Guy Clark.

BIOGRAPHIE.

 

GUY CLARK/Monahans (Texas)

 

Guy clark 1

 

Né le 6 novembre 1941 à Monahans (Texas).

Actif de la fin des 60’s à aujourd’hui. 

Labels:RCA,Warner,Sugar Hill,Elektra,Dualtone.

Genre:country,texas country,outlaw country,bluegrass,folk.

Site officiel:guyclark.com

Un sculpteur lyrique.

Influencé par la musique espagnole et par celle du terroir texan dont il est originaire, la country, Guy appartient à ce que l’on pourrait qualifier de race des artisans. Dans le sens premier du terme, à savoir qu’il assure lui-même beaucoup de stades menant à la conception d’un album. Auteur-compositeur, il façonne ses propres chansons, paroles et musiques.

Producteur, il finance lui-même ses enregistrements ou ceux des autres. Musicien et guitariste, ce luthier reconnu fabrique ses guitares sur lesquelles il s’exprime parfois. Pour finir, dans une grande précision et avec le souci de la qualité et du détail, il met son art au service du public. Art, artisan, artiste, avec Guy Clark, on est dans le même registre.

Professionnel très apprécié de ses pairs, ce maître songwriter est régulièrement évoqué par la frange de Nashville pour la qualité de son catalogue, plus que pour sa quantité. Songez qu’en trois décennies, les premières de sa carrière, le texan n’a publié que 11 LP studio. C’est peu, mais là n’est pas l’essentiel.

Le rendez-vous du gratin de la country alternative.

En fouillant le répertoire de Guy Clark, il s’avère que la collection de chansons qu’il a jusqu’ici confectionnée, c’est trop d’la balle. Son Old N°1 m’a mis la tête à l’envers en 1975, au point de ne plus lâcher cet artiste exceptionnel ; son dernier album de 2013, sa quatorzième levée discographique, My Favorite Picture Of You, influencé par le récent décès de son épouse Susanna, m’a mis le cœur en vrac.

Guy Clark rencontre Susanna à la fin des années 60. Son épouse est sa muse, celle qui contribue à donner du caractère et de l’originalité à ses chansons. Elle-même est auteur de grand talent ; tous deux ont signé un songwriting  pertinent et qui a repoussé les limites de la country.

Alors quand le couple, venu tout droit du Texas, atterrit à Nashville en 1971, leur maison devient rapidement un lieu de rendez-vous des plus grands auteurs-compositeurs du moment et de la scène country. Townes Van Zandt, Larry John Wilson, Mickey Newbury et les jeunes Steve Earle et Rodney Crowell deviennent des familiers de l’endroit : tout le gratin de la country alternative ou outlaw, dont Clark est autant un éminent pionnier qu’un artiste influent auprès des jeunes générations de songwriters.

Guy clark susanna

Le songwriter plus populaire que l’interprète.

Le mélodiste texan a un style distinctif articulé autour d’une écriture aiguisée. Ainsi, des chansons nées sous sa plume sont venues alimenter la besace des Johnny Cash, Jerry Jeff Walker, David Alan Coe, Lyle Lovett, Steve Wariner, Jimmy Buffett, Rickey Scaggs, George Strait, Rodney Crowell ou John Denver. Il n’est pas plus populaire que Guy Clark sur l’échiquier nashvillien et sur celui de la country. Le compositeur l’est toutefois plus que l’interprète, même si son noyau de fidèles auditeurs, de plus en plus conséquent, se le réserve jalousement.   

Avant d’en découdre avec la country et de rencontrer celle qui sera son épouse pendant 40 ans, Guy Clark travaille pour la TV, puis passe par le circuit folk de Houston, tente sa chance sur la scène musicale californienne qui lui inspire son titre majeur L.A. Freeway popularisé par Jerry Jeff Walker, se ravise et revient à ses premières amours texanes (1971), où il contribue à l’avènement d’une flopée de nouveaux talents.

Sublime Old N°1.

Outre L.A. Freeway, une des plus belles chansons américaines, des titres comme Desperados Waiting For A Train (Tom Rush), Texas 1947 (Johnny Cash) viennent auréoler son répertoire et confortent un peu plus son auteur comme le parrain des compositeurs de Nashville. Dès lors, il ne surprendra personne que le maître en matière de songwriting qu’est Dylan ait Clark dans ses bons papiers. Townes Van Zandt, Bob Dylan, Guy Clark, même combat. On tient là l’élite de l’écriture de l’époque.

Guy Clark décroche un contrat d’enregistrement chez RCA qui l’amène à publier en 1975 son premier LP, Old N°1. Cet exceptionnel album intègre les trois chansons évoquées ci-dessus. Malgré des critiques très élogieuses, Old N° 1 ne perce pas, ouvrant la porte à ceux qui pensent que Clark n’est jamais meilleur que quand il est repris. Injustifié, d’autant que la voix de Clark est belle, s’apparentant à du Willie Nelson et se prête à merveille à ses compositions acoustiques, le chant est juste et distille de l’émotion.

Guy clarke justine townes earle

« Guy Clark est comme Ernest Hemingway par bien des côtés. Il m’a appris à être un homme.

 

Il m’a appris beauté de la simplicité et de ne pas avoir peur de dire que quelque chose est beau, de dire je t’aime, de dire votre amour à quelqu’un. »

 

(Justin Townes Earle)

La belle période RCA.

Texas Cookin’ (1976) confirme tout le potentiel de cet artiste ; la presse aime toujours autant, le panel de fans s’élargit, mais le disque reste encore cantonné à une minorité de puristes. Virginia’s Reel, The Last Gunfighter Ballad marquent une nouvelle fois les esprits. Si Clark peine à convaincre le grand public, il séduit le noyau de connaisseurs parmi lesquels ses proches de la profession qui persistent à piocher dans son répertoire et qui se resserrent autour de lui au moindre de ses projets. C’est le cas sur Texas Cookin’ qui réunit tout ce que la country compte de fidèles à l’artiste : Rodney Crowell, Emmylou Harris, Jerry Jeff Walker, Waylon Jennings, Hoyt Axton, Steve Earle, Nicolette Larson, Tracy Nelson...

Les deux albums de la période RCA constituent le haut du panier de sa discographie des 70’s. Le troisième disque de cette décennie, réalisé pour le compte de Warner Bros, s’il est légèrement en dessous, n’en reste pas moins de très haut niveau. Eponyme sorti en 1978, il marque un virage dans l’orientation musicale de Clark qui, ici, se veut plus expérimental que d’ordinaire et moins impliqué dans le songwriting. La moitié des titres de l’album de référence est constituée de reprises, parmi lesquelles du Rodney Crowell, du Jimmie Rodgers ou du Townes Van Zandt, inspiration et ami de Clark. Le seul véritable problème de ce disque tient dans le fait qu’il fait suite à deux disques exceptionnels.

Guy clark 5

Reconnaissance tardive.

Bien qu’acclamé par la critique, aucun de ses disques ne s’est jamais véritablement bien vendu.

Clark n’a pas et n'a jamais eu la fibre commerciale, aussi traverse-t-il les années 80 et 90 dans une grande discrétion, malgré de très bonnes choses à son actif : Better Days (83), Boats To Build (92), Dublin Blues (95), Cold Dog Soup (99). La reconnaissance est tardive mais amplement méritée.

En 2004, il est intronisé au Songwriters Hall Of Fame de Nashville tandis que, deux ans plus tard, Workbench Songs (2006) lui vaut une nomination aux Grammy Awards dans la catégorie Meilleur album Folk contemporain. En 2014, il touche enfin la récompense suprême puisque le même organisme lui décerne le Grammy pour son disque My Favorite Picture Of You

Publié chez Dualtone Records, le label indépendant de Nashville, zone de test impitoyable pour le genre précité, My Favorite Picture Of You fait coexister l’amour et le chagrin, des thèmes qui se nourrissent l’un l’autre, fait cohabiter désir et frustration. Cet artisan lyrique maîtrise parfaitement et avec une infinie précision, ces sujets depuis plus de quatre décennies qu’il les pratique, sauf que cette fois, c’est vers sa Susanna, décédée le 27 juin 2012, qu’il oriente ponctuellement son écriture et l’idée de ce disque.

L’hommage sincère à la femme qu’il rencontre dans les années 70, son ange, est un des plus beaux, des plus simples et des plus tendres témoignages d’amour. La classe, point barre (RAZOR©).

DISCOGRAPHIE 70'S.

LP Studio 1 - 1975

 

Guy clark old n 1 1975

 

GUY CLARK

OLD N°1 – 1975  5/5

 

Publié en 1975.

Produit par Neil Wilburn.

Durée:36:13.

Label:RCA.

Genre:country, country outlaw.

 

Attention! Un Clark peut en cacher un autre.

 

L’écriture peut atteindre parfois des sommets. L’œuvre de Guy Clark en est une parfaire illustration, mais encore aura-t-il fallu du temps pour que cette certitude soit enfin admise et reconnue. Aujourd’hui quand on évoque cet artiste, ce sont les termes d’icône, de maître ou de légende qui sont les plus souvent avancés.

Auteur figurant dans les bons papiers de Bob Dylan et ayant collaboré avec quasiment tout ce que la planète compte de musiciens, ce troubadour texan, par ailleurs luthier abouti pour son seul plaisir, peut faire valoir aujourd’hui une collection impressionnante de succulentes petites gâteries.

Guy Clark utilise l’excellente vague folk des 60’s pour se lancer dans le métier, pour enchaîner alors de majestueuses et poignantes mélodies. Au fil des années, son songwriting perspicace et sans concession, aux mots parfaitement pointés et triés sur le volet, autobiographique, élargit une cible de fans de plus en plus conséquente qui font de lui un véritable symbole populaire.

Guy Clark est aujourd’hui un trésor national vénéré par les siens. Ses prestations actuelles le démontrent encore quotidiennement. La reconnaissance de la profession, Guy Clark la doit dans un premier temps à ses implications en qualité de fournisseur de chansons dans les projets du countryiste en vogue, Jerry Jeff Walker, puis à la reprise à leur compte de certains de ses titres par Johnny Cash ou Rita Coolidge, autres grandes figures du genre. De tels partenariats sont révélateurs du talent qu’on prête à cet auteur-compositeur ami de Townes Van Zandt, une des ses influences et autre exemple du country-folk hors–la-loi (Outlaw) qui les unit.

Au début des années 70, Guy Clark répond aux sirènes de RCA Records pour laquelle il signe deux LP. Il faudra cependant attendre 1975 pour que paraisse le premier, Old N°1 (en écoute intégrale ici), Texas Cookin’ étant publié un an plus tard.

La période RCA est celle qui prime sur toutes les autres et Old N°1 porte bien son nom de leader ; comme je vous le disais en introduction, l’écriture y est magistrale et très bien construite. Inutile d’y chercher des casseroles ou d’y voir des failles. Pour moi, c’est l’album parfait.

L.A Freeway, écrit pour Jerry Jeff Walker, Desperados Waiting For The Train, Instant Coffee Blues, Let Him Roll, Rita Ballou, Texas 1947, Like A Coat From The Cold, influées par ses racines texanes,  tirent cet album vers le haut. Que de belles émotions en perspective…

La voix de Clark, voisine de celle d’un Willie Nelson, se prête magnifiquement à ces interprétations essentiellement acoustiques ; les arrangements sont nickel-chrome et sobres sur ce disque réunissant du beau linge dans le studio, dont le jeune Steve Earle qui montre le bout de son nez.

Je ne vais pas tourner autour du pot : Old N°1 réalise un sans fautes sur toute la ligne. C’est un de mes disques préférés. Mon amour pour ce disque et cet artiste est viscéral (RAZOR©).

 

1. Rita Ballou.

2. L.A. Freeway.

3. She Ain't Goin' Nowhere.

4. A Nickel for the Fiddler.

5. That Old Time Feeling.

6. Texas – 1947.

7. Desperados Waiting for the Train.

8. Like a Coat from the Cold.

9. Instant Coffee Blues.

10. Let Him Roll.

 

Guy Clark:chant,guitare.

Mike Leach:basse.

Jerry Kroon,Larrie Londin,Jerry Carrigan:batterie.

Chip Young,Pat Carter,Steve Gibson,Dick Feller,Jim Colvard,Reggie Young:guitare.

Hal Rugg,Jack Hicks:dobro.

Hal Rugg:pedal steel guitare.

David Briggs:piano,choeurs.

Chuck Cochran,Shane Keister,Lea Jane Berinati:piano.

Johnny Gimble:violon.

Mickey Raphael:harmonica.

Lea Jane Berinati,Rodney Crowell,Emmylou Harris,Pat Carter:choeurs.

Gary B. White,Florence Warner,Steve Earle,Sammi Smith:choeurs.

DISCOGRAPHIE ERE MODERNE.

LP Studio 14 - 2013

 

Guy clark my favorite picture of you 2013

 

GUY CLARK

MY FAVORITE PICTURE OF YOU – 2013  5/5

 

Publié le 23 juillet 2013.

Produit par Chris Latham,Shawn Camp,Guy Clark.

Durée:43:33.

Label:Dualtone.

Genre:country, pop-rock.

 

Un sculpteur lyrique.

 

En 1975, Guy Clark m’a mis la tête à l’envers avec son Old N° 1 comme il a influencé  les Steve earle, Rodney Crowell ou autres Emmylou Harris, des clients de la première heure. Depuis, le texan a fait une belle carrière dans la prolongation de son premier LP et affiche, à ce jour,  une brillante discographie dont les éléments dominants du siècle dernier sont Texas Cookin’ (76), l’éponyme Guy Clark (1978), Better Days (83), Boats To Build (92), Dublin Blues (95), Cold Dog Soup (99).

Plus près de nous, le nouveau millénaire discographique de celui qui est un des plus grands auteurs de chansons américains retient plus particulièrement ses travaux de 2002 (The Dark), le magnifique Workbench Songs (2006), témoin d’une vie difficile, le non moins excellent Somedays The Song Writes You (2009). Depuis, plus rien. Quatre ans sans avoir de nouvel album à se mettre sous la dent. Grosse frustration quand on sait le plaisir que procure l’écoute de son oeuvre.

On a bien fait d’attendre car cette éminence grise de la catégorie country-folk-Americana que Dylan tient en très haute estime, nous revient en juillet 2013 avec un nouveau disque, My Favorite Picture Of You (en écoute intégrale ici). Une fois encore, son songwriting, véritable sculpture des mots et des notes, fait mouche. Sa légendaire et extraordinaire aptitude à faire ressentir l’émotion dans son écriture est intacte.

Publié chez Dualtone Records, le label indépendant de Nashville, zone de test impitoyable pour le genre précité, My Favorite Picture Of You fait coexister l’amour et le chagrin, des thèmes qui se nourrissent l’un l’autre, fait cohabiter désir et frustration. Cet artisan lyrique maîtrise parfaitement et avec une infinie précision, ces sujets depuis plus de quatre décennies qu’il les pratique, sauf que cette fois, c’est vers sa Susanna, décédée le 27 juin 2012, qu’il oriente ponctuellement son écriture et l’idée de ce disque.

C’est ailleurs un polaroïd de sa défunte biloute (visiblement pas contente ; elle vient de claquer la porte du domicile conjugal) que Guy Clark, légèrement flouté, exhibe en premier plan de sa pochette et c’est pour elle aussi qu’il signe cette magistrale chanson qui donne son nom au nouvel album.

L’ensemble des dix titres est remarquable. La presse ne s’y est pas trompée qui l’a unanimement acclamé. Onze titres, onze pièces inspirées, à cœur ouvert,  distinctives, détaillées au scalpel et émotionnelles, sur un tempo tranquilou et qui confinent au sublime ; pas un seul couac n’en émerge.

L’hommage sincère à la femme qu’il rencontre dans les années 70, son ange, est le plus beau, le plus simple et le plus tendre des témoignages d’amour. De l’amour durable, de celui qui fait souffrir. Un thème récurrent pour Clark qui, pour l’occasion, passe en revue tous les éléments d’un vieux cliché qui dit tout (c’est la photo qu’elle préférait) et dissèque les faits qui y sont rattachés : l’histoire raconte une scène des années 70 qui voit Susanna prendre en flagrant délit de énième biture, son mec et son meilleur pote Towne Van Zandt. Lassée et remontée comme un coucou, elle est alors à deux doigts de l’envoyer balader pour toujours. 40 ans après, elle est toujours à ses côtés, jusqu’à ce 27 juin 2012 où elle rend son dernier souffle. Sûr que la talentueuse songwriteuse de country concernée, sa chtiotte, aurait apprécié cette pensée simple, chargée d’émotions, auto-dérisoire et la force des sentiments qu’il dévoile.

Outre ce délicieux moment, l’album retient principalement l’émouvant Heroes, qui traite du traumatisme d’un ancien combattant revenu d’Irak, mais aussi la douceur de Commeal Waltz qui introduit l’album (Waltzing Fool de Lyle Lovett est l’autre valse ici présente), le chagrin d’amour de Hell Bent On A Heartache, un El Coyote terrifiant à propos des les immigrants clandestins mexicains livrés à leur propre sort une fois au Texas, et sur lequel n’aurait pas craché les Guthrie.

Derrière ce début lourd en émotions, Clark enchaîne les perles comme Rain In Durango, le bluegrass Good Advice, The High Price Of Inspiration, I’ll Show Me coréalisé avec l’ami Rodney Crowell, The Death Of Sis Draper, un vestige du répertoire populaire (Shady Grove) qu’il a réécrit dans une approche plus moderne et dans une version fictive, à dormir debout, histoire de maintenir l’intérêt de l’auditeur jusqu’à son terme.

Ambiance valse, folk fougueux, blues, des touches de violoncelle (Bryn Davies), de banjo, une voix plus vulnérable, qui semble plus fatiguée si l’on s’en réfère au souffle court que l’on perçoit parfois, douloureuse, tendre et digne, taillée sur mesure pour ce style de chansons personnelles, de la sincérité à revendre, de belles harmonies vocales en soutien (Morgane Hayes-Stapleton) … c’est l’histoire d’un éternel artisan des mots qui a vécu pleins de trucs pas toujours bien et ça s’appelle My Favorite Picture Of You.

A l’heure où on bataille pour partir à la retraite à 62 ans chez nous, le troubadour texan n’a même pas ce mot à la bouche à 72 balais. A méditer. Pour le reste, on sera forcément de ce disque monumental, précieux, soigneux, attendrissant, âpre, affectueux et extrêmement pilo-érectile (RAZOR).

 

1. Cornmeal Waltz.

2. My Favorite Picture of You.

3. Hell Bent on a Heartache.

4. El Coyote.

5. Heroes.

6. Rain in Durango.

7. Good Advice.

8. The Death of Sis Draper.

9. Waltzing Fool.

10. The High Price of Inspiration.

11. I'll Show Me.

 

Shawn Camp:banjo,violon,mandoline,violoncello,guitare,harmonies vocales.

Guy Clark:guitare acoustique,chant.    

Bryn Davies:basse,cello,harmonies vocales.

Chris Latham:guitare acoustique,violon,harmonies vocales.

Noel McKay:guitare cordes Nylon.

Gordie Sampson:guitare acoustique.  

Morgane Hayes-Stapleton:harmonies vocales.

Verlon Thompson:guitare acoustique,harmonies vocales.     

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