Wet Willie

BIOGRAPHIE.

 

WET WILLIE/Mobile (Alabama)

 

Wet willie team

 

Années actives:1970 à aujourd’hui.

Label:Capricorn,Epic,Hittin’ The Note.

Genre:southern rock,blues-rock,funk,soul,R & B.

Site officiel:www.wetwilliemusic.com

 

Un intrus dans le southern rock.

Wet Willie est originaire d’Alabama, un état coincé entre le Mississippi et la Géorgie. Donc une terre du sud et qui dit sud dit southern rock. C’est sur ce créneau musical que ce groupe de Mobile fait valoir son délicieux mélange de R & B et de blues-rock à haut indice d’octane.A sa tête, Jimmy Hall, alabamien de Birmingham, élevé dans une famille de musiciens ancré dans la tradition évangélique. A ses côtés, dès 1969, Jack Hall, son frère, Rick Hirsch, John Anthony et Lewis Ross. Ils sont encore The Fox et évoluent dans un registre similaire.

Wet willie 1

Wet willie 2Wet Willie, l'intrus du southern rock.

En prenant la direction de Macon, l’épicentre de la scène sudiste, The Fox, dont le nom est déjà pris, devient Wet Willie dans le but de densifier une carrière que tout le monde juge prometteuse. Pour la petite histoire, chez les anglais, un Wet Willy est une farce qui consiste à mouiller son petit doigt avec sa salive et à l’insérer dans l’oreille d’un autre.

Dans l’écurie Capricorn.

Macon est aussi le siège de la maison Capricorn, l’éditeur discographique qui signe tout ce qui bouge en matière de rock du sud. Wet Willie, un de ses brillants sujets, réputé pour être un des plus lourds du genre, tape dans l’œil des Walden qui n’aura pas à regretter cette collaboration, une des plus belles du south rock.

Influencé par l’Electric Flag des Bloomfield/Miles, par Johnny Winter, Taj Mahal, Muddy Waters, James Cotton, James Brown, Van Morrison, Otis Redding ou encore B.B. King mais aussi et surtout par le maître des lieux, l’Allman Brothers Band, Wet Willie publie un premier LP éponyme en 1970.

Frank Friedman, pote de collège de Rick Hirsch et originaire comme Jerry Hall de Birmingham, contribue à quatre de ses dix chansons tout en assurant certaines parties de guitare.

Une belle discographie.

Wet Willie II, avec deux solistes, sort un an plus tard. L’un comme l’autre apparaissent comme de très bons débuts de Wet Willie dans le métier. Un live époustouflant, enregistré à la Nouvelle-Orléans, Drippin’ Wet, leur emboite le pas en 1973 ; il capte merveilleusement toute l’énergie brute qui sied à leurs prestations scéniques et le son rugueux qui définit le style de cette formation, à cheval entre rock ‘n’ soul et blues ‘n’ roll, un style fait de rock, de soul, de blues, de funk avec une touche de country-rock. 

Leur quatrième jet, Keep On Smilin’ (1974) est l’album par lequel Wet Willie obtient la reconnaissance du public (Country Side Of Live, Keep On Smilin’, Lucy Was In trouble, Alabama).

Wet willie jimmy hall

"Nous étions admiratifs devant le double son de guitare de l'Allman Brothers Band, mais ce n'est pas la raison principale pour laquelle nous avons également renforcé ce poste.

En fait, nous avons ajouté une autre guitare pour doter notre mélange d'une plus grande amplitude, de plus de richesse et d'une part supplémentaire d'énergie.

Beaucoup de groupes ont complété leur son en ajoutant une guitare et des amplis plus hauts et plus puissants." (Jimmy Hall)

Tom Dowd aux manettes de cet album et de son suivant Dixie Rock (1975), plus gospel avec l’apport des Williettes, permet à Wet Willie de franchir un cap. Le groupe a plus appris sur la manière d’écrire, les arrangements et la façon de restituer de l’émotion  dans ses prestations en deux albums que durant toute sa carrière.

The Wetter The Better (1976), produit par Paul Hornsby, ajoute un côté jazz pop à son R &B, funk et rock. Cette orientation les éloigne du registre sudiste tel que nous l’entendons. Les puristes du genre peinent à trouver des atomes crochus avec ce qui fait l’essence-même du south-rock.

Wet Willie renaît de ses cendres.

En 1977, Left Coast Live, second excellent LP en public, termine le partenariat avec Capricorn, en proie à de graves ennuis financiers. Manorisms (1978), enregistré en Angleterre à la demande de la maison de disques, et ce, pour doter Wet Willie d’un son plus commercial, débute de façon convaincante la phase Epic. Pour la circonstance, Wet Willie est quasiment renouvelé à 50%. Hélas dans la foulée du deuxième opus pour cet éditeur, Which One’s Willie (1979), et malgré le succès de Week End, Wet Willie, en cale sèche côté inspiration, passe la main en 1980.

Plus de trente ans après s’être retiré, Wet Willie affole toujours les foules autour d’un noyau gravitant autour de la fratrie Hall. En 2012, Miles Of Smiles, enregistré live à Woodstock, témoigne que la nouvelle incarnation n’a rien perdu de sa superbe et est encore capable de mettre le feu n’importe où (RAZOR©).

DISCOGRAPHIE 70'S.

LP Studio 1 - 1971

 

Wet willie i

 

WET WILLIE

WET WILLIE – 1971  4/5

 

Publié en 1971.

Produit par Eddy Offord.

Durée:40:06.

Label:Capricorn Records.

Genre:blues-rock,southern rock.

 

L’âme blanche du Sud.

 

Les leaders indécrottables du rock sudiste sont incontestablement l’Allman Brothers Band et Lynyrd Skynyrd. C’est établi depuis la nuit des temps et personne ne contestera, je présume. Mais, derrière ces monstres sacrés du genre, une multitude de groupes moins huppés a arpenté les mêmes lieux que les stars du genre et contribué à populariser cette musique.

Wet Willie a longtemps officié dans l’ombre de ces géants du southern rock, se montrant particulièrement prolifique en accrochant une dizaine d’albums (entre Capicorn et Epic) à son palmares. En sept années, de 1971 à 1978, Wet Willie a fait valoir un excellent et très énergique mélange de blues, de rock et de soul. Son malheur fut de ne pas générer de titre porteur, hormis le seul Top Ten Keep On Smilin’.

Né sur les cendres des Fox, en Alabama et en 1969, ce groupe, réuni autour de Jimmy Hall (chant et sax), Jack Hall (basse et banjo), John Anthony aux claviers, Ricky Hirsch (guitare et mandoline), Lewis Ross (batterie) et des Williettes, des choristes féminines (Donna Hall et Elke Brook) sort son premier disque en 1971. Eponyme, il permet de se faire une idée de leur talent, bien réel, de la qualité de ce qu’ils ont à proposer (Have A Good Time, Dirty Leg, Pieces, Beggar Song, Fool On You, Spinning Round ou Shame Shame Shame).

Le chant est très probant, Jimmy Hall étant une des plus belles voix du rock, la musique d’une grande énergie. Même s’ils n’ont jamais été califes à la place du calife, que peut-on reprocher à ce groupe et à cet album ? Il remplit son rôle : passer un excellent moment et découvrir toutes les productions restées dans l’ombre des caïds.

Signé par Capricorn Records, Wet Willie partageait sans complexe l’étiquette des frères Allman et d’un autre second couteau du rock sudiste, le Marshall Tucker Band. Sans leur ressembler pour autant.

Le rock sudiste des seventies avait plusieurs cordes à son arc dont ce groupe que je vous recommande pour être vraiment différent. Personnellement, j’adore (RAZOR©).

 

1. Have a Good Time.

2. Dirty Leg.

3. Faded Love.

4. Spinnin' Round.

5. Rock 'n Roll Band.

6. Pieces.

7. Beggar Song.

8. Fool On You.

9. Shame, Shame, Shame.

10. Low Rider.

 

Jimmy Hall:chant,harmonica,percussions,saxophone.
Ricky Hirsch:guitare,choeurs.
Jack Hall:basse,choeurs.
John Anthony:claviers,choeurs.
Lewis Ross:batterie,percussions.

LP Studio 2 - 1972

 

Wet willie ii

 

WET WILLIE

WET WILLIE II – 1972 4/5

 

Publié en 1972.

Produit par Barry Beinstein.

Durée:36:03.

Label:Capricorn Records.

Genre:blues-rock,southern rock.

 

A son meilleur.

 

Pour le numéro 2 du catalogue de Wet Willie (en écoute intégrale ici), les auteurs du projet ne se sont pas beaucoup foulés pour lui donner un nom : Wet Willie II, après un éponyme Wet Willie, c’est dans la lignée des Chicago 1, Chicago 3, Chicago 3 et ainsi de suite…

Mélange de reprises et d’originaux, de R & B, de gospel, de soul, de funk, de cet opus placé dans le sillage d’un excellent premier jet, on retiendra essentiellement le titre d’ouverture Shout Bamalama (Otis Redding), la version de It Hurts Me Too d’Elmore James, la reprise de Little Richard Keep A Knockin’, Red Hot Chicken, Airport et Grits Ain’t Groceries .

Plus groupe de scène que de studio, Wet Willie, en dépit d’une énergie mieux ressentie sur ce CD,  conviendra aux amateurs de bon blues rock façon sudiste, mais de là à chercher des points communs avec ceux qui dominent le genre, il y a un pas.

La remasterisation lui a donnée une force supplémentaire et une énergie nouvelle que le microsillon original ne permettait pas de restituer. C’est à écouter sans limite. On s’en lèche les babines tellement c’est sympa !

Et puis il y a ce fantastique Jimmy Hall… A lui seul, il vaut le détour. Et John Anthony ? Incroyable claviériste. Ricky Hirsch? Fantastique guitariste. Le groupe est à son meilleur, toujours dans l’ombre des Allman Brothers et Lynyrd Skynyrd, mais les vrais fans, eux, savent ce qu’il en est, et gardent jalousement le secret pour eux. Permettez-moi donc de ne pas la jouer perso et de faire circuler pour que vous puissiez vous aussi passer un excellent moment (RAZOR©).

 

1. Shout Bamalama.

2. Love Made Me.

3. Red Hot Chicken.

4. It Hurts Me Too.

5. Keep a Knockin'.

6. Airport.

7. Grits Ain't Groceries.

8. Shotgun Man.

9. Shaggi's Song.

 

Jimmy Hall:chant,harmonica,saxophone,percussions.

Ricky Hirsch:guitare,choeurs.

Jack Hall:basse,choeurs.

John Anthony:claviers,choeurs.

Lewis Ross:batterie,percussions.

LP Live 1 - 1973

 

Wet willie drippinwet

 

WET WILLIE

DRIPPIN’ WET – 1973  5/5

 

Publié en 1973.

Enregistré le 31 décembre 1972.

Produit par Johnny Sandlin.

Durée:45:34.

Label:Capricorn Records.

Genre:blues-rock,southern rock.

 

La claque !

 

La claque ! That’s Alright Mama est une première claque dans les dents d’entrée. T’encaisses sans broncher et t’en r’demandes ! T’es v’nu pour ou alors fallait pas venir… Ce live de Wet Willie (1973), groupe de rock sudiste élevé au biberon du R&B, est fracassant dans ses huit titres.

Que ces culs blancs d’Alabama et seconds couteaux  le portent à un tel niveau, relèvent de l’exploit. Il faut avoir entendu cet album, un des meilleurs live qu’il m’ait été donné d’entendre. Voisin de paliers de l’Allman Brothers chez Capricorn, Wet Willie tient, avec ce Drippin’ Wet, la dragée haute à l’inoubliable Live At Fillmore East des frères Allman. Rien que ça !

Le registre est quelque peu autre mais l’effet obtenu est monstrueux. Grande section rythmique, chanteur exceptionnel, claviériste talentueux et guitariste hors norme, Wet Willie avait tous les atouts pour être l’égal des ABB et Lynyrd Skynyrd. Il ne lui aura manqué qu’un hit pour le faire décoller et sera resté cantonné dans un rôle de numéro 3, 3bis du genre.

Mais là, avec un son bien capté, ce concert de nouvel an en Nouvelle-Orléans prend des allures de brasier. Le blues-rock blanc est à son paroxysme, le spectacle de très haute volée, dur, musclé, expressif, diversifié et divertissant. De That’s Alright Mama à Shout Bamalama, je n’ai pas souvenir d’avoir entendu aussi probante interprétation dans le genre. Ils s’appellent Wet Willie et croyez-moi, ils sont très injustement sous-cotés (RAZOR©).

 

1. That's All Right.
2. She Caught the Katy (And Left Me a Mule to Ride).
3. No Good Woman Blues.
4. Red Hot Chicken.
5. Airport.
6. I'd Rather Be Blind.
7. Macon Hambone Blues.
8. Shout Bamalama.


John Anthony:orgue,percussions,piano,claviers,chant,choeurs.

Jack Hall:basse,guitare,chant,choeurs.

Jimmy Hall:harmonica,percussions,saxophone,chant.

Ricky Hirsch:guitare,chant.

Jaimoe Johnson:percussions.

Lewis Ross:percussions,batterie.

LP Studio 3 - 1974

 

Wet willie keeponsmilin

 

WET WILLIE

KEEP ON SMILIN’ – 1974  4/5

 

Publié en 1974.

Produit par Tom Dowd.

Durée:37:44.

Label:Capricorn Records.

Genre:blues-rock,southern rock,pop-rock.

 

L'heure de gloire de WW.

 

C’est par ce disque que Wet Willie va enfin connaître son heure de gloire, grâce au morceau titre qui fait Top Ten au Bilboard (1974). Il fait suite à l’extraordinaire live Drippin’ Wet (1973). Quatrième album du catalogue et troisième studio, il est plus blues que les précédents.

A ce titre, sa pochette est significative, faisant apparaître un bon vieux bluesman noir, jouant guitare et harmonica. Keep On Smilin’ dégage une atmosphère très cool et révèle une formation qui prend de plus en plus d’assurance au fil de ses enregistrements.

Avec un excellent Country Side Of Live en ouverture, qui aurait pu avoir une destinée plus dorée et celui qui a touché du doigt la gloire, le reggae optimiste Keep On Smilin’, l’écoute met en avant un troisième titre qui a toutes mes faveurs, le soul rock Lucy Was In Trouble, ainsi qu’une excellente ballade acoustique, Alabama, terre de naissance de Ricky Hirsch, un délicieux Soul Sister d’inspiration gospel sur lequel Donna Hall et Ella Avery, alias les Williettes, s’en donnent à cœur-joie, et un funky Soul Jones. Le reste est moins bon et moins inspiré.

C’est vraisemblablement cette incapacité à boucler un album complet de titres de haut niveau qui a pénalisé ce groupe de rock sudiste américain ; quoi qu’il en soit, les chansons ici sélectionnées suffisent à en faire un disque de qualité à ne pas négliger, d’autant plus, une fois encore, que la technique a largement contribué à bonifier le son par rapport à l’original de 1974 (RAZOR©).

 

1. Country Side of Live.

2. Keep on Smilin'.

3. Trust in the Lord.

4. Soul Sister.

5. Alabama.

6. Lucy was in Trouble.

7. Soul Jones.

8. Don't Wait Too Long.

9. Spanish Moss.

10. In Our Hearts.

 

Jimmy Hall:chant,saxophone,harmonica,percussions.

Rick Hirsh:lead guitare,choeurs.

Jack Hall:basse,banjo,choeurs.

John Anthony:claviers,percussions.

Lewis Ross:batterie,percussions.

The Williettes (Donna Hall/Ella Avery) & Joyce Knight:choeurs.

LP Studio  4 - 1975

 

Wet willie dixierock

 

WET WILLIE

DIXIE ROCK – 1975  3/5

 

Publié en 1975.

Produit par Tom Dowd.

Durée:38:13.

Label:Capricorn Records.

Genre:blues-rock,southern rock.

 

Un coup de moins bien.

 

L’appartenance de Wet Willie au rock sudiste a toujours fait grand débat si l’on prend comme valeur étalon de ce genre musical les indéboulonnables Allman Brothers Band et Lynyrd Skynyrd, qui l’ont installé et popularisé, et, à un degré moindre, les Marshall Tucker Band et Charlie Daniels Band, plus country.

Wet Willie était pris en sandwich entre les deux. Plus rock et soul, et visitant les terres évangéliques (gospel), ils étaient surtout et tout simplement différents musicalement, au point que la presse de l’époque parlait alors de nouveau rock sudiste. Influencés par les Redding, Brown et Charles, seules leurs origines sudistes les lient vraiment à cette catégorie musicale.

Le paradoxe veut que Keep On Smilin’, leur tube figurant sur l’album précédent du même nom (1974) et Country Side Of Life sont souvent repris dans les albums anthologiques de south-rock. Allez faire le tri là-dedans !

Mais revenons à l’album qui nous préoccupe : Dixie Rock (en écoute intégrale ici) publié en 1975. Mon sentiment est qu’il est l’album par lequel Wet Willie amorce son recul et demeure un disque moyen.

Trop gospelisé à mon goût et privilégiant trop les Williettes, la musique de Wet Willie perd de son intérêt. Wet Willie a fait nettement mieux pour vous conseiller de vous poser sur cet album (RAZOR©).

 

1. She's My Lady
2. Ain't He A Mess
3. Dixie Rock
4. Poor Judge Of Character
5. Mama Didn't Raise No Fools
6. It's Gonna Stop Raining Soon
7. Jailhouse Moan
8. He Set Me Free
9. Leona
10. Take It To The Music


Jimmy Hall:chant,harmonica,saxophone.

Jack Hall:basse.

John Anthony:claviers.

Ricky Hirsch:guitare.

Lewis Ross:batterie,percussions.

LP Studio 5 - 1976

 

Wet willie thewetterthebetter

 

WET WILLIE

THE WETTER THE BETTER – 1976  3/5

 

Publié en 1976.

Produit par Paul Hornsby.

Durée:36:24.

Label:Capricorn Records.

Genre:blues-rock,southern rock.

 

Tout dépend du côté où l'on se place.

 

The Wetter The Better de 1976 clôture la prolifique période des albums studio réalisés chez Capricorn (1976), globalement positive même si, depuis leur seul carton (Keep On Smilin’), un déclin s’est amorcé.

Ce cinquième enregistrement studio se situe dans une tendance à la baisse de qualité dans laquelle Wet Willie s’est installé depuis Dixie Rock, l’album précédent de 1975 et tend à confirmer que le groupe est sur le reculoir.

Médiocre, c’est moyen de gamme et ce, en dépit de l’aisance de Wet Willie à jongler avec le R&B, le funk et le rock. Ici la formation ajoute un côté jazz/pop.

Ce mélange les détourne du blues et les éloigne de plus en plus du registre rock sudiste dans lequel ils sont cantonnés (mais qui suscite débat) depuis leurs débuts ; les purs amateurs du genre auront peine à trouver dans ce disque ce qui fait l’essence même du south-rock. Autant les avertir : seules quelques pistes énergiques  les rapprochent de cette catégorie musicale. Ne tombez pas dans le piège. Moyen pour les uns qui s’attendent à autre chose, satisfaisant pour les épris de R&B, de funky (RAZOR©).

 

1. No, No, No.

2. Teaser.

3. Baby Fat.

4. Ring You Up.

5. Comic Book Hero.

6. Walkin' By Myself.

7. Everything That 'Cha Do.

8. Everybody's Stoned.

 

Michael Duke:piano,chant,synthétiseur.

Jimmy Hall:harmonica,percussions,chant,saxophone.

Lewis Ross:batterie.

John Anthony:orgue,piano,synthétiseur,chant,guitare,claviers.

Earl Ford:trombone.

Donna Hall:choeurs.

Jack Hall:basse,chant.

Leslie Hawkins;choeurs.

Ricky Hirsch:guitare acoustique,slide guitare,lead guitare,chant.

Paul Hornsby:orgue,piano,claviers.

Jerome Joseph:congas.

Leo Labranch:trompette.

Dezso Lakatos:saxophone.

Skip Lane:saxophone.

LP Live 2 - 1977

 

Wet willie leftcoastlive

 

WET WILLIE

LEFT COAST LIVE – 1977  4/5

 

Publié en 1977.

Produit par Paul Hornsby.

Durée:1:04:14.

Label:Capricorn Records.

Genre:blues-rock,southern rock.

 

Parfait reflet de l'énergie scénique de WW.

 

Dans la discographie de Wet Willie, Left Coast Live (1977) est le second live paru chez Capricorn et le dernier avant de passer chez Epic, le premier étant l’exceptionnel Drippin’ Wet publié en 1973 et parfait reflet des concerts que le groupe donnait alors à l’époque.

Le son brut et l’énergie de Wet Willie sur scène y étaient merveilleusement capturés. Avec l’arrivée dans le groupe de Mike Duke, auteur-compositeur de talent, Wet Willie dispose désormais de deux claviers, renforçant ainsi le côté spectaculaire.

Par le biais de Left Coast Live, ces adeptes d’un rock’n’soul ou d’un blue’n’roll (mélange de rock, soul, blues, de funk auxquels vous rajoutez une touche de country rock), se montrent plutôt convaincants.

Hirsch, les Hall Brothers, Ross, Duke sont ici excellents. Ce disque donne un bon aperçu de ce que pouvait dégager ce groupe sur scène, même si je lui préfère l’énorme Drippin’ Wet de 1973 (RAZOR©)

 

1. Shame, Shame, Shame.

2. Baby Fat.

3. Grits Ain't Groceries.

4. Everything That Cha Do (Will Come Back To You).

5. Teaser.

6. Jelly Jelly.

7. Country Side Of Life.

8. Ring You Up.

9. Lucy Was In Trouble.

10. Keep On Smilin'.

 

Jack Hall:basse,chant.
Lewis Ross:batterie.
Ricky Hirsch:lead guitare.
John Anthony:guitare rythmique,piano,orgue,synthétiseurs.
Jimmy Hall:harmonica,saxophone,chant.
Mike Duke:piano,clavinet,chant.

LP Studio 6 - 1978

 

Wet willie manorisms

 

WET WILLIE

MANORISMS – 1978  4/5

 

Publié en 1978.

Produit par Gary Lyons.

Durée:36:54.

Label:Epic Records.

Genre:southern rock,blues-rock,pop-rock.

 

Le meilleur pour la fin.

 

Manorisms (1978) débute la période Epic de Wet Willie. Fin 1976, Ricky Hirsch quitte ses camarades pour rejoindre Greg Allman. Le groupe s’accorde alors un break très court pour se reformer en 1977 sous le label Epic.

Le line-up change de têtes pour quasiment la moitié de son effectif. Jimmy Hall, Jack hall, les anciens, et Mike Duke, fraîchement débarqué, recrutent des musiciens de leur terroir comme Theophilus Lively à la batterie, Marshall Smith (guitare et chant) et Larry Berwald (slide guitare), venu de Floride.

A nouveau line-up, changement d’orientation. Le Wet Willie rock et soul, prompt à faire bouger les foules par son énergie débordante, s’adoucit. A nouvelle maison de disques, changement de stratégie. L’enregistrement du premier opus se fait en Angleterre, dans les studios Manor de Virgin Records (Oxford), sous la conduite de Gary Lyons, habitué à travailler avec Aerosmith et Queen, pour doter le produit d’un son plus commercial.

Les modifications sont perceptibles dès l’écoute initiale: l’intensité est renforcée au niveau des harmonies vocales tandis que l’écriture se fortifie avec les apports de Marshall Smith et de Larry Berwald.

L’album y gagne en qualité et se trouve être plus pop mais aussi très bon (Make You Feel Love Again, We Got Lovin’, le beau Rainman, Street Corner Serenade, Let It Shine ou One Track Mind qui se rapproche du Wet Willie des débuts). Manorisms est un des meilleurs disques des alabamiens (RAZOR©).

 

1. Rainman.

2. Make You Feel Love Again.

3. So Blue.

4. We Got Lovin'.

5. Don't Turn Me Away.

6. Street Corner Serenade.

7. One Track Mind.

8. How 'Bout You.

9. Doin' All the Right Things (The Wrong Way).

10. Let It Shine.

 

Marshall Smith:chant,guitare.

Jimmy Hall:chant,harmonica,saxophone,percussions.

Mike Duke:chant,claviers.

Théophile K. Lively:chant,batterie,percussions.

Jack Hall:chant,basse.

Larry Berwald:guitare.

LP Studio 7 - 1979

 

Wet willie whichoneswillie

 

WET WILLIE

WHICH ONE’S WILLIE – 1979  3/5

 

Publié en 1979.

Produit par Lennie Petze.

Durée:40:46.

Label:Epic.

Genre:southern rock,pop-rock.

 

Clap de fin.

 

Deuxième disque pour Epic et dernier pour Wet Willie, Which One’s Willie de 1979 contient le titre Weekend qui a accroché le top 30.

Wet Willie jette l’éponge dans la foulée, faute de posséder la matière suffisante et de qualité pour continuer. La source est tarie. Le débit en termes de compositions est si faible que l’issue en devenait inéluctable.

Les morceaux manquent de force et rien de réellement probant ne pointe à l’horizon. Jimmy Hall vaque déjà à ses projets personnels, c’est un signe d’une fin qui s’annonce. C’est la démobilisation, le groupe se sépare dans la continuité de cet album.

Malgré cela, ce disque n’est pas repoussant. La sortie se fait sans trop de bobos, si l’on peut dire. Wich One’s Willie est constitué d’un mélange d’originaux sympas de Mike Duke et de reprises (Eddie Floyd, Wilson Pickett). Ca tient encore la route mais ça passe tout juste (RAZOR©).

 

1. Ramona.

2. Stop And Take A Look Around (At What You've Been Doing).

3. Don't Let The Green Grass Fool You.

4. Weekend.

5. Smoke.

6. The Hard Way.

7. Tired Dreams.

8. This Time.

9. Mr.Streamline.

10. You Don't Know What You Mean To Me.

 

Jimmy Hall:chant,harmonica,saxophone.

Jack Hall:basse,chant.

Michael Duke:chant,claviers.

Larry Berwald:guitares.

Marshall Smith:chant,guitare.

Theophilius K. Lively:batterie,percussions.

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