David Allan Coe.

BIOGRAPHIE.

 

DAVID ALLAN COE/Akron (Ohio)

 

David allan coe 1

 

Né le 6 septembre 1939 à Akron (Ohio).

Actif de 1956 à aujourd’hui.

Label:Columbia,D.A.C.,Plantation.

Genre:country,rock,outlaw country,blues.

Le symbole d'une réinsertion sociale réussie.

La jeunesse de DAC, alias David Allan Coe, est rythmée par les stages  entre maisons de correction et geôles. Asocial précoce, à neuf ans, il a déjà accumulé toutes les conneries qu’un gosse mal élevé et livré à lui-même peut imaginer. A croire qu’il ne cherche qu’à se faire coffrer. Le bouquet, c’est son incarcération dans un pénitencier d’Etat, dans le quartier des condamnés à mort, pour avoir dézingué un compagnon de cellule un peu trop entreprenant avec lui.

Sa peine étant commuée en perpet’, il profite de son séjour au frais pour apprendre la gratte et écrit ses premiers textes. Son public ? Les taulards. Il s’y adonne avec une si grande détermination et une telle application qu’il finit par être reconnu comme l’exemple d’une réinsertion réussie. Il est alors libéré pour bonne conduite en 1967.

De ce passé peu glorieux et plutôt agité, il en a gardé les stigmates dans son écriture qui, s’il est dans un bon jour, révèle de la sensibilité et de l’intelligence. Pour la presse du moment, il s’apparente plus à un redneck  paillard et aviné qu’à un réel artiste. Avec seulement deux albums qui dérapent sur une carrière, il ne faut pas non que les commentaires soient seulement à charge. Derrière l’homme, il y a un vrai artiste. Aujourd’hui, avec la carrière qu’il a faite, il doit bien sourire…

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La country pour s’en sortir.

Natif de l’Ohio, son crédo c’est la country, genre dans lequel il marque des points à la fin des 70’s et durant les 80’s, après que Nashville, pour son premier contact d’homme libre et d’artiste débutant, l’ait mis à l’index et banni pour incompatibilité de ce  personnage antisocial, vu comme raciste et sexiste aussi, avec son milieu.

Malgré un passé qu’il traîne comme un boulet, un présent pour lequel on ne lui ouvre pas la porte spontanément, ni ne lui déroule le tapis rouge de bon cœur, il affiche un compte écriture assez conséquent, fort de près d’un millier de chansons, dont 50 singles et un N° 1, et un catalogue recensant pas moins de 41 LP studio, 3 live.

Les grands labels lui fermant la porte, il se tourne vers l’étiquette country mineure qu’est Plantation Records de Shelby Singleton, y enregistre un premier LP, Penitentiary Blues (début 1970), porteur de deux singles Tobacco Road et Two Tone Brown, et son suivant Requiem For A Harlequin, trois ans plus tard, album qui a la particularité de ne comporter que deux titres, The Beginning et The End qui culminent au-delà du ¼ d’heure.

Une trilogie exceptionnelle.

Les deux disques sont encore moyens, mais dénotent du potentiel et valent à Coe d’attirer l’attention de ses pairs et du milieu. Certaines de ses chansons comme Would You Lay With Me (In A Field Of Stone) sont reprises par Tanya Tucker, la star ado de la country, produit de chez Columbia.

En 1973, celle-ci en fait un tube national.

La suite consiste en TheMysterious Rhinestone Cowboy (1974) et elle se poursuit chez Columbia justement, visiblement séduit par le songwriter et le bel interprète qu’il est, autant que par le côté satirique qu’il oppose à la country classique. Faut-il y voir une revanche dans l’air ?

Davey Coe entame avec The Mysterious Rhinestone Cowboy une tierce discographique exceptionnelle, complétée par Once Upon A Rhyme en 1975 et Longhaired Redneck l’année suivante. En s’éloignant de la case faits divers, il se rapproche des meilleurs de la country. Le marginal est enfin réhabilité et considéré à sa juste valeur. Il est une star du genre aujourd’hui et assure bon an, mal an, quelque 200 concerts.

Son sixième opus, Ride Again (1977), toujours pour Columbia pour lequel il s’engagera 13 ans, marche un peu moins bien mais qu’importe, cette même année, Johnny Paycheck se charge de transformer en or son Take This Job And Shove It en le menant en tête des hits country US et en l’installant pendant 18 semaines dans les mêmes classements. La chanson traite de l’amertume d’un homme qui a travaillé durement et longtemps sans être finalement récompensé.

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« Je demande seulement que l’on commence par écouter ma musique avant de parler de la personne. Seule elle compte et sur ce plan, je répondrais à ceux qui s’en prennent  à l’homme, que dans mon catalogue, il n’est que deux LP qui soient interdits aux moins de 18 ans. » (David Allan Coe)

Et dire qu’on a failli le lyncher !

En 1977 sort également Texas Moon, enregistré en 1973, resté jusque là dans les cartons mais faisant partie du deal du rachat du contrat de Plantations Records par Columbia lors de l’engagement de Coe. On peut juger, au travers de ce disque fait alors avec des petits moyens, le cap qu’a franchi l’artiste en signant chez un gros label. Encore naïf, Texas Moon a plus valeur historique qu’artistique.

Pour son cinquième album pour Columbia, David Allan Coe frappe fort. Tattoo (1977) ramène aux plus belles heures de l’artiste, celle du merveilleux tryptique vinylique de la période 1974/76. Il réalise dans cette œuvre introspective un des plus grands disques de country de la décennie. On retrouve sur ce disque le titre magnifié par Tanya Tucker.

Compass Point (1979) clôt en beauté les années 70, un créneau temporel sur lequel il s’est montré particulièrement prolifique avec 9 LP pour le seul compte de Columbia. De quoi aborder l’avenir avec confiance, un futur qui va l’amener à faire dans le sentimental, à passer à l’électrique. In conservera ce lien très fort qui le lie aux prisons en continuant à s’y produire régulièrement. Juste retour des choses. Et dire qu’il a failli être lynché ! (RAZOR©)

 

DISCOGRAPHIE 70'S.

LP Studio 1 - 1970

 

David allan coe penitentiary blues 1970

 

DAVID ALLAN COE

PENITENTIARY BLUES – 1970  4/5

 

Publié en 1970.

Produit par Shelby Singleton,Teddy Paige.

Durée:30:01.

Label:SSS International.

Genre:blues.

 

Plus Tony Joe White que Cash.

 

Le pénitencier, DAC connaît pour l’avoir fréquenté plus que de raison. Le chanteur de country de l’Ohio, en accumulant, très tôt dans son adolescence, les conneries,  en devient client régulier après l’avoir été des centres de correction. Il faut dire que la jeunesse de David Allan Coe est laborieuse et que le gamin qu’il est, présente très tôt des signes forts d’anti-sociabilité. Il n’a pas encore 10 ans que son destin se lie étroitement et fréquemment avec la délinquance ; 10 ans plus tard, le couperet de la peine de mort lui tombe sur le râble pour avoir dézingué son compagnon de cellule, un peu trop entreprenant à son endroit.

Condamné dans un premier temps à être exécuté pour ce crime, DAC voit sa peine commuée en perpet’. Il met à profit le long temps qu’il est supposé passer entre quatre murs, en se consacrant à la guitare et à l’écriture de chansons. Son auditoire ? Les taulards. Le comportement modèle  dont il fait preuve amène ses juges à se prononcer en faveur d’une remise de peine, puis d’une libération anticipée pour bonne conduite.

De ce passage en milieu pénitentiaire, David Allan Coe en ravive les stigmates dans son premier LP de 1970, Penitentiary Blues (en écoute intégrale ici), disque qui révèle des textes à dominante sombre et basés sur ses expériences personnelles. Pus vrai que ça, tu meurs ! Avec ce répertoire échafaudé entre les cloisons ornant son quotidien de détenu, il compte bien séduire Nashville où il se rend dès sa libération. Peine perdue, la Mecque de la country, dans le sillage des étiquettes ayant pignon sur rue, ne veut pas de cette écriture qu’elle juge trop emportée et revancharde. Encore moins de ce redneck débarqué comme un éléphant dans un magasin de porcelaines au royaume des Stetsons.

Seul un label mineur ose le partenariat, permettant à la carrière que l’obstiné Allan Coe a en tête, de prendre forme ; si Penitentiary Blues, comme son nom l’indique, trempe dans le blues, il annonce néanmoins le countryiste talentueux et songwriter reconnu à venir qui va creuser le sillon de sa popularité durant les années 70 et 80.

Le label en question, le local SSS International (Plantation Records) du producteur Shelby Sumpter Singleton, ancien de chez Mercury, lui permet  de faire le grand saut dans le milieu et d’enregistrer son premier LP, celui qui nous réunit : Penitentiary Blues, enregistré à Nashville entre janvier et mi-février 1970 et publié quelques mois plus tard.

Musicalement, et c’est paradoxal pour un artiste star de la country et pour un album enregistré à Nashville, on marche plus sur les plates-bandes de Tony Joe White ou de Bo Diddley, de Leadbelly que sur celles de Johnny Cash. Même si la réussite n’est pas au bout du répertoire ici déroulé, ce disque blues avec des relents de Rock & Roll old-fashioned, n’en présente pas moins une œuvre qui distille, en 11 titres et à peine 30 minutes, une belle dose de plaisir.

L’artiste bénéficie du soutien d’acteurs de haute volée comme David Briggs, Kenneth Buttrey, Charlie McCoy, Teddy Paige. Au final, c’est une belle surprise de découvrir un David Allan Coe là où il est rare, voire unique, de le trouver : sur les terres du blues (RAZOR©).

 

1. Penitentiary Blues.

2. Cell #33.

3. Monkey David Wine.

4. Walkin' Bum.

5. One Way Ticket To Nowhere.

6. Funeral Parlor Blues.

7. Death Row.

8. Oh Warden.

9. Age 21.

10. Little David.

11. Conjer Man.

 

David Allan Coe:chant.

Teddy Paige,Jerry Kennedy,Mac Gayden:guitare.

Teddy Paige,Charlie McCoy,Ed Kollis:harmonica.

William C. Sanders,Billy Linneman,Mac Gayden,Charlie McCoy:basse.

Karl Himmel,Kenneth Buttrey:batterie.

David Briggs:piano.

LP Studio 3 - 1974

 

David allan coe the mysterious rhinestone cowboy 1974

 

DAVID ALLAN COE

THE MYSTERIOUS RHINESTONE COWBOY – 1974  5/5

 

Publié en juin 1970.

Produit par Billy Sherrill,Ron Bledsoe.

Durée:39:08.

Label:Columbia Nashville.

Genre:country alternative,country outlaw.

 

Une musique qui vient du Coeur.

 

Troisième LP du rénégat David Allan Coe, The Mysterious Rhinestone Cowboy (en écoute intégrale ici) est le premier réalisé pour Columbia Records après le démarrage pour SSS International et le premier aussi à basculer dans la country music. Il fait suite au blues Penitentiary Blues (1970) et au conceptuel Requiem For A Harlequin (1973) album exclusivement parlé autour du rock, du blues, dufolk et du gospel, et que le natif d’Akron qualifie avec le recul de premier disque de rap.

Cette troisième apparition discographique de DAC auprès d’un éditeur d’envergure constitue le vrai point de départ de sa carrière dans le genre country. Ce premier rendez-vous vinylique dans une grande maison est capital pour David Allan Coe. Il est conscient de tout ce qu’il y a à tirer de ce partenariat pour la suite de son parcours. C’est peu de dire qu’il soigne cet album qu’il habille d’un songwriting encore plus brillant, d’autant qu’il se sait épié par le milieu pour lequel il a déjà écrit quelques beaux titres.

Publié en 1974, The Mysterious Rhinestone Cowboy affiche une grande cohérence de l’ouvreur A Sad Country Song au traditionnel Old Grey Goose Is Dead final. Qu’il soit de sa propre écriture comme A Sad Country Song, le décapant Atlanta Song, River, Old Man Tell Me ou encore I Still Sing The Old Songs ou repris à d’autres comme Guy Clark (le fabuleux Desperados Waiting For A Train) ou à Mickey Newbury (le brillant The 33rd Of August), le répertoire ici interprété par DAC porte le sceau de l’émotion ; sa country marginale  vient du cœur.

Pas besoin d’en faire des tonnes, celui qui bouffe à la table de la country et de l’outlaw plus particulièrement, sait depuis longtemps l’incontournabilité de ce disque dans une discothèque de killer. Je confirme ; c’est un très grand disque comme son suivant One Upon A Rhyme. Le grand DAC des 70’s, vous savez celui que Nashville a refoulé à la fin des années 60, c’est là qu’il se positionne. Ne cherchez pas, suivez le guide (RAZOR©).

 

1. Sad Country Song.

2. Crazy Mary.

3. River.

4. 33rd of August.

5. Bossier City.

6. Atlanta Song.

7. Old Man Tell Me.

8. Desperados Waiting for a Train.

9. I Still Sing the Old Songs.

10. Old Grey Goose Is Dead.

 

David Allan Coe:chant.

Billy Sanford,Johnny Christopher,Tommy Allsup,John Goldthwaite:guitare.

Bobby Thompson:banjo,guitare rythmique.

Pete Drake,Lloyd Green:steel guitare.

Mike Leech,Henry Strzelecki:basse.

Kenny Malone:batterie.

Hargus "Pig" Robbins,Ron Oates:piano.

Buddy Spicher:violon,mandoline.

Charlie McCoy:harmonica,vibraphone.

LP Studio 4 - 1974

 

David allan coe once upon a rhyme 1975

 

DAVID ALLAN COE

ONCE UPON A RHYME – 1974  5/5

 

Publié en juin 1975.

Produit par Billy Sherrill,Ron Bledsoe.

Length:33:17.

Label:Columbia.

Genre:country,Outlaw country.

 

Redneck plus ultra.

 

Fils de l’Ohio où il est né en 1939, David Allan Coe, auteur-compositeur-interprète et guitariste, est le spécialiste des chansons à boire de la country music. Mais pas que. Homme dont le passé tumultueux l’a mené des maisons de correction aux geôles américaines, sans toucher la prime, cela va de soi, David Allan Coe a eu mille vies.

Mais celle qui nous intéresse au plus haut degré, c’est la vie de ce pionnier du genre outlaw et qui lui vaut aujourd’hui d’être considéré comme une des légendes de la musique country et un de ses « hors la loi » à avoir le plus suscité les vocations des générations à venir. Au départ, rien ne l’indiquait, car DAC en pinçait plus pour le rock & roll et le rhythm & blues.

Touche à tout, magicien, ventriloque, acteur et écrivain (7 livres) notamment, personnage haut en couleurs, même s’il n’a pas vraiment récolté les lauriers auxquels son talent et son originalité lui commandaient d’accéder, David Allan Coe est un mythe au pays d’Obama.

Pourtant ses débuts à Nashville furent plutôt houleux, le mitan du disque n’acceptant pas cet ostrogoth arrogant, imprévisible, antisocial, libéré pour bonne conduite alors qu’une peine à perpet’ lui était promise. Les chansons nées de son séjour au frais, acides, brutales, méchantes et revanchardes n’ont alors convaincu que son auditoire de cellule. Les choses ont bien changé depuis.

Jamais, de toute l’histoire de la country, artiste n’a composé un répertoire aussi violent, raciste, sexiste et homophobes que le sien. Bref David Allan Coe a tout du renégat, du dissident et ne se fait pas que des amis dans le milieu. Nashville la conservatrice lui a tourné le dos, à moins que ce ne soit ce blasphémateur audacieux et inventif qui ne l’ait fait. D’où son engagement dans le mouvement hors-la-loi (outlaw) de la country. Le temps relativisera bien des faits qui lui sont imputés ; ses chansons s’avèreront finalement passionnées, vraies, tendres, colériques et tristes. Mais parfois trop et ça gêne…

Qu’importe, vous voyez le tableau ? Néanmoins, il parvient à attirer les regards sur lui au point de signer chez Plantation Records pour un premier LP appelé…Penitentiary Blues (1970), sombre, révélateur de son talent mais qui augure aussi et surtout de ce qui va suivre.

En 1974, notre redneck s’engage pour Columbia, preuve s’il en est, qu’il suscite de l’intérêt et qu’il n’est pas si mouton noir que ça. Il y connaît son premier succès avec The Mysterious Rhinestone Cowboy (1974) et y reste quand même 13 ans, enregistrant pour Columbia  plus d’une vingtaine d’albums.

Once Upon A Rhyme (en écoute intégrale ici) est publié la même année 74, alors que David Allan Coe commence à être repris par ses pairs et à s’éloigner de la case faits divers. Cette attitude ne trompe pas, les confrères et l’industrie discographique voient désormais ce rebelle d’un autre œil.

Pris sous le seul angle de son travail, il est désormais considéré comme un artiste à part entière. Libéré d’un fardeau que la rumeur à contribué à alimenter, et certainement d’une image qu’il a savamment entretenu, il est aujourd’hui une star dans tous les sens du terme qui se farcit encore, bon an, mal an, quelque 200 dates et qui affiche plus d’un millier de chansons dans sa besace.

J’ai une sympathie toute particulière pour Once Upon A Rhyme, un des grands albums de DAC, dont chaque titre vaut le détour, d’autant plus qu’il bénéficie de la présence dans son dos d’un parterre gratiné de musiciens de studios et de choristes.

Certains plus que d’autres, comme le monumental Would You Lay With Me (In A Field Of Stone), chanson de sa composition avec laquelle la chanteuse country Tanya Tucker a figuré au sommet des charts en 1973, comme You Never Even Called Me By My Name de son ami Steve Goodman, comme le suave Jody Like A Melody, comme Shine It On, Sweet Vibrations, Fraulein, Peace Of Wood And Steel, Another Pretty Country Song, Would You Be My Baby ou Loneliness In Ruby’s Eyes.

Même celui qui ne se trouve pas d’affinités spéciales pour la country ne peut pas ne pas admettre la force de cette écriture. Puisse ce disque vous inviter à entrer dans l’univers énigmatique et poétique de ce compositeur prolifique et mélodiste inspiré, il y a tant de belles étapes à visiter. Plus que l’homme et ses frasques, retenons l’œuvre, une des plus belles des 70’s  (RAZOR©).

 

1. Would You Lay with Me (In a Field of Stone).

2. Jody Like a Melody.

3. Loneliness in Ruby's Eyes.

4. Would You Be My Lady.

5. Sweet Vibrations (Some Folks Call It Love).

6. Another Pretty Country Song.

7. Piece of Wood and Steel.

8. Fraulein.

9. Shine It On.

10. You Never Even Called Me By My Name.

 

David Allan Coe:chant,guitare.

The Nashville Edition,The Jordanaires:choeurs.

Billy Sanford,John Christopher,Tommy Allsup,Reggie Young:guitare.

Pete Drake:steel guitare,dobro.

Mike Leech,Henry Strzelecki,Ted Reynolds:basse.

Kenny Malone,Ralph Gallant,Buster Phillips:batterie.

Hargus "Pig" Robbins,Ron Oates:piano.

Buddy Spicher:violon,mandoline.

Charlie McCoy:harmonica.

The Nashville String Machine:cordes.

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