The Flatlanders.

BIOGRAPHIE.

 

THE FLATLANDERS/Lübbock (Texas-USA)

 

Flatlanders 1

 

Actif entre 1970 et 1973,1998 à aujourd'hui.

Labels:Charly,New West,Plantation,Rounder.

Genre:country-rock,country alternative.

 

Plus qu'un groupe, une légende.

C'est en ces termes qu'est intitulée la compilation sortie en 1990 des Flatanders. Prenons ce titre pour argent comptant, les texans de Lübbock sont bel et bien la légende annoncée et façonnée depuis les 70's par sa tierce prestigieuse : Jimmie Dale Gilmore, Joe Ely et Butch Hancock, un noyau de chanteurs et songwriters créatifs, parmi les plus prisés et respectés de la country version non conservatrice.

Avec Austin, Lübbock est connue comme étant l'autre place texane ayant refusé de se conformer à la norme country en vigueur, celle de Nashville. Lübbock l'insoumise, épicentre de belles carrières musicales (Buddy Holly, Terry Allen, Waylon Jennings) abrite son lot d'artistes renégats, ceux-là même qui incarnent une nouvelle manière de penser, d'écrire et d'enregistrer et défini sous le mouvement Outlaw.

Lübbock, épicentre de la révolte.

Epicentre de cet élan rebelle autoproclamé influencé par le southern rock, la scène de Lübbock, à l'instar de l'Outlaw Movement, se laisse pousser les cheveux et arbore cuir et jeans, là où le classicisme de Nashville persiste à exhiber les costumes à paillettes et à coiffer les crânes de Stetson.

Dans ce cadre ambiant pourtant encore très traditionnaliste, le trio Gilmore, Ely et Hancock s'est employé à décoincer la country de papa, à lui donner une seconde vie, drainant à sa suite un nouveau parterre constitué de hippies sur le retour, de bikers alcoolisés et de cowboys.

Les révolutionnaires Flatlanders ont éclos sur ce terreau country enclavé entre les champs de coton, dont deux d'entre eux sont natifs, Joe Ely et Butch Hancock. Jimmie Dale Gilmore, originaire d'Amarillo à un peu plus d'une centaine de miles au sud, autant dire à une portée de fusil, a, quant à lui, grandi à Lübbock.

Flatlanders 2Les Beatles de la country.

Flatlanders joe elyJoe Ely.

Flatlanders jimmie dale gilmore 1Jimmie Dale Gilmore.

Flatlanders butch hancockButch Hancock.

Flatlanders 3The Flatlanders, plus une légende qu'un groupe.

Un trio choc.

Si Gilmore est l'assurance country du trio et Ely sa voie rock, Hancock est l'un des meilleurs songwriters de l'époque et du Texas. Adepte d'un style lyrique maniant beaucoup l'ironie et la métaphore, il est souvent assimilé à Dylan et le Texas le vénère ; Emmylou Harris est une fidèle de ses compositions.

Né en juillet 1945, il grandit dans une ferme de l'ouest de Lübbock où, après avoir entamé d'infructeuses études en architecture, il revient travailler, dès 1968, aux côtés de son père, conduisant le tracteur familial. Cette expérience lui apprend la simplicité, la modestie et l'humilité, l'incite à mettre le nez dans les bouquins pour ouvrir son esprit et à écrire ses premières chansons. Sur les bancs du lycée, il rencontre Gilmore et Ely avec lesquels il partage le goût pour la country.

Egalement venu au monde en 1945, mais en mai, Jimmie Dale Gilmore n'ignore rien de la country, son père ayant été guitariste dans un groupe maniant le genre, alors qu'il cire encore les bancs de l'école primaire. Qui plus est, il est un ardent fan de Hank Williams et du honky tonk.

Il connaît Hancock depuis l'âge de 12 ans et sont toujours restés amis et en contact. Sa rencontre avec Terry Allen favorise son basculement dans l'écriture. Une de ses premières chansons (Treat Me Like A Saturday Night), écrite alors qu'il a 20 ans, échoit à Joe Ely sur son premier album solo éponyme de 1977. Gilmore et Ely évoluent autour de Lübbock au sein du T. Nickel House Band.

Joe Ely est le plus jeune des trois. Auteur-compositeur, Joe Ely est par ailleurs guitariste de country, de honky tonk, de tex-mex et de rock. Issu d’une famille de cheminots, il s’installe avec les siens au Texas alors qu’il n’a que 12 ans. Influencé par le bad boy du rock, celui que l’on surnomme le Killer, Jerry Lee Lewis, Earle R. Ely (Joe Ely) n’a qu’une idée en tête : faire de la musique.

Violon, puis guitare, sont ses premiers instruments. Il abandonne très rapidement l’école pour commencer à vivre de sa passion d’une manière professionnelle. Les Twilights lui permettent de franchir le pas et de se débrouiller financièrement. De 1963 à 1970, poussé par le démon de la route, cet éternel agité, toujours en mouvement, ne tenant pas en place une minute, choisit une vie itinérante le mènant du Texas à New York, de New York en Europe où il bosse un temps pour une troupe de théâtre.

Dans une sorte de journal intime, il consigne tout, livre ses expériences, raconte sa vie de routard. Certaines de ses chansons cultes prennent naissance dans ces pages noircies quotidiennement. Il revient à Lübbock en 1971 où il intègre, dès l’année suivante, les Flatlanders, formation visionnaire de country-folk qu’il fonde avec ses complices Jimmie Dale Gilmore et Butch Hancock, une incarnation qui tente de botter le cul à la country.

Incarnation même des valeurs texanes et de l'esprit de Lübbock.

Signé par le label Plantation Records, cette réunion expérimentale inspirée de Hank Williams et de Dylan, à laquelle il faut associer Steve Wesson, Tony Pearson, l'homonyme Tony Hancock et Syl Rice, durera de 1970 à 1973, avant que chacun d’entre eux n’épouse une carrière solo.

Au moment de souscrire à un premier album, les Flatlanders, incarnation même des valeurs conservatrices texanes et de l'esprit créatif et de l'originalité émanant de Lübbock, ont déroulé peu de cable. Ils entrent en studio en 1972 pour traduire sur acétate toutes les éloges qu'on leur prête alors.

Hélas, ces enregistrements, produits par Shelby Singleton, propriétaire de Sun Studios (Nashville), restent lettre morte. Seul un single destiné à promouvoir le groupe paraît, mais Dallas (avril 72) s'avère un échec commercial. Le sujet est clos et les sessions pour l'album prévu All American Music sont remisées au placard.

Flatlanders jimmie dale gilmore portrait

« Ma chance est d'avoir connu ces gars et de partager avec eux toutes ces nombreuses années. 40 ans après, se réunir pour jouer de la guitare et chanter avec eux me procure le même bonheur que lorsque nous avons partagé la petite maison de Lübbock et les premiers succès » (Jimmie Dale Gilmore)

More A Legend Than A Band.

Au fil du temps et de la réussite professionnelle de Hancock, Ely et Gilmore, le label Rounder Records, gros diffuseur aux Etats-Unis s'intéresse à ce trio d'autant qu'il continue à se réunir à l'occasion. Il publie alors les sessions en question sous le titre More A Legend Than A Band (1992), un des meilleurs disques de country alternative qu’il ait été donné d'entendre depuis.

En 1998, après que chacun des membres soit retourné à petites ses affaires personnelles, les Flatlanders se réunissent à nouveau et aident, au même titre que Steve Earle, Emmylou Harris, Lucinda Williams ou Allison Moorer, à la bande-son de The Horse Whisperer (l'Homme qui Murmurait à l'Oreille des chevaux).

Les Beatles de la country.

30 ans après son premier opus, il signe Now Again (New West), un LP dans lequel les Flatlanders sonnent comme un véritable groupe et non plus comme l'addition de fortes invidualités comme c'était le cas auparavant. Now Again contribue à renforcer la légende que le titre de son premier album annonçait. Une série de concerts s'engage à sa suite.

Le trio, surnommé désormais les Beatles de la country, n'attendra pas trente ans pour servir sa troisième galette ; Wheels Of Fortune (New West) sort en 2004. Sa prestation, dans la tradition du Texas des Willie Nelson, Townes Van Zandt, Guy Clark, Jerry Jeff Walker, Lyle Lovett, est remarquable d'autant qu'aucun de ses acteurs ne cherche à tirer la couverture à lui.

La même année, le label New West édite un live miraculé, tiré d'un spectacle dans un honky-tonk d'Austin (le One Knite) et dont le propriétaire avait gardé les enregistrements  ; le groupe y fait alors ses premières armes et n'est pas encore connu. Comme on peut s'y attendre avec ce genre d'enregistrements tombés du ciel et malgré les prouesses techniques réalisées pour faire revivre cette performance, le son de Live 72 est un peu gâté.

En 2009, l'excellent Hills & Valleys, avec le sublime joueur de steel guitare qu'est Lloyd Maines, vient se greffer à un catalogue exceptionnel, depuis complété par les Odessa Tapes (2012), un lot d'inédits datant des sessions de 72 et sorti pour fêter dignement leur 40ème anniversaire.

Revenu de nulle part, ce disque met à l'honneur le patrimoine musical américain et confirme, - mais qui pouvait encore en douter ? - que les Flatlanders sont une véritable institution chez les Yankees (RAZOR©).

DISCOGRAPHIE MODERNE.

LP Réédition 1990 - 1972 

 

Flatlanders more a legend

 

THE FLATLANDERS

MORE A LEGEND THAN A BAND – 1972 (1990)  5/5

 

Publié en 1990.

Produit par Royce Clark,Colin Escott.

Durée:34:46.

Label:Rounder Records.

Genre:country,country alternative,country-rock,country outlaw,country progressive.

 

Stellaire !

 

Hub City, alias Lubbock la texane, est la terre natale de Buddy Holly, il y est né en 1936, mais Lubbock est également l’endroit où tout a démarré, fin 60, début 70, pour les Flatlanders, autre belle curiosité locale constituée autour d’un noyau prestigieux : Joe Ely, Jimmie Dale Gilmore (il joue le rôle de Smokey dans The Big Lebowski) et Butch Hancock.

Tous les trois sont des auteurs-compositeurs-musiciens flamboyants et ont pour point commun le folk, la country et le honky tonk. Ceux qui suivent le rock et les années 70 auront tôt fait de dresser l’oreille à l’évocation de ces noms à l’aura ayant largement dépassé les frontières internationales.

On évoque, en effet, du lourd de l’écriture quand on ressort du chapeau ce trio prolifique qui a plus œuvré chacun dans son coin pour les besoins de leur carrière respective que collectivement via les Flatlanders, affaire trop éphémère et occasionnelle pour qu’il en soit ainsi, car aussitôt créée (1970), aussitôt disparue (1972).

Quoi qu’il en soit, ce groupe, plus innocente réunion de potes hippies itinérants à l’esprit bohème et alors en quête spirituelle, que vraie formation avec plan de carrière tout tracé, est inscrit au patrimoine du Texas dont il a l’indéniable saveur et du rock, qui n’a jamais craché sur ce type de défricheurs du genre.

Le temps que dure ce rapprochement scellé sur l’amitié essentiellement, leur permet de signer quelques belles pièces et en cela, je vous recommande, et cet album, More A Legend Than A Band de 1990 (réédition des 8 pistes d’origine de 1972 agrémentées d’inédits), et le plus récent Odessa Tapes, qui compile des démos que leurs auteurs n’ont pas pris la peine d’écouter à leur époque, de ce fait irrémédiablement oubliées au fond d’un tiroir. Fort heureusement, elles ont été libérées quatre décennies plus tard (2012).

Ces deux offres couvrent largement la carrière de cette troupe un peu désinvolte mais ô combien charmante et crédible pour qui n’a pas la country music en sainte horreur.

Revenons à l’album qui nous préoccupe More A Legend Than A Band dont j’ai fait, à raison, un fidèle compagnon de chevet depuis quelques jours et que le temps ainsi que le parcours individuel ultérieur et croustillant de ses auteurs a rendu plus intéressant encore. Ces trois amis « à la vie, à la mort », aussi distincts que complémentaires ici, sont reconnus aujourd’hui comme étant des sommités artistiques ayant pignon sur boulevard.

L’alchimie entre les membres y est palpable. Le chant de ténor dominant de Jimmie Dale Gilmore est contrebalancé, dans un bel équilibre, par les harmonies enthousiasmantes de Joe Ely et de Butch Hancock. Une belle unité règne à ce niveau qui rend l’écoute de ce répertoire de country alternative plus qu’agréablement réceptive.

Doté de belles surprises comme cette scie musicale qui distille inlassablement sa touche psyché, comme ce violon qui tire sa flemme à n’en plus pouvoir, comme ce dobro qui travaille comme un damné (Stars in My Life), More A Legend Than A Band enfile avec succès les perles les unes après les autres (Dallas, One Day At A Time, Down In My Hometown, Bhagavan Decreed, la reprise de Jole Blon l’hymne national cajun, Keeper Of The Mountain, You’ve Never Seen Me Cry, Stars In My Life, One Road More, Tonight I’m Gonna Go Downtown …) au point de pouvoir faire la nique à des références countryistes comme le Sweetheart des Byrds, un trésor du genre.

Imaginez à quel niveau se situe la comparaison. 13 titres, 13 moments d’intense plaisir et d’émotions profondes. A deux exceptions près, le trio, tellement unique et si original, a bossé collectivement pour concevoir et peaufiner ce lot de petites merveilles stellaires au son particulier.

Rarement j’ai autant adhéré d’aussi près à cette musique. C’est un des meilleurs disques de country alternative qu’il m’ait été donné de fréquenter. Merci les Flatlanders. More A Legend Than A Band porte bien son nom et il est classé incontournable. Passe le message à ton voisin (RAZOR©).

 

1. Dallas.

2. Tonight I’m Gonna Go Downtown.

3. You’re Never Seen Me Cry.

4. She Had Everything.

5. Rose From The Mountain.

6. One Day At A Time.

7. Jole Blon.

8. Down In My Hometown.

9. Bhagavan Decreed.

10. The Heart You Left Behind.

11. Keeper Of The Mountain.

12. Stars In My Life.

13. One Road More.

 

Jimmie Dale Gilmore:guitare,chant.

Butch Hancock:chant,guitare,harmonica.

Joe Ely:guitare,chant,dobro,harmonica,claviers.

Tony Pearson:mandoline,chant.

LP Réédition 2012 - 1972

 

Flatlanders odessa tapes

 

THE FLATLANDERS

THE ODESSA TAPES – 2012  5/5

 

Publié en 2012.

Produit par Peter Jesperson

Durée:37:54.

Label:New West Records.

Genre:country-rock,country progressive,country outlaw.

 

Les Flatlanders : une Institution.

 

L’histoire des Flatlanders s’apparente à une indéfectible relation d’amitié entre ses membres, commencée en 1971 et à Lubbock, dans les hautes plaines de l’ouest du Texas. En 43 ans au service du country rock, Joe Ely, Butch Hancock et Jimmie Dale Gilmore, qui constituent la base même des Flatlanders, n’ont pas dû faire beaucoup de thunes, ni faire l’objet d’une grande attention, mais qu’est-ce qu’ils ont dû vivre de belles choses.

Après une incarnation plutôt brève, en 1972 et 1973, les Flatlanders jettent l’éponge collectivement, préférant se recentrer sur leurs parcours personnels respectifs. Occasionnellement, ils se retrouvent avec beaucoup de plaisir, se reformant selon les opportunités et les nécessités. Comme ces pionniers de l’Americana adorent se retrouver et bosser ensemble, il n’est pas surprenant de les voir concrétiser un album fracassant en 2009 (Hills And valleys), fréquenter les plateaux TV et arpenter les scènes depuis, mais ça plus rarement.

A l’occasion de leur quarantième anniversaire, en 2012, New West Records publie les Odessa Tapes (en écoute intégrale ici), un lot de 14 chansons enregistrées à l’initiative d’une radio locale, en janvier 1972 dans le studio de Tommy Allsup (Sun Records/Odessa), et, hélas, complètement oubliées pendant 40 ans dans un placard chez Sylvester Rice, lequel a contribué au projet. Autant dire qu’un véritable trésor de country alternative est exhumé. Un DVD accompagne la musique qui a pour fil conducteur une interview avec le noyau des Flatlanders. Autour s’invitent quelques intermèdes acoustiques et des images d’archives.

Il apparaît que les bandes resurgies et restaurées tant bien que mal pour l’occasion sont en fait leurs premiers enregistrements connus (janvier 72) et qu’ils précèdent de quelques mois les sessions de Nashville (mars 72). Malgré quelques petites pétouilles techniques, ce qui se comprend au vu de l’âge des rubans magnétiques, le rendu est excellent et passionné, mis en valeur par des musiciens au sommet de leur art.

Selon Joe Ely, aucun d’entre eux n’a le souvenir de ces bandes et n’ose se prononcer sur leur qualité. A leur écoute, ils tombent sur le cul, c’est pourquoi il est décidé de les transférer de leur support d’origine vers un format plus moderne. Les Odessa Tapes voient le jour.

Autour du noyau fondateur Ely/Gilmore/Hancock, le groupe intègre Tony Pearson à la mandoline, Steve Wesson à la scie musicale et Sylvester Rice à la contrebasse.

La prestation est mémorable autour du chant fort, plein de vie et de confiance de Gilmore, de belles harmonies (Hancock et Ely) et d’instruments essentiellement acoustiques. Décontractée, experte, sobre, intime, sans but particulier, il en découle un plaisir partagé de jouer ensemble et une interaction unique dans laquelle chaque membre investit tous ses acquis et donne le meilleur de lui-même pour optimiser laperformance. Gilmore est plus country que Hancock, plus folk tandis qu’Ely s’appuie sur une base plus rock & roll. La fusion de ces trois personnalités musicales aboutit à cette merveille de collection qui prêche la joie et l’amitié.

Dans un tel contexte, on ne cherchera pas à donner la faveur à un titre plus qu’à l’autre, le cheminement de ce disque revenu de nulle part s’accompagne d’une grande émotion à chacun de ses 14 étages. La musique américaine en sort encore une fois grandie et moi rincé par tant de beauté d’un coup. Profitons de la chance qui nous est offerte de pouvoir être de la partie, quatre décennies après. Les Flatlanders sont une Institution, goûtons ce privilège comme il se doit (RAZOR©).

 

1. I Know You.

2. Number Sixteen.

3. Shadows Of The Moon.

4. Dallas.

5. Down In My Hometown.

6. Stars In My Life.

7. I Think Too Much Of You.

8. Bhagavan Decreed.

9. Tonight I Think I'm Gonna Go Downtown.

10. You've Never Seen Me Cry.

11. One Road More.

12. Story Of You.

13. Rose From The Mountain.

14. The Heart You Left Behind.

 

Sylvester Rice:double basse.

Butch Hancock:harmonies vocales,guitare,harmonica.

Tony Pearson:harmonies vocales,mandolin,basse.

Steve Wesson:scie musicale,autoharp.

Joe Ely:harmonies vocales,guitare,pedal steel guitare.

Jimmie Dale Gilmore:chant,guitare.

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