Michael Martin Murphey.

BIOGRAPHIE.

 

MICHAEL MARTIN MURPHEY/Dallas (Texas)

 

Michael martin murphy

 

Né le 14 mars 1975 à Dallas (Texas).

Chanteur-compositeur.

Années actives:1964 à aujourd’hui.

Labels:A&M,Epic,Liberty,Warner Bros,Valley Entertainment.Real West Productions,Rural Rhythm Records,Western Jubilee Recording.

Genres:western,bluegrass,soft rock,folk, country,country outlaw, country-rock.

Site officiel: www.michaelmartinmurphey.com

 

Une trace indélébile dans la musique américaine.

3 M, alias Michael Martin Murphey, appartient à la frange des meilleurs compositeurs du répertoire américain. Il est vrai qu’avec Wildfire, Carolina In The Pines, Geronimo’s Cadillac, Cowboy Logic, Cherokee Fiddle, Boy From The Country, l’auteur a laissé une marque puissante dans le paysage musical US.

Le texan est sur le front du folk, de la country, du rock, du bluegrass, de la pop et de la western music depuis plus de quarante ans, d’où la difficulté à le catégoriser dans un genre précis. Depuis ses débuts dans le métier, Michael Martin Murphey est un auteur dans le répertoire duquel les artistes de toutes générations sont venus y faire leur marché : Johnny Cash, Kenny Rogers, Cher, Lyle Lovett, Flatt & Scruggs, John Denver, Hoyt Axton, Bobbie Gentry, Michael Nesmith et ses Monkees.

Michael martin murphey

« Je travaillais avec mon ami Larry Cansler, sur un album de Kenny Rogers.  Une nuit, Wildfire est venu à moi. Je dormais à même le plancher dans un sac de couchage chez Larry et j’ai rêvé la chanson dans son intégralité. Au petit matin, impatient de lui donner vie, je l’ai tiré du lit et trois heures plus tard, ce titre venu du plus profond de mon subconscient  était bouclé. » (Michael Martin Murphey)

Appelez-le Cosmic Cowboy.

S’il en est un qui a redonné ses lettres de noblesses au genre cow-boy, c’est lui et son LP Cowboy Songs de 1990 a rempli un créneau que l’on ne soupçonnait pas auprès du public. Cette résurrection d’un genre que l’on croyait enfoui à tout jamais a suscité de nouvelles vocations pour la musique du far west.

Son catalogue est le reflet du style de vie nomade qu’il a adopté depuis Lewis & Clarke, formation de country-rock qu’il a fondée sous le nom de Travis Lewis (1967) ; il est le miroir d’un Texas qui apprécie toutes les musiques.

Artiste A&M Records (2 LP), puis Epic jusqu’en 1982, Cosmic Cowboy comme on l’appelle encore, s’est forgé une fort jolie collection discographique l’amenant à être aujourd’hui un des plus grands et des plus respectés songwriters yankee. Il est vrai que six disques d’or et plusieurs nominations aux Grammy Awards, ça pèse lourd (RAZOR©).   

DISCOGRAPHIE 70'S.

LP Studio 1 - 1972

 

Michael martin murphey geronimo s cadillac 1972

 

MICHAEL MARTIN MURPHEY

GERONIMO’S CADILLAC – 1972  5/5

 

Publié le 25 mai 1972.

Produit par Bob Johnson.

Durée:44:42.

Label:A&M Records.

 

Le rock de ploucs, c’est lui.

 

Geronimo’s Cadillac est le LP par lequel Michael Martin Murphey a commencé à se faire connaître dans le métier d’auteur-compositeur-interprète. Daté de 1972 et localisé chez A & M Records, il est certainement l’œuvre la plus réussie de ce songwriter ricain dont le nom doit être aussi familier au commun des mortels que celui de Jason Lamy-Chapuis aux bien pensants de la country.

Michael Martin Murphey, pour le milieu c’est Cosmic Cowboy, à savoir que ce fils du Texas où il réside toujours, a réussi, dans son art,  l’exploit longtemps inimaginable de faire converger le plouc (redneck)  et le hippie, des belligérants notoirement  opposés et de rallier à lui les cowboys et les motards aussi.

Vous imaginez un peu la scène musicale qui naît de ce greffon parti d’Austin ? Le Willie Nelson aux cheveux longs qui apparaît à cette époque sur une affiche psychédélique en est une première traduction. L’échangisme musical original ambiant  amène, un jour, les Clash à partager le podium avec Joe Ely et Commander Cody à jammer avec Waylon Jennings. Cocasse certes, mais plutôt sympa, non ?

Loin de se prendre au sérieux, dégagé du conservatisme de Nashville, ce théâtre country progressif et décalé par rapport à la norme nashvillienne  s’inscrit dans la lignée de la branche Outlaw dont Austin est l’épicentre et l’Armadillo (traduisez Tatou), ancien arsenal de la National Police, puis centre sportif, le lieu de réjouissances.

Ouvert en 1970, le ‘Dillo, lieu musical et convivial culte de la capitale texane, indissociable de l’histoire de cet échiquier country cosmopolite et libre, favorise  les premiers pas d’un grand nombre d’artistes, d’autres plus rock ou plus blues comme Zappa, Freddie King, Van Morrison  ou Commander Cody  y enregistrant leur live. Z.Z Top, Willie Nelson ou Stevie Ray Vaughan sont des familiers de cet endroit éclectique qui permet à Jerry Jeff Walker, Doug Sahm et Michael Martin Murphey, entre autres, d’y promouvoir la country d’Austin, son typical sound et le mode de vie local qui va avec.

Mélange marginal de folk traditionnel, de country, bluegrass, de blues, de honkty tonk, de pop, de rock, de psychédélisme, cette approche visionnaire marque une vraie rupture avec le modèle qui prédomine à Nashville et devient le label en vogue. Toute ressemblance avec personne ayant existé sur ce créneau de l’American Cosmic Music n’est que pure coïncidence, même si de nombreux regards se tournent vers Joshua Tree et Gram Parsons…

Ce rock de ploucs, ni tout à fait country, ni complètement rock, vaut à 3M la reconnaissance des critiques et, dans le même temps, une brassée de récompenses de la part de la profession. Il se pose en chef de file et en gros pourvoyeur de LP et de tubes de ce mouvement aujourd’hui vénéré dans le monde entier.

Elu meilleur nouveau songwriter/singer américain pour l’année 72 par Rolling Stone Magazine pour son album Geronimo’s Cadillac, Michael Martin Murphey est une des références actuelles du genre Cowboy Cosmic et le fait d’avoir franchi le cap des 30 millions de disques (en 2006), réalisé une quarantaine de LP, été la cible discographique privilégiée de beaucoup de ses confrères (Lyle Lovett, Kenny Rogers, John Denver, Jerry Jeff Walker, Hoyt Axton, Dyle Lawson, Monkees, Nitty Gritty Dirt Band ou Quicksilver Messenger Service), rempli les salles les plus prestigieuses, ne doit absolument rien au hasard.

Auteur et musicien respecté, agréable manieur de mots, influencé par les Hank Williams et Woody Guthrie, il a connu tous les honneurs dans sa carrière et paradoxalement, dans une Europe qui n’en pince pas pour la country, cette légende de la country demeure quasiment inconnue. Sauf de ceux qui suivent de près et depuis longtemps ce proche de la nature et qui savent de quoi sa country cosmique retourne.

Geronimo’s Cadillac, même s’il est vu comme le point de départ du mouvement Cowboy Cosmic (qui a fêté ses 40 ans en 2012), avec Viva Terlingua de Jerry Jeff Walker et Shotgun Willie de Willie Nelson, prépare plus à cette étape qu’il ne trempe pas vraiment dans ce jus. Pourtant, c’est le disque par lequel tout est arrivé : la reconnaissance et la popularité. Chez l’Oncle Sam seulement, serais-je tenté de rajouter.

Surprenante alliance de thèmes lyriques et de styles musicaux divers, Geronimo’s Cadillac intègre également des touches de gospel. L’album, historiquement important, doit son titre à sa chanson phare, inspirée par une photographie devenue célèbre depuis, dévoilant le chef apache Geronimo au volant d’un luxueux roadster à l’occasion  d’un événement monté par la presse amerloque.

Cette excellente chanson qui atteint le rang 37 du Billboard 100, aborde les droits des indiens. Elle vaut à son auteur d’être nommé membre honoraire de la tribu des Sioux et devient alors un hymne officieux de l’American Indian Movement.

Outre Geronimo’s Cadillac, on déploiera le tapis rouge pour Calico Silver, Michaelo Angelo’s Blues, Crack–up In Las Cruces, Backslider’s Wine, Boy From The Country, Natchez Trace, Harbour For My Soul. A leur écoute, le statut de légende de la Cosmic Country de Murphey paraît tellement  évident (RAZOR©).

 

1. Geronimo's Cadillac.

2. Natchez Trace.

3. Calico Silver.

4. Harbor for My Soul.

5. Rainbow Man.

6. Waking Up.

7. Crack Up in Las Cruces.

8. Boy from the Country.

9. What Am I Doin' Hangin' Around?.

10. Michael Angelo's Blues (Song for Hogman).

11. Backslider's Wine.

12. Lights of the City.

 

Michael Martin Murphey:chant,bottleneck guitare,harmonica,mandoline,piano.

Leonard Arnold: guitare électrique,pedal steel guitare.

Boomer Castleman:guitare électrique.

Leonard Arnow:guitare,steel guitare.

Robert Livingston:basse,choeurs.

Gary P. Nunn:basse,piano,claviers,choeurs,guitare.

Karl Himmel:batterie.

Kenneth A. Buttrey:batterie,percussions.

Charles John Quarto:choeurs.

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