage pour ses nombreux fans.

Un Dieu pour son public.

Mort au sommet de sa carrière, Duane est, pour ses fidèles, le guitariste le plus atypique qui soit et l'une des plus grandes figures de blues blanc que l'Amérique ait connue : le géorgien est leur référence suprême, ainsi que celle du southern rock, né, pour eux, non pas à Jacksonville, mais à Macon. Très influent dans la culture musicale américaine, Skydog est leur unique Dieu.

Howard Duane Allman voit le jour le 20 novembre 1946. Il naît sur un terreau prémonitoire quant à sa destinée musicale : celui de Nashville dans le Tennessee.

Duane allman the escorts1964 : les Escorts.

Duane allman allman joysThe Allman Joys en 1966.

Duane allman hour glassHour Glass, marchepied pour...

Duane allman allman brothers band...l'Allman Brothers Band (1969).

Duane allman 2L'aîné d'une fratrie légendaire.

Duane allman et gregDuane et Greg Allman.

Duane allman anthologyToute sa carrière résumée : Anthology 1 (1971)...

Duane allman anthology 2...et son volume 2 sorti 3 ans plus tard (1974).

Duane allman eric claptonUn guitariste aussi fameux que Clapton et Hendrix.

Un seul être vous manque...

Enfant de Geraldine Robbins et de Willis Allman, sous-officier de l'armée américaine, il est l'aîné des frères Allman, Gregory Lenoir, dit Greg ou Gregg, venant au monde un an plus tard (le 8 décembre 1947) et décédé le 27 mai dernier (2017).

Installée en Virginie (Norfolk), la famille a la douleur de perdre son phare, Willis Allman, tout juste rentré d'une mission en Corée. Le lendemain de Noël 1949, le paternel est assassiné par un déséquilibré qu'il vient de prendre en auto-stop.

Soutien de famille, Geraldine Allman rebondit sur un emploi de comptable et, dans le même temps, inscrit ses enfants à la Castle Heights Military Academy de Lebanon (Tennessee), décision qui ne les enchante guère.

En 1957, les Allman déménagent sur Daytona Beach (Floride) où la fratrie fréquente la Seabreeze High School. Les vacances sont alors consacrées à leur grand-mère, restée à Nashville. Si Gregg montre de l'intérêt pour la musique, Duane préfère la moto et, dès le début des 60's, le cadet des Allman s'offre sa première guitare quand l'aîné, intrépide, rebelle, agressif, brutal et arrogant, fait l'acquisition d'une moto (Harley 165) qu'il va user jusqu'à la corde.

Sous le charme de B.B. King.

Peu passionné par les études, Duane Allman quitte l'école rapidement ; il commence à s'intéresser à la musique qu'il écoute en boucle sur les stations locales émanant de la radio domestique, et plus particulièrement à la guitare ; son jeune frère lui sert de professeur en lui en enseignant les bases, avant que Jim Shepley, l'ami de toujours, ne lui apprenne les premiers morceaux.

Duane se montre un élève zélé, d'autant que sa mère lui paie une Gibson Les paul Junior et qu'il tombe sous le charme d'un concert de B.B. King à Nashville. Motivé comme un fou, l'élève dépasse le maître. Ses progrès sont fulgurants au point que l'idée germe entre les frangins de franchir le rubicon et de prendre part à des formations locales.

Leurs premiers pas se font dès 1961 et en duo, via The Kings avant de poursuivre sous une formation plus étoffée, The Uniques, puis d'évoluer vers The Y-Teens, avant de retourner quelques mois à l'école militaire évoquée précédemment, de jouer dans les Y-Teens.

Les Escorts, marche-pied pour L'Allman Joys.

Durant leur casernement, les frères Allman fondent les Misfits, puis jouent ensuite avec les Shufflers et plus occasionnellement avec le trio Lindsey Morris Band (1963) et les House Rockers (1963/64).

En 1964, les frères Allman évoluent au sein des Escorts, une structure plus sérieuse qui va ouvrir pour les Beach Boys et servir de marchepied pour les Allman Joys, groupe constitué avec le bassiste Van Harrison (puis Bob Keller) et le batteur Maynard Portlwood. Nous sommes alors à l'été 1965. Les choses sérieuses commencent sur la place de Daytona Beach, leur scène du moment.

Les Allman Joys (1 single et 1 album) voient leur line-up bouger sur la période 1966/67 ; Greg Allman à l'orgue et au chant et Duane, à la guitare et à la slide en sont les deux constantes. Le dernier line-up connu de cette formation réunit également Mabron McKinney (basse), le claviériste Paul Hornsby et le batteur Johnny Sandlin. Ces deux derniers vont tenir une place importante dans l'éclosion de la maison Capricorn Records et dans le développement du southern rock, version Macon.

Hour Glass tremplin pour l'Allman Brothers Band.

The Allman Joys s'efface alors au profit de Hour Glass (1967) qui délaisse le circuit des bars et clubs du sud américain pour la scène de Los Angeles alors en vogue. Hour Glass, dernière marche avant l'Allman Brothers Band, bénéficie du soutien des frères McEuen : John et Bill, respectivement guitariste (multiinstrumentiste en fait) et alors manager du Nitty Gritty Dirt Band.

Grâce à ceux avec lesquels il partage une maison de Beachwood Canyon 5 mois durant, le groupe de la fratrie de Macon décroche un contrat d'enregistrement avec Liberty Records, lui permettant de publier deux LP : l'éponyme Hour Glass (décembre 1967) appelé aussi Southbound, et Power Of Love (mai 1968), modestes succès dans les bacs.

Duane Allman est déjà une curiosité à son poste de guitariste. Le public et le milieu le comparent, ni plus ni moins, à Clarence White passé chez les Byrds. Malgré son talent et l'enthousiasme pour les prestations scéniques de Hour Glass, la formation, réduite à un groupe de studio et complètement muselée par le label, se dissout au cours de l'été 1968.

Fame, Muscle Shoals et travail de sessions...

Les frères Allman rentrent chez eux où ils bricolent un temps avec un groupe du nom de 31st Of February, issu de la scène rivale de Jacksonville. Butch Trucks, futur Allman Brothers Band, y tient la batterie ; des liens se tissent alors entre la fratrie et ce dernier, mais aussi avec The Second Coming, emmené par Dickey Betts et Berry Oakley.

La cessation d'activité de Hour Glass amène Duane à rebondir en novembre 1968 vers FAME (Florence Alabama Music Enterprises ) et les studios de Muscle Shoals (Alabama) pour lesquels il devient musicien-maison, avant de créer l'Allman Brothers Band.

Durant cette expérience, il prend part à de nombreuses sessions : sa première apparition en qualité de sideman se fait pour Wilson Pickett et son album Hey Jude (1969). Sa prestation très remarquée sur la chanson-titre vaut à Duane Allman de focaliser les projecteurs sur ses talents de guitariste et d'être embauché comme membre permanent de FAME.

Sa performance influera sur la décision d'Eric Clapton de l'inviter à collaborer, deux ans plus tard, sur certains projets de Derek and The Dominos dont Layla (il y assure les parties de slide) et sur la volonté de Jerry Drexler, producteur exécutif d'Atlantic Records d'utiliser les services de ce guitariste pour les besoins du label qu'il représente, en rachetant son contrat.

A la même période, son travail l'amène à figurer ponctuellement auprès de certains artistes soul et blues comme Clarence Carter, Arthur Conley, Barry Goldberg, Spencer Wiggins, The Lovelles, Aretha Franklin, Otis Rush, King Curtis, Ronnie Hawkins... Il fait alors la connaissance de Jaimoe Johanson qu'il ne va pas tarder à retrouver.

Leader de l'Allman Brothers Band.

Il profite de ses temps de repos pour retourner voir son frère en Floride. Au cours d'un de ses congés, il prend part à une jam regroupant deux groupes avec lesquels il a déjà tissé des liens préalablement : The 31st Of February et The Second Coming.

L'osmose entre tous ces musiciens est telle que décision est prise de former une nouvelle formation réunie autour des frères Allman, de Butch Trucks, Berry Oakley, Dickey Betts et Jaimoe Johanson.

Le 26 mars 1969, l'Allman Brothers Band est officiellement fondé et c'est un homme de Macon, Phil Walden, proche d'Atlantic Records, appuyé par Jerry Wexler et Frank Fenter, qui va se charger de le lancer.

Phil Walden, non content de gérer les intérêts du groupe, co-fonde avec les collaborateurs précédemment cités, la maison de disques Capricorn Records laquelle va faire de l'Allman Brothers Band sa rampe de lancement pour promouvoir les artistes de rock sudiste.

Une des fratries les plus populaires.

Cette stratégie va s'avérer payante au-delà de ce que l'on peut alors imaginer, tant la formation des frères Allman devient rapidement l'un des piliers du rock américain.

Le succès n'est pas immédiat, le premier LP éponyme (novembre 1969) des musiciens de Macon se vendant seulement à plus de 30.000 pièces. L'album, blues-rock, pourtant salué par la critique, ne touche pas encore sa cible.

Idlewild South (septembre 1970), calibré pour passer sur les ondes, corrige ce déséquilibre. La presse aime, les auditeurs adhèrent. Allman Brothers Band est lancé et Duane Allman s'affirme comme le fer de lance du groupe.

Le guitariste suscite l'admiration de ses pairs et notamment d'Eric Clapton qui, alors que l'Allman Brothers Band se produit à Miami, l'invite à prendre part aux sessions de Layla And Other Assorted Love Songs (décembre 1970) pour Derek And The Dominos.

Duane allman shepley

« Entre le Duane des débuts et celui de la fin, c'est le jour et la nuit. Avec le temps, il a pris la grosse tête, est devenu très égocentrique et arrogant. Il est devenu une star avec beaucoup de pression sur les épaules, mais n'a jamais été désagréable avec moi. Il vivait sa vie de rock star à fond, avec les drogues et les fêtes en toile de fond. Jamais il n'a dévié de ce à quoi il s'était dédié corps et âme : la musique. Il l'a vécue pour le meilleur et pour le pire. Mais à la fin de son parcours, le pire était atteint. Lorsqu'il est mort à 24 ans, la drogue l'avait cramé. Sur ses derniers jours, ses dents étaient pourries, ses cheveux tombaient. Il ne prenait plus soin de lui... » (Jim Shepley)

Layla et le Fillmore East : pièces maîtresses du rock.

Le 26 août 1970, le studio Criteria de Miami donne le jour à l'une des plus grandes collaborations que le rock ait connu. Invité pour venir déposer sa slide sur le titre Layla, le géorgien se retrouve à jouer sur une grande majorité de titres de l'album, un des plus grands disques de tous les temps. Ce jour là, comme le dit le producteur Tom Dowd, deux mains occupent le même gant. Eric Clapton dira de Duane, dans sa biographie, qu'il était le frère musical qu'il n'a jamais eu.

Côté collectif, la véritable percée se situe avec le double live enregistré les 12 et 13 mars 1971 sur la scène du Fillmore East de New York, The Church of Rock & Roll, où l'Allman Brothers Band s'est tant de fois produit, au point d'être nommé le groupe de chez Bill Graham, propriétaire des lieux. L'album qu'il y enregistre signe la dernière apparition d'un groupe sur cette scène légendaire qui ferme en juin de la même année.

La prestation d'alors d'Allman Brothers Band entre dans le cercle fermé des plus grands concerts rock jamais réalisés. Le groupe, en 7 titres pour un double LP (juillet 1971), y gagne défiitivement ses galons de formation culte du southern rock. Deux semaines après sa publication, Live At Fillmore East déchire les charts et se pare d'or peu de temps avant de perdre son guitariste.

L'égal de Clapton et d'Hendrix.

Poussé dans ses derniers retranchements par l'autre guitariste exceptionnel qu'est Dickey Betts, Duane Allman est élevé au rang de meilleur guitariste du moment ; au sommet de sa popularité, il est l'égal des Hendrix et Clapton.

Parallèlement au groupe, Duane poursuit sa carrière de session-man, histoire de ne pas se laisser griser par le succès. Qui dobro, qui slide, qui guitare, il participe aux projets discographiques de ses confrères du milieu : Boz Scaggs, John Hammond, Laura Nyro, Cowboy, Delaney & Bonnie, Johnny Jenkins... Tout ce travail est compilé dans les deux volumes de Duane Allman : An Anthology, sortis 1 et 3 ans après sa mort (1972 et 1974).

Tout sourit à l'Allman Brothers Band et à son leader. Après avoir forgé sa gloire sur la route (300 concerts en 1970), le groupe décide de s'octroyer quelques jours de répit à Macon.

Toussaint 1971 : le drame.

C'est durant ces mini-vacances de Toussaint 71 que Duane se tue au guidon de sa moto. Parti souhaiter un joyeux anniversaire à la femme de Berry Oakley, il se tue à quelques pâtés de maisons de l'endroit où habite son bassiste.

En fin d'après-midi, sur les coups de 18 heures, il perd le contrôle de son engin alors qu'il veut éviter un camion. Trois heures après l'accident et après que des soins énergiques lui soient prodigués, Duane Allman s'éteint. Triste fatalité : son pote Oakley se tue dans les mêmes circonstances un an plus tard (11 novembre 1972), à quelques rues de là.

Eat A Peach, le testament.

Le rock, dans son ensemble, est sous le choc, tandis que le groupe peine à encaisser la mort de son leader. Il décide néanmoins de continuer et de sortir Eat A Peach (février 1972), dernier opus auquel Duane contribue.

Le titre de l'album, initialement prévu pour s'appeler The Kind We Grow In Dixie, réfère à une interview donnée par Duane à Rolling Stone juste avant sa mort et par laquelle le guitariste avance que, pour soutenir l'anti-militarisme, il mange une pêche dès qu'il rentre en Géorgie. Eat A Peach est l'ultime et inoubliable testament de ce maître absolu du rock sudiste.

Plus de 45 ans après sa mort, on parle avec toujours la même ferveur et une émotion identique de cet artiste qui avait du feu au bout des doigts, signe de son statut de rock star (RAZOR©).

DISCOGRAPHIE ALLMAN BROTHERS BAND 60'S/70'S

LP Studio 1 - 1969

 

Abb 70

 

THE ALLMAN BROTHERS BAND

THE ALLMAN BROTHERS BAND – 1969  5/5

 

Publié le 30 novembre 1969.

Produit par Phil Walden.

Durée:33:18.

Label:Capricorn Records (Atco).

LP couplé en 1973 avec Idlewild South sous Beginnings.

 

Accueil mitigé…et pourtant !

 

Groupe américain originaire de Macon en Géorgie, la formation des frères Duane et Gregg Allman compte parmi les sommités du rock sudiste. De bar en bar, les Allman, Betts, Oakley, Trucks et Jay Jay Johanson vont rendre populaires les mélodies et le son de ce genre musical. Le Sud des Etats-Unis est le territoire où ils vont sévir.

Avec leurs cheveux longs, leurs baccantes tombantes et leurs tenues cuir et clous, ces hippies sudistes séduisent le milieu des bikers et des Hell’s Angels. Leur popularité se faisant croissante, un premier album paraît. Eponyme dans un ton essentiellement blues-rock, apprécié par la presse, mais ignoré par le public.

Dreams, et Whipping Post (titre figurant dans la liste des morceaux ayant marqué le rock) posent les jalons de ce que va être ce groupe mythique et deviennent incontournables dans les concerts du groupe.

L’album, sorti en 1969, recèle une excellente musique. Il est réédité en 1972 (Beginnings) sous forme de double (album éponyme + Idlewild South).

Ce LP s’ouvre par un instrumental, Don’t Want You No More de Spencer Davis, une sorte de locomotive qui tracte dans son sillage, avec force, talent et complémentarité (quel line-up que celui-ci !) 6 autres wagons-titres solides, accrocheurs, et ce, jusqu’à l’arrivée en gare et dont le  sublime Whipping Post est le point d’orgue. Aucune faille, entretemps. Le train Allman Brothers est sur les rails de la gloire. C’est une révélation.

S’il est un reproche que l’on peut faire valoir à propos de cet album, c’est sa longueur. Il est beaucoup trop court pour la beauté de son blues rock et le plaisir, l’émotion qu’il suscite ! Duane Allman, le génial guitariste et légende du rock, est omniprésent. Berry Oakley affiche des grosses qualités à la basse. Les deux potes mourront jeunes et dans les mêmes circonstances, au même endroit, à un an d’intervalle. Il est des légendes qui ne s’inventent pas. Pour moi, cet album est un inévitable classique du rock à posséder. Pourquoi un tel monument du rock est-il passé entre les gouttes du succès ? Difficile à expliquer, si ce n’est le peu d’engouement et de popularité qu’avait, au moment de sa sortie, le blues rock (RAZOR©).

 

1. Don’t Want You No More.

2. It’s Not My Cross To Bear.

3. Black Hearted Woman.

4. Trouble No More.

5. Every Hungry Woman.

6. Dreams.

7. Whipping Post.

 

Duane Allman:slide guitare,lead guitare.

Gregg Allman:chant,orgue.

Dickey Betts:lead guitare.

Berry Oakley:basse,choeurs.

Butch Trucks:batterie.

Jai Johanny "Jaimoe" Johanson:percussions,congas.

LP Studio 2 - 1970

 

Idlewild south cover

 

THE ALLMAN BROTHERS BAND

IDLEWILD SOUTH – 1970  4/5

 

Publié en septembre 1970.

Produit par Tom Dowd.

Durée:30:19.

Label:Capricorn (Atco).

LP couplé en 1973 avec The Allman Brothers Band (1969) sous Beginnings.

 

Merveilleusement construit.

 

Le deuxième album de l’Allman Brothers Band, datant de 1970, a suscité des commentaires élogieux de la critique et c’est tout à fait justifié et mérité. Ce disque est merveilleusement construit avec des titres concis, l’idéal pour un passage sur les antennes. C’est un délicieux mélange de rock, de blues, de jazz et de soul.

L’Allman Brothers Band est attendu au tournant après son premier album éponyme très réussi. Pour la petite histoire (et je sais que vous en êtes friands), le nom donné à l’album, Idlewild South, est celui d’un ranch dans lequel le groupe avait pris l’habitude de se réunir.

L’album met au grand jour trois morceaux extraordinaires : Revival, signé Dickey Betts, un incontournable du groupe et qui était une base de leurs concerts (Jai Jai et Butch aux percussions et batterie, c’est quelque chose !), Midnight River (Gregg Allman), une bien belle ballade soul ponctuée par un solo de Dickey et qui illustre à merveille le rock sudiste ainsi que l’instrumental curieux et jazzy qu’est In Memory Of Elizabeth Reed de Betts (il paraît que l’inspiration aurait été puisée sur une tombe d’un cimetière de Macon, leur ville).

On appréciera tout autant le hot rock Don’t Keep Me Wondering, un country-blues portant toujours la signature de l’aîné des Allman, le retour aux racines blues réalisé avec la reprise du classique Hoochie Coochie Man de Willie Dixon. Le blues, leur terroir, reprend ses droits dans le dernier morceau de l’album, Leave My Blues At Home. Seules petites ombres au tableau, ce dernier titre cité, et celui qui le précède sur le LP, Please Call Home qui, bien que n’ayant aucune remarque à faire quant à leur interprétation, sont malgré tout en peu en retrait par rapport au niveau global de Idlewild South.

Cependant, pour un groupe encore jeune dans le métier, je trouve cet album très mature et j’invite quiconque n’est pas familiarisé avec ces artistes, de se pencher sur ce disque, qui est le reflet de la période dorée d’Allman Brothers Band, avant que la tragédie ne vienne les faucher en pleine gloire. Mais avant, il y aura le live au Fillmore East et Eat A Peach. Et ça, mes biquets… (RAZOR©)

 

1. Revival.

2. Don't Keep Me Wonderin'.

3. Midnight Rider.

4. In Memory of Elizabeth Reed.

5. Hoochie Coochie Man.

6. Please Call Home.

7. Leave My Blues At Home.

 

Gregg Allman:chant,piano,orgue.

Duane Allman:lead,slide,acoustique guitare.

Dickey Betts:lead guitare.

Berry Oakley:basse,chant sur 5.

Butch Trucks:batterie.

Jai Johnny "Jaimoe" Johanson:batterie,congas.

Thom "Ace" Doucette:harmonica,tambourin.

LP Live 1 - 1971

 

Allman bros live fillmore

 

THE ALLMAN BROTHERS BAND

LIVE AT FILLMORE EAST- 1971 5/5

 

Enregistré les 12 et 13 mars 1971 au Fillmore East (New York).

Publié en juillet 1971.

Produit par Tom Dowd.

Durée:76:26 (double LP).

Label:Capricorn (Atco).

 

La der de Duane.

 

Culte, mythique, phénomenal, fabuleux, anthologique, légendaire, intemporel…n’en jetez plus la cour est pleine ! Normal, c’est certifié or et platine. Live At Fillmore East est une référence incontournable du rock. Donc à posséder coûte que coûte !

Débarqué sur le marché en juillet 1971, le live At Fillmore East (écouter l'intégralité ici) consiste en un double album en public. Mélange de blues, de rock ou plutôt de southern Rock, de country, de jazz aussi, il a été classé numéro 49 par Rolling Stone Mag. Donc, c’est une référence.

Les 12 et 13 mars 1971, dates de cet enregistrement, il a dû se passer quelque chose de grandiose entre la bande à Allman et le public, un courant exceptionnel de vibes car ce disque est une bombe dégoupillée en direct, un must de prestation live.

Gregg Allman, le chanteur-organiste a une belle voix de bluesman, pleine de force, les phrasés de guitares de Duane Allman et de Dickey Betts, la basse de Oakley atteignent des sommets qu’on pensait inaccessibles (seuls les grands… mais les jeunes sont désormais grands). Deux batteries… qui dit mieux ? Tout y est et ça donne une rythmique fracassante ; ça file la pêche et ça dégage une chaleur et une joie spontanées comme seuls les grands albums live savent en générer. Et ce disque compte parmi le gratin de ce qui se fait dans le genre.

Ce disque est une fête qui s’ouvre sur Statesboro Blues lequel plante le décor de ce qui nous attend. On ne redescend qu’à Whipping Post. Prêtez toutefois une oreille attentive à ce titre In Memory of Elisabeth Reed, inventif, à la mélodie harmonisée, l’ambiance latino. On croirait ces groupes de blacks et de blancs de l’époque qui tapaient le bœuf et fusionnaient leurs univers musicaux sur fond d’impro.

Profitez-en bien car c’est le dernier des albums de Duane Allman qui, trois mois plus tard, décèdera dans un accident de moto. Il s’est vraiment passé quelque chose en ces 12 et 13 mars 1971, croyez-moi ! (RAZOR©)

 

1. Statesboro Blues.

2. Done Somebody Wrong.

3. Stormy Monday.

4. You Don’t Love Me.

5. Hot’ Lanta.

6. In Memory Of Elizabeth Reed.

7. Whipping Post.

 

Gregg Allman:chant,piano,orgue.

Duane Allman:lead,slide,acoustique guitare.

Dickey Betts:guitare,chant.

Berry Oakley:basse.

Butch Trucks:batterie,timbales.

Jai Johnny "Jaimoe" Johanson:percussions,batterie,congas,timbales.

Thom "Ace" Doucette:harmonica,tambourin.

Randolph Juicy Carter:saxophone.

LP Studio 3 - 1972

 

Eat abb

 

THE ALLMAN BROTHERS BAND

EAT A PEACH – 1972  5/5

 

Publié le 12 février 1972.

Double LP hybride (studio et live).

Produit par Tom Dowd.

Durée:69:24.

Label:Capricorn Records.

Fait marquant du disque:mort du Duane Allman pendant l’enregistrement ; c’est la dernière réunion de ce line-up exceptionnel.

 

Le meilleur line-up d’ABB.

 

"A chaque fois que je rentre en Géorgie, je mange une pêche pour la paix". Ce sont ces propos, tenus par Duane Allman, le génial guitariste du groupe, lors d’une interview accordée à Rolling Stones Mag juste avant sa disparition, qui ont motivé le titre du quatrième album d’Allman Brothers, double LP hybride de 1972 (studio et live) en l’occurrence.

Pendant l’enregistrement de ce disque, Duane Allman se tue en moto. C’est le meilleur moyen que trouvent les membres restants, terriblement affectés par cette affreuse tragédie, pour lui rendre un ultime hommage.

Venant juste après le fabuleux live At Fillmore East (1971), les terribles circonstances confortées par les fantastiques retombées médiatiques de ce  concert mythique font que les ventes vont exploser.

Trois titres sont sortis du live anthologique précédent pour alimenter et pour boucler un Eat A Peach quasi achevé au moment du drame : Trouble No More, One Way Out et Mountain Jam, une jam de plus de 33 minutes reprise d’un titre de Donovan (First There Is A Mountain).

Pour le reste, c’est du studio dans un mélange d’acoustique et de rock sudiste. Ain’t Wastin’ Time No More (de Gregg Allman) ouvre l’album. Ce titre, rythmé par la basse et le piano, est un hommage au frère disparu. Les Brers In A Minor est un peu zarbi, hésitant à se fixer comme un pur instrumental ou un titre résolument psychédélique. C’est un peu bordélique au départ, mais quand les divers instruments s’invitent au festin, c’est plutôt bien gaulé.

Melissa ? Que voilà un beau bébé ! C’est dépouillé, avec un jeu de guitare tout en douceur. Un délice prompt à se relaxer avant de plonger à corps perdu dans le méga bœuf de folie qu’est Mountain Jam (un des plus grands et longs du rock), sur lequel le terme de génie de la guitare pour Duane Allman, prend tout son sens.

Suivent un fabuleux titre bluesy, One Way Out, Trouble No More aux influences jazz, un bon Stand Back (autour du piano et de la guitare), le magnifique titre Blue Sky avec Betts au chant et l’acoustique Little Martha, merveilleuse manière de finir de manger la pêche.

Je profite de cette occasion pour rétablir certaines vérités. Duane Allman a bel et bien participé à l’enregistrement de Eat A Peach. Il assure certaines parties de guitare avec Dicky Betts. Les seules sur lesquelles il ne figure pas, sont Ain’t Wastin’ Time No More, Les Brers In A Minor et Melissa morceaux enregistrés après la mort du génial guitariste.

Un dernier mot sur ce line-up extraordinaire : portez une attention particulière aux musiciens ; après Eat A Peach, le cœur y est moins d’autant que Berry Oakley, le bassiste et grand pote de Duane Allman, va également perdre la vie à moto à quelques centaines de mètres des lieux où l’aîné des Allman s’est tué.

Ces mecs-là sont vraiment les cadors de tous les line-ups de l’Allman Brothers ! Leur musique, c'est du très grand southern rock, malheureusement pour la dernière fois en ce qui concerne cette mouture d’exception  (RAZOR©).

 

1. Ain't Wastin' Time No More.

2. Les Brers In A Minor.

3. Melissa.

4. Mountain Jam.

5. One Way Out.

6. Trouble No More.

7. Stand Back.

8. Blue Sky.

9. Little Martha.

 

Gregg Allman:orgue,chant,piano,piano électrique.

Duane Allman:slide guitare,lead guitare.

Dickey Betts:slide guitare,lead guitare,chant.

Jai Johanny Johanson:batterie,congas.

Berry Oakley:basse

Butch Trucks:batterie,percussions,timbales,gong,vibraphone.

LP Live - 1970 publié en 1990

 

Allman brothers band live ludlow 1990

 

THE ALLMAN BROTHERS BAND

LIVE AT LUDLOW GARAGE 1970 – 1990  4/5

 

Publié en avril 1990.

Enregistré le 11 avril 1970 à Ludlow.

Produit par Bill Levenson.

Durée:90:50.

Label:Polydor.

Genre:southern rock,blues-rock,jam rock, live.  

 

Grande rencontre avec le public.

 

L’histoire du Ludlow Garage n’est pas banale. Cette salle de spectacle d’un quartier de Cincinnati (Ohio), affectée à la réparation automobile jusqu’à la fin des 60’s avant de devenir un endroit de musique réputé dans le rock, a servi de cadre, en 1970, au live du même nom de l’Allman Brothers Band : Live At Ludlow (en écoute intégrale ici). Tout ça pour une acoustique digne des meilleures salles des Etats-Unis et pour éviter que les jeunes du crû, alors en proie à des problèmes de taf, ne désertent la région. Le Ludlow était souvent cité comme le Fillmore East du Midwest.

Cette place culturelle de Cincinnati réputée, apte à recevoir 1200 spectateurs, était très prisée de la scène rock du moment puisque des groupes comme Grand Funk Railroad (qui a fait l’ouverture), Spirit, Santana, James Gang, Elvin Bishop, Sons Of Champlin, les Kinks, Boz Skaggs, Bo Diddley, Dr John, Neil Young, les Stooges, MC5, Fairport Convention, Humble Pie, Pure Prairie League, Stone Fox s’y sont également régulièrement produit. Mais c’est grâce aux frères Allman que le site est aujourd’hui immortalisé.

En effet, un an avant de sortir, en juillet 71, leur fumeuse référence Live At Fillmore (double LP), l’Allman Brothers Band enregistre à Ludlow et en direct (11 avril 1970), ce qui semble être une ultime répétition avant le Fillmore. Le disque n’était pas prévu pour une quelconque publication dans le commerce ; c’était plutôt un enregistrement destiné à alimenter les archives personnelles du groupe tant les défectuosités techniques (un ampli défaillant) prévalent sur ce que l’on peut considérer comme un petit trésor malgré tout, car il restitue une prestation brillante d’un groupe encore jeune et qui allait après l’événement Fillmore, dominer la plate-forme du rock. Rares sont les témoignages en public de la formation sudiste d’origine, trop tôt privée de son leader charismatique, le génial Duane Allman, donc autant profiter de ces enregistrements restaurés et  remasterisés depuis. Et oui, nous sommes des petits veinards…

Il aura fallu le début des années 90 pour que Live At Ludlow ait une vie dans les bacs grâce à Polydor Records (1990). 20 ans après quasiment jour pour jour. On n’osera pas une comparaison avec le mythique Fillmore, indéboulonnable pièce maîtresse de la formation géorgienne, mais on peut s’intéresser de très près à ce double bootleg qui prépare le légendaire concert new yorkais des 12 et 13 mars 71.

Le matériel collecté figurant sur Ludlow Garage occupe l’auditeur pendant presque 91 minutes. Il fait la part belle aux basiques de l’équipe de Macon comme Statesboro Blues, repris aussi sur le live à suivre, comme les incontournables Dreams, Every Hungry Woman et Trouble No More de l’excellent album éponyme de 69 ; la collection s’ouvre également à des blues prestigieux comme Dimples, un classique John Lee Hooker, (I’m Your) Hoochie Coochie Man de Willie Dixon, ainsi qu’à un I’m Gonna Move To The Outskirts Of Town allongé à plus de 9 minutes.

Dans le genre jam, le disque 2 détient la palme de l’étirement, Mountain Jam, bœuf mémorable sur un titre de Donovan (First There Is A Mountain) que l’on retrouve à 33 minutes sur le dramatique LP Eat A Peach (1972), dramatique car Duane Allman décède pendant son enregistrement, avoisine ici les 44 minutes. Du jamais vu, sauf du côté de Canned Heat dont le délire acide Refried Boogie culmine à 45 minutes…

La prestation de Ludlow est moins intense que la performance séminale captée dans les lieux cultes de Manhattan ; elle permet néanmoins de voir comment le groupe a évolué entre ces deux dates, c’est pourquoi on n’écartera pas ce disque tardif au motif de faire double emploi avec le Fillmore. Les deux se complètent même si l’histoire du rock n’en a retenu qu’un.

Ludlow, plus brut que son devancier, paye également le manque de maturité d’un groupe qui débutait alors et dont l’expérience technique, les moyens étaient encore assez limités. Leur budget du moment ayant été quasiment englouti dans leur premier LP, Live At Ludlow en subit certainement le revers.

Considérons donc cette œuvre comme un disque entrant dans le cadre de la formation de l’Allman Brothers Band : c’était déjà du costaud. Personne ne peut nier un talent sous-jacent dont on connaît désormais l’issue. Un grand moment de l’histoire de l’ABB a été ressuscité en 90, Ludlow est une première grande rencontre avec le public ; sautez dessus comme des crevards (RAZOR©).

 

Disque 1.

1. Dreams.

2. Statesboro Blues.

3. Trouble No More.

4. Dimples.

5. Every Hungry Woman.

6. I'm Gonna Move to the Outskirts of Town.

7. (I'm Your) Hoochie Coochie Man.

 

Disque 2.

1. Mountain Jam (Theme from First There Is a Mountain).

 

Gregg Allman:orgue,piano,claviers,chant.
Dickey Betts:guitare,voix.
Duane Allman:guitare.
Berry Oakley:basse.
Jaimoe:batterie,percussions.
Butch Trucks:batterie.

Bootleg officialisé - 2012

 

Abb ars

 

THE ALLMAN BROTHERS BAND

A & R STUDIOS NEW YORK : 26 AUGUST 1971 – 2012  5/5

 

Publié en 2012.

Durée:environ 70’.

Label:Letfield Media/Chrome Dreams.

Fait saillant:ultimes enregistrements de Duane Allman et Berry Oakley.

 

On met le mouchoir dessus.

 

Avant d’être légitimé par l’étiquette de la périphérie londonienne Chrome Dreams (2012), l’album A & R Studios : New York 26th August 1971 (en écoute intégrale ici) de l’Allman Brothers Band a eu une vie de hors-la-loi.

Bootleg issu d’un live de studio (A & R), destiné à une retransmission radiophonique pour WPLJ FM, la station de Manhattan, cette performance suit de quelques cinq mois le live anthologique à Fillmore East (mars 71) et précède de deux, la mort accidentelle (moto) de son leader charismatique Duane Allman (octobre 71).

Un an plus tard, le malheur  repasse les plats en enlevant à la vie Berry Oakley, bassiste, dans des circonstances identiques et quasiment au même endroit. Ce disque est une de leurs dernières apparitions ensemble et le line-up qui y prend part est le meilleur que le groupe ait proposé.  

Trésor national américain, le groupe de Macon, pionnier du rock sudiste, livre ici une exceptionnelle exhibition, pleine de fougue, de confiance et inspirée, rehaussée par la grande qualité sonore et le dynamisme de l’offre, chose rare pour un boot’. A moins que les intervenants sur ce disque officialisé n’aient eu accès aux bandes d’origine.

Quoi qu’il en soit, compte tenu de la proximité de cette prestation avec les événements tragiques qui ont affectés l’Allman Brothers Band, il s’avère que nous tenons là une pièce historique des ultimes heures de cette formation mythique. Rien pour cela, l’offre est alléchante, d’autant plus que les acteurs affichent une forme resplendissante.

Tous ses titres appartiennent à un répertoire familier du southern rock et de la bande des frères Allman. Parmi les standards, In Memory Of Elizabeth Reed, étiré au-delà des dix minutes et qui envoie au front le peloton des guitaristes, Duane Allman et Dickey Betts, la suite improvisée You Don’t Love Me, le classique Statesboro Blues, Don’t Keep Me Wonderin’, Done Somebody Wrong, Stormy Monday, Don’t Keep Me Wonderin’…

La grande majorité des morceaux interprétés se retrouve sur le Live At Fillmore East, certains d’entre (une minorité) eux ayant fait l’objet d’un passage dans les deux premiers LP de l’ABB (l’éponyme de 69 et Idlewild South de 70), commercialement ratés, avant que leur live de référence ne vienne remettre l’église au milieu du village. On aura ici une pensée toute particulière pour Duane et Berry et on met le mouchoir dessus of course (RAZOR).

 

1. Statesboro Blues.

2. Trouble No More.

3. Don't Keep Me Wonderin'.

4. Done Somebody Wrong.

5. One Way Out.

6. In Memory of Elizabeth Reed.

7. Stormy Monday.

8. You Don't Love Me.

9. Soul Serenade.

10. You Don't Love Me.

11. Soul Serenade (in memory of King Curtis).

12. Hot 'Lanta.



Gregg Allman:chant,orgue,piano.

Duane Allman:slide guitare,guitare.

Dickey Betts:guitare,guitare rythmique.

Berry Oakley:basse.

Butch Trucks:batterie.

Jai Johanny "Jaimoe" Johanson:tambours.

COMPILATION.

COMPILATION 70'S - 1971

 

Duane allman anthology

 

DUANE ALLMAN

AN ANTHOLOGY VOL 1 (1966/71) – 1972  3,5/5

 

Publié en novembre 1972.

Enregistré entre 1968 et 1971.

Durée:90:43.

Label:Island,Mercury,Polygram.

Genre:southern rock,rock,blues,blues-rock.

 

A boire et à manger.

 

Loin de moi, l’intention de ternir la mémoire de Duane Allman ou de dévaloriser son œuvre, mais cet album qui se définit comme anthologique (An Anthology Vol 1 de 1972) et qui capitalise surtout sur le cadavre encore fumant de l’artiste, je n’ai jamais fait copain-copain avec lui dans les années septante.

Au nom de considérations purement mercantiles, l’éditeur s’est dit que c’était le moment idéal pour faire du fric sur la production du génial guitariste Duane Allman. Le temps de compiler de quoi justifier une brillante période 1966/71, et le tour est joué sous forme d’un double disque.

Sur la forme, je n’ai pas vraiment apprécié, étant très attaché à cet artiste et à son travail. Reste le fond, une matière hétéroclite suffisamment conséquente pour donner une idée de sa carrière arrêtée en 1971.

Cette compilation posthume se pose avant tout en un assemblage pas des plus heureux, qui fait coexister un peu tout et n’importe quoi de ce phénoménal guitariste.

Ainsi on retrouve du Duane de ses débuts, du Duane sideman, du Duane musicien de session ou du Duane de l’Allman Brothers. Visité sous de multiples coutures, ce montage transpire un peu trop l’exploitation outrancière qui est faite de sa production.

De ce fait, il manque souvent de cohérence. Le but avoué de ce double LP étant de fructifier à la va-vite et grossièrement sur le dos de Duane, il ne faut donc pas en attendre un grand équilibre.

n retiendra surtout de cette collection qui ne focalise pas sur ce que le guitariste américain a fait de meilleur, la volonté affichée de Polygram Records d’élargir l’artiste au public le plus dense possible.

Il n’empêche qu’il reste un disque très intéressant qui échantillonne bien le potentiel du fondateur de l’Allman Brothers (avec son frère Gregg et Dickey Betts).

An Anthology Vol 1 (parce qu’à ce petit jeu du pressage de citron jusqu’à la dernière goutte, il fallait bien s’imaginer qu’il y ait un volume 2) nous amène à retrouver tour à tour feu le leader d’A.B.B, précurseur du rock sudiste, dans le sillage de B.B King (Meddley d’ouverture), dans les pattes de Wilson Pickett (Hey Jude), d’Aretha Franklin (The Weight), de Clarence Carter (The Road Of Love), de King Curtis (Games People Play), aux côtés de Boz Scaggs, Clapton, John Hammond, Delaney & Bonnie, de Cowboy, de Johnny Jenkins…

Des traces de son expérience avec Derek & The Dominos (Layla) et des extraits live de son engagement sous la bannière de l’Allman Brothers Band (Statesboro Blues, Don’t Keep Me Wondering, Standback, Dreams et Little Martha) complètent cette collection essentiellement révélatrice des styles que pouvait appréhender ce virtuose des cordes en général, un vrai autodidacte.

On peut épiloguer des heures sur l’état d’esprit qui sied à ce double album rétrospectif, rien n’y changera : c’est du Duane Allman et ça ne se snobe pas. Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse. (RAZOR©).


Disque 1.

1. B.B King Meddley.

2. Hey Jude.

3. The Road Of Love.

4. Goin’ Down Slow.

5. The Weight.

6. Games People Play.

7. Shake For Me.

8. Loan Me A Dime.

9. Rollin’ Stone.
 

Disque 2.

1. Livin’ On The Open Road.

2. Down Along The Cove.

3. Please Be With Me.

4. Mean Old World.

5. Layla.

6. Statesboro Blues.

7. Don’t Keep Me Wondering.

8. Standback.

9. Dreams.

10. Little Martha.

COLLECTION.

COLLECTION 7 CD - 2013

 

Duane allman skydog the allman retrospective

 

DUANE ALLMAN

SKYDOG : THE DUANE ALLMAN RETROSPECTIVE (BOX SET-LIMITED EDITION) – 2013  5/5

 

Publié en 2013.

Produit par Bill Levenson.

Durée:08:58:56.

Label:Rounder Records.

Genre:rock,blues,blues-rock,southern rock.

 

Six ans de travail, près de 9 heures de zik.

129 plages (dont 9 inédites), soit l’équivalent de preque 9 heures de zizique réunifiées sous 7 CD, chapeautent, dans ce coffret flash-back de 2013 (Skydog: The Duane Allman Retrospective), la trop courte carrière de ce grand musicien de la génération 70’s : j’ai nommé le sieur Duane (Howard) Allman, fauché accidentellement en octobre 71 et à 24 ans, en pleine gloire, considéré depuis des lustres comme figure indéboulonnable du top 3 des plus grands guitaristes de tous les temps.

Créateur, avec son frangin et Dickey Betts, de l’illustrissime Allman Brothers Band, cet artiste né à Nashville, après avoir tâtonné dans de petites moutures locales dès 1961, démarre réellement son parcours artistique en 1965, après avoir envoyé bouler ses études et emboîté le pas à son frère Gregg, comme lui musicos.

Sa maîtrise de la technique de la guitare et de la slide notamment, l’amène à prendre part à des enregistrements, voire à les mythifier comme le Layla de Derek & The Dominos, à assoir une réputation de virtuose, façonnée tout au long de son cheminement dans diverses formations, dans des concerts ou dans des jams improvisées avec les potes.

Ce parcours le mènera jusqu’au prestigieux Muscle Shoals Studio, où, de novembre 68 à mars 69 il officie comme musicien de sessions pour les plus grands du moment (Wilson Pickett, Aretha Franklin, Otis Rush, Boz Scaggs ou encore Percy Sledge et Clarence Carter) et où il reviendra régulièrement jusqu’à sa disparition.

En mettant le cap vers Jacksonville et la Floride, il donne naissance au rock sudiste, via Allman Brothers Band, énorme groupe rock s’il en est, à en juger par l’extraordinaire et inénarrable Live At Fillmore East.

La rétro Skydog rappelle cet itinéraire et retrace toute la profondeur de son travail. On ne remerciera jamais assez sa fille Galadrielle d’avoir permis la mise sur le marché de cette collection bien ficelée, sous l’œil du producteur avisé Bill Levenson (Polygram Records et Universal Music Group depuis plus de 30 piges), aujourd’hui spécialisé dans les rééditions, les compilations et la gestion des catalogues d’artistes.

Les derniers faits et gestes collectés de l’ami Clapton, c’est lui. Pas de lézard donc, il a pignon sur rue et connaît les ficelles du métier. Résultat des courses ? La meilleure couverture de la carrière de Duane est là ! Inutile de chercher plus loin.

Les Anthologies Vol 1 et 2 avaient déjà du bon, mais là ça pousse un peu plus loin encore. Dommage seulement que le livret qui accompagne ce C.V musical soit un peu maigrelet et incomplet, malgré les efforts pour l’alimenter de la fifille et de Scott Schindler …

Tu veux du Duane des débuts ? Qu’à cela ne tienne, la superbe collecte ouvre avec ses premiers enregistrements, trois titres réalisés par l’ado avec son frérot dès 1965 (The Escorts), auxquels est enchaînée l’expérience de 1966, sous Allman Joys (6 chansons), relayée dans la foulée par le projet The Hour Glass (9 morceaux et toujours en compagnie du frangin), puis celle avec le 31st Of February de Boyer, Scott et Trucks (Melissa et Morning Drew) et enfin avec The Bleus. Voilà pour le premier CD. Il y en a 7, alors imaginez le plaisir.

Le second réfère à la fameuse école du Muscle Shoals Studio évoquée par ailleurs. C’est l’Allman au taf, en gros. Celui qui bosse en qualité de sideman pour les besoins des stars de l’époque : Clarence Carter, Aretha Franklin, Wilson Pickett, Laura Lee, Arthur Conley… j’en passe et des meilleurs. La fine fleur R & B du moment, vous dis-je.

Le blues reprend ses droits dans la troisième phase de cette collection. Duane l’avait chevillé au corps. Avec le Barry Goldberg Blues Band, Otis Rush, The Duck And The Bear, Boz Scaggs, sous son nom ou avec l’Allman Brothers Band, on ne se lasse pas d’écouter la sélection. Surtout l’exceptionnel Goin’ Down et Loan Me A Dime.

Pour le reste, c’est le Duane polyvalent des sessions (avec Ronnie Hawkins, Johnny Jenkins, avec Lulu, alias Marie McDonald McLaughlin Lawrie et ex-du Bee Gees Maurice Gibb, John Hammond, le jazzman Herbie Mann) alternant avec de l’ABB live ou studio (Eat A Peach pour conclure) et côtoyant des spectacles avec Delaney & Bonnie & Friends, avec le Dead, Derek & The Dominos, une pige avec Cowboy…. Du pur bonheur.

Attention, l’édition est limitée (10.000 numérotés), alors bougez-vous le fion pour le faire vôtre. C’est une obligation ou alors vous risquez d'aller vous faire rhabiller chez Plumeau! (RAZOR©)

 

Disque 1.

1. The Escorts - Turn On Your Love Light.
2. The Escorts - No Name Instrumental.
3. The Escorts - What'd I Say.
4. The Allman Joys – Spoonful.
5. The Allman Joys - Gotta Get Away.
6. The Allman Joys - Shapes Of Things.
7. The Allman Joys – Crossroads.
8. The Allman Joys - Mister, You're A Better Man Than.
9. The Allman Joys - Lost Woman.
10. Hour Glass - Cast Off All My Fears.
11. Hour Glass - I've Been Trying.
12. Hour Glass - Nothing But Tears.
13. Hour Glass - Power Of Love.
14. Hour Glass - Down In Texas.
15. Hour Glass - Norwegian Wood (This Bird Has Flown).
16. Hour Glass - B.B. King Medley.
17. Hour Glass - Been Gone Too Long.
18. Hour Glass - Ain't No Good To Cry.
19. 31st Of February - Morning Dew.
20. 31st Of February – Melissa.
21. The Bleus - Milk And Honey.
22. The Bleus - Leavin' Lisa.
23. The Bleus - Julianna's Gone.


Disque 2.

24. Clarence Carter - The Road Of Love.
25. Clarence Carter - Light My Fire.
26. Wilson Pickett - Hey Jude.
27. Wilson Pickett - Toe Hold.
28. Wilson Pickett - My Own Style Of Loving.
29. Wilson Pickett - Born To Be Wild.
30. Laura Lee - It's How You Make It Good.
31. Laura Lee - It Ain't What You Do (But How You Do It).
32. Spencer Wiggins - I Never Loved A Woman (The Way I Love You).
33. Arthur Conley - Ob-La-Di Ob-La-Da.
34. Arthur Conley - Stuff You Gotta Watch.
35. Arthur Conley - Speak Her Name.
36. Arthur Conley - That Can't Be My Baby.
37. Willie Walker - A Lucky Loser.
38. The Lovelles - I'm Coming Today.
39. The Lovelles - Pretending Dear.
40. Aretha Franklin - The Weight.
41. Aretha Frankin – It Ain't Fair.

42. Soul Survivors – Darkness.
43. Soul Survivors - Tell Daddy.
44. Soul Survivors - Got Down On Saturday.
45. King Curtis - Hey Joe.
46. King Curtis - Foot Pattin'.
47. King Curtis - Games People Play.
48. King Curtis - The Weight.
49. The Sweet Inspirations - Get A Little Order.


Disque 3.

50. The Barry Goldberg Blues Band - Twice A Man.
51. Duane Allman - Goin' Down Slow.
52. Duane Allman – No Money Down.
53. Duane Allman - Happily Married Man.
54. Otis Rush – Me.
55. Otis Rush - Reap What You Sow.
56. Otis Rush - It Takes Time.
57. The Duck & The Bear - Going Up The Country.
58. The Duck & The Bear - Hand Jive.
59. Boz Scaggs - Finding Her.
60. Boz Scaggs - Look What I Got.
61. Boz Scaggs - Waiting For A Train.
62. Boz Scaggs - Loan Me A Dime.
63. The Allman Brothers Band - Don't Want You No More.
64. The Allman Brothers Band - It's Not My Cross To Bear.
65. The Allman Brothers Band - Black Hearted Woman.
66. The Allman Brothers Band - Trouble No More.


Disque 4.

67. The Allman Brothers Band - Every Hungry Woman.
68. The Allman Brothers Band – Dreams.
69. The Allman Brothers Band - Whipping Post.
70. Ronnie Hawkins - One More Night.
71. Ronnie Hawkins - Will The Circle Be Unbroken.
72. Ronnie Hawkins – Matchbox.
73. Ronnie Hawkins - Down In The Alley.
74. Ronnie Hawkins - Who Do You Love.
75. Lulu - Marley Purt Drive.
76. Lulu - Dirty Old Man.
77. Lulu - Mr. Bojangles.
78. Lulu - Sweep Around Your Own Back Door.
79. Johnny Jenkins - I Walk On Gilded Splinter.
80. Johnny Jenkins - Rollin' Stone.
81. Johnny Jenkins - Down Along The Cove.
82. Johnny Jenkins - Voodoo In You.
83. John Hammond - Shake For Me.
84. John Hammond - Cryin' For My Baby.
85. John Hammond - I'm Leavin' You.
86. John Hammond - You'll Be Mine.
87. Doris Duke - Ghost Of Myself.


Disque 5.

88. Eric Quincy Tate - Comin' Down (Demo Version).
89. The Allman Brothers Band - Hoochie Coochie Man (Live).
90. The Allman Brothers Band - Midnight Rider.
91. The Allman Brothers Band - Dimples (Live At Ludlow Garage).
92. The Allman Brothers Band - I'm Gonna Move To The Outskirts Of Town (Live).
93. Delaney & Bonnie & Friends - Soul Shake.
94. Laura Nyro - Beads Of Sweat.
95. The Allman Brothers Band - Don't Keep Me Wonderin'.
96. Delaney & Bonnie & Friends - Living On The Open Road.
97. Ella Brown - A Woman Left Lonely.
98. Ella Brown - Touch Me.
99. Bobby Lance - More Than Enough Rain.
100. Derek & The Dominos - I Am Yours.
101. Derek & The Dominos - Why Does Love Got To Be So Sad.
102. Derek & The Dominos - Have You Ever Loved A Woman.
103. Derek & The Dominos – Layla.
104. Eric Clapton & Duane Allman - Mean Old World.


Disque 6.

105. Sam Samudio - Me And Bobby McGee.
106. Sam Samudio – Relativity.
107. Sam Samudio - Goin' Upstairs.
108. Ronnie Hawkins - Don't Tell Me Your Troubles.
109. Ronnie Hawkins - Sick And Tired.
110. Ronnie Hawkins – Odessa.
111. Delaney & Bonnie & Friends - Gift Of Love.
112. Delaney & Bonnie & Friends - Sing My Way Home.
113. The Allman Brothers Band - Statesboro Blues (Live).
114. The Allman Brothers Band - In Memory Of Elizabeth Reed (Live).
115. The Grateful Dead - Sugar Magnolia (Live At The Fillmore).
116. The Allman Brothers Band - One Way Out (Live At The Fillmore).
117. Herbie Mann - Push Push.
118. Herbie Mann - Spirit In The Dark.
119. Herbie Mann - What'd I Say.


Disque 7.

120. Delaney & Bonnie & Friends - Come On In My Kitchen (Live).
121. Delaney & Bonnie & Friends - Going Down The Road Feeling Bad.
122. Delaney & Bonnie & Friends - Poor Elijah/Tribute To Johnson.
123. Delaney & Bonnie & Friends - You Don't Love Me/Soul Serenade (Live).
124. Cowboy - Please Be With Me.
125. The Allman Brothers Band - Stand Back.
126. The Allman Brothers Band - Blue Sky.
127. The Allman Brothers Band - Blue Sky (Live).
128. The Allman Brothers Band - Dreams (Live).
129. The Allman Brothers Band - Little Martha.

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