Grinderswitch.

BIOGRAPHIE.

 

GRINDERSWITCH/Warner Robbins (Géorgie).

 

Grinderswitch1

 

Années actives:1973/1982,2004/2005.

Label:Capricorn Records.

Genre:blues-rock,southern rock,hard rock,heavy Metal.

Site:www.grinderswitch.com

 

Né sur les terres de Capricorn.

Grinderswitch appartient à la scène de Macon, l’autre centre musical pourvoyeur du southern rock. Né en 1973 dans la périphérie de la ville chère à l’Allman Brothers Band et où Capricorn Records a installé ses quartiers, ce groupe géorgien a toujours évolué dans l’ombre de son illustre aîné avec lequel il partage le label évoqué ci-dessus.

Grinderswitch 1Un groupe honorable du southern rock.

Moins brillant ?

Comme la formation des frères Allman, Grinderswitch pratique dans le blues-rock mais est répertoriée dans la catégorie des seconds couteaux du genre, sans que ce constat ne doive jeter pour autant le trouble sur la qualité qu’elle a développée durant les dix années de son existence. Même s’il est moins brillant que d’autres, son bilan le positionne honorablement sur l’échiquier sudiste et les sept albums qui sont consignés dans son catalogue témoignent qu’avec le petit coup de pouce du destin qui lui aura manqué, la bande à Dru Lombar aurait pu concourir avec les meilleurs.

Dans l’oisiveté de Centerville.

Le guitariste autodidacte Larry Howard en est l’un des instigateurs avec Rick Burnett et Joe Dan Petty, batteur qui en est le bassiste après avoir longtemps été le roadie de l’Allman Brothers. Le trio vit alors dans une communauté géorgienne de Centerville dans laquelle il occupe son temps à écrire et composer dans le but de réaliser un LP et d’aller le promouvoir sur la route.

Paul Hornsby et Dru Lombar les rejoignent. Hornsby, c’est le fameux musicien, membre de l’Hour Glass des frangins Allman, affublé de la casquette de producteur chez Capricorn, puis comme indépendant. Lombar est songwriter fécond doublé d’un guitariste au gros cœur, à la sensibilité soul et aux doigts électriques dès lors qu’il empoigne sa six cordes. Sans compter sa voix, une des plus belles du genre.

Grinderswitch larry howard

« Il n’est pas un seul LP de Grinderswitch qui ait traduit ce que nous étions réellement. C’est vraisemblablement la raison pour laquelle nous n’avons jamais eu le succès commercial que d’autres groupes ont eus.

En concert, nous étions toujours dans notre monde et nous n’avons jamais reflété cet état d’esprit sur nos albums studio. » (Larry Howard)

Une belle discographie.

Après un honorable Honest To Goodness (1974) sur lequel figurent Dickey Betts et Jai Johanny Johanson (A.B.B n’est jamais bien loin), le Grinderswitch des 70’s se fend de 2 autres LP dont Macon Tracks en 1975 et Pullin’ Together (1976). Les trois premiers albums se font pour Capricorn. Redwing est réalisé pour le compte d’ATCO, filiale d’Atlantic.

Pickin’ The Blues.

En termes de réussite Macon Tracks est celui qui fera beaucoup pour la popularité du groupe car celui sur lequel figure leur titre le plus commercial, Pickin’ The Blues. Pullin’ Together et l’abouti Redwing sont ceux qui, par contre, ont reçu l’adhésion des critiques. Des problèmes de distribution ont cependant annihilé les espoirs de retombées de ces deux derniers disques. A la suite de ces contretemps, et dans la période disco ambiante, Grinderswitch bricole encore un peu au début des années 80 avant de passer la main en 1982.

Renaissance tardive de Grinderswitch.

Lombar poursuit sa route avec Dr Hector & The Groove Injectors et relance un Grinderswitch new look en 2004 (il publie un LP) avant de décéder en 2005. Larry Howard, accro aux drogues dures, consacre son temps et ce qu’il lui reste d’énergie, à sa santé, s’évitant le pire par la foi chrétienne. Paul Hornsby devient le producteur maison de Capricorn avant de prendre son indépendance et aujourd’hui sa retraite tandis que Joe Dan Petty est mort dans un accident d’avion (2000). Décidément l’avion et le rock sudiste ne font pas bon ménage… Quant à Rick Burnett, disparu des écrans radars, il serait un commercial en pièces auto rangé des bagnoles.

Dommage…

Il est regrettable que ce groupe composé de musiciens de grand talent et interprète d’une musique bluesy soul solide, influencée par le blues-rock british des Cream et Groundhogs, ait été étouffé par ceux qui dominaient alors le southern rock, car on tenait là, et l’écoute de son catalogue le confirme, une formation très intéressante du genre, hélas mal évaluée et injustement considérée comme second couteau du rock sudiste. Dans l’esprit de compétition qui a animé tous ces groupes de cette scène, il n’était certainement pas le moins bon, loin de là, mais pas le plus orginal non plus (RAZOR©).

LP Studio 1 - 1974

 

Grinderswitch honest

 

GRINDERSWITCH

HONEST TO GOODNESS – 1974  3,5/5.

 

Publié en 1974.

Produit par Paul Hornsby.

Durée:30:57.

Label:Capricorn Records.

Genre:southern rock,hard rock,blues-rock.

 

Honorable premier jet.

 

Vous prenez Joe Dan Petty, Larry Howard, Rick Burnett, des gars de Macon et Dru Lombar, un des plus fameux artistes de southern rock, originaire de Jacksonville, et vous obtenez Grinderswitch, groupe de rock sudiste, autre produit de Capricorn Records.

Macon (Géorgie) abrite le siège de cette maison de disques de référence en termes de southern rock et a vu naître Allman Brothers Bans notamment, tandis que Jacksonville (alias Jax) en Floride, qu’on lui oppose systématiquement dès lors que l’on aborde ce genre musical, est le fief de formations comme Lynyrd Skynyrd, Molly Hatchet ou 38 Special.

Vous imaginez l’importance de cette précision, car de l’origine, naissent  généralement le style et surtout le son de ces groupes. Sous la même étiquette que l’ABB et et Marshall Tucker Band, Grinderswitch, né en 1973, sera un peu le troisième larron de la maison de disques mais n’atteindra pas la popularité dont ont pu bénéficier les autres artistes Capricorn.

Moins huppé que ses rivaux de label, il signe un premier LP, Honest To Goodness (1974), très décent sans être transcendant. Enfermé pendant dix mois dans une ferme pour les besoins de cet album qui mêle un blues et un rock qui crie la douleur, chante la vie, le bonheur et l’amour. Il y a de l’Allman Brothers en eux, ce n’est pas désagréable.

Le bât blesse au niveau de l’écriture surtout, car pour ce qui est de l’interprétation, c’est du costaud. L’autre atout de ce disque est la voix soul de Dru Lombar qui est ici très à son aise. Les titres à retenir? Kiss The Goodbye Blues, How The West Was Won, Catch A Train, Homebound et Roll On Gambler. Correct (RAZOR©).

 

1. Kiss The Blues Goodbye.

2. Can't Keep A Good Man Down.

3. How The West Was Won.

4. Eighty Miles To Memphis.

5. Catch A Train.

6. Roll On Gambler.

7. Homebound.

8. Peach County Jamboree.

9. You're So Fine.

 

Paul Hornsby:claviers.

Dru Lombar:guitare,chant.

Joe Dan Petty:basse,chant.

Rick Burnett:batterie.

Larry Howard:guitare,chant.

Dicky Betts:guitare.

Jai Johanny Johanson:congas.

LP Studio 2 - 1975

 

Grinderswitch macon tracks

 

GRINDERSWITCH

MACON TRACKS – 1975  3,5/5

 

Publié en 1975.

Produit par Paul Hornsby.

Durée:35:11.

Label:Capricorn Records.

Genre:rock,southern rock,blues rock.

 

Avec les honneurs.

 

L’année après que le correct Honest To Goodness soit paru, autrement dit 1974, Grinderswitch publie Macon Tracks, un album de 9 titres dont certains figurent parmi les plus connus de ce groupe rock sudiste évoluant dans l’ombre des cadors.

A cheval entre l’Allman Brothers et le Marshall Tucker Band, mais moins populaire qu’eux, Grinderswitch séduit par ses harmonies et ses jeux de guitare, de slide porté par les doigts magiques et subtils de Dru Lombar et de claviers (Paul Hornsby). Pourtant locataire de la ligue 2 du rock, il s’en sort avec les honneurs ici.

Parti dans des tournées sans fin et accaparantes, au lendemain de leur premier album, Grinderswitch a les ressources nécessaires pour accoucher d’un produit très honnête que je préfère personnellement à son prédécesseur.

Mail Train Blues, un de leurs meilleurs titres, Happy Like Me qui n’est pas sans rappeler l’Allman Brothers Band, le gai Put It All In Today et The Best I Can, plus commerciaux, la ballade éthérée Drifter et surtout l’instrumental Pickin’ The Blues qui reste leur référence majeure, ont de la tenue. J’ai globalement apprécié ce milieu de gamme tendance plus, fait pour le compte de Capricorn Records (RAZOR©).

 

1. Mail Train Blues.

2. Put It All In Today.

3. And Now I'm Loving You.

4. Happy Like Me.

5. The Best I Can.

6. The Southwind Blows.

7. Drifter.

8. Get It While It's Hot.

9. Pickin' The Blues.

 

Paul Hornsby:claviers.

Dru Lombar:guitare,chant.

Joe Dan Petty:basse,chant.

Rick Burnett:batterie.

Larry Howard:guitare,chant.

LP Studio 3 - 1977

 

Grinderswitch pullin

 

GRINDERSWITCH

PULLIN’ TOGETHER – 1977

 

Publié en 1977.

Produit par Paul Hornsby.

Durée:33:44.

Label:Capricorn Records.

Genre:southern rock,hard rock.

 

Le préféré de Lombar.

 

Pullin Together était l’album préféré de son leader, le regretté Dru Lombar, cet extraordinaire guitariste tapi dans l’ombre de Duane Allman, un musicien hors norme dès lors qu’il branchait sa six cordes électrique, un chanteur à la voix de black. Capricorn Records tenait en Grinderswitch un bon petit groupe plein de talent sans quoi comment aurait-il pu ouvrir les concerts d’ABB, du Lynyrd, du Charlie Daniels Band ou de Marshall Tucker Band ?

Pullin’ Together, Dru Lombar l’aimait surtout pour l’énergie qu’il pouvait dégager et pour le fait que, musicalement parlant, ce LP a permis au groupe d’arriver à sa maturité. Entièrement d’accord avec toi, mon vieux Dru !

Par ailleurs, c’était aussi la première fois que Steve Miller (pas celui du Steve Miller Band, mais Stephen Miller, dit Steve), ex-musicien pour Elvin Bishop, collaborait à un projet Grinderswitch. Cet apport eut d’heureuses répercussions sur l’accueil réservé par le public à Pullin’ Together.

Les points forts de ce disque s’appellent Higher Ground, I’m Satisfied, You’re So Fine, Open Road, Fact Of Life, Nobody Can, As Sure As. Excellent moment de southern rock d’un groupe qui n’a jamais totalement exploité tout le potentiel qui fut le sien, raison pour laquelle il ne connut jamais le succès commercial.

Comme le disait Larry Howard dans une interview : Grinderswitch était un groupe qui jouait plus avec son cœur qu’avec sa tête. On le lui pardonnera volontiers sur ce délicieux Pullin’ Together de 1977 (RAZOR©).

 

1. Higher Ground.   

2. I'm Satisfied.     

3. That Kind Of A Woman.     

4. Kill The Pain.

5. You're So Fine.

6. Open Road.

7. Fact Of Life.

8. Nobody Can.

9. As Sure As.

 

Dru Lombar:guitare,chant.

Joe Dan Petty:basse,chant.

Rick Burnett:batterie.

Larry Howard:guitare,chant.

Stephen (Steve) Miller:piano,claviers.

LP Studio 4 - 1977

 

Grinderswitch redwing

 

GRINDERSWITCH

REDWING – 1977  4,5/5

 

Publié en 1977.

Produit par Paul Hornsby.

Durée:33:17.

Label:ATCO.

Genre:hard rock,southern rock.

 

Exquise collection sudiste.

 

Redwing (en écoute intégrale ici) deuxième levée de 1977, 144 au Billboard, est publié alors que Grinderswitch, un des soi-disant seconds rôles du rock sudiste revient d’une longue tournée européenne. Meilleur album des protégés de Capricorn Records, eu égard à son classement dans les charts, il propose 9 pistes d’un southern rock de la meilleure trempe, la guitare sublime et la voix exceptionnellement black de feu Dru Lombar étant les éléments moteur du disque.

Malgré cela, il n’aura droit qu’au strapontin là où les stars du genre, Allman Brothers Band, Marshall Tucker Band, Lynyrd Skynyrd et Wet Willie entre autres, occupent les premiers rangs. Pas forcément justifié eu égard à la présente prestation.  

Grinderswitch rayonne sur des chansons qui s’y prêtent. Bref, tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes, à une période où le southern rock traverse une passe très difficile, en pleine période punk, et où le groupe est en proie à des doutes quant à son avenir dans le genre.

Mais Grinderswitch résiste, astique les tiags, rechausse le stetson et soulève la poussière en cette fin de cycle du genre ; c’est tout bénéf pour nous les fans de la première heure.

Très élaboré, abouti, Redwing est un très apprécié rayon de soleil. Belle basse, belle batterie, la rythmique est mordante à souhait.

A retenir : la chanson titre, You And Me, Taste Of Love et ses plus de 7 minutes, Watermelon Time In Georgia et l’effréné Faster And Faster. (RAZOR©).

 

1. Redwing.

2. You And Me.

3. That Special Mention.

4. Taste Of Love.

5. This Road.

6. Wings Of An Angel.

7. Watermelon Time In Georgia.

8. I Bought All The Lies.

9. Faster And Faster.

 

Dru Lombar:guitare,chant.

Joe Dan Petty:basse,chant.

Rick Burnett:batterie.

Larry Howard:guitare,chant.

Stephen (Steve) Miller:piano,claviers.

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