Joe Ely

BIOGRAPHIE.

 

JOE ELY/Lübbock (Texas)

 

Joe ely 1

 

Né le 9 février 1947 à Amarillo (Texas).

Auteur-compositeur-interprète.

Actif de 1970 à aujourd'hui.

Label:MCA,Hightone.

Genre:Americana,Texas Country,country-rock,country progressive,outlaw country,alt-country,heartland rock,tex mex.

Site officiel:JoeEly.com

 

Son crédo:faire de la musique.

Auteur-compositeur né à Lubbock, scène qui s’est rebellée contre Nashville, Joe Ely est par ailleurs guitariste de country, de honky tonk, de tex-mex et de rock. Issu d’une famille de cheminots, il s’installe avec les siens au Texas alors qu’il n’a que 12 ans. Influencé par le bad boy du rock, celui que l’on surnomme le Killer, Jerry Lee Lewis, Earle R. Ely, dit Joe Ely, n’a qu’une idée en tête : faire de la musique. Violon, puis guitare, sont ses premiers instruments. Il abandonne très rapidement l’école pour commencer à vivre de sa passion d’une manière professionnelle. Les Twilights lui permettent de franchir le pas et de se débrouiller financièrement.

Le démon de la route.

De 1963 à 1970, poussé par le démon de la route, cet éternel agité, toujours en mouvement, ne tenant pas en place une minute choisit une vie itinérante qui le mène du Texas à New York, de New York en Europe où il bosse un temps pour une troupe de théâtre. Dans une sorte de journal intime, il consigne tout, livre ses expériences, raconte sa vie de routard. Certaines de ses chansons culte prennent naissance dans ces pages noircies quotidiennement. Il revient à Lubbock en 1971 où il intègre, dès l’année suivante, les Flatlanders, formation visionnaire de country-folk qu’il fonde avec ses complices Jimmie Dale Gilmore et Butch Hancock, une incarnation qui tente de botter le cul à la country. Signé par le label Plantation Records, cette expérience inspirée de Hank Williams et de Dylan durera de 1972 à 1973, avant que chacun d’entre eux n’épouse une carrière solo.

Joe ely 6

« Ce n’est pas dans la nature d’un itinérant de regarder dans les rétroviseurs »

(Joe Ely)

 

Repéré par MCA.

Ely alors reprend sa route jusqu’en 1974, date à laquelle il fait son retour sur ses terres texanes et monte le Joe Ely Band pour arpenter le circuit régional. En 1975, ce biais l’amène à intéresser le label MCA auprès duquel Jerry Jeff Walker fait le forcing pour que Joe Ely intègre l’éditeur originaire de Chicago. Ce qui est fait à l’automne de 75 et qui permet à Ely d’enchaîner très rapidement avec un sublime premier LP, l’éponyme Joe Ely (1977) composé pour moitié d’originaux du texan et de morceaux de ses potes des Flatlanders. Le single All My Love issu de ce disque cartonne. Ely est lancé.

La consécration en 78.

Un an plus tard, c’est la consécration pour lui. Le 13 février 1978 sort son deuxième opus, Honky Tonk Masquerade. Une deuxième merveille de rang que la critique accueille comme il se doit : avec les honneurs. L’œuvre compte parmi les meilleures de l’année 70, même si les ventes n’ont pas été à la hauteur de la qualité du travail. C’est aujourd’hui un classique de la musique country. Joe Ely gagne ses galons de parrain de la country alternative. En 1979 paraît son troisième jet des 70’s, Down On The Drag, encore une fois d’un excellent niveau. Ely est définitivement rentré dans la cour des grands ce qui lui vaut d’ouvrir pour The Clash, avec lequel Ely se lie de sympathie. Avec près d’une trentaine d’albums dans son escarcelle, Joe Ely continue à tracer sa route en 2014 (RAZOR©)

DISCOGRAPHIE THE FLATLANDERS 70'S.

LP Studio 2 - 1990

 

Joe ely the flatanders more a legend

 

THE FLATLANDERS

MORE A LEGEND THAN A BAND – 1972 (1990)  5/5

 

Publié en 1990.

Produit par Royce Clark,Colin Escott.

Durée:34:46.

Label:Rounder Records.

Genre:country,country alternative,country-rock,country outlaw,country progressive.

 

Stellaire !

 

Hub City, alias Lubbock la texane, est la terre natale de Buddy Holly, il y est né en 1936, mais Lubbock est également l’endroit où tout a démarré, fin 60, début 70, pour les Flatlanders, autre belle curiosité locale constituée autour d’un noyau prestigieux : Joe Ely, Jimmie Dale Gilmore (il joue le rôle de Smokey dans The Big Lebowski) et Butch Hancock.

Tous les trois sont des auteurs-compositeurs-musiciens flamboyants et  ont pour point commun le folk, la country et le honky tonk. Ceux qui suivent le rock et les années 70 auront tôt fait de dresser l’oreille à l’évocation de ces noms à l’aura ayant largement dépassé les frontières internationales.

On évoque, en effet, du lourd de l’écriture quand on ressort du chapeau ce trio prolifique qui a plus œuvré chacun dans son coin pour les besoins de leur carrière respective que collectivement via les Flatlanders, affaire trop éphémère et occasionnelle pour qu’il en soit ainsi, car aussitôt créée (1970), aussitôt disparue (1972).

Quoi qu’il en soit, ce groupe, plus innocente réunion de potes hippies itinérants à l’esprit bohème et alors en quête spirituelle, que vraie formation avec plan de carrière tout tracé, est inscrit au patrimoine du Texas dont il a l’indéniable saveur et du rock, qui n’a jamais craché sur ce type de défricheurs du genre.

Le temps que dure ce rapprochement scellé sur l’amitié essentiellement, leur permet de signer quelques belles pièces et en cela, je vous recommande, et cet album, More A Legend Than A Band de 1990 (réédition des 8 pistes d’origine de 1972 agrémentées d’inédits), et le plus récent Odessa Tapes, qui compile des démos que leurs auteurs n’ont pas pris la peine d’écouter à leur époque, de ce fait irrémédiablement oubliées au fond d’un tiroir. Fort heureusement, elles ont été libérées quatre décennies plus tard (2012).

Ces deux offres couvrent largement la carrière de cette troupe un peu désinvolte mais ô combien charmante et crédible pour qui n’a pas la country music en sainte horreur.

Revenons à l’album qui nous préoccupe More A Legend Than A Band dont j’ai fait, à raison, un fidèle compagnon de chevet depuis quelques jours et que le temps ainsi que le parcours individuel ultérieur et croustillant de ses auteurs a rendu plus intéressant encore. Ces trois amis « à la vie, à la mort », aussi distincts que complémentaires ici, sont reconnus aujourd’hui comme étant des sommités artistiques ayant pignon sur boulevard.

L’alchimie entre les membres y est palpable. Le chant de ténor dominant de Jimmie Dale Gilmore est contrebalancé, dans un bel équilibre, par les harmonies enthousiasmantes de Joe Ely et de Butch Hancock. Une belle unité règne à ce niveau qui rend l’écoute de ce répertoire de country alternative plus qu’agréablement réceptive.

Doté de belles surprises comme cette scie musicale qui distille inlassablement sa touche psyché, comme ce violon qui tire sa flemme à n’en plus pouvoir, comme ce dobro qui travaille comme un damné (Stars in My Life), More A Legend Than A Band enfile avec succès les perles les unes après les autres (Dallas, One Day At A Time, Down In My Hometown, Bhagavan Decreed, la reprise de Jole Blon l’hymne national cajun, Keeper Of The Mountain, You’ve Never Seen Me Cry, Stars In My Life, One Road More, Tonight I’m Gonna Go Downtown …) au point de pouvoir faire la nique à des références countryistes comme le Sweetheart des Byrds, un trésor du genre.

Imaginez à quel niveau se situe la comparaison. 13 titres, 13 moments d’intense plaisir et d’émotions profondes. A deux exceptions près, le trio, tellement unique et si original, a bossé collectivement pour concevoir et peaufiner ce lot de petites merveilles stellaires au son particulier.

Rarement j’ai autant adhéré d’aussi près à cette musique. C’est un des meilleurs disques de country alternative qu’il m’ait été donné de fréquenter. Merci les Flatlanders. More A Legend Than A Band porte bien son nom et il est classé incontournable. Passe le message à ton voisin (RAZOR©).

 

1. Dallas.

2. Tonight I’m Gonna Go Downtown.

3. You’re Never Seen Me Cry.

4. She Had Everything.

5. Rose From The Mountain.

6. One Day At A Time.

7. Jole Blon.

8. Down In My Hometown.

9. Bhagavan Decreed.

10. The Heart You Left Behind.

11. Keeper Of The Mountain.

12. Stars In My Life.

13. One Road More.

 

Jimmie Dale Gilmore:guitare,chant.

Butch Hancock:chant,guitare,harmonica.

Joe Ely:guitare,chant,dobro,harmonica,claviers.

Tony Pearson:mandoline,chant.

LP 7 - 40ème Anniversaire - 2012

 

Joe ely the flatanders odessa tapes

 

THE FLATLANDERS

THE ODESSA TAPES – 2012  5/5

 

Publié en 2012.

Produit par Peter Jesperson

Durée:37:54.

Label:New West Records.

Genre:country-rock,country progressive,country outlaw.

 

Les Flatlanders : une Institution.

 

L’histoire des Flatlanders s’apparente à une indéfectible relation d’amitié entre ses membres, commencée en 1971 et à Lubbock, dans les hautes plaines de l’ouest du Texas. En 43 ans au service du country rock, Joe Ely, Butch Hancock et Jimmie Dale Gilmore, qui constituent la base même des Flatlanders, n’ont pas dû faire beaucoup de thunes, ni faire l’objet d’une grande attention, mais qu’est-ce qu’ils ont dû vivre de belles choses.

Après une incarnation plutôt brève, en 1972 et 1973, les Flatlanders jettent l’éponge collectivement, préférant se recentrer sur leurs parcours personnels respectifs. Occasionnellement, ils se retrouvent avec beaucoup de plaisir, se reformant selon les opportunités et les nécessités. Comme ces pionniers de l’Americana adorent se retrouver et bosser ensemble, il n’est pas surprenant de les voir concrétiser un album fracassant en 2009 (Hills And valleys), fréquenter les plateaux TV et arpenter les scènes depuis, mais ça plus rarement.

A l’occasion de leur quarantième anniversaire, en 2012, New West Records publie les Odessa Tapes (en écoute intégrale ici), un lot de 14 chansons enregistrées à l’initiative d’une radio locale, en janvier 1972 dans le studio de Tommy Allsup (Sun Records/Odessa), et, hélas, complètement oubliées pendant 40 ans dans un placard chez Sylvester Rice, lequel a contribué au projet. Autant dire qu’un véritable trésor de country alternative est exhumé. Un DVD accompagne  la musique qui a pour fil conducteur une interview avec le noyau des Flatlanders. Autour s’invitent quelques intermèdes acoustiques et des images d’archives.

Il apparaît que les bandes resurgies et restaurées tant bien que mal pour l’occasion sont en fait leurs premiers enregistrements connus (janvier 72) et qu’ils précèdent de quelques mois les sessions de Nashville (mars 72). Malgré quelques petites pétouilles techniques, ce qui se comprend au vu de l’âge des rubans magnétiques, le rendu est excellent et passionné, mis en valeur par des musiciens au sommet de leur art.

Selon Joe Ely, aucun d’entre eux n’a le souvenir de ces bandes et n’ose se prononcer sur leur qualité. A leur écoute, ils tombent sur le cul, c’est pourquoi il est décidé de les transférer de leur support d’origine vers un format plus moderne. Les Odessa Tapes voient le jour.

Autour du noyau fondateur Ely/Gilmore/Hancock, le groupe intègre Tony Pearson à la mandoline, Steve Wesson à la scie musicale et Sylvester Rice à la contrebasse.

La prestation est mémorable autour du chant fort, plein de vie et  de confiance de Gilmore, de belles harmonies (Hancock et Ely) et d’instruments essentiellement acoustiques. Décontractée, experte, sobre, intime, sans but particulier, il en découle un plaisir partagé de jouer ensemble et une interaction unique dans laquelle chaque membre investit tous ses acquis et donne le meilleur de lui-même pour optimiser laperformance. Gilmore est plus country que Hancock, plus folk tandis qu’Ely s’appuie sur une base plus rock & roll. La fusion de ces trois personnalités musicales aboutit à cette merveille de collection qui prêche la joie et l’amitié.

Dans un tel contexte, on ne cherchera pas à donner la faveur à un titre plus qu’à l’autre, le cheminement de ce disque revenu de nulle part s’accompagne d’une grande émotion à chacun de ses 14 étages. La musique américaine en sort encore une fois grandie et moi rincé par tant de beauté d’un coup. Profitons de la chance qui nous est offerte de pouvoir être de la partie, quatre décennies après. Les Flatlanders sont une Institution, goûtons ce privilège comme il se doit (RAZOR©).

 

1. I Know You.  

2. Number Sixteen.    

3. Shadows Of The Moon.   

4. Dallas.  

5. Down In My Hometown.  

6. Stars In My Life.    

7. I Think Too Much Of You.        

8. Bhagavan Decreed.        

9. Tonight I Think I'm Gonna Go Downtown.  

10. You've Never Seen Me Cry.   

11. One Road More.   

12. Story Of You.       

13. Rose From The Mountain.      

14. The Heart You Left Behind.    

 

Sylvester Rice:double basse.

Butch Hancock:harmonies vocales,guitare,harmonica.

Tony Pearson:harmonies vocales,mandolin,basse.

Steve Wesson:scie musicale,autoharp.

Joe Ely:harmonies vocales,guitare,pedal steel guitare.

Jimmie Dale Gilmore:chant,guitare.

DISCOGRAPHIE SOLO 70'S.


LP Studio 1 - 1977

 

Joe ely album 1977

 

JOE ELY

JOE ELY – 1977  5/5

 

Publié en 1977.

Produit par Chip Young.

Durée:32:10.

Labe:MCA.

Genre:Texas country,country progressive,country-rock, outlaw country.

 

Elyxir !

 

On connait plus de Joe Ely son Honky Tonk Masquerade (1978), un classique de la country, que cet album éponyme qui le précède d’un an et par lequel le texan d’Amarillo démarre son parcours solo. Je dis bien solo car en 1977 quand il publie cet album ouvrant son catalogue perso, il a déjà déroulé du câble, le bougre.

Formé à l’école de Lubbock, popularisée par Buddy Holly, Joe Ely est un pur produit de cette scène légendaire pour avoir été pionnière dans l’évolution de la country vers le rock. Il en est un des piliers avec les Flatlanders, formation visionnaire de country-folk fondée avec ses complices Jimmie Dale Gilmore et Butch Hancock. Cette incarnation hors-la-loi botte le cul à une country à tendance un peu trop conservatrice, celle de Nashville.

Ely et sa troupe a ouvert un nouveau monde dans lequel il s’engouffre dès sa première incursion en individuel. L’éponyme Joe Ely (en écoute ici) est composé pour moitié d’originaux du texan et de morceaux de ses potes des Flatlanders. Le single All My Love issu de ce disque cartonne. Ely se place dans la grande tradition du songwriting texan.

Grand auteur compositeur, grand conteur à l’oral comme dans ses chansons, Joe Ely a ici le bonheur d’être soutenu par toute l’élite de la place de Lubbock. Difficile de ne pas succomber à ce mélange de technique, de cohésion instrumentale et d’écriture gratinée mais amère  que les radios d’alors ont pourtant, à la grande surprise générale, injustement boudé.

On ne peut pas en dire autant de tous puisque ce disque a connu un beau succès à sa sortie. Il vaut à son auteur de bien figurer dans les charts britanniques et, à l’occasion d’une tournée londonienne en 1978, de croiser la route des Clash au club The Venue, ardents et improbables supporters de Joe Ely qui connaissaient tout des paroles de Joe Ely, pourtant issu d’un monde aux antipodes des anglais. La bande à Strummer avait bien senti l’affaire, Ely est tellement énorme. La preuve ici avant Honky Tonk Masquerade (RAZOR©).

 

1. I Had My Hopes Up High.

2. Mardi Gras Waltz.

3. She Never Spoke Spanish To Me.

4. Gambler's Bride.

5. Suckin' A Big Bottle Of Gin.

6. Tennessee's Not The State I'm In.

7. If You Were A Bluebird.

8. Treat Me Like A Saturday Night.

9. All My Love.

10. Johnny Blues.

 

Gregg Wright:basse.

Steve Keeton:batterie.

Bobby Emmons:orgue,piano,clavinet.

Joe Ely,Rick Hulett,Jesse Taylor,Chip Young:guitares électriques.

Ray Edenton, Joe Ely, Rick Hulett, Lloyd Maines, Chip Young:guitares acoustiques.

Jesse Taylor:guitare 12 cordes.

Ray Edenton:F-Hole guitare.

Lloyd Maines:steel guitare.

Rick Hulett,Jesse Taylor:dobros.

Joe Ely:slide dobro sur 8,harmonica.

Farrell Morris:percussion.

The Muscle Shoals Group:cuivres.

Harrison Callaway:trompette.

Harvey Thompson:saxophone tenor.

Ron Eades:saxophone baryton.

Charles Rose:trombone.

Joe Ely,Rick Hulett:harmonies vocales.

LP Studio 2 - 1978

 

Joe ely honky

 

JOE ELY

HONKY TONK MASQUERADE – 1978  5/5

 

Publié en 1978.

Produit par Chip Young.

Durée:33:57.

Label :MCA.

 

Le meilleur d’Ely est là.

 

Son premier LP éponyme (1977) est costaud et m’a séduit. Honky Tonk Masquerade, sorti en 1978, le supplante haut la main. Pour en apprécier la substantifique moelle, encore faut-il ne pas avoir la country et les styles s’y apparentant en sainte horreur, sans quoi c’est râpé.

C’est en effet le genre de prédilection de Joe Ely, 24 albums à son palmarès depuis 1977. Le dernier en date remonte à 2011. Belle longévité. L’artiste a toujours des choses à dire dans le style qu’il affectionne le plus.

Mais revenons en arrière. Remontons le temps de 35 unités jusqu’au deuxième LP de son catalogue qui marque, pour moi, le couronnement de la carrière d’Ely. Il respire une belle joie de vivre, une ambiance de bars comme on les aime et incite à taper du pied ou à se lever pour danser. Il sent la bière et la castagne d’après beuverie.

Le texan a eu une vie itinérante précoce, développée entre les zincs de Lubbock et l’Amérique. Avec les Flatlanders, dont il est le maillon rock (Jimmie Dale Gilmore étant l’élément country et Butch Hancock le chaînon folk), Joe Ely a arpenté beaucoup de routes poussiéreuses jalonnées de honky-tonks, ces lieux de réjouissances.

Honky Tonk Masquerade est dans l’esprit de ce style de vie et de ces endroits. C’est pourquoi je préconise son écoute en se mettant quelques pintes de houblon derrière la cravate pour être dans le vrai. 

Le meilleur travail de Joe Ely est là: du pur jus honky tonk (l’excellent Boxcars de Butch Hancock, Cornbread Moon et la reprise d’Hank Williams (Honky Tonkin), du tex-mex (West Texas Waltz, toujours d’Hancock), de la country pour pleureuses (Tonight I Think I’m Gonna Downtown), du rockabilly façon Jerry Lee Lewis (Fingernails).

Tous les ingrédients du terroir texan sont ici omniprésents. Joe Ely et sa troupe (Lloyd Maines, Steve Keeton, Gregg Wright, Ponty Bone) en exhalent toutes les saveurs dans une apparente facilité et une vraie spontanéité comme en atteste le sublime Because of The Wind, mon titre préféré avec l’incomparable Boxcars (une tuerie) qui le suit.

J’insiste notamment sur la performance exceptionnelle du steel guitariste Lloyd Maines, absolument fabuleux sur Because The Wind. C’est pimenté à souhait, les amateurs de country-rock apprécieront. Pour une fois, les autres, on s’en fout (RAZOR©).

 

1. Cornbread Moon.

2. Because of The Wind.

3. Boxcars.

4. Jericho.

5. Tonight I Think I’m Gonna Go Downtown.

6. Honky Tonk Masquerade.

7. I’ll Be Your Fool.

8. Fingernails.

9. West Texas Waltz.

10. Honky Tonkin’.

 

Joe Ely:guitare acoustique.

Lloyd Maines:steel guitare.

Steve Keeton:batterie.

Gregg Wright:basse.

Ponty Bone:accordéon,piano.

Jesse Taylor,Chip Young:guitare acoustique,guitare électrique.

Shane Keister:Moog,piano acoustique.

Farrell Morris:percussions.

Lea Jane Berinati,Ginger Holloday,Lisa Silver:choeurs.

Jesse Taylor,Lloyd Maines ,Gregg Wright:choeurs.

Butch Hancock:choeurs sur West Texas Waltz.

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